Convention ANRU

Quelques jours après la décision de justice annulant le modificatif n°4 du Plan Local d'Urbanisme, la mairie de Chatenay-Malabry passe en force

Elle fait voter à son conseil municipal une convention avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine entérinant son projet de destruction de la cité-jardin de la Butte-Rouge

Quelques jours après l’annulation, par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, de la modification n°4 du PLU de Chatenay- Malabry portant sur le périmètre de la cité-jardin de la Butte-Rouge, le maire de Chatenay-Malabry a mis à l’ordre du jour du Conseil Municipal du 22 juin la signature de la « Convention pluriannuelle de Renouvellement Urbain du Territoire Vallée Sud – Grand Paris portant sur le quartier de la Cité Jardin » qui entérine son projet de destruction de 85 % de la cité-jardin de la Butte Rouge, la perte nette de 1600 logements sociaux et la délocalisation non choisie d’autant de familles, dans un objectif de promotion immobilière privée et de densification.

Les élus du Collectif Citoyen Chatenaisien se sont opposés à ce vote en rappelant :

  • Que la justice venait de donner tort au maire, malgré les multiples alertes et propositions de l’opposition
  • Qu’il y a beaucoup plus prioritaire que cette convention : des travaux d’urgence dans la Butte Rouge au bénéfice des habitants, maintenus dans la précarité et l’absence d’entretien depuis bientôt 30 ans
  • Que le maintien de cette délibération était très grave et totalement déplacé : il affiche le mépris de la mairie pour son opposition, et surtout pour une décision de justice
  • Que cette convention est basée sur un PLU annulé (puisque la mairie n’a pas respecté la loi comme l’a expliqué le Tribunal Administratif) et sur un futur SPR dont le périmètre n’est pas encore agréé.
  • Qu’il est inepte de signer une convention ANRU quand le périmètre du SPR n’est pas encore validé, et qu’il recoupe largement le périmètre ANRU.
  • Que le jugement n’a pas servi de leçons puisqu’encore une fois, la mairie cherche à aller trop vite, au mépris du professionnalisme le plus élémentaire : cette convention contient un planning déjà obsolète, une liste d’amicales de locataires qui n’est pas la bonne, des plans basés sur un PLU annulé, etc.

Refusant de s’associer à cette mascarade, les élus du Collectif Citoyen Chatenaisien ont alors quitté le Conseil Municipal.

Le CCC demande l’abandon de ce projet et l’engagement d’un plan d’urgence de réhabilitation de la cité-jardin, après des années d’abandon des pouvoirs publics, au mépris des habitantes et habitants.

Modèle historique d’urbanisme social humaniste, la cité-jardin de la Butte Rouge a été conçue il y a un siècle comme une ville à la campagne. Elle est composée d’environ 4000 logements très sociaux répartis au sein d’immeubles de petite taille implantés dans un écrin de verdure de 70 hectares. Véritable écoquartier avant l’heure, elle constitue un joyau de notre patrimoine architectural.

  • PLU : plan local d’urbanisme
  • SPR : site patrimonial remarquable 
  • ANRU : Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine
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Jugement TA Butte Rouge

Le Collectif Citoyen Chatenaisien, ainsi que les associations Chatenay Patrimoine Environnement et Sauvons La Butte Rouge, gagnent leurs recours contre la mairie, mettant un coup d’arrêt au projet de destruction de la cité-jardin de la Butte Rouge voulu par la mairie.

En effet, par un jugement publié le 8 juin 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la modification n°4 du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Chatenay- Malabry.

Cette modification, qui portait sur le périmètre de la cité-jardin de la Butte-Rouge, permettait à la mairie de mener son projet de restructuration complète de la cité-jardin, autorisant la destruction de potentiellement 85% de celle-ci et la reconstruction beaucoup plus dense d’immeubles faisant la part belle à la promotion privée, entrainant la perte nette de 1600 logements sociaux et le déplacement « forcé » et souvent lointain d’autant de familles.

Modèle historique d’urbanisme social humaniste, la cité-jardin de la Butte Rouge a été conçue il y a un siècle comme une ville à la campagne. Elle est composée d’environ 4000 logements très sociaux répartis au sein d’immeubles de petite taille implantés dans un écrin de verdure de 70 hectares.

Le projet de la mairie conduisait également à détruire l’environnement paysager de la cité-jardin, les arbres et les jardins de ce véritable écoquartier avant l’heure, joyau de notre patrimoine architectural.

Les élus du Collectif Citoyen Châtenaisien au conseil municipal avaient dénoncé les lacunes de ce dossier, et avaient fait des contrepropositions qui n’ont pas été écoutées.

Le Collectif Citoyen Chatenaisien ainsi que l’association Chatenay Patrimoine Environnement et l’association Sauvons La Butte Rouge ont donc déposé un recours contre cette modification du Plan Local d’Urbanisme de la ville auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 18 mai 2021.

Le jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise nous donne raison.

Il déclare illégale la modification du PLU, en montrant que la mairie de Chatenay-Malabry n’a respecté ni les procédures ni la législation en vigueur.

En particulier :

  • Le rapport présentant la modification du PLU ne respecte pas les dispositions des articles R.151-1 et R. 152-2 du code de l’urbanisme car il est incohérent avec le « projet d’aménagement et de développement durables » de la ville, et il n’analyse pas les impacts de cette modification sur l’évolution démographique, l’offre de logements, le bâti et les espaces naturels remarquables de ce quartier qui constitue pourtant un tiers de notre ville !
  • La mairie a choisi faire adopter ce projet de modification via une procédure de simple « modification » du PLU, alors qu’une procédure plus approfondie de « révision » s’imposait de toute évidence, du fait de la nature et de l’ampleur de la transformation envisagée pour ce quartier, en y programmant une opération de rénovation urbaine lourde et d’ensemble.

Le Collectif Citoyen Châtenaisien a aujourd’hui une pensée pour les habitants de ce quartier, qui sont les premiers à souffrir du manque de discernement de l’équipe municipale, et demande l’abandon de ce projet et l’engagement d’un plan d’urgence de réhabilitation de la cité-jardin, après des années d’abandon des pouvoirs publics, au mépris des habitantes et habitants.

Vous pouvez accéder ici à :

réponses aux questions des habitants avril 2023

Compte-Rendu de la réunion du 25 Mars 2023 - Premières réponses aux questions soulevées par les participants

Participants :

  • 13 habitantes et habitants ayant aménagé dans les nouvelles résidences livrées à partir de Juillet 2022
  • 1 habitant de la résidence située au 30 de la Division Leclerc
  • 5 représentants du Collectif Citoyen Chatenaisien :
    • Stéphane Dieudonné, conseiller municipal sur la liste du CCC
    • Roland Marzuoli, conseiller municipal sur la liste du CCC
    • Barbara Gutglas
    • Christian Rumelhard
    • Jean-Yves Schneider

Présentation des habitant.e.s présents.

Présentation du Collectif Citoyen Chatenaisien.

Synthèse des raisons pour lesquelles les participant.e.s sont venus habiter à LaVallée :

  • Verdure à proximité, parcs de la ville, connaissance du secteur
  • Constructions neuves (mieux isolées phoniquement et thermiquement, ascenseur)
  • Tout à proximité : commerces, transports

Un retour d’expérience globalement positif :

  • Pas de déception par rapport aux motivations ci-dessus
  • Pas de gros problème avec les immeubles livrés (sauf à l’immeuble du 30 division Leclerc qui date d’il y a 11 ans, et quelques réserves)

Préoccupations des habitant.e.s de LaVallée :

Problème au niveau des bornes de dépôt des déchets recyclables :

Ces bornes sont notoirement insuffisantes en capacité de stockage de façon générale, et en largeur de l’ouverture par lequel introduire les déchets, cela pose en particulier un problème pour les gros cartons, nombreux en phase d’aménagement, qui trainent à côté des bornes, ainsi que des sacs quand la borne est saturée. Ce ne sera pas si temporaire que ça, puisque l’aménagement des nouveaux arrivants dans ce quartier va s’étaler sur des années.

Les questions qui se posent sont donc les suivantes :

  • Serait-il possible d’avoir des conteneurs spécifiques cartons (avec de larges fentes) ? ou une benne à cet effet pendant les pics d’installation ?
  • Le rythme d’enlèvements des déchets recyclables pourrait-il être rendu plus fréquent ?
  • Serait-il possible de modifier l’horaire de passage des camions poubelles qui, dans le quartier comme sur la Division Leclerc, semble coïncider avec les heures de pointe ?

Notre réponse à ce stade :

  • La gestion des déchets est une compétence déléguée par la ville au Territoire « Vallée Sud Grand Paris » (la collectivité de 11 communes dont Chatenay-Malabry fait partie).
  • Et le Collectif Citoyen Chatenaisien n’est pas représenté au Conseil Territorial et ne peut donc y intervenir.
  • Néanmoins, , l’élu en charge de la collecte des déchets au niveau du Territoire est Benoît Blot, il ne faut pas hésiter à lui écrire : benoit@yahoo.fr
  • Sinon, il faut aussi joindre le service des déchets : https://www.valleesud.fr/fr/environnement-la-gestion-des-dechets

Commerces :

Nous avons bien noté vos souhaits et vos questions relatives à la nature des commerces qui s’installeront dans les locaux commerciaux, et au calendrier associé.

Suite à notre échange, nous avons en premier lieu déniché le rapport d’activité 2021 de la SEMOP. Ce document indique l’existence d’un « Comité d’agrément des enseignes ». qui valide les commerces désirant s’installer dans les locaux commerciaux du quartier.

D’autre part nous avons posé une question lors du Conseil Municipal du 6 Avril 2023, dont le texte est le suivant :

  • Les habitants ont un avis sur les commerces qu’ils souhaiteraient voir dans leur quartier pour ne pas être obligés de se déplacer en dehors au quotidien : ils voudraient en particulier des petits commerces de bouche variés, de services (pressing, coiffeur, bricolage), ou encore une librairie ou un salon de thé. Un sondage a été organisé par certains habitants sur le groupe Facebook « Les voisins de l’écoquartier LaVallée », groupe de 390 membres du quartier, qui a recueilli 190 réponses il y a plusieurs mois, qui confirment ce souhait. Ce sondage a été présenté à la mairie. Mais ils sont inquiets car selon leurs dire plusieurs commerces de bouche auraient candidaté et auraient été refusés.
  • Une inquiétude est également exprimée sur le nombre de locaux commerciaux encore vides. Les habitants espèrent un cercle vertueux par lequel une installation rapide de nombreux commerces rendrait le quartier attractif, augmenterait sa fréquentation et sa vie, et serait bénéfique à tous les commerces présents. Ils craignent au contraire le cercle vicieux par lequel une installation trop lente des commerces fragiliserait la santé économique des premiers commerces à s’installer, et enverrait un mauvais message aux candidats commerçants si certains des premiers commerces finissaient par fermer.
  • Nous savons par ailleurs que parmi les instances de gouvernance de la « SEMOP Chatenay-Malabry Parc-Centrale » figure un « Comité d’agrément des enseignes », créé en septembre 2021, qui se réunit environ 1 fois toutes les 6 semaines pour accompagner la phase de lancement.
    • Pouvez vous nous indiquer comment est composé ce comité, et quels sont ses critères de sélection ? un document existe-t-il à ce sujet ? les habitants y sont ils représenté ?
    • Le contrat de la SEMOP avec LIDL inclut-il une clause excluant du quartier de petits commerces faisant concurrence à certains de leurs produits ?
    • Quelle suite sera donnée au souhait des habitants du quartier quant à leurs commerces de proximité, suite à ce sondage ?
    • Y a-t-il un calendrier prévisionnel d’installation de l’ensemble des commerces, et quel est-il ?

Voilà les extraits les plus informatifs de la réponse de notre Maire :

NB : les réponses de notre Maire ne sont pas toujours très précises. Malheureusement, il faut savoir que le règlement intérieur voté par la majorité municipale nous oblige d’une part à transmettre les questions que nous allons poser par écrit et à l’avance, et d’autre part nous interdit de débattre ou de poser des questions complémentaires suite à la réponse du Maire. Donc nous ne pouvons pas obtenir en séance les clarifications nécessaires lorsque la réponse du Maire n’est pas suffisamment détaillée.

  • « J’ai reçu les riverains le 30 janvier dernier »
  • « Notre volonté est d’avoir plus de 10 000 m2 de commerces hors Lidl pour satisfaire les besoins des habitants du quartier et attirer sur le site des habitants des autres quartiers de la commune et des autres communes limitrophes, des usagers du Tramway ou du complexe sportif la Grenouillère, des promeneurs du parc de Sceaux »
  • « Dans le projet que nous avons présenté à la CDAC pour obtenir l’autorisation d’ouvrir ces commerces, il y a des commerces de proximité, de restauration, d’équipement de la maison et de la personne »
  • « Les commerces sont essentiellement implantés Cours du Commerce et rue de l’Oiseau Bleu. La restauration est privilégiée sur les places et le long de la promenade plantée pour bénéficier de terrasses extérieures »
  • « Un investisseur unique Altixia a acquis tous les commerces, charge à lui de concevoir un plan de commercialisation et une stratégie de merchandising. Cette société a l’expérience nécessaire avec une quinzaine de références similaires en France. Elle a un objectif de détention à long terme, supérieur à 8 ans »
  • « Au Comité d’agrément des enseignes siègent des représentants des collectivités (la ville, le Territoire), de la SEMOP, de la Caisse des Dépôts et Consignations, d’Altixia, et les commercialisateurs mandatés pour chaque cellule commerciale »
  • « L’installation du magasin Lidl n’a aucune répercussion sur l’installation des petits commerces, comme vous le laissez supposer dans votre question. C’est au contraire la locomotive commerciale du quartier »
  • « Sont déjà installés : Lidl, le boulanger Etoile du Berger, le traiteur italien Bella Ragazza, le magasin d’aménagement et décoration d’intérieur Perenne, l’opticien Optical Center, l’institut de Beauté, le cabinet dentaire, le centre d’esthétique Lazeo »
  • « A venir prochainement : la brasserie Moustache (sur la place LaVallée), le magasin Gifi, le restaurant Basiliq & co, la brasserie l’Héritage »
  • « Et la commercialisation se poursuit »

Ecoles Primaires et Maternelle et de la Crèche :

Nous avons noté vos interrogations sur la date effective d’ouverture des écoles et de la crèche, et sur les conditions d’accueil et de garde des enfants.

D’une part, pour information, lors du conseil municipal du 16 Février 2023, deux délibérations ont été adoptées à l’unanimité :

  • La dénomination des établissements : l’école élémentaire et maternelle s’appela l’Ecole Voltaire, et la crèche s’appelle Les Papillons d’Or.
  • La modification de la carte scolaire de la Ville de Chatenay-Malabry suite à l’ouverture du nouveau groupe scolaire du quartier LaVallée, avec la sectorisation concernant l’Ecole Voltaire, et la modification de la sectorisation concernant les écoles Pierre Brossolette et Pierre Mendès-France. Il est précisé que les familles du quartier LaVallée auront le choix de scolariser les frères et sœurs dans une de ces 2 écoles (Pierre Brossolette et Pierre Mendès-France) dans le cas où un enfant de la famille y est déjà.

D’autre part, entre le conseil municipal du 16 février et celui du 6 avril, nous avons vu passer une décision du Maire relative à la signature d’un avenant contractuel repoussant la date prévisionnelle de réception du chantier du groupe scolaire LaVallée (y compris les 2 centres de loisirs et la cuisine centrale), prévue à l’origine le 14 mai 2023, et décalée au 14 août 2023.

Questionné sur ce point par nos soins lors du conseil municipal du 6 avril, Mr le Maire a évoqué des aléas ayant retardé le chantier, mais semblait confiant dans le fait que ces équipements seraient prêts pour la rentrée.

Enfin, nous avons posé une question lors du Conseil Municipal du 6 Avril 2023, dont le texte est le suivant :

  • Concernant l’ouverture de l’Ecole Maternelle des papillons d’or, et de Ecole primaire Voltaire, nous savons que l’ouverture est prévue pour la rentrée de Septembre de cette année. Néanmoins certains habitants semblent attendre impatiemment une réunion avec le futur encadrement de l’Ecole et des précisions de la mairie sur le dispositif de garderie prévu. En l’absence de ces éléments, certains commencent à se tourner vers l’enseignement privé.
  • Pouvez-vous nous indiquer si l’encadrement des Ecoles Primaires a été désigné par l’Education Nationale ? Les conditions de garde des enfants après l’école, les mercredis, à la crèche, sont-ils définis ? Ont-ils été communiqués aux habitant du quartier, ou quand le seront-ils ?

Voilà les extraits les plus informatifs de la réponse de notre Maire :

  • « Des mails ont été envoyés cette semaine aux parents pour confirmer les inscriptions »
  • « Une réunion d’information sera organisée au retour des vacances de printemps pour ceux qui ont choisi Voltaire »
  • « Nous attendons le retour de l’Education Nationale sur le nombre de classes »
  • « Un accueil périscolaire classique est prévu : garderie du matin, déjeuner, garderie du soir »
  • « Le Centre de loisir sera ouvert les mercredis et pendant les vacances scolaires aux élèves de l’école et à ceux des écoles primaires et maternelle de Pierre Brossolette (écoles non dimensionnées pour héberger un centre de loisirs aujourd’hui). A l’étude : basculer sur le centre de loisir Voltaire les élèves de l’école élémentaire Pierre Mendes-France pour désengorger le centre de loisir Jules Verne »
  • « Toutes ces informations seront communiquées aux parents lors des réunions prévues au mois de mai et par courriel »
  • « La ville a déjà lancé une campagne de recrutement d’un directeur de centre de loisir et d’animateurs »
  • « L’accueil à la Crèche les Papillons d’Or se fera du Lundi au Vendredi de 7h30 à 19h »
  • « Pour le recrutement du personnel de la crèche, une 1ère campagne de Job dating a eu lieu au mois de mars, une 2eme aura lieu en mai. Résultats de la 1ère campagne : 25 candidatures ont été déposées, 14 rendez-vous ont eu lieu et 11 sont programmés, 8 candidatures sont déjà retenues ».

Chauffage du quartier :

Nous avons bien noté vos questions relatives au mode de production du chauffage urbain actuel et au calendrier du nouveau projet de géothermie.

Nous savons que la Mairie travaille bien sur le nouveau projet de géothermie, puisqu’un appel d’offre a été publié l’an dernier pour la Délégation de Service Public pour la création et l’exploitation d’un réseau de chaleur géothermique :

https://centraledesmarches.com/marches-publics/Chatenay-Malabry-COMMUNE-DE-CHATENAY-MALABRY-Delegation-de-service-public-pour-la-creation-et-l-exploitation-d-un-reseau-de-chaleur-geothermique-PHASE-CANDIDATURE/6806879

Nous avons posé quelques questions en commission sur l’avancement du projet, il nous a été répondu que 4 entreprises ont répondu, « les 4 grandes entreprises françaises qui savent faire de la géothermie ».

D’autre part, le 13 mars dernier, le Maire a revu à la hausse le montant du contrat avec la structure spécialisée choisie pour aider la mairie dans ce projet.

Enfin, lors du conseil municipal du 6 avril dernier, nous avons posé les questions suivantes :

  • Savons-nous quand la chaudière à biomasse (qui remplace la géothermie retardée) sera-t-elle mise en fonctionnement (aux côtés de la chaudière à gaz existante) ?
  • Quel type de biomasse brulera-t-elle : déchets organiques ménagers ? déchets agricoles ? bois ?
  • Pour le projet cible de géothermie sur Chatenay-Malabry, avons-nous à ce stade un macro-calendrier prévisionnel de la période à laquelle la quartier de LaVallée pourrait y être raccordé ?

Voilà les extraits les plus informatifs de la réponse de notre Maire :

  • « Une chaudière fonctionne déjà en biomasse, les combustibles sont des plaquettes de bois »
  • « Concernant la géothermie, le permis de forage minier est sur le point d’être déposé, nous devrions faire le choix du délégataire avant la fin de l’année »
  • « Nous prévoyons un raccordement du quartier LaVallée pour fin 2025 »

Promenade plantée, espaces verts, tiers lieux :

Suite à nos échanges, nous avons posé les questions suivantes lors du conseil municipal du 6 avril dernier :

  • Sur la promenade plantée, les aires de jeux pour enfants sont difficilement accessibles aux poussettes du fait des marches : pouvez-vous nous dire quel est le calendrier pour apporter des améliorations à cette difficulté ?
  • Pouvez-vous nous préciser qui s’occupe des espaces verts de la promenade plantée : est-ce que ce sont les jardiniers de la mairie ? de la Semop ? du territoire ? d’une entreprise mandatée par une de ces entités, et si oui laquelle ?
  • Pouvez-vous préciser quel est le projet pour l’ancien gymnase de l’Ecole Centrale, qui aurait vocation à devenir un « tiers lieu » : quel en serait le contenu, avec quel calendrier ?

Voilà les extraits les plus informatifs de la réponse de notre Maire :

  • « Les aires de jeu vont être accessibles aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite très prochainement, la livraison des rampes d’accès est prévue fin mai »
  • « L’entreprise Terrideal a été choisie pour l’entretien des espaces verts pendant 2 ans, sous contrat avec la SEMOP »
  • « Concernant l’ancien gymnase de l’école centrale, il est aujourd’hui occupé par la base vie des entreprises. C’est un vaste bâtiment de 800 m2, sa destination est en réflexion, elle nécessitera des travaux d’aménagement et de rénovation très conséquents ».

Ferme urbaine :

 Nous avons bien noté vos questions quant au calendrier de mise en service de la ferme urbaine et de ses différentes activités.

Les nouvelles ne sont pas bonnes sur ce sujet : le prestataire qui avait été choisi par la Mairie, la société « Merci Raymond », a jeté l’éponge et demandé à résilier le contrat qui la lie à la Mairie. La société justifie sa demande par le fait qu’elle n’a pas pu obtenir les financements permettant de mettre en œuvre le projet pour lequel elle avait été retenue.

Pourtant la ville s’était engagée à financer à hauteur de 500 000 € un bâtiment abritant des activités non agricoles (restauration / bar, événementiel / location de salles, coworking, ateliers de Yoga, …), ces activités représentant finalement l’essentiel des recettes puisque la vente de la production agricole ne représentait que 13% du chiffre d’affaire dans le plan présenté par Merci Raymond.

Néanmoins, Merci Raymond a fini par juger que 500 000 € n’était pas suffisant pour le bâtiment nécessaire à ces activités, et n’a pas trouvé de financement complémentaire.

Le maire nous a précisé lors du conseil municipal du 6 avril dernier que la ville travaille toujours à faire aboutir le projet de ferme urbaine, que les réflexions sont relancées, qu’il a été décidé de désormais dissocier les prestations de maraichage et celles d’animation du site. Les démarches sont en cours pour lancer un appel d’offre pour la partie production. Le futur bâtiment va être recalibré à la baisse pour une activité d’animations liées à la nature en ville, la restauration sur place étant abandonnée.

La majorité municipale n’en parlant pas, nous sommes intervenus pour demander ce qui était prévu concernant le financement participatif auquel ont souscrit 97 personnes, selon toute probabilité des habitants du quartier ou de la ville. Ce financement participatif a dépassé son objectif de 7500 €. Le maire nous a répondu que Merci Raymond avait retiré les fonds mais s’était engagé à les restituer aux souscripteurs.

Situation dans le bas de la Division Leclerc près du carrefour de l’Europe, autour de la résidence des numéros 30 – 32 – 34 :

Concernant les places de stationnement effondrées du fait des creusements des futures résidences entrainant la fermeture d’un tronçon de la Division Leclerc à la montée depuis des semaines :

Ce tronçon a réouvert vendredi 31 Mars 2023 suite à avis favorable des experts, mais en restant limité à 3,5 tonnes jusqu’à des derniers contrôles du SEDIF, donc les bus et les camions poubelles continuaient leur détour. (Depuis, nous ne savons pas si ces contrôles ont eu lieu et ont pu rouvrir l’axe complètement).

Concernant le nouveau trottoir qui n’est pas régulier, d’où de nombreuses flaques dès qu’il pleut, et les plaques d’égout qui sont plusieurs centimètres en dessous du trottoir, occasionnant plusieurs chutes de piétons :

La voirie à cette endroit dépend du Conseil Départemental. Nous n’avons pas encore pu intervenir à ce sujet.

De façon générale, y a-t-il un interlocuteur spécifique, un « guichet » vers lequel les habitants de LaVallée peuvent se retourner pour toute question ou tout problème lié à leur quartier, qui est en plein aménagement ?

A cette question, posée lors du conseil municipal du 6 avril dernier, le Maire a répondu qu’il ne fallait pas hésiter à le contacter, il reçoit chaque vendredi de 14h à 19h, et répond chaque jour aux courriers ou mails qu’il reçoit.

Son adresse : carl.segaud@chatenay-malabry.fr

Terrains de football :

Enfin, nous terminons avec un sujet que nous avons discuté qu’en toute fin de réunion alors que la plupart des participants étaient déjà partis.

Il s’agit du devenir des 2 terrains de football situés de l’autre côté de la Grande Voie des Vignes.

Ils sont aujourd’hui concédés ou appartiennent à l’association « Jeunesse sportive et culturelle Pitray-Olier » https://site.le-po.com/

Malheureusement, ces terrains sont en zone constructible, et un projet prévoit que ces terrains seront vendus à un promoteur immobilier, pour y construire pas moins de 410 logements, démarrage des travaux prévu en 2024, livraison en 2 phases 09/2026 et 09/2027.

Voir la demande sur le site de la DRIEAT : https://www.drieat.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/f01122p0173-min.pdf

Lors du conseil municipal du 16 février dernier, nous étions intervenus pour dire qu’il nous semblait peu opportun de laisser disparaître un tel complexe sportif, alors qu’il se situe en face du quartier et de la cité scolaire du quartier LaVallée, qui ne disposent pas de terrains de football. Nous proposions que la municipalité prenne toutes mesures nécessaires afin de pérenniser la vocation sportive du site.

Mais le Maire nous avait répondu que ce serait trop cher pour la ville et que « Ces terrains sont excentrés, ils n’entrent pas dans notre politique d’offre homogène, centralisée, des équipements sportifs »

  • Nous vous posons donc la question : pensez-vous qu’il serait souhaitable de conserver un complexe sportif sur ces terrains situés en face du complexe scolaire de LaVallée?

N’hésitez pas à vous écrire, ou à lire nos communications sur notre site Internet ou Facebook

Densité châtenay

La vraie densité de Chatenay-Malabry

Notre Maire l’a encore répété lors du Conseil Municipal du 16 février 2023 : « Nous sommes la ville la moins dense du sud des Hauts de Seine, et de loin ».

C’est malheureusement faux, sauf si l’on se réfère à un calcul simpliste qui ne reflète pas la réalité du vécu des habitants.

L’indicateur reconnu, la densité de population nette, utilisé par tous les experts en urbanisme, montre que plusieurs villes du sud du département sont moins denses que Chatenay-Malabry.

Il montre aussi que notre ville est celle dont la densité augmente le plus fortement de tous les Hauts de Seine depuis 2010.

Depuis ces dernières années, nous avons vu le nombre de chantiers exploser dans notre ville. Le Collectif Citoyen Chatenaisien, parti d’opposition, ne cesse de dénoncer une surdensité, quand la majorité rappelle à qui veut l’entendre que Chatenay-Malabry est la ville la « moins dense » des environs.

Qu’en est-il réellement ?  Analysons les données et regardons l’évolution de la ville ces dernières années de façon objective et chiffrée.

La première question à se poser est celle de la définition de la densité ; qu’est-ce que la densité et comment la calcule-t-on ?  Répondre à cette question n’est pas si aisé car il existe en réalité plusieurs définitions et donc plusieurs méthodes de calcul.

Une des définitions les plus simples est la densité de population brute. Il s’agit de prendre un indicateur du nombre de personnes présentes sur un territoire (le nombre d’habitant ou le nombre de logements par exemple…) et de le rapporter à la superficie de ce territoire.

Néanmoins cet indicateur présente des limites évidentes. Une ville constituée d’un tissu urbain extrêmement concentré mais entourée d’hectares de forêt, serait peu dense selon cet indicateur. Cependant, ses citadins expérimenteraient quotidiennement une très forte densité. Par exemple, Paris est une des 10 villes les plus denses au monde, et c’est bien vécu comme tel par ses habitants, mais cette réalité est faussement reflétée dans les chiffres si on compte dans la superficie de Paris le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes, qui en font pourtant partie.

C’est pourquoi les spécialistes ne se réfèrent jamais à la densité de population brute. Pour analyser un territoire, ils utilisent la densité de population nette. Avec cet indicateur, on retire de la surface de terrain les zones inconstructibles de type : grands espaces verts, grandes zones militaires, ….

C’est notamment cet indicateur qui a été sélectionné par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) afin d’effectuer une cartographie de la densité de population dans la métropole du grand paris (1).

A l’analyse de cette carte, on constate que Chatenay-Malabry n’est pas la ville la moins dense du département, ni du territoire, ni même du sud des Hauts de Seine, en terme de densité de population nette.

Antony, Meudon, Sèvres ou Ville d’Avray sont moins denses que notre commune. Cependant, notre ville profite d’une position enviable avec un nombre d’habitant à l’hectare entre 100 et 250.

Alors comment évaluer la politique urbaine d’une municipalité au regard de la densité ?

C’est surtout l’évolution de cette densité qui est un bon indicateur.

A ce titre, l’Apur a réalisé un remarquable travail en compilant les données publiques du nombre de logements autorisés à la construction entre 2010 et 2020, et en les rapportant au nombre de logements initialement existants de chaque ville. On obtient ainsi une carte indiquant l’évolution des constructions sur 10 ans et donc l’évolution de la densité sur 10 ans.

A cet exercice, c’est notre ville qui remporte la palme d’or dans les Hauts-de-Seine, avec une augmentation de sa densité de 30 à 40%.

Et ce ne sont pas les années 2020 et suivantes qui changent quelque chose à cette palme d’or.

Chatenay-Malabry reste donc d’une densité enviable à l’échelle francilienne, mais fait partie des communes qui se densifient le plus, et est celle qui se densifie le plus à l’échelle des Hauts-de-Seine.  

Attention donc à une politique de densification outrancière qui perturberait l’équilibre de notre ville.

 

Bibliographie :

  • Densité de population dans la Métropole du Grand Paris. Carte. Juillet 2021. Apur. Disponible ici : https://www.apur.org/fr/geo-data/densite-population-metropole-grand-paris

Réponses Budget 2023

Sélection de morceaux savoureux choisis parmi les réponses qui ont été faites par la majorité municipale à nos propositions d’orientation budgétaire

Vision ou pas vision ?

  • Mr Siffredi : Vous demandez à Mr le Maire une vision à 2030, cela démontre que l’opposition pense qu’elle sera encore dans l’opposition après les prochaines élections municipales de 2026. C’est rassurant. C’est réaliste de votre part

Inutile de commenter.

  • Mr Segaud : Il ne serait pas raisonnable d’avoir une vision à 2030 tout simplement parce qu’il y a des élections tous les 6 ans (…) et parce que le contexte actuel ne permet pas d’avoir de certitude sur l’avenir.

C’est certain. Tous les professionnels qui anticipent, font des projections ou des prévisions, échafaudent des hypothèses et des stratégies … toutes ces personnes ne le font que lorsque le futur est absolument certain.

Au passage : la 1ère phrase montre que Mr Segaud considère comme possible de perdre les prochaines élections, non ?

  • Mr Siffredi : Je n’ai pas entendu votre vision [pour la ville]. Vous m’avez dit ce qui est dans le rapport du GIEC. Où elle est votre vision à vous ? Nous, nous avons une vision à nous tout seuls comme des grands

Orienter notre budget en fonction de ce que la communauté scientifique mondiale nous prédit comme avenir, ce n’est donc pas une vision. Par contre, rester aveugle à ce futur, c’est une vision de « grand ».

Idées fixes / marottes :

  • Mr Siffredi : Vous nous avez reproché d’avoir endetté la ville, c’est parce que nous avons investi fortement pour remettre en état le patrimoine qui était totalement délabré [quand nous avons conquis la ville, en 1995, il y a 28 ans]
  • Mr Siffredi : C’est vrai, il y a de grosses déperditions [énergétiques] à la mairie [le bâtiment]. C’est totalement assumé. Pourquoi ? Parce que « vous » nous avez laissé la ville dans un tel état que ….
  • Mr Segaud : On a toujours un petit sourire aux lèvres quand on vous entend nous donner des leçons, surtout quand on sait dans quel état vous nous avez laissé la ville en 1995

Nous y avons droit environ 1 ou 2 fois par conseil municipal. Critiquer le bilan laissé par son prédécesseur (de façon évidemment intéressée, biaisée, non objective) est un réflexe rhétorique largement utilisé par tous les politiques pendant les premiers mois ou les premières années de leur arrivée au pouvoir … mais rarement après 28 ans passés aux commandes !

La plupart des conseillers municipaux élus sur la liste du CCC, n’habitaient pas la ville il y a 28 ans. Emmanuelle Novaro et Julien Peyrard, nos deux jeunes collègues (récemment partis pour cause de déménagement), ont entendu cela à chaque conseil municipal alors qu’ils n’étaient même pas nés il y a 28 ans …

Désinformation sur l’urbanisme :

  • Mr Siffredi : Vous dites qu’il ne faut pas construire. Selon l’état, il faut au moins 70 000 logements [nouveaux par an en Ile de France]

C’est vrai, c’est que dit l’Etat. Il y a 1276 communes en Ile de France, donc cela pourrait faire 55 nouveaux logements à construire par commune et par an.

Mais il faut construire plutôt dans les zones déjà très urbanisées. L’Etat a donc demandé que, parmi ces 70 000 nouveaux logements annuels, 38 000 soient construits au sein de la Métropole du Grand Paris (qui regroupe Paris et 130 communes de la petite couronne). Celle-ci a décliné les objectifs par commune.

L’objectif assigné à Chatenay-Malabry est de construire 150 nouveaux logements par an.

Néanmoins, dans notre ville, la moyenne des logements commencés de 2015 à 2020 est de 400 par an soit 2,8 fois plus ce qui lui est demandé.

En ce début d’année 2023, ce sont 710 nouveaux logements qui sont soumis à la commission annuelle de fixation des taxes foncières : presque 5 fois plus de nouveaux logements que demandés !

  • Mr Siffredi : Une ministre écologiste [Cécile Duflot] avait dit qu’il faut construire la ville sur la ville [sous-entendu : vous voyez bien qu’il faut densifier les villes]

Ce que cette ministre voulait dire, c’est qu’il fallait éviter d’artificialiser des sols, en construisant sur des terrains déjà couverts. Pas en détruisant des espaces verts et des arbres, comme notre commune le fait malheureusement à grande échelle.

  • Mr Segaud : Nous sommes la ville la moins dense du sud des Hauts de Seine, et de loin

C’est faux. Chatenay-Malabry n’est pas la ville la moins dense du sud des Hauts de Seine, si l’on choisit les indicateurs reconnus en la matière.

Et Chatenay-Malabry est la ville des Hauts de Seins dont la densité a augmenté le plus vite depuis 2010 !

Les vrais chiffres sont consultables ICI.

  • Mr Segaud : Nous avons pris des mesures pour protéger notre commune d’une urbanisation qui ne serait pas maitrisée

Chacun peut effectivement le constater …

  • Mr Segaud : Vous parliez d’une charte constructeur [imposée aux promoteurs pour des logements mieux isolés]. C’est vraiment coercitif. On imposerait quelque chose de supplémentaire.

C’est vrai. C’est aussi le cas des feux rouges et les ceintures de sécurité.

Réfléchissent-ils avant de nous répondre ?

  • Mr Siffredi : [Avant que notre majorité n’arrive au pouvoir à la mairie, il y a 28 ans], Chatenay-Malabry avait la géothermie, on a été parmi les premiers, on a tellement été les premiers qu’il a fallu l’arrêter parce que ça ne marchait pas …

Mr Siffredi parle du projet de géothermie mené dans les années 1980 par la précédente majorité municipale, alors que la technique n’était pas encore maitrisée. Ce projet a effectivement échoué pour des raisons techniques, mais en tout cas, à l’époque, il montrait une vraie « vision » pour l’avenir !

Depuis, la technique a été mise au point, et la géothermie a été mise en place avec succès dans d’innombrables collectivités depuis des décennies … mais pas dans notre ville pendant les 20 premières années de l’actuelle majorité municipale.

Pour le quartier LaVallée, la mairie a enfin lancé un premier projet de géothermie, mais sur des bases différentes de ce qui se faisait partout ailleurs.

Les conseillers municipaux élus sur la liste du CCC avaient alerté dès septembre 2020 sur les risques d’échec de ce projet farfelu (lire ICI).

Fin 2021, ce projet de notre mairie actuelle, pour reprendre les mots de Mr Siffredi, « il a fallu l’arrêter parce que ça ne marchait pas » (lire ICI)

  • Mr Segaud, sur notre proposition d’une Maison des Associations : Vous parlez d’équipements dédiés, nous préférons les répartir sur différents quartiers de la ville, c’est aussi une façon de faire vivre la ville plutôt que de les concentrer à un seul endroit. Notre démarche, c’est de pouvoir dispatcher …

Quelques minutes après, voilà ce que répond le même Mr Segaud à notre proposition de préserver les 2 terrains de foot situés Grande Voie de Vignes en face du quartier LaVallée qui en est dépourvu : « Ces terrains sont excentrés, ils n’entrent pas dans notre politique d’offre homogène, centralisée, des équipements sportifs ».

Bon, nous n’en sommes pas à une contradiction près.

  • Mr Segaud : Votre proposition de faire des économies en diminuant l’éclairage public, c’est triste parce que ça ne rentre pas dans les caisses de la commune

Effectivement l’éclairage public n’est pas payé par la commune, mais par le « Territoire Vallée-Sud Grand Paris », c’est-à-dire la « communauté de commune » dont Chatenay-Malabry fait partie. Ce serait donc bien des économies d’argent public payé par les citoyens. Ce qui est triste, c’est que, bien que vice-président du « Territoire », Mr Segaud ne soit pas intéressé par des économies si elles ne portent pas sur le budget de sa mairie.

Budget 2023

Débat 2023 sur les orientations budgétaires de notre ville

Aucune analyse des besoins

Aucune anticipation face aux défis de l’avenir

Presqu’aucune visibilité au-delà de 2023

Aucune prise en compte de la moindre proposition

Des réponses surprenantes

Le débat d’orientation budgétaire, qui revient en chaque début d’année dans les conseils municipaux, est l’occasion d’examiner les grandes orientations de la politique municipale sur le court moyen et long terme.

Ce débat était à l’ordre du jour du conseil de février dernier.

Mais, dans le rapport préalablement remis par la mairie à ses conseillers municipaux, comme les années précédentes, on trouve beaucoup d’accessoire, et peu ou pas d’essentiel :

  • aucun diagnostic détaillé des besoins
  • aucune analyse des défis majeurs qui nous attendent (climat, social, …)
  • aucune prospective sur les actions à engager pour y répondre
  • aucune simulation financière sur plusieurs années proposant différents scénarios de recettes et de dépenses en fonction des projets municipaux choisis et de la conjoncture économique.

On trouve dans ce rapport beaucoup de chiffres, bien-sur, très détaillés d’ailleurs, mais ils ne dépassent quasiment jamais l’année 2023. Et les seuls projets proposés sur plusieurs années sont … des constructions bien-sûr.

==> Lire le rapport présenté par la majorité municipale sur leurs orientations budgétaires

Pourtant, tous les scientifiques nous parlent de l’enjeu majeur que constitue la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses effets (canicules, pénuries d’eau, …). Ils s’accordent pour dire que les villes sont des acteurs majeurs des politiques climatiques, car c’est à leur niveau qu’ont lieu des contributions essentielles pour atténuer ce changement et à s’y adapter.

Pourtant, les économistes nous alertent depuis longtemps sur la volatilité des prix de l’énergie.

Nous avons donc, en conseil municipal, exprimé notre étonnement devant le contenu du rapport présenté, surtout constitué de longues descriptions de la mauvaise conjoncture et des brimades infligées par le méchant Etat aux gentilles communes.

Malheureusement, plusieurs de ces plaintes ne se contentent pas d’être inutiles : elles ne résistent pas à l’analyse des faits.

==> Lire l’intervention de Stéphane Dieudonné, conseiller municipal sur la liste du CCC

Et nous avons proposé que les orientations budgétaires de la ville incorporent tout un ensemble de priorités répondant aux impératifs climatiques et énergétiques.

  • Un ambitieux plan pour la rénovation énergétique des bâtiments, et autres économies d’énergie.
  • Une nouvelle politique d’urbanisme
  • Un véritable Plan Vélo.
  • Un plan pour la sensibilisation et la formation des citoyens aux enjeux du changement climatiq (alimentation, consommation de l’eau et de l’énergie, transports, …)

==> Lire l’intervention de Roland Marzuoli, conseiller municipal sur la liste du CCC

Nous avons également souligné que beaucoup de ces mesures ne coutent rien (protéger les arbres, exiger des logements passifs, faire intervenir des associations dans les écoles) voire rapportent de l’argent à court ou moyen terme  (réduire l’éclairage public réduit, remplacer les ampoules traditionnelles par des LED).

Malheureusement, comme toujours, l’équipe municipale est restée totalement sourde à nos suggestions. Nous vous laissons découvrir quelques-unes des réponses qui nous ont été faites. Certaines sont inutilement polémiques, alors que le ton de notre intervention ne l’était pas. D’autres ne font que véhiculer des désinformations transformant la réalité, nous vous expliquons pourquoi. Certaines ne font même aucun sens …

==> Lire notre sélection de morceaux savoureux choisis parmi les réponses qui nous ont été faites.

Cette attitude de décisions unilatérales et de refus systématique de toute proposition alternative ressemble beaucoup à ce que nous connaissons à la tête de notre Etat.

Malheureusement, cela se fait au détriment des habitants de la commune. Car la politique de développement urbain débridé menée par la mairie expose les chatenaisiennes et les chatenaisiens à l’insécurité sur leur santé, sur leurs conditions de vie, et sur leur facture énergétique.

reunion CNL Logement social

Réunion du 10 janvier 2023 à 20h de la CNL (Confédération Nationale du Logement) sur le logement social.

La CNL (Confédération Nationale du Logement) une association nationale de défense des locataires des logements sociaux.

Elle organise ce mardi soir 10 janvier 2023 à 20h une réunion publique sur le logement social à Chatenay-Malabry, au réfectoire de l’école élémentaire Thomas Masaryk, route Forestière de la Corneille à Chatenay Malabry

Ce sera l’occasion de faire le bilan des actions en cours dans l’intérêt des locataires des différents ensembles de logements sociaux de la ville.

Chatenay-Malabry compte plus de 5000 logements : plus du tiers des habitants de notre commune sont directement concernés.

Le bailleur social « Hauts de Bièvres Habitat » gère la très grande majorité des logements sociaux de Chatenay-Malabry : la Butte Rouge, les Vaux Germains, le Loup Pendu, les Mouilleboeufs, La Briaude …

Cette réunion est particulièrement importante dans la perspective des élections des représentants des locataires au Conseil d’Administration de « Hauts de Bièvres Habitat ».

Ces élections auront lieu le 21 janvier prochain au matin, et tout habitant titulaire nominatif d’un bail dans un de ces logements sociaux (un seul votant par logement) est appelé à voter pour désigner la ou les personnes qui le représenteront dans l’instance dirigeante du bailleur.

Que vous soyez locataire dans le parc social ou pas, venez vous informer sur la situation du logement social dans votre ville, sur les difficultés et sur les principaux projets et dossiers en cours, et en particulier sur l’avenir de la Cité Jardin de la Butte Rouge. Et faites venir vos connaissances chatenaisiennes.

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manifestation contre le projet de destruction de la Butte Rouge

Manifestation contre le projet de destruction de la Butte Rouge devant le Ministre délégué à la Ville et au Logement !

Communiqué de presse du 8 décembre 2022
Cité-Jardin de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry : urgence !
A l’occasion de la cérémonie de remise du Grand Prix de l’urbanisme 2022 présidée par
Olivier Klein ministre délégué à la Ville et au Logement


Nous appelons à une manifestation d’opposition à ce projet
Le lundi 12 décembre à 17h30
devant l’entrée principale de la Cité Internationale Universitaire de Paris

La mobilisation pour préserver la Cité-jardin de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry dure depuis des années. Véritable oeuvre urbaine, référence historique remarquable d’architectures humanistes, modèle paysager et social, la Butte Rouge est un lieu emblématique du patrimoine du XXème, qu’il est primordial de conserver et de réhabiliter.

Malgré les 85% d’avis défavorables exprimés lors de l’enquête publique, le maire continue son projet de destruction reconstruction de cet ensemble remarquable, visant à passer de 3 300 logements sociaux à 4 300 logements dont seulement 1 700 seront sociaux.

Malgré, également, les dizaines de lettres de protestation émanant d’organisations nationales et internationales oeuvrant pour la protection du patrimoine architectural urbanistique et naturel ou du logement social, dont Europa Nostra, organisme européen lié à l’Unesco qui a mis la Butte Rouge sur la liste des 7 sites du patrimoine européen les plus en dangers, et dont une délégation venue étudier le dossier pendant 4 jours n’a pas été reçue par la mairie.

Cette casse sociale et cette densification écocidaire sont motivées par une opération immobilière faisant la part belle aux promoteurs, dans une ville qui construit déjà depuis 10 ans 3 fois plus de nouveaux logements que demandés par la Région Ile de France.

La crise du logement social, elle, continue à fracturer en profondeur notre société. Dans les Hauts de Seine, les demandes de logement social croissent fortement (73 000 en 2020) alors que les attributions baissent (5 890 en 2020). La destruction de la Butte Rouge va aggraver cette situation.

Nos architectes et nos urbanistes les plus prestigieux, dont les récents prix Pritzker, ont permis une prise de conscience de l’ensemble de la profession : du fait des enjeux écologiques et énergétiques, la démolition n’est plus une solution pour la requalification et l’évolution de la ville, la réhabilitation de l’existant doit devenir la norme.

Nous dénonçons l’ambition régressive de nos administrateurs locaux, qui autorisent la démolition à grande échelle d’un patrimoine exemplaire, à contre-courant d’un grand nombre d’opérations contemporaines de réhabilitation, d’hybridation ou de transformation, seules adaptées au XXIème siècle.

Maintenant, sur le site, il y a de portes métalliques qui bloquent les entrées des immeubles et des fenêtres sont murées, et plus de 500 logements, souvent en bon état, sont inoccupés depuis longtemps sans être ré-attribués.

Pourquoi délivrer des Grands Prix de l’Urbanisme tout en abandonnant un fleuron de notre patrimoine urbanistique ?

Association Châtenay Patrimoine Environnement :  assocpe@wanadoo.fr   
Le Collectif Citoyen Châtenaisien :  collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com  
Sauvons la Butte Rouge :  collectif.butterouge@laposte.net

une ville mieux éclairée ferait des économies d’énergie

Une ville mieux éclairée ferait des économies d’énergie

Devant l’explosion des coûts de l’électricité, qui se chiffre en centaines de milliers d’Euros pour le poste « éclairage public » de la commune, nous avons proposé au Conseil Municipal (1) d’éteindre l’éclairage public quelques heures au cœur de la nuit.

Plus d’un tiers des villes françaises le font, et n’ont constaté aucune augmentation de la criminalité et aucun impact négatif sur la sécurité des biens et des personnes, mais une amélioration de la sécurité routière.

Nous espérions un accord pour un essai de quelques mois sur un quartier, suite auquel nous aurions pu faire un bilan avec les citoyens concernés. Mais la majorité municipale a totalement rejeté cette proposition.

La crise de l’énergie est là et s’imposera de plus en plus dans les mois qui viennent avec les conséquences financières que cela aura, pour chacun d’entre nous, mais aussi pour les collectivités. Il nous faut réfléchir autrement aux sources d’énergie et à leur utilisation afin de ne pas continuer à mener notre planète « dans le mur ». C’est ainsi que commençait la proposition que nous avons soumise au vote du Conseil Municipal de septembre.

L’éclairage public nocturne représente dans la plupart des cas le 1er poste de consommation d’électricité des communes.

La Fédération nationale des collectivités (FNCCR) a rappelé que l’éclairage public est « un gouffre financier pour les collectivités ». La FNCCR révèle que le coût de fourniture d’électricité pour les collectivités va vraisemblablement doubler cette année. Interrompre l’éclairage public au cœur de la nuit permet de réduire ces coûts de 45% à 75%. Chatenay économiserait au moins 300 000 €.

Plus d’un tiers des communes ont déjà tenté l’expérience, sans conséquence négative sur la sécurité des biens et des personnes. Selon le géographe et chercheur Samuel Challéat, les statistiques ne montrent pas plus de criminalité dans les villes non éclairées. 80 % des cambriolages ont lieu le jour et pour les 20 % restants, aucune différence n’est observée que la lumière soit allumée ou pas. Ce qui a pu être mis en place à Strasbourg, Chambéry, Saint Nazaire, Colmar, Agde, Nevers, ou Orsay (il ne s’agit pas de communes rurales où les problèmes de sécurité sont moindres) devrait pouvoir l’être à Châtenay !

De plus, l’éclairage nocturne est néfaste pour nos rythmes biologiques et hormonaux et notre sommeil. Et de nombreuses études ont désormais bien établi que plusieurs espèces animales (oiseaux, insectes, chiroptères…) pâtissent d’un éclairage permanent qui est probablement l’un des facteurs expliquant l’effondrement de certaines populations animales, et la baisse très alarmante de la biodiversité.

Enfin, les études de sécurité routière prouvent que les véhicules réduisent leur vitesse dans les zones non éclairées, minorant ainsi le risque d’accidents et la pollution sonore due à leur passage. Les risques pour un piéton d’être renversé par un véhicule motorisé sont minorés dans une rue non éclairée du fait de la réduction de vitesse induite par la faible visibilité.

Notre proposition était d’éteindre l’éclairage public de 1h à 5h, et de consacrer une part des économies réalisées à aider les habitants les plus en difficulté face à l’explosion des dépenses d’énergie. Nous espérions une discussion sur le créneau horaire et un accord pour un essai de quelques mois sur un quartier, suite auquel nous aurions pu faire un bilan avec les citoyens concernés. Mais non, la majorité municipale rejeta tout en bloc.

Ce débat aurait même pu être évité si notre municipalité avait anticipé les économies en équipant notre ville d’un éclairage LED, très économique, fiable, et permettant de moduler l’intensité selon le moment et le lieu. Le remplacement est possible à faible coût en modifiant les luminaires existants. Bièvres l’a fait en un été ! Mais notre mairie refuse d’accélérer son lent calendrier de déploiement.

(1) A Chatenay-Malabry, la ville a décidé de transférer la compétence « éclairage public » au territoire Vallée Sud Grand Paris dont nous faisons partie, et c’est donc cette collectivité qui porte le budget des dépenses d’électricité relatives à l’éclairage public et paie les factures. Le Maire de Chatenay-Malabry explique donc qu’il n’est plus décideur en matière d’éclairage public, et que notre proposition ne génèrerait aucune économie pour la ville. En fait, cela ne change rien au bien fondé de notre démarche et de notre proposition. D’une part, Mr le Maire est vice-président du territoire, en charge de la voirie du territoire, et est donc particulièrement bien placé pour porter cette proposition au territoire. D’autre part, que les économies soient faites sur le budget de la ville ou sur le budget du territoire, elles restent des économies faites sur l’argent des contribuables locaux !

Sources :

Le magnifique parc du CREPS est menacé

Le magnifique parc « du CREPS » est menacé

Un permis de construire délivré par la mairie autorise des constructions en zones protégées.

Il s’agit d’un projet poussé par la mairie, dont elle cache certains aspects à ses conseillers municipaux.

Les conséquences pourraient être, dans un deuxième temps, un autre projet avec encore des abattages d’arbres remarquables pour de nouvelles constructions dans ce splendide parc.

 Le terrain dit « du CREPS », de son vrai nom Domaine de la Petite Roseraie ou encore Parc Roland Gosselin, est un parc de 17 hectares de nature magnifique, avec des centaines de grands arbres des pelouses et des étangs, attenant au Pavillon Voltaire et à la Roseraie, splendides bâtiments anciens. Appartenant à la Région Ile de France, ce terrain est aujourd’hui entièrement alloué au CREPS, le Centre de Ressource et d’Expertise à la Performance Sportive de la région, dédié à la formation et à l’entrainement des sportifs de haut niveau.

A proximité immédiate du centre historique de notre ville, ce site, et dans lequel une riche page de l’histoire et de la culture françaises s’est écrite, est doublement protégé par une inscription officielle au titre des Monuments Historiques et au titre des « monuments naturels et sites du patrimoine culturel ». De plus le Plan Local d’Urbanisme de la ville classe la plus grande partie de ce terrain en Espaces Boisés Classés, ainsi qu’en zone N (zone naturelle) afin, précise-t-il noir sur blanc « qu’aucune construction ne vienne entraver la qualité de ces sites et les espèces qui y vivent » (1).

Il est pourtant en pleine transformation. Un permis de construire a été accordé par la ville le 28 Juillet 2022. De gros travaux (pas moins de 40 M€ (2)) sont en cours pour, officiellement, moderniser et étendre les installations sportives du CREPS en vue des Jeux Olympiques 2024. Plus de 5600 m2 de constructions neuves sont autorisées, dans un style très différent de celui du monument historique. Une partie de ces constructions sont situées en zone N (3), entrainant l’abattage d’une trentaine d’arbres, dont certains en zone N (3). Comment ce permis de construire a-t-il pu être autorisé ?

En fait, nous savons de source sûre que le CREPS lui-même n’était pas demandeur d’autant de travaux. L’information fournie par cette source est confirmée par les deux éléments suivants. D’une part, s’il avait vraiment un grand besoin de ces travaux, le CREPS les aurait demandés avant : rappelons que la désignation de Paris pour accueillir les JO 2024 date de 2017 … D’autre part, le 7 octobre 2022, le Parisien nous apprenait qu’aucune délégation française ou étrangère n’avait encore choisi le CREPS de Châtenay-Malabry pour s’entrainer lors des JO (2). Ces 40 M€ serviront-ils vraiment pour les JO ? On peut en douter.

Plusieurs informations précises nous amènent à supposer que ce projet serait plutôt une manœuvre tardive de la mairie de Châtenay-Malabry associée avec le Département des Hauts de Seine et la Région Ile de France. Les 3 collectivités, dont les dirigeants viennent du même parti politique, auraient monté toute cette opération dans un seul but : bénéficier des crédits alloués aux JO pour pouvoir récupérer environ 40% du terrain du CREPS. En effet, les travaux consistent surtout à construire de nouveaux bâtiments dans la partie Ouest du Parc (côté Avenue Roger Salengro) afin d’y transférer les activités aujourd’hui hébergées dans les locaux déjà existants dans la partie Est du Parc (côté rue Voltaire) : libérer ces locaux permettra à la Région de céder au département, de connivence avec la ville, une grande partie du parc située du côté de la rue Voltaire et de la rue des Vallées (3) (4).

La question est donc : pour quel projet la ville et le département veulent-ils récupérer cette partie du parc ?

A nos questions sur ce point, la ville a répondu qu’elle souhaite rendre cette partie du parc aux chatenaisiens pour qu’ils « profitent pleinement de cet écrin de verdure » et d’un espace alliant nature, culture et patrimoine.

Objectif certes louable, et que nous partageons pleinement.

Cependant il était possible d’atteindre ce même objectif de façon beaucoup plus simple, économe, et respectueuse de ce site. En effet, la direction du CREPS a plusieurs fois expliqué que, si le parc n’est pas ouvert aux promenades des chatenaisiens, c’est pour des raisons de responsabilité et de sécurité, par manque de budget pour quelques postes d’agents de surveillance, mais que si la Mairie acceptait de financer ces postes, le parc pourrait de nouveau être ouvert aux habitants de la ville. Cette solution n’aurait certainement pas couté 40 M€ !

L’ouverture de cet espace vert est-il vraiment le seul but de notre Mairie ?

Nous avons posé 3 fois la question suivante en Conseil Municipal : « des constructions seront-elles réalisées ? » Nous n’avons jamais eu de réponse à cette question (5). Pourtant, il aurait été si simple de répondre que la Mairie s’engageait à ne rien construire sur ce terrain …

Connaissant notre mairie, nous pouvons donc craindre le pire, en particulier sur toute la partie du terrain le long de la rue Voltaire, située en zone constructible.

Enfin, cette affaire est encore un autre triste exemple du fonctionnement autocratique de cette Mairie, qui décide en chambre sans consulter ni informer ses conseillers municipaux, et même en leur cachant ses projets (6).

Elle montre également beaucoup de mépris pour la justice, puisque les travaux continuent, alors qu’un recours gracieux contre le permis de construire des nouveaux bâtiments du CREPS a été déposé fin Septembre 2022 par l’ACPE (Association Châtenay Patrimoine Environnement) et par une riveraine du site, dénonçant l’atteinte au monument historique et au site inscrit et le non-respect du PLU, et ce recours n’est pas encore « purgé ».

Sources et documentation:

(1) Rapport de présentation du PLU, volet « Justification des Choix Retenus »

https://www.chatenay-malabry.fr/PDF/PLU/1.Rapport-de-presentation/1.3-Justifications-des-choix-retenus

Voir page 31, chapitre 4.4 Les incidences du PLU sur la faune, la flore, le patrimoine culturel et les paysages.

(2) Article du Parisien : 

https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/chinois-australiens-francais-qui-sentrainera-au-creps-pendant-les-jo-2024

(3) Le permis de construire n° 092 019 21 0029 est consultable par tout citoyen au service urbanisme de la mairie.

(4) Informations et documents reçus de sources sures proche du dossier, et confirmées par l’extrait d’un document de la Région cité au point (6) ci-dessous

(5) Nos 3 questions en Conseil Municipal sur le projet concernant le terrain « du CREPS », et les réponses du Maire, peuvent être lues dans les Procès-Verbaux des Conseils Municipaux concernés :

  • Conseil Municipal du 27 mai 2021

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-27-mai-2021/

  • Conseil Municipal du 18 novembre 2021

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-18-novembre-2021/

  • Conseil Municipal du 23 juin 2022

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-23-juin-2022/

Il faut savoir que le règlement intérieur du Conseil Municipal, imposé par la majorité à l’opposition, limite le nombre de « questions orales » à 2 par séance du Conseil Municipal. Ces « Questions Orales » sont la seule possibilité pour l’opposition d’aborder d’autres sujets que ceux prévus à l’ordre du jour fixé par le Maire. Le règlement intérieur précise que le texte de ces « questions orales » doit être transmis au Maire au plus tard l’avant-veille du Conseil Municipal, et interdit qu’un débat soit engagé après la réponse du Maire à chaque question. Toute réaction nous est donc interdite lorsque le Maire, dans son intervention, ne répond pas aux questions posées. (Et oui, c’est comme cela que fonctionne le Conseil Municipal de Chatenay-Malabry ! Vive la démocratie !)

Concernant nos 3 « questions orales » sur le projet sur le terrain « du CREPS », vous pourrez constater que nous nous efforçons de poser des questions précises et claires appelant des réponses factuelles. Malheureusement, il arrive souvent que Mr le Maire, dans sa réponse, ne soit pas avare de longues digressions qui ne lui sont pas demandées (exposés sur la richesse historique du lieu, considérations sur les termes que nous avons utilisés pour formuler notre question, …) mais ne réponde pas à certaines des questions que nous lui posons.

En l’occurrence, la question sur les constructions prévues sur la partie du terrain qui serait cédée à la ville ou au département a été posée 3 fois, et le Maire n’y a jamais répondu.

(6) La lecture de ces Procès-Verbaux prouve aussi que Mr le Maire cache délibérément des informations à ses Conseillers Municipaux.

D’une part, ce projet sur le terrain « du CREPS », important pour notre ville, n’a JAMAIS été mis à l’ordre du jour d’un Conseil Municipal par Mr le Maire.

C’est donc uniquement à l’initiative de l’opposition que ce sujet a été abordé, en y consacrant à trois reprises une des deux seules « questions orales » auxquelles nous avons droit à chaque conseil municipal.

Nous avons posé ces questions car nous avons été informés de l’existence de ce projet par un document qui nous a été transmis par une source anonyme. (Et oui, ça se passe comme cela à Chatenay-Malabry !)

D’autre part, lors du Conseil Municipal du 27 mai 2021, lorsque nous l’avons interrogé sur son projet pour la partie du terrain du CREPS qui serait rétrocédée, le Maire a laconiquement répondu que la Région n’avait encore rien cédé, et qu’il fallait attendre que les élections régionales soient passées pour reprendre contact avec la Région sur ce sujet.

Peu après, nous avons eu accès au document qui a été présenté le 22 Mars 2021 au jury charger de statuer sur les offres finales reçues par la Région Ile de France en réponse à l’appel d’offre qu’elle a lancé pour la reconstruction et la restructuration du site du CREPS à Chatenay Malabry.

Ce document mentionne clairement un « Remaniement des limites du CREPS qui implique que les 3 bâtiments de la partie Est du site devront être libérés de toute activité et transférés sur la partie Ouest du site : l’accueil, l’administration, la restauration et les locaux pour le service formation ».

Cela confirme donc les informations que nous avions.

Ce « remaniement des limites du CREPS » était connu dès le lancement de l’appel d’offre donc bien avant la réunion du 22 Mars 2021, ce qui montre que Mr Le Maire en avait connaissance lors du conseil municipal du 27 Mai 2021, mais a alors choisi de nous le cacher. (Et oui, c’est comme cela que fonctionne le Conseil Municipal de Chatenay-Malabry !)

Ce n’est malheureusement pas la première fois que Mr le Maire cache des informations à ses conseillers municipaux : voir notre article sur la géothermie à LaVallée : https://collectifcitoyenchatenay.org/enquete-lavallee-article-4-5/