Faites gagner les candidats de l’union de la gauche et des écologistes sur notre circonscription

Faites gagner les candidats de l’union de la gauche et des écologistes sur notre circonscription

Une victoire de l’union de la gauche et des écologistes lors des élections législatives des 12 et 19 juin est possible Rejoignez-nous ce samedi 14 mai pour rencontrer les candidats incarnant cette union sur notre circonscription.

Mobilisez-vous à nos côtés pour la campagne !

L’union de l’ensemble des forces de gauche et écologistes crée une opportunité historique lors des élections législatives des 12 et 19 juin prochains : celle d’un vrai changement par rapport à la politique de pure économie libérale qu’Emmanuel Macron a menée depuis 5 ans, tout en refusant les solutions de l’extrême droite contraires à nos valeurs fondamentales de liberté et de fraternité.

Alors que la droite se divise dans notre circonscription, rendant possible une triangulaire au 2eme tour, la victoire est possible pour le candidat de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale. Le désir de rupture de nos concitoyens, combiné à la nouvelle dynamique à gauche, rend possible d’obtenir une majorité de députés à l’Assemblée Nationale pour mener une politique profondément différente.

En 1981, l’union de la gauche a montré qu’il était possible d’augmenter le SMIC, d’instituer la retraite à 60 ans, de donner une 5eme semaine de congés payés, de mettre en place un impôt sur la fortune. Elle a façonné une nouvelle société avec la liberté de l’information, l’abolition de la peine de mort des tribunaux d’exception, la dépénalisation de l’homosexualité, … Ceux qui en avaient peur alors ne s’en plaignent plus aujourd’hui.

Avec une majorité, Emmanuel Macron continuerait dans l’inaction climatique déjà condamnée par la justice du fait des actes contraires aux paroles : les pesticides perdurent, les aides au bio diminuent, les lobbies imposent leur vision, les subventions de fonctionnement aux organismes de régulation des terres agricoles ont été coupées contraignant ces derniers à vendre des milliers d’hectares nourriciers aux grands groupes industriels pour des produits cosmétiques …. La dégradation sociale se prolongerait : augmentation du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, des milliards en moins pour le logement social et pour l’aide sociale à l’enfance en danger – par ailleurs particulièrement malmenée par Georges Siffredi dans notre département …

Face à ce risque, la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale propose l’augmentation du SMIC à 1400 € net et une hausse des salaires, une allocation jeunesse de 1063 €, et un blocage des prix pour les produits de première nécessité. Notre union propose une rupture sociétale pour une lutte résolue contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité car nous voulons léguer à nos enfants et petits-enfants une planète vivable (investissements massifs dans la réhabilitation thermique des logements et les bâtiments à énergie positive, un urbanisme réintroduisant les grands arbres et espaces verts en ville pour pouvoir supporter les canicules, les transports publics …), et un futur désirable (enseignement, santé, des terres agricoles sanctuarisées pour une nourriture biologique locale créatrice d’emplois, lutte active contre toute forme de discrimination et pour l’égalité femmes – hommes, …).

Pour notre circonscription, les candidats qui incarnent cette union sont Brice Gaillard, (Parti Socialiste, spécialisé dans la conduite de politiques publiques, et exerçant depuis dix ans des responsabilités dans le domaine du conseil aux élus), avec pour suppléante Justine Larnac (La France Insoumise, étudiante en droit du travail à Sceaux, et habitant depuis toujours à Antony). Cliquer ici pour télécharger leur tract d’annonce de candidature.

Au-delà des étiquettes politiques, Brice et Justine travaillent ensemble pour porter un programme d’union, celui de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, main dans la main avec le Collectif Citoyen Chatenaisien, ainsi que les collectifs des trois autres villes de notre circonscription.

En quelques jours, nous avons pu mesurer l’engagement de Brice Gaillard pour être à l’écoute des attentes de nos concitoyens et pour être le porte-parole, auprès des institutions publiques, des dossiers concernant notre commune : rencontre avec le directeur du CREPS, lettre au président de l’ANRU à propos de la Butte Rouge.

Les 4 collectifs, qui avaient appelé à cette union, soutiennent pleinement leur candidature et sont très activement impliqués dans la campagne électorale qui démarre.

La campagne sera officiellement lancée ce samedi 14 mai par une journée très dynamique dont vous trouverez le programme complet ci-dessous et qui passera bien-sûr par Chatenay-Malabry : nous vous donnons rendez-vous de 14h à 15h sur la coulée verte au niveau de la Grande Voie des Vignes pour une rencontre avec nos 2 candidats qui prendront la parole ainsi que des associations locales dont le CCC.

Mobilisez-vous à nos côtés ! Portés par cette possible victoire dans l’union, nous voulons une campagne très dynamique, et prévoyons de nombreuses actions : porte à porte, tractage, boitage, collage d’affiches, réunions publiques, apéritifs ou gouters militants dans les rues, etc.

Rejoignez-nous, dites-nous ce que vous avez envie de faire, nous avons besoin de vous pour cette opportunité unique

=> écrivez-nous à notre adresse : collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com

100% unis, nous pouvons gagner !

Programme complet de la journée du samedi 14 Mai

Lancement de la campagne de Brice Gaillard et Justine Larnac, candidats de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale :

  • De 9h30 à 10h30 – Distribution au marché de Bourg-la-Reine 
  • De 9h30 à 10h30 (en parallèle) – Echanges avec les assos d’usagers du RER B
  • De 11h00 à 12h00 – Echanges avec les assos scéennes – Théâtre de verdure (Coulée Verte)
  • De 12h00 à 13h30 – Pique-nique militant – Coulée verte (face au château de Sceaux – rue du Général de Gaulle)
  • De 14h00 à 15h00 – Echanges avec les assos  de Chatenay – Coulée Verte (au niveau de la Grande Voie des Vignes)
  • De 16h00 à 17h00 – Echanges avec les assos  d’Antony – Parc Heller
  • De 17h00 à 17h30 – Conférence de presse – Parc Heller (au milieu du parc, près de la butte sous les grands arbres)
  • A partir de 19h00 (pour celles et ceux qui ont encore de l’énergie – Point fixe / apéro / La Kalbas à Antony

Elections présidentielles 2022 – 2e tour

Elections présidentielles 2022 - 2e tour

Nous sommes révulsés par le choix qui nous est laissé.

Les faits nous montrent qu’Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur des 5 grands enjeux auxquels le France est confrontée :

  • Il est resté terriblement inactif sur le plan de l’environnement et de l’enjeu climatique.
  • Seulement préoccupé d’économie dans le mode libéral habituel, il a mené une politique qui a aggravé la situation sociale de nos concitoyens les plus vulnérables.
  • Il n’a pas amélioré sensiblement la situation en terme d’intégration des étrangers, de diversité et de multiculturalisme, ni celle des libertés de nos modes de vie.
  • Il restera comme le président des violences policières lors des manifestations.
  • Il n’a pas su peser sur les dangers géopolitiques internationaux qui nous menacent en tant que président de la France ou président tournant de l’UE.

Il est fort probable qu’un prochain quinquennat du même président se solderait par les mêmes constats.

Néanmoins nous sommes absolument convaincus que la situation serait encore bien pire si Marine Le Pen était élue, sur chacun de ces 5 enjeux. Son programme le montre clairement.

Pire, son élection représenterait un risque considérable en terme de libertés d’opinion, de violences, d’intolérance, et de remise en question des nos principes républicains.

Nous pouvons aujourd’hui dire et écrire en toute liberté que nous détestons la politique du pouvoir en place.

Ce ne sera plus forcément le cas sous le régime que Marine Le Pen mettrait en place.

Pour cette raison, l’ensemble des membres du CA du CCC utiliseront le bulletin Macron, à contre cœur, pour faire barrage à l’extrême droite, considérant que s’abstenir ou voter blanc revient à la renforcer, et que sur un tel choix nous devons nous positionner clairement quels que soient les sondages.

L’ensemble des membres du Conseil d’Administration du Collectif Citoyen Chatenaisien

Notre ville, surendettée, vend

Finances de la ville : une dette communale en béton

Chatenay-Malabry est une des rares villes dont le fonctionnement récurrent ne génère pas suffisamment d’excédent pour rembourser la dette. Ce signe de mauvaise gestion perdure depuis au moins 2012.

Pour une raison simple : notre ville est endettée au-dessus de ses moyens, c’est l’une des communes de France dont la dette par habitant est la plus forte.

Pour néanmoins rembourser ses dettes et investir encore un peu, la mairie construit massivement pour augmenter les rentrées fiscales de la taxe foncière, et vend les bijoux de famille (terrain de l’Ecole Centrale, cour de l’école Jean Jaurès, espace vert de Robinson, etc), sacrifiant notre qualité de vie et notre capacité à supporter les futurs chocs climatiques.

Enfin, une partie des emprunts de la ville sont toujours des emprunts dits « toxiques », dont le montant des intérêts peut soudainement exploser selon les circonstances internationales.

Cette analyse a été présentée par les élus du CCC en Conseil Municipal le 27 Janvier 2022, lors du débat d’orientation budgétaire.

L’Observatoire des Finances et de la Gestion Publique Locales est un site gouvernemental qui stocke les comptes annuels des différentes communes de France depuis 2012, calcule leurs indicateurs de (bonne ou mauvaise) gestion, et permet à tout citoyen de les consulter et de comparer les communes entre elles (https://data.ofgl.fr/pages/accueil/).

Nous avons analysé les comptes de Chatenay-Malabry et, à titre d’exemple, nous les avons comparés à ceux d’une de nos villes voisines, Antony. Notons que la comparaison aurait donné des résultats similaires avec la plupart des autres communes environnantes.

Regardons l’épargne brute (Recettes – Dépenses de fonctionnement) :

Un ratio de gestion « normal », selon les bonnes pratiques, est d’au moins 10% du total des recettes.

Voilà (document 1) le graphe de l’épargne brute de Chatenay-Malabry de 2012 à 2020 : le budget de fonctionnement annuel de la ville étant d’environ 45 M€, on voit que la meilleure année, 2020, n’atteint pas ces 10%, et c’était encore pire les années précédentes (à l’exception de l’année où la commune a touché les 22 M€ provenant de la vente du terrain de l’ancienne Ecole Centrale pour y créer le nouveau quartier LaVallée). Il faut savoir que de nouveau l’épargne brute chute en 2021. Chatenay-Malabry a une épargne brute structurellement trop faible.

A titre de comparaison, l’épargne brute d’Antony, dont le budget de fonctionnement annuel est d’environ 90 M€, est constamment à environ 15% (document 2).

Regardons maintenant l’épargne nette, qui est ce qui reste quand on enlève à l’épargne brute le remboursement du capital de la dette :

Un ratio « normal », selon les bonnes pratiques, est d’être a minima positif, c’est-à-dire que le fonctionnement récurrent génère suffisamment d’excédent pour faire face à l’échéance des remboursements d’emprunts. C’est une simple règle de gestion en « bon père de famille ».

Voilà (document 3) le graphe de l’épargne nette de Chatenay-Malabry de 2012 à 2020 : elle a toujours été négative (à l’exception de l’année où nous avons touché les 22 M€ de l’opération LaVallée).

A titre de comparaison, l’épargne nette d’Antony est constamment positive de plusieurs M€ (document 4).

On voit donc que le fonctionnement « normal », récurrent, de notre commune ne lui permet pas d’honorer ses emprunts. Peut-être que notre commune peut mieux optimiser ses recettes et ses dépenses de fonctionnement. Mais ce que cela montre surtout, c’est que notre commune est beaucoup trop endettée : elle a contracté des emprunts au dessus de ses moyens.

Voilà (document 5) le graphe du capital qui reste à rembourser par Chatenay-Malabry, et le même graphe pour Antony (document 6) : l’encours d’emprunt d’Antony est environ 30% supérieur à celui de Chatenay, pour un budget 2 fois plus important, donc en proportion l’endettement de Chatenay est 1,5 fois celui d’Antony.

Il faut rappeler que Chatenay-Malabry était, encore récemment, la 11ème ville de France avec la plus forte dette par habitant, sur 36 000 communes …Vingt ans de gestion par l’actuelle majorité l’ont amenée plusieurs années dans les 10 communes les plus endettées de France dans sa catégorie de population. Et il faudra encore plus de 15 ans pour rembourser l’intégralité des emprunts pesant sur notre ville.

En conclusion, l’épargne nette sera donc négative de plusieurs millions d’euros cette année, ce qui a un impact très négatif sur notre capacité d’investissement.

Comment donc notre ville réussit-elle néanmoins à faire face à ses échéances d’emprunt, et à investir encore un peu ?

Deux mécanismes sont utilisés :

  • Le premier consiste à densifier massivement pour augmenter les rentrées fiscales de la taxe foncière.
  • Le second mécanisme consiste à vendre les bijoux de famille. Sans ces apports au budget, la ville serait encore obligée de s’endetter pour investir, ce qui lui serait probablement refusé. Après les 22 millions perçus lors de l’opération sur le terrain de l’école Centrale, la vente de la cour de l’école Jean Jaurés va rapporter 10 millions. Et nous ne parlons pas de la vente du square Robinson ni de l’opération à venir sur la faculté de pharmacie.

La trésorerie apportée par l’opération LaVallée, et le grignotage de cette cagnotte année après année pour rembourser nos emprunts se visualise aisément sur ce graphe de la trésorerie de notre ville (document 7).

Globalement notre ville est donc engagée, pour rembourser ses emprunts, dans une politique agressive de vente du foncier public et de densification urbaine qui, sous prétexte de dynamisme budgétaire, affecte négativement la qualité de vie des habitants, et diminuent notre résilience environnementale et climatique, c’est-à-dire notre capacité à supporter les futures canicules et vagues de fortes chaleur.

Cette politique permettra-t-elle de sortir notre ville de la spirale du surendettement ? Rien n’est moins sur. Cette fuite en avant pourrait n’être qu’un cercle vicieux, car cette densification a des coûts induits importants en termes de fonctionnement et d’équipement.

La ville vend des terrains pour construire afin d’obtenir à court terme les entrées d’argent exceptionnelles liées à ces ventes, et les recettes fiscales de taxes foncières, mais cela génère de nouveaux investissements à financer, et de nouvelles dépenses de fonctionnement à long terme.

Nous avons des raisons de penser que ces coûts induits sont inquiétants :  

  • Les prochains investissements sont exclusivement destinés à augmenter la capacité d’accueil scolaire de la ville (Cuisine centrale, groupe scolaire LaVallée, crèche LaVallée, crèche du Pavillon Colbert).
  • Les charges de personnel vont augmenter fortement avec le nombre de nouveaux habitants apportés par les programmes immobiliers et avec le rajeunissement démographique, qui vont considérablement augmenter les effectifs nécessaires dans les écoles et les crèches.

Les dépenses d’investissement et l’inflation des dépenses de personnel qui en découlent remettent clairement en cause la pertinence de cette politique de densification.

Ces coûts futurs sont mal documentés. Dans le dossier budgétaire remis par la mairie au Conseil Municipal, aucun détail prospectif ni aucune simulation future ne sont fournis sur l’évolution attendue dans les années à venir, en particulier lors de la livraison de LaVallée. Des projections de surcout de fonctionnement et d’investissements manquent et devraient être fournies en face des projections de recettes fiscales supplémentaires pour que l’on comprenne si tout cela fait du sens sur le plan économique. Ces informations seraient bienvenues afin de donner un peu de profondeur prospective à nos Débats d’Orientation Budgétaire.

Notons en tout cas que notre capacité d’investissement limitée, combinée à la nécessité de réaliser des investissements liés à la densification, empêche la ville de réaliser des investissements innovants, apportant une qualité de vie supplémentaire, ou l’engageant vers une réelle transition écologique.

Un exemple qui en dit long est celui du projet emblématique d’équiper notre ville d’un réseau de chaleur urbain alimenté par géothermie : la majorité a décidé de confier l’intégralité du projet de géothermie au privé sans y investir le moindre euro. Là où d’autres communes ont réussi à déployer un projet de géothermie réussi en maitrisant le cout pour l’usager par une gouvernance et un financement publics, Chatenay-Malabry prend le risque de voir les prix s’envoler pour ses habitants.

Rappelons enfin que les finances publiques de Chatenay-Malabry ont une épée de Damoclès au-dessus de leur tête :

Encore plusieurs millions d’emprunts dit « toxiques », qui peuvent encore se retourner contre nous : le montant des intérêts peut soudainement exploser selon les circonstances internationales. Or, en ce moment, les circonstances internationales sont pour le moins instables …

La gestion de la majorité municipale actuelle nous a donc amené à une situation financière fragile et risquée, et au déluge de constructions qui s’abat sur Chatenay, dont nous ne venons de voir qu’il n’est motivé que par le fait de devoir faire face aux échéances de remboursements d’emprunt.

C’est une preuve supplémentaire, s’il en est besoin, que ce déluge ne répond pas à la nécessité de combler le manque de logements, contrairement à ce que notre maire affirme régulièrement.

En effet, aucune instance n’impose à Chatenay Malabry de construire autant de nouveaux logements. Surtout pas la région Ile de France ni la métropole du Grand Paris, dont la dernière tentative pour définir le nombre de logements à construire prévoyait pour Chatenay -Malabry un objectif de 150 logements par an. (voir le projet de PMHH – Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement)

Avec LaVallée, la ville en prévoit 2200 en 5 ans, soit déjà 3 fois l’objectif régional envisagé !!! Et il faudrait y ajouter toutes les autres résidences actuellement en cours de construction dans la ville, et les 1000 logements supplémentaires prévus à La Butte Rouge.

Enfin, il nous faut également dénoncer les conséquences de la situation financière de notre ville sur le volet social.

Nous notons (avec satisfaction) que la reconstruction du centre social semble devoir être prochainement financée par le département. Nous rappelons que ce projet est promis par la majorité municipale depuis deux mandatures (12 ans !).

Nous notons également que le dispositif de péréquation de solidarité entre communes prend plus à Chatenay qu’il ne lui apporte. C’est bien la preuve que Châtenay-Malabry n’est pas dans une situation particulièrement difficile du point de vue social et du revenu de ses habitants, en comparaison d’autres communes françaises. Comme nous ne cessons de le répéter, la répartition des revenus à Châtenay Malabry reflète la distribution moyenne en Ile de France.

Chatenay n’a donc aucune raison légitime de vouloir supprimer 1500 logements sociaux à la Butte Rouge.

Ce désastre social n’est pas motivé par un nécessaire rééquilibrage socio-économique de la ville, mais par une nième déclinaison de la fuite en avant financière qui consiste à vendre des terrains et multiplier les sources de taxe foncière pour pouvoir rembourser ses emprunts et investir encore un peu. Châtenay doit donc préserver l’ensemble de son habitat social.

Aidons les Ukrainien.ne.s

Aidons les Ukrainien.ne.s

Le CCC condamne, de la façon la plus claire et la plus ferme qui soit, la guerre déclenchée par Vladimir Poutine avec l’invasion de l’Ukraine. Nos pensées vont vers la population ukrainienne, douloureusement meurtrie.

Toutes les personnes qui souhaitent aider les personnes  ukrainiennes restées sur place ou réfugiées trouveront les informations nécessaires (à quelles ONG faire des dons financiers, dans quelles associations s’impliquer, quels produits donner, où proposer d’accueillir des réfugié.e.s) sur le site officiel de l’administration française : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15542

Le site de la préfecture des Hauts de Seine précise (https://www.hauts-de-seine.gouv.fr/Actualites/Accueil-des-deplaces-ukrainiens-dans-les-Hauts-de-Seine) que, en ce qui concerne les hébergements, les particuliers qui souhaiteraient faire part de leur disponibilité pour accueillir ou accompagner les personnes déplacées d’Ukraine peuvent s’informer sur les dispositifs de parrainage citoyen existants sur le site  : https://parrainage.refugies.info/

Sur cette plateforme gouvernementale, toute association ou collectif peut proposer des actions pour aider les personnes déplacées et réfugiées en France. Le Collectif Citoyen Chatenaisien est en train de s’inscrire dans ce dispositif.

De façon plus concrète, un membre du Conseil d’Administration du Collectif Citoyen Chatenaisien connait très bien l’Ukraine et la Russie où il a de nombreuses connexions de par son histoire familiale et professionnelle.
Lui-même ou certains de ses proches prévoient des voyages vers l’Ukraine pour apporter des fournitures (médicaments, nourriture, couvertures, …), et connaissent des ukrainien.ne.s souhaitant trouver refuge en France.
Dans l’immédiat, nous cherchons :
– un logement pour 4 personnes, à savoir 2 femmes ukrainiennes, informaticiennes pouvant continuer à exercer leur métier depuis la France, l’une avec sa jeune fille, et l’autre devant accoucher d’ici 1 à 2 mois.
-un petit logement ou une chambre chez l’habitant pour une ukrainienne d’une quarantaine d’années, agent immobilier dans son pays
– un van ou minibus pour apporter des fournitures à la frontière entre Pologne et Ukraine et ramener des réfugiés.
Tout.e chatenaisien.ne désirant aider (par des fournitures et/ou propositions d’hébergement) peut nous contacter sur notre adresse mail : collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com

La mairie de Chatenay Malabry propose également des modalités de dons matériels et une coordination des propositions d’hébergement : https://www.chatenay-malabry.fr/ukraine/
A ce sujet, nous rappelons que l’Union Sociale pour l’Habitat (organisation représentative du secteur Hlm qui représente 593 organismes HLM) a lancé un appel auprès des pouvoirs publics et des collectivités territoriales pour faire en sorte que réfugiés ukrainiens soient hébergés dans les logements HLM libres.
Nous espérons qu’une partie des logements libres dans le parc HLM de notre ville (entre 300 et 500) pourront servir à accueillir ces personnes. 

Enfin, le CCC s’associe pleinement à la marche pour l’Ukraine ce samedi 5 mars à 15h, place de la République à Paris.

Enquête LaVallée – Article 5/5

Enquête LaVallée – Article 5/5
Conclusion : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Où va le futur quartier LaVallée ?

  • Une densité très forte en comparaison de tous les autres quartiers de notre ville
  • De futurs îlots de chaleur majeurs, annoncés par des études d’experts
  • Des techniques de construction à fort impact carbone et de futurs immeubles peu innovants sur le plan énergétique dans la grande majorité des cas
  • Un chauffage par géothermie abandonné pour le moment
  • Ce nouveau quartier mérite-t-il réellement le qualificatif d’« Ecoquartier »  ?

Une enquête en 5 articles

Article 5/5 : LaVallée, conclusion : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Quelle conclusion pouvons tirer de cette enquête ?

Les 4 articles précédents montrent à quel point la conception du nouveau quartier LaVallée est particulièrement mal adaptée aux enjeux du changement climatique, par son extrême densité, le coût carbone de ses partis-pris de construction, par les ilots de chaleur qui le transformeront en fournaise lors des épisodes de canicule, par l’abandon pour plusieurs années du projet de chauffage par énergie renouvelable (géothermie).

On peut raisonnablement se demander s’il mérite encore son qualificatif d’écoquartier.

Une conception obsolète

Il n’y a pas que sur le plan de l’adaptation au changement climatique que la conception de ce quartier parait obsolète.

En effet, peu à peu apparaissent quelques autres questions sur la façon fort peu innovante dont ce quartier a été pensé. En voici quelques-unes :

  • Du fait du coût élevé du m², les appartements proposés sont de plus en plus petits en surface. A tel point que certaines municipalités françaises (voir par exemple la mairie LR de Nice) ont élaboré une charte qui s’impose aux promoteurs et fixe une surface minimum par type de logements. 

A LaVallée, des trois pièces sont proposés avec 56 m², soit en-dessous du minimum de 60 m² de ces chartes.

  • De plus, la surface réduite des logements ne devrait-elle pas inciter à proposer des locaux accessibles à tous pour un usage privé ou partagé (fêtes, rencontres de familles, etc.) ?
  • Dans ce quartier, une place considérable semble encore réservée à la voiture. Est-ce que les notions de rue partagée et de circulation douce sont prises en compte ?
  • Est-ce que les immeubles de bureaux de LaVallée pourront être facilement transformés en habitation en cas de besoin ?
  • Par ailleurs, les choix d’aménagement sont faits sans aucun dialogue avec les chatenaisiens ou les futurs habitants.

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Une vision cohérente et globale existe-t-elle pour l’avenir de notre ville ?

Suite à toutes ces questions sans réponse et ces changements de pied-surprise, il nous est toujours répondu : « Ne vous en faites pas, on s’occupe de tout ». Mais certains commencent à se poser la question : à LaVallée, y a-t-il vraiment un pilote dans l’avion ?  

Et qu’en est-il des autres projets en matière de maîtrise des dépenses énergétiques et de confort des logements ?

Enquête LaVallée – Article 4/5

Enquête LaVallée – Article 4/5
La géothermie annoncée est aux abonnés absents

Où va le futur quartier LaVallée ?

  • Une densité très forte en comparaison de tous les autres quartiers de notre ville
  • De futurs îlots de chaleur majeurs, annoncés par des études d’experts
  • Des techniques de construction à fort impact carbone et de futurs immeubles peu innovants sur le plan énergétique dans la grande majorité des cas
  • Un chauffage par géothermie abandonné pour le moment
  • Ce nouveau quartier mérite-t-il réellement le qualificatif d’« Ecoquartier »  ?

Une enquête en 5 articles

Article 4/5 : LaVallée, la géothermie annoncée est aux abonnés absents

Continuons notre point sur l’évolution du nouveau quartier LaVallée, localisé sur le site de l’ancienne Ecole Centrale à Châtenay-Malabry, et dont l’aménagement a commencé il y a bientôt cinq ans.

Les trois articles précédents ont décrit l’extrême densité du quartier, comment les ilots de chaleur le transformeront en fournaise lors des épisodes de canicule, et le coût carbone élevé de ses partis-pris de construction.

Comme nous l’évoquions, le label environnemental et énergétique E3C1 retenu par l’Association Syndicale Libre des promoteurs est en deçà de la réglementation RE2020 maintenant en vigueur. Mais ce choix, même restrictif, implique la mise en place d’un chauffage par un réseau de chaleur alimenté au moins en partie, par une énergie renouvelable. En l’occurrence, il s’agissait de la géothermie, fièrement promue par la mairie à de multiples reprises dans le magazine municipal et devant être opérationnelle dès l’arrivée des premiers habitants. Une chaudière à gaz était prévue comme complément à la géothermie : la géothermie devait couvrir 60% des besoins, et la chaudière à gaz 40%.

La géothermie, une source d’énergie durable, propre, écologique.

Pour mémoire, la géothermie consiste à aller chercher l’eau chaude contenue, sous nos pieds, dans les profondeurs de la terre. Remontée à la surface, cette eau chaude sert à chauffer des bâtiments et fournit l’eau sanitaire sans brûler de bois, ni du gaz, du charbon ou du pétrole.  Après prélèvement d’une partie de sa chaleur, cette eau est réinjectée dans la nappe de prélèvement.

La géothermie est une source d’énergie durable, propre, écologique, et évitant le rejet de milliers de tonnes de CO2. Bien gérée, c’est aussi une source d’énergie moins chère pour les usagers que le fioul et même que le gaz, étant données les récentes augmentations très significatives de ce dernier.

Le Collectif Citoyen Chatenaisien est donc tout à fait favorable à l’utilisation de la géothermie à Châtenay-Malabry. Lors du conseil municipal du 24 Septembre, nous avons donc voté pour l’ouverture des travaux visant à chauffer le futur quartier LaVallée par géothermie.

Les étranges choix du projet de géothermie de la Mairie

Cependant, étrangement, le projet proposé par la Mairie prévoyait de forer dans une couche géothermique appelée Lusitanien, alors qu’aucun opérateur n’a encore foré dans cette couche moins profonde, où l’eau est moins chaude et assez corrosive. D’ailleurs, les autres forages en Ile-de-France (certains en activité depuis trente ans) ont lieu dans la couche un peu plus profonde et plus chaude appelée Dogger.

Nous avons donc étudié le sujet en profondeur, en nous documentant, en contactant des professionnels spécialisés. Cette étude nous a confirmé que le projet géothermie de Châtenay-Malabry à LaVallée avait été conçu de façon très différente des expériences connues et réussies dans des communes similaires.

Nous avons réalisé en conclusion que ces choix étaient risqués en termes de coût de l’énergie produite pour les habitants, voire de sécurité. De plus, les caractéristiques de ce projet localisé à un seul quartier risquaient de rendre la géothermie impossible à étendre ensuite à d’autres quartiers de notre ville pour des raisons de trop grande proximité des forages.

Dès l’enquête publique (de septembre -octobre 2020), nous émettions des doutes sur ce choix à cause de son caractère exploratoire qui s’éloignait de la longue expérience des autres communes, de leur maîtrise du sujet et de l’opportunité des subventions associées aux forages dans le Dogger.

Nous avons alerté la Mairie mais celle-ci ne nous a jamais répondu. Cette étude et ces doutes ont été documentés dans un dossier disponible sur notre site Internet depuis fin 2020 (voir réf 1 en bas d’article).

Le fiasco de la géothermie telle que prévue initialement à LaVallée, longtemps caché au conseil municipal

Le planning présenté par la Mairie lors du conseil municipal du 24 Septembre 2020 indiquait des travaux de forage exploratoires fin 2020 pour rechercher la nappe géothermique, la constitution du dossier de permis d’exploiter pour le 20 Septembre 2021, l’aval de la Préfecture le 27 Décembre 2021 et une mise en service début 2022.

Lors du conseil municipal du 1er Juillet 2021 (voir procès-verbal : réf 2 en bas d’article), nous avons posé une question sur l’avancement du projet de géothermie. Monsieur le Maire nous a répondu que les travaux de forage ont été autorisés par arrêté préfectoral le 1er Avril 2021, et que des consultations auprès des entreprises spécialisées dans les forages profonds avaient ensuite été organisées.

Nous en avons déduit que le projet avait pris quelques mois de retard mais restait sur les rails.

Le 18 novembre 2021, nous avons redemandé où en était ce projet en Conseil Municipal (voir procès-verbal : réf 3 en bas d’article).

A cette occasion, Mr le Maire a répondu que les forages exploratoires n’avaient pas encore eu lieu, que les dates de dépôt et de délivrance du permis d’exploiter n’étaient pas connues mais qu’il n’y aurait pas de retard pour les acquéreurs qui devraient pouvoir prendre possession de leur logement en 2022, conformément au planning. Les logements seraient alimentés en chauffage et eau chaude sanitaire grâce à la chaufferie en cours de construction.

Nous en avons conclu que le retard s’aggravait et que la chaudière à gaz qui doit de toute façon assurer 40% du chauffage serait suffisante pour assurer le chauffage des premiers habitants à s’installer. En regrettant qu’il s’agisse d’une énergie fossile émettrice de CO2.

Nous savons aujourd’hui qu’en fait, dans sa réponse d’alors, Mr le Maire a caché à son Conseil Municipal à quel point le projet de géothermie de la Mairie se heurtait à d’importantes difficultés techniques imprévues, et que sa mise en œuvre à court terme était remise en question. (Mr le Maire n’avait pas répondu à nos questions sur la raison du retard, sur les couches géothermiques envisagées et sur le coût de l’énergie par habitant. Il avait simplement évoqué le schéma directeur lancé par le Syndicat Mixte de chauffage de Châtenay-Malabry qui allait probablement conclure que la création d’un réseau de géothermie serait envisageable sur l’ensemble de la commune et ouvrir le débat vers d’autres types d’énergies renouvelables comme la biomasse).

Mais un membre du CCC s’est rendu mi-décembre 2021 à la Maison de Projet pour obtenir quelques informations sur les appartements en vente : il lui a été très clairement affirmé que les appartements seraient chauffés par un chauffage urbain au gaz combiné à la « combustion de déchets » et que la géothermie ne serait une réalité « que dans 4 à 7 ans », car il fallait attendre une installation géothermique à créer sur un autre site, à laquelle il faudrait raccorder le quartier LaVallée.

Patatras !

Voilà que ce que Mr le Maire cachait à ses conseillers municipaux était clairement annoncé à tout acheteur potentiel par les commerciaux des promoteurs.

Quel fiasco, quand on pense à tous les articles publiés par la Mairie dans le magazine municipal pour annoncer fièrement que la géothermie serait au rendez-vous à LaVallée !

Ce fiasco avait été anticipé par quelques citoyens membres du CCC qui se sont simplement bien documentés, et les conseillers municipaux d’opposition avaient fait connaître cette analyse plus d’un an auparavant : comment se fait-il que dès le début du projet la Mairie ne se soit même pas adjoint les services d’experts indépendants pour la conseiller et maîtriser le dossier ?

Naissance d’un nouveau projet

Fort de notre découverte, nous avons de nouveau questionné Mr le Maire lors du Conseil Municipal du 27 janvier 2022.

Dans sa réponse, celui-ci a enfin reconnu un complet changement de cap, avec un nouveau projet de géothermie à l’échelle de la ville, qui demanderait des années de conception et de construction. Il nous indiquait également que la Mairie s’adjoignait (enfin) les services d’un professionnel compétent pour l’accompagner dans ce projet, et enfin que le quartier LaVallée serait doté d’une chaudière à biomasse en attendant son raccordement à ce futur réseau goéthermique.

Alors qu’en est-il aujourd’hui ?

Le site web de la Mairie annonce qu’il est prévu d’aller chercher de l’eau chaude cette fois dans la couche Dogger « à 1500 m de profondeur pour prélever de l’eau à plus de 70° » qui permettra d’alimenter les réseaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire « sur l’ensemble de la ville ». Il est prévu d’installer le puits de forage sur le site de pharmacie.

Lors du conseil municipal le 24 mars 2022, la Mairie nous a demandé de voter une Délégation de Service Public pour la conception, la construction, et l’exploitation future d’un nouveau projet de géothermie couvrant une grande partie de Chatenay-Malabry et une petite partie du Plessis Robinson. Encore une fois, elle préfère donc s’en remettre intégralement au secteur privé, au risque d’une dérive incontrôlable des prix facturés aux habitants, alors que des modèles de gestion publique réussis existent très près de nous (voi réf 1 en bas d’article). Tout en émettant les plus vives réserves sur ce choix, les conseillers municipaux du CCC ont néanmoins voté pour, car favorables à la géothermie elle-même.

Il est même prévu un calendrier :

  • Elaboration du cahier des charges pour attribuer une délégation de service public pour la création d’un réseau de géothermie communal.
  • Lancement de la procédure de sélection au printemps 2022, remise des offres des entreprises à l’automne 2022 et attribution de cette délégation en mars 2023.
  • Demande d’autorisation de forage sur la commune dès mars 2023. Début des travaux en 2023.
  • Premiers immeubles chauffés en 2025.

Il est prévu que le site de LaVallée soit alimenté par ce forage, mais entre le site de Pharmacie et le site de LaVallée, en faisant un détour pour franchir la ligne TGV, il faudra poser des tuyaux pour former un réseau de chaleur. Et la mise en place de ce réseau de chaleur n’est pas prévue dans le calendrier ci-dessus. Donc le quartier de LaVallée sera alimenté bien plus tard que 2025.

Il faudra donc ré-éventrer plusieurs rues de la ville. Dommage : cela vient d’être fait pour le tram.  Il aurait suffi d’un peu d’anticipation pour profiter de ces travaux pour passer les tuyaux nécessaires à la géothermie, et ainsi réaliser d’importantes économies pour le contribuable.

Et d’ici là, ce sera en chauffage gaz + biomasse avec les lourds inconvénients de la biomasse :

  • Rotation de camions pour fournir la chaudière en biomasse
  • Emission de CO2 lors de sa combustion
  • Et si cette centrale biomasse brule du bois, comme c’est le cas pour de nombreuses centrales de production d’énergie par biomasse, cela nécessitera une destruction des forêts dont nous avons besoin pour absorber du CO2, pour maintenir des zones de fraicheur, et pour protéger la biodiversité.

Il y a beaucoup à dire sur l’application des adjectifs « renouvelable » et « écologique » à la biomasse. Comment ce quartier peut-il encore être qualifié d’écoquartier ?

Nous aurons certainement l’occasion d’en reparler…

 

Sources et bibliographie :

1 – Le dossier Géothermie à Chatenay du Collectif Citoyen Chatenaisien est disponible ici :

https://collectifcitoyenchatenay.org/geothermie-a-chatenay/

2 – Conseil municipal du 1er juillet 2021:

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-1er-juillet-2021/

3 – Conseil municipal du 18 novembre 2021:

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-18-novembre-2021/

4 – Conseil municipal du 27 janvier 2022:

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-27-janvier-2022/

5 – Conseil municipal du 24 mars 2022:

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-24-mars-2022/

Enquête LaVallée – Article 3/5

Enquête LaVallée – Article 3/5
Des émissions de gaz à effet de serre très élevées

Où va le futur quartier LaVallée ?

  • Une densité très forte en comparaison de tous les autres quartiers de notre ville
  • De futurs îlots de chaleur majeurs, annoncés par des études d’experts
  • Des techniques de construction à fort impact carbone et de futurs immeubles peu innovants sur le plan énergétique dans la grande majorité des cas
  • Un chauffage par géothermie abandonné pour le moment
  • Ce nouveau quartier mérite-t-il réellement le qualificatif d’« Ecoquartier »  ?

Une enquête en 5 articles

Article 3/5 : LaVallée, un coût carbone très élevé

Continuons notre point sur l’évolution du nouveau quartier LaVallée, localisé sur le site de l’ancienne Ecole Centrale à Châtenay-Malabry, et dont l’aménagement a commencé il y a bientôt cinq ans.

Les deux articles précédents ont décrit l’extrême densité du quartier, et comment les ilots de chaleur le transformeront en fournaise lors des épisodes de canicule.

Pour concevoir et construire les futurs bâtiments du quartier LaVallée, les promoteurs ont dû choisir quelle norme de construction appliquer.

Lors des choix initiaux, ils étaient dans l’obligation d’appliquer a minima l’ancienne norme RT 2012 (Réglementation Thermique 2012). Mais, à cette époque, la nouvelle norme RE 2020 était déjà quasiment définie et votée et cette norme prévoyait d’imposer une isolation thermique très élevée pour le bâti mais aussi une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre pendant toute la phase de construction et tout au long de la vie du bâtiment.

Ainsi, cette nouvelle norme prend en compte le coût carbone des matériaux utilisés pour la construction des bâtiments neufs, mais aussi des matériaux constituant les anciens bâtiments démolis : elle s’appuie sur le fait que, pour l’environnement comme pour le climat, il est hautement préférable de réhabiliter des bâtiments existants plutôt que détruire et reconstruire (voir réf 1 en bas d’article).

Pourtant, le projet LaVallée a choisi de détruire les bâtiments existants (anciens bâtiments de l’Ecole Centrale) et de tout reconstruire.

La norme RE2020 prend aussi en compte les nuisances chimiques des matériaux, des revêtements, etc. Ce n’est plus seulement une norme thermique (RT), c’est désormais une norme environnementale (RE).  Votée dans le cadre de la loi ELAN de 2018, elle est applicable aux nouveaux logements depuis le 1er janvier 2022.

Des constructions carbonées

Pour le quartier LaVallée, l’Association Syndicale Libre des promoteurs a finalement choisi une étiquette de construction intermédiaire entre RT 2012 et RE 2020 : le label E3C1 (gain de 20% d’efficacité énergétique par rapport à l’ancienne norme RT 2012 ainsi qu’une réduction des émissions de CO2 lors de la construction et du chauffage). Ce choix est restrictif par rapport à RE 2020, en particulier pour les bâtiments qui devaient être livrés à l’origine en 2024 et le seront aux dernières nouvelles, plutôt en 2026 ou 2027.

C’est ainsi, que le choix constructif des ouvrages de la phase 1 & 2 s’est porté vers le tout béton. Un choix déplorable quand on connait l’impact environnemental de ce matériau. Même si, comme le rappelle systématiquement notre Mairie, une part des gravats de la déconstruction de l’école centrale a été incorporé dans le béton de ces nouveaux bâtiments, l’économie de CO2 ainsi générée (600 tonnes de CO2) est « dérisoire face à ce qu’aurait représenté la conservation de l’existant : 2600 tonnes pour le seul bâtiment Olivier, 8100 pour l’ensemble du bâti » (voir page 38 et annexe du rapport en réf 2 en bas d’article), et négligeable également par rapport aux économies d’émissions de gaz à effet de serre qu’aurait permis le choix d’autres matériaux que le béton.

Ce choix de départ est d’autant plus regrettable que des méthodologies constructives alternatives existent, permettant d’atteindre un bilan carbone plus léger, une consommation énergétique moindre et un confort des habitants plus élevé.  Nous aurions aussi pu profiter d’immeubles en bois et / ou en pierre, comme il en existe déjà de nombreux en France, voire des bâtiments en terre de type pisé, et bénéficier ainsi d’une qualité architecturale et urbaine certaine.

Mentionnons tout de même le groupe scolaire de LaVallée, exemplaire d’un point de vue de l’écoconstruction, puisque réalisé en pisé, et incluant des agrégats de bétons recyclés et des planchers bois.

Source et bibliographie :

  1. Aloïs Fournier et Olivier Papin, ingénieurs E6 consulting. Article Limiter son empreinte carbone dans le secteur de la construction. Disponible ici : https://conseils.xpair.com/actualite_experts/limiter-empreinte-carbone-construction.htm
  2. Fuseau, T. Mondot, P. Gonzalez Burgos. 2020. Coup de chaud à La Vallée : Symptôme d’une conception urbaine inachevée, Ecole d’architecture de la ville & des territoires Paris Est. Disponible à l’adresse ci-dessous :

https://fr.calameo.com/read/00396868876a4230a6823

Enquête LaVallée – Article 2/5

Enquête LaVallée – Article 2/5
Une future fournaise lors des épisodes de grandes chaleurs

Où va le futur quartier LaVallée ?

  • Une densité très forte en comparaison de tous les autres quartiers de notre ville
  • De futurs îlots de chaleur majeurs, annoncés par des études d’experts
  • Des techniques de construction à fort impact carbone et de futurs immeubles peu innovants sur le plan énergétique dans la grande majorité des cas
  • Un chauffage par géothermie abandonné pour le moment
  • Ce nouveau quartier mérite-t-il réellement le qualificatif d’« Ecoquartier »  ?

Une enquête en 5 articles

 Article 2/5 : LaVallée, une future fournaise lors des épisodes de grandes chaleurs

 Continuons notre point sur l’évolution du nouveau quartier LaVallée, localisé sur le site de l’ancienne Ecole Centrale à Châtenay-Malabry, et dont l’aménagement a commencé il y a bientôt cinq ans.

L’article précédent a décrit comment la première approche du quartier révèle un ensemble d’une extrême densité.

Pour les gens un peu plus curieux, Internet offre une autre approche du quartier, avec l’accès à un rapport d’études sur le projet. Il s’agit d’un rapport de l’Ecole d’architecture de la ville et des territoires Paris-Est produit en 2019-2020, et intitulé : « Coup de chaud à LaVallée – Symptôme d’une conception urbaine inachevée » (rapport complet : voir réf 1 en bas d’article).

Cette étude se base sur des études techniques très poussées, avec des simulations assistées par ordinateur de l’impact des futures fortes chaleurs estivales et des épisodes de canicule sur la vie des habitants du quartier, compte-tenu de sa densité, des matériaux choisis et de sa forte minéralisation.

Ilots de chaleur

Certains paragraphes apportent de vives critiques sur la conception de ce quartier.

Par exemple : « En 2050 (rapports du GIEC) le climat parisien devrait ressembler au climat de Cordoue en Andalousie aujourd’hui ».  « La grande majorité des logements suit un schéma où un escalier et un couloir distribuent jusqu’à huit logements. Regrettablement, il en résulte des appartements majoritairement mono-orientés. Malgré la prescription des urbanistes de favoriser les typologies traversantes, elles sont au mieux en angle et sans possibilité de ventiler correctement. Des logements orientés à l’ouest seront une fournaise. Les deux places sont des zones à risque, tout particulièrement la place LaVallée, au sud, qui ne profitera d’aucun masque et est donc exposée à presque 100% de l’ensoleillement au mois d’août. »

On y découvre tous les choix qui vont conduire à la constitution d’îlots de chaleur et un certain nombre d’actions qui auraient grandement amélioré la conception de ce quartier.

Et la fin est sévère : « En conclusion, les îlots de chaleur évoqués dans ce rapport ne sont que le symptôme d’une conception obsolète de la ville, qui ne répond plus aux enjeux de confort, ni à l’échelle locale, ni à l’échelle globale ».

Carte du climat : ensoleillement. Etude PoCa. Rayonnement incident moyen du à la période la plus chaude de l’année, du 2 au 10 août.

Source et bibliographie :

  1. Fuseau, T. Mondot, P. Gonzalez Burgos. 2020. Coup de chaud à La Vallée : Symptôme d’une conception urbaine inachevée, Ecole d’architecture de la ville & des territoires Paris Est. Disponible à l’adresse ci-dessous :

https://fr.calameo.com/read/00396868876a4230a6823

Enquête LaVallée – Article 1/5

Enquête LaVallée – Article 1/5
Un quartier extrêmement dense

Où va le futur quartier LaVallée ?

  • Une densité très forte en comparaison de tous les autres quartiers de notre ville
  • De futurs îlots de chaleur majeurs, annoncés par des études d’experts
  • Des techniques de construction à fort impact carbone et de futurs immeubles peu innovants sur le plan énergétique dans la grande majorité des cas
  • Un chauffage par géothermie abandonné pour le moment
  • Ce nouveau quartier mérite-t-il réellement le qualificatif d’« Ecoquartier »  ?

Une enquête en 5 articles

Article 1/5 : LaVallée, un quartier extrêmement dense

Faisons le point sur l’évolution du nouveau quartier LaVallée, localisé sur le site de l’ancienne Ecole Centrale à Châtenay-Malabry, et dont l’aménagement a commencé il y a bientôt cinq ans. Voyons de plus près la manière dont la Mairie de cette ville gère un projet sur lequel elle a les mains complètement libres ; cela donne des indications peu prometteuses sur la gestion des projets à venir.

Rappel des grandes lignes du projet LaVallée

Le quartier s’étend sur une surface de 20,6 ha. Il est prévu d’y construire 2 200 logements dont 350 logements sociaux pour un total de 144 000 m² de surface de plancher, ainsi que 36 500 m² de bureaux pour le siège social de Lidl, 15 000 m² de commerces et 19 000 m² d’équipements publics : 1 collège de 700 élèves (28 classes), 1 groupe scolaire (22 classes), 1 gymnase, 1 crèche (60 berceaux), 1 parking (places publiques),  le tout étant agrémenté par des espaces publics le plus souvent minéralisés ainsi qu’une ferme urbaine de 0,5 hectare située le long de la voie du TGV (au lieu de 1 hectare prévu au départ dans le projet).

Les livraisons initialement prévues en trois phases au 4ème trimestre 2021, 4ème trimestre 2022 et 1er trimestre 2024 ont été retardées et les vendeurs parlent maintenant d’une répartition en 4 phases jusqu’en 2026 ou 2027.

L’aménagement de ce quartier est piloté par une SEMOP (Société d’économie mixte à opération unique) issue d’un partenariat public-privé entre la ville de Châtenay-Malabry, avec 34 % des parts, Eiffage Aménagement, avec 50%, et la Caisse des Dépôts et Consignation qui en détient 16 %.

Le rôle d’une SEMOP consiste à définir et piloter un projet d’aménagement avec l’aide d’un urbaniste, d’un paysagiste et d’un bureau d’études. Elle doit maîtriser le foncier, acheter le terrain, démolir/dépolluer et désamianter dans certains cas, créer les réseaux et les espaces publics, et vendre à des promoteurs des lots à bâtir. Elle veille ensuite à ce que les promoteurs respectent le cahier des charges du projet d’un point de vue urbain, architectural, paysager et environnemental.

Les droits à construire de logements pour particuliers ont été partagés entre plusieurs promoteurs : Kaufman & Broad, Eiffage Immobilier, Coffim et Icade Promotion. Ces quatre promoteurs ont constitué une Association Syndicale Libre qui définit les grands choix de construction. Lidl, étant son propre promoteur, assure la construction de ses bureaux.

Actuellement, le président de la SEMOP est Carl Segaud, maire de Châtenay-Malabry, et la présidente du directoire est Valérie Dioré (Eiffage Aménagement).

Un quartier hyper dense

Le premier contact que les habitants de Châtenay-Malabry ont actuellement avec ce quartier est le chantier de grande ampleur que l’on peut voir sur l’ancien site de l’Ecole Centrale. Là, s’élèvent de nombreux immeubles en béton, très proches les uns des autres, et dont certains font six étages.

Ce qui fait dire aux passants : « je ne vois pas ce qui différencie ce chantier de celui d’une ZAC comme on en voit partout ».

En effet, la densité des constructions, et celle de la population sera très élevée à LaVallée avec 107 logements à l’hectare – et cela sans compter, les surfaces de commerces, bureaux, et équipements publics.

A titre de comparaison, nous avons cherché quelques chiffres de l’INSEE pour Chatenay Malabry : 24 logements à l’hectare en moyenne, 39 logements par hectare sans inclure la surface de la forêt de Verrières ni celle des parcs comme celui de la Vallée aux Loups !  Et avec la Butte Rouge, on est à peu près à 50 logements à l’hectare.

La densité du quartier LaVallée sera celle de centres urbains très denses, assez proche de celle de Paris avec ses 132 logements à l’hectare (source INSEE- 2018).

En 2016 déjà, une étude très complète de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) présentait un « seuil « pivot » pour la ville durable autour de 80/100 logements par hectare », expliquant qu’au-delà de ce seuil, la qualité urbaine, la durabilité environnementale et la qualité de vie n’étaient plus au rendez-vous (étude complète : voir réf 1 en bas de l’article)

Mais cette information n’a pas dû arriver jusqu’à la Mairie de notre ville.

Rappelons, en outre, qu’aucune instance n’impose à Chatenay Malabry de construire autant de nouveaux logements. Surtout pas la région Ile de France ni la métropole du Grand Paris, dont la dernière tentative pour définir le nombre de logements à construire prévoyait pour Chatenay -Malabry un objectif de 150 logements par an. (voir réf 2 en bas d’article)

Avec LaVallée, la ville en prévoit 2200 en 5 ans, soit déjà 3 fois l’objectif régional envisagé. Et il faudrait y ajouter toutes les autres résidences actuellement en cours de construction dans la ville.

Source et bibliographie :

  1. DREAL Centre Val de Loire, Club des villes durables, étude « De la densité à la qualité urbaine : densités comparées et formes urbaines » du 5 octobre 2016, à partir de quartiers situés dans 22 agglomérations françaises dont Paris, Nantes, Bordeaux, Orléans, Lille, Rennes, Marseille, etc :

http://www.centre-val-de-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/De_la_densite_a_la_qualite_urbaine_densites_comparees_et_formes_urbaines.pdf

  1. Un Schéma Régional de l’Habitat et de l’Hébergement (SRHH) publié le 19 décembre 2017 par Michel Cadot, préfet de la région d’Île-de-France, définit les objectifs de construction annuels de nouveaux logements de la Région, et les décline entre la Métropole et chaque Communautés de Communes d’Ile de France en dehors de la Métropole.

La Métropole travaille depuis 2017 à un PMHH (Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement) qui déclinerait ses objectifs de construction de nouveaux logements par Territoire et commune. Ce PMHH n’est pas encore entériné, mais une version de travail a été discutée lors d’un conseil municipal de Sceaux, dont le procès-verbal indique les objectifs de construction de nouveaux logements proposés pour les communes du territoire Vallée Sud Grand Paris dont fait partie Chatenay-Malabry :

https://archives.sceaux.fr/sites/default/files/deliberations/2018-09-27/2018-09-27-NP-05%20-%20avis%20PMHH%2020092018.pdf

Où va le nouveau quartier LaVallée ?