Tribune CCC decembre 2022

Petite chronique de la vie chatenaisienne
Marchands de sable : "Bonne nuit les petits"

Dans le béton, il y a du sable, des granulats et du ciment. Pour produire du ciment, il faut chauffer du calcaire à 1400° avec du charbon ou du pétrole (émission de CO2) pour provoquer une réaction chimique émettant elle-même beaucoup de CO2. Ainsi, la production d’une tonne de ciment génère presque une tonne de CO2. Des études en cours promettent de diminuer la quantité de CO2 générée par le ciment, donc par le béton d’ici 2050. Mais en attendant, la fabrication du béton implique toujours une énorme génération de CO2. Au global, le secteur du bâtiment représente 43 % des consommations énergétiques annuelles françaises et il génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) français. Sachant que les français doivent diviser par 5 leurs émissions de CO2 d’ici 2050, si nous voulons garder un peu de CO2 pour notre alimentation nos transports et nos loisirs, il serait peut-être préférable de remplacer la construction par la réhabilitation des bâtiments existants. Or plus de 3 millions de logements sont vacants, soit près de 1 logement sur 10, selon les chiffres de l’Insee. Sans compter les immeubles de bureaux inoccupés : l’Ile-de-France à elle seule compte 3 millions de m2 de bureaux vides auxquels se rajoutent entre 3 à 6 millions de m2 du fait du télétravail.

A Châtenay-Malabry, les immeubles poussent partout et la démolition-reconstruction est la règle et le matériau est presque partout du béton, en l’absence de charte exigeante pour les promoteurs. Des constructions apparaissent dans toute la ville dès qu’un promoteur parvient à acheter un espace. Dans le nouveau quartier LaVallée, la densité est particulièrement élevée. La mairie clame que ces constructions sont dues à une obligation de l’Etat. Il y a en effet une « obligation » de l’Etat et de la Région, mais elle n’est que de 149 logements par an pour Châtenay-Malabry, alors que la moyenne des logements commencés de 2015 à 2020 est de 400 par an soit 2,8 fois plus !

Mais ce n’est pas encore assez. Dans le quartier de la Butte Rouge, la magnifique cité-jardin, insérée par des paysagistes dans un environnement boisé remarquable et lancée dès l’avant-guerre, est considérée comme le premier vrai écoquartier en France. Et pourtant, une modification du PLU votée récemment autorise à remplacer les 3300 logements actuels par 4360 nouveaux logements. Soit un millier en plus. Mais sur les 3300 logements sociaux de départ seuls 1720 seront des logements sociaux à l’arrivée. Le reste sera en logements privés. Tout cela sera obtenu par des épaississements, des surélévations, des démolitions-reconstructions ou des constructions pures et simples. En béton bien sûr. Europa Nostra, association européenne de sauvegarde du patrimoine liée à l’Unesco, alertée par une association chatenaisienne, a envoyé trois experts de réputation internationale venant de 3 pays différents pendant quatre jours dans notre ville pour en savoir plus. Ils avaient prévu deux jours pour écouter les arguments de la mairie. Mais l’équipe municipale actuelle n’a même pas jugé utile de les recevoir !

En manque d’argumentaire béton, nos édiles ne seraient-ils que des marchands de sable ?

La majorité municipale contre la protection des grands arbres

La majorité municipale a voté contre la protection des grands arbres de la ville, dont de remarquables Sequoias bientôt abattus par un promoteur

Vous trouverez ci-dessous le texte de notre intervention au Conseil municipal du 29 septembre 2022, proposant au vote des mesures de protection pour les arbres de grande envergure de notre commune, similaires à celles existant dans d’autres communes.

La majorité municipale a voté contre ce vœu. Elle a aussi voté contre la sauvegarde de 4 magnifiques Sequoia dont la destruction par un promoteur est imminente.

Conseil municipal du 29 septembre 2022: Vœu relatif aux arbres de grande envergure

Au 64 rue Anatole France, un projet immobilier sur une propriété privée acquise par un promoteur vise à remplacer un pavillon par un lotissement de 8 « villas » collées les unes aux autres sur une surface totale inférieure à 2000 m2. Le permis de construire accordé par la ville autorise la suppression de 8 arbres à haute tige, à remplacer par la plantation de 12 autres arbres à haute tige.

Il se trouve que parmi les 8 arbres à haute tige supprimés figure « 4 séquoias sempervirens  (nom Français « séquoia toujours vert ») double tronc chacun, soit 8 magnifiques sujets d’environ 26 mètres, en pleine croissance malgré leur 70 à 80 ans d’âge, d’une très bonne vigueur et de bon avenir car en pleine santé sanitaire, bref des arbres remarquables ». Je cite l’expert de l’association A.R.B.R.E.S.

L’abattage imminent de ces arbres superbes constitue une énorme perte à de nombreux points de vue. D’une part, ce sont de véritables éléments de paysage pour tout le quartier. D’autre part, la perte est immense pour la biodiversité, et surtout pour la lutte contre le réchauffement climatique et les ilots de chaleur.

Pour terminer sur le cas particulier du 64 rue Anatole France, on pourrait nous objecter que le PLU sur cette zone Up ayant évolué entre temps, le même projet ne serait plus autorisé aujourd’hui. Cependant la modification du PLU porte sur le volume des constructions mais ne change rien à la possibilité d’abattre 4 remarquables sequoias double-troncs de 26 mètres pour les remplacer par des arbrisseaux.

De façon générale, l’arbre de grande envergure est un bien commun d’intérêt général. La communauté scientifique est unanime sur l’importance vitale des arbres de grande envergure dans notre survie face au changement climatique. Ils constituent en ville de véritables trésors de par leur rôle de climatiseurs naturels qui apportent ombre et fraicheur par leur « transpiration », ce que chacun d’entre nous peut apprécier en passant à proximité l’été. De plus, ils contribuent directement à ralentir l’effet de serre puisque la photosynthèse absorbe du CO2 et stocke du carbone pour produire de l’oxygène. Plus un arbre est grand et ancien, plus les services qu’il rend sont grands, plus il apporte d’ombre et de fraicheur, et plus il absorbe de CO2. Mais aussi : plus il limite l’érosion, plus il abrite de biodiversité, plus il embellit le paysage. L’urgence du défi climatique fait des arbres matures des alliés à protéger.

Rappelons enfin que ce service de climatisation apporté par les arbres de grande envergure fonctionne surtout à courte distance. Notre ville dispose de nombreux grands parcs, mais un parc arboré situé à 300 mètres d’un immeuble lui apporte beaucoup moins de fraicheur qu’un ou deux arbres à proximité immédiate de celui-ci, comme le démontrent de nombreuses études, et comme le rappelle l’étude de l’Ecole d’Architecture de Paris-Est sur le quartier LaVallée, concluant que, malgré la présence du Parc de Sceaux d’un côté et de la coulée verte de l’autre, les appartements y seront des « fournaises » (je cite) lors des futures canicules.

Aujourd’hui, les permis de construire sont habitués à supprimer un vieil arbre à haute tige et à replanter un jeune arbre à haute tige à la place. Mais, quand on sait que la définition d’un arbre de haute tige dans notre PLU est un arbre dont le tronc, à l’âge adulte, fait plus de 1,80 m de hauteur, on comprend qu’au mieux il va falloir attendre 70 à 80 ans pour que l’arbre jeune nouvellement planté produise autant d’ombre et de fraicheur et absorbe autant de CO2 que l’arbre de 26 mètres qu’il remplace, et plus probablement l’arbre planté en remplacement (souvent d’une essence à faible développement et à type de feuilles produisant beaucoup moins de fraicheur) n’atteindra jamais les 26 mètres de l’arbre d’origine, et ne rendra jamais autant de services.

L’argument de la replantation de jeunes arbres pour « remplacer » les arbres abattus ne tient pas pour une autre raison: face aux canicules qui vont se succéder et monter en intensité, ces jeunes arbres ne seront bientôt plus prioritaires à l’arrosage, donc mourront. Nous ne serons en effet pas certains d’avoir les moyens de les suivre en arrosage pendant leur phase de croissance. Les chatenaisiens peuvent déjà constater autour d’eux qu’une partie des jeunes arbres plantés est déjà morte.

Les futurs historiens qui se retourneront sur notre époque se demanderont pourquoi nous avons fait preuve d’un tel aveuglement. Nous ressemblons aux passagers d’un paquebot en train de couler qui persisteraient à détruire leurs canots de sauvetage.

Une mairie pleinement consciente et informée des crises climatiques à venir et responsable devant ses habitants, devrait SANCTUARISER les arbres de grande envergure.

Nous sommes très loin de cette sanctuarisation des arbres de grande envergure à Châtenay-Malabry puisque ce jeu mortifère de l’abattage des arbres de grande envergure pour les remplacer par de frêles jeunes arbres est appliqué à grande échelle, à la fois dans le domaine privé pour faciliter les projets de construction (y compris pour des arbres remarquables : citons aussi le majestueux cèdre du square Robinson, la moitié de l’allée de tilleuls de l’école centrale, …), et sur le domaine public (Division Leclerc, etc.)

Pourtant d’autres villes font différemment. Sur le domaine public, on peut citer l’exemple intéressant de l’avenue Edouard Depreux où les platanes ont été abattus et remplacés sur le trottoir Ouest situé sur notre ville, mais gardés par la ville de Sceaux sur le trottoir Est. Cet été, il était facile d’observer sur quel trottoir marchaient les piétons.

Dans le domaine privé, certaines villes du 92 ont recensé les arbres remarquables existant sur le domaine privé, et les ont protégés comme tels dans leur PLU. Comme explicitement indiqué dans le PLU de notre ville, Châtenay-Malabry a choisi de ne pas recenser ni protéger les arbres remarquables situés dans les propriétés privées.

Dans d’autres villes du 92, les agents du service urbanisme se déplacent sur le terrain lors de l’instruction des permis de construire pour constater les caractéristiques des arbres menacés, et refusent certains permis pour cette raison. Cette procédure n’est pas appliquée à Châtenay-Malabry.

C’est pour cette raison que nous proposons à notre conseil municipal d’adopter le vœu suivant :

  1. Notre ville s’engage à signer à court terme la Déclaration des Droits de l’Arbre (1), établie par l’association A.R.B.R.E.S., proclamée lors d’un colloque à l’Assemblée Nationale le 5 Avril 2019, et signée depuis par une cinquantaine de communes pionnières dont Bordeaux, Fontainebleau, Metz, Nancy, Nogent sur Marne, Orgeval, Paris, Sens et Strasbourg.
  2. Dans le cadre de l’élaboration du nouveau PLUi du territoire VSGP, notre ville est déterminée à recenser les arbres remarquables existant sur son domaine privé, et à les protéger comme tels dans le PLU, et à faire en sorte que le PLUi permette à la ville de refuser tout permis de construire demandant la suppression d’un arbre de grande envergure, en application du principe de sanctuarisation de ces arbres.
  3. Nous donnons mandat à Monsieur le Maire de prendre rapidement toutes les mesures nécessaires afin de sauver les séquoias du 64 rue Anatole France.

Déclaration des droits de l’arbre :

https://www.arbres.org/declaration-des-droits-de-l-arbre.htm

visite europa nostra

Des experts internationaux d’Europa Nostra viennent visiter la Cité-jardin de la Butte Rouge toujours en danger

Du 11 au 14 octobre 2022, des experts internationaux d’Europa Nostra viennent visiter  la Cité-jardin de la Butte Rouge toujours en danger

Europa Nostra est une association européenne qui oeuvre pour la sauvegarde du patrimoine culturel et naturel européens auprès de l’Europe et de l’Unesco. Ce réseau européen couvre plus de 50 pays et est composé de 250 organisations membres

La Cité-jardin de la Butte Rouge et son parc arboré à Châtenay-Malabry a été sélectionnée en 2022, par Europe Nostra comme un des 7 sites patrimoniaux des plus en danger en Europe.

Actuellement les menaces de démolition s’accentuent sur cette cité jardin emblématique pourtant labellisé Architecture Contemporaine Remarquable. Quatorze bâtiments de la première tranche sont particulièrement visés, certains sont murés.

Dans ce contexte, leur expertise tant architecturale que patrimoniale et socioculturelle est très attendue.

Avec le soutien de l’Association Châtenay Patrimoine Environnement (ACPE), de DOCOMOMO, de Sites et Monuments, de Patrimoine-Environnement, d’Environnement 92, de FNE d’Île de France, du Collectif Citoyen Châtenaisien et de l’association Sauvons la Butte Rouge

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien : https://7mostendangered.eu/sites/garden-city-la-butte-rouge-near-paris-france/

les canicules et les arbres 4

Châtenay-Malabry face aux canicules - Article 4/4
Châtenay-Malabry fait l’inverse de ce qu’il faut faire

Une série en 4 articles:

  1. Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
  2. Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.
  3. De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.
  4. Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse, à grande échelle.

 

Article 4/4: Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse de ce qu’il faut faire, à grande échelle.

Que fait la municipalité de Châtenay-Malabry, concrètement, pour protéger ses habitants des canicules?

La communication verte dont la majorité municipale nous abreuve à longueurs de pages du magazine municipal n’est qu’un vernis de façade (« greenwashing »).

Elle est essentiellement basée sur la présence de grands parcs gérés par le département (Vallée aux Loups, Parc de Sceaux), qui constituent certes un atout pour notre ville, mais qui sont loin de suffire pour répondre à la problématique des canicules et des ilots de chaleur urbains.

Dans la réalité, les décisions de la mairie de notre « Ville Parc », addict aux constructions (pour les raisons présentées plus bas), ne font qu’aggraver terriblement les conséquences des canicules pour les chatenaisiens, alors qu’il serait facile de les protéger avec une conscience du problème, et un peu de réflexion prospective et d’anticipation.

De plus, ce sont, comme toujours, les plus modestes d’entre nous qui souffriront le plus de cette politique.  Notre ville, en se soumettant aux intérêts financiers des géants français de la construction immobilière, ne se soucie pas des conséquences sociales. Mais tout le monde ne peut pas se payer un jardin ou une isolation dernier cri.

La ville doit être pensée pour tous et pas seulement pour la minorité qui dispose des ressources nécessaires à court terme pour se protéger des conséquences climatiques. Les gens des quartiers populaires doivent habiter une ville respirable et pouvoir se protéger de la chaleur, pour un quotidien vivable.

Voici une liste, malheureusement incomplète, des actions de la ville qui vont à l’opposé des solutions permettant de protéger les chatenaisien.ne.s des effets des canicules.

  • LaVallée : un nouveau quartier hyperdense, hyperminéralisé, intégralement en béton sur 21 hectares (mis à part l’école), sans rien exiger d’autre des promoteurs que le minimum légal en terme de normes de construction protégeant des canicules. Résultat : une étude d’experts y prédit des logements « fournaises » malgré la présence du Parc de Sceaux d’un côté et de la coulée verte de l’autre.

Il s’agit du rapport complet sur les îlots de chaleur urbains dans le quartier LaVallée, intitulé « Coup de chaud à LaVallée. Symptôme d’une conception urbaine inachevée » qui a été produit par l’Ecole d’architecture de la ville et des territoires Paris Est en mars 2020. Ce rapport détaillé est très éloquent. Il est accessible sur notre site web où il est accompagné de plusieurs articles sur LaVallée :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/ou-va-le-nouveau-quartier-lavallee/

A noter aussi que la moitié d’une magnifique double allée de tilleuls a été abattue pour pouvoir densifier encore plus.

  • Tram T10 : 3,5 hectares de forêt ont été détruits pour construire le site de maintenance et de remisage des tramways. Pourtant, l’opposition municipale et les associations avaient proposé des modifications au projet qui auraient évité un tel désastre. Mais la Mairie de Châtenay-Malabry n’a pas voulu les écouter. Pire, un dossier technique erroné a fait éliminer un autre site possible qui aurait permis d’éviter ce massacre.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/dossier-tram/

  • Square Robinson : un espace vert communal vendu aux promoteurs pour y faire un immeuble en béton. Un majestueux cèdre centenaire et 22 autres arbres de grande envergure abattus. Pause fraicheur supprimée pour les chatenaisiens qui sortent du RER, attendent le bus, ou font leurs courses dans le quartier.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/robinson-comment-la-mairie-a-t-elle-pu-permettre-et-meme-faciliter-ce-desastre-ecologique/

  • La place de l’enfance devant l’école Jules Verne est un exemple type d’îlot de chaleur : entièrement bétonnée avec des arbres plumeaux, on y suffoque à partir du mois de mai.
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  • Des centaines de grands arbres situés sur le domaine public ont été abattus ces dernières années. Ils sont remplacés par des essences plus faciles à entretenir (ne perdant plus leur feuilles …) mais de beaucoup plus petite envergure et apportant beaucoup moins d’ombre et de fraicheur. Quel gâchis ! On peut citer la Division Leclerc, mais aussi l’exemple intéressant de l’avenue Edouard Depreux où les platanes ont été abattus et remplacés sur le trottoir Ouest situé sur notre ville, mais gardés par la ville de Sceaux sur le trottoir Est. Cet été, il était facile d’observer sur quel trottoir marchaient les piétons.
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  • On ne compte plus les multiples arbres et petits espaces verts entre deux anciens bâtis privés qui ont été détruits pour permettre les nouvelles résidences qui fleurissent de partout dans la ville.
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  • Les arbres, même les plus remarquables, ne sont pas protégés lorsqu’ils sont situés sur le domaine privé. Alors que certaines villes du 92 ont recensé les arbres remarquables existant sur leur domaine privé et les ont protégés comme tels dans leur PLU, Châtenay-Malabry a choisi (comme explicitement indiqué dans le PLU de notre ville) de ne pas recenser ni protéger les arbres remarquables situés dans les propriétés privées.

De même, dans d’autres villes du 92, les agents du service urbanisme se déplacent sur le terrain lors de l’instruction des permis de construire pour constater les caractéristiques des arbres menacés, et refusent certains permis pour cette raison ; mais cette procédure n’est pas appliquée à Châtenay-Malabry.

Exemple de conséquence : Au 64 rue Anatole France, un projet immobilier sur une propriété privée acquise par un promoteur vise à remplacer un pavillon par un lotissement de 8 « villas » collées les unes aux autres sur une surface totale inférieure à 2000 m2. Le permis de construire accordé par la ville autorise la suppression de 4 séquoias double troncs chacun, soit 8 « magnifiques sujets d’environ 26 mètres, en pleine croissance malgré leur 70 à 80 ans d’âge, d’une très bonne vigueur et en pleine santé sanitaire, bref des arbres remarquables », selon l’expert de l’association A.R.B.R.E.S. Ces séquoias sont de véritables éléments de paysage pour tout le quartier. Au moment où nous écrivons ces lignes, leur abattage semble imminent. Bien-sur, la mairie a exigé qu’ils soient remplacés par autant d’arbres « à haute tige », c’est-à-dire dont le tronc mesurera au moins 1,8 mètres à l’âge adulte …

  • Le Bois de Verrières est également menacé :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/la-majorite-municipale-vote-contre-une-protection-acceleree-du-bois-de-verrieres/

  • Cours d’école : alors qu’énormément de villes remplacent le revêtement artificiel de leurs cours d’écoles par des sols naturels et végétalisés, la nouvelle Ecole Primaire Jean-Jaurès inaugurée le 21 mai 2022 a sa cour de récréation 100% minérale sur le toit terrasse de l’école.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/cours-de-recreation-de-nos-ecoles/

  • Rue Anatole France : 6 millions d’Euros d’argent public vont être dépensés pour la réfection totale de la rue (trottoirs, chaussée, mobilier urbain) :
    • Sans planter un seul arbre dans une rue très longue qui n’en a aucun !!
    • En remettant un asphalte noir. Il nous a été répondu que les bitumes clairs ne sont pas « dans la charte », ils seraient salissants, moins durables, et éblouissants. Pourtant, Athènes et Los Angeles les ont adoptés (voir article précédent)

 

Pourquoi la mairie de Châtenay-Malabry construit-elle tant ?

La mairie prétend qu’il s’agit de répondre à la crise du logement en Ile de France. Mais la prétendue contrainte imposée par l’état n’est qu’un prétexte. Notre ville construit beaucoup plus que ce qui est attendu d’elle. La vraie raison se trouve dans la situation des finances communales :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/notre-ville-surendettee-vend/

les canicules et les arbres 3

Châtenay-Malabry face aux canicules - Article 3/4
De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.

Une série en 4 articles :

  1. Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
  2. Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.
  3. De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.
  4. Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse, à grande échelle.

Article 3/4 : De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants contre les canicules.

Les exemples ci-dessous ne sont qu’un petit échantillon des politiques mises en œuvre avec succès dans des villes de toutes tailles en France comme à l’étranger.

Angers : la nature est réintroduite dans tous les espaces possibles, même les plus petits : mini-jardins en pieds de façade le long des trottoirs, plantes grimpantes sur les façades, joints enherbés entre les pavés, friches industrielles. Les places minérales sont désartificialisées au maximum.

https://www.brut.media/fr/nature/voici-5-facons-de-rafraichir-une-ville-en-la-vegetalisant

Grande Synthe a mis en place une « charte promoteurs » avec des normes de construction des nouveaux logements plus exigeante que les normes nationales. Aujourd’hui, ils demandent des bâtiments passifs, inspirés de ceux construits dans le quartier BedZED à Londres, où les logements sont très bien isolés du froid comme du chaud, pour une facture énergétique de 150 € par an => la ville a fait construire un modèle de ces maisons sur son territoire.

  • Interview passionnante du maire de la ville de Grande Synthe (23 000 habitants). Le sujet des maisons passives est évoqué de la minute 51 à la minute 54.

Écologie municipale : la révolution urbaine ? Damien Carême, au Festival des Pluies de Juillet

  • L’expérience du quartier de BedZED à Londres :

http://carfree.free.fr/BedZed_quartier-zero-emission-sud-londres.pdf

Athènes et Los Angeles ont remplacé leur asphalte noir par un matériau blanc réfléchissant (jusqu’à 6°C de différence mesurée)

https://www.brut.media/fr/nature/voici-5-facons-de-rafraichir-une-ville-en-la-vegetalisant

Séoul : la capitale de la Corée du Sud a choisi de démonter une autoroute urbaine pour découvrir une rivière enterrée et végétaliser ses berges sur plus de 8 kilomètres.

https://urbabillard.wordpress.com/2015/05/10/une-riviere-remplace-une-autoroute-et-redonne-vie-au-coeur-de-seoul/