Quelqu’un a eu cette idée de génie que, pour compenser l’hécatombe faite aux arbres d’un des bois, il fallait continuer à en éliminer encore : des beaux, des moyens des petits ; d’enlever aussi, tant qu’à faire, les buissons qui avaient poussé « sauvagement ».
Pour mettre quoi à la place ? Qui le devinerait, quelques brins d’herbe.
Dans un temps ou tous les prétendants aux municipales en France rivalisent de surenchères pour annoncer un nombre toujours plus grand, plus écologique, de plantations d’arbres, ici, on abat.
Si bien que les riverains, non contents de voir maintenant la circulation de la route voisine, profitent également des travaux entrepris pour garer les trams, mais encore, bénéficient des phares du pont de Vélizy et de ceux de l’A86 passant en dessous.
Dans quelle tête a pu germer une si prodigieuse idée ? Dans quel lieu est-il écrit que quelques brins d’herbe sont un meilleur abri pour la biodiversité et absorbent plus de CO2 que de beaux vieux arbres ? Est-il possible d’envisager que voir un flux constant de circulation est plus agréable que de voir un bois habité d’oiseaux ?