Catégorie : Actualités
Episode caniculaire – Lettre ouverte des élu.e.s du Collectif citoyen châtenaisien
Brice GAILLARD
Conseiller municipal de Châtenay-Malabry
Président du groupe des élus du Collectif citoyen chatenaisien
À l’attention de Monsieur Carl SEGAUD
Maire de Châtenay-Malabry
Date : le 21 juin 2026
Objet : lettre ouverte relative à la gestion de l’épisode caniculaire en cours.
Monsieur le Maire,
Alors que notre ville est entrée dans une phase de vigilance rouge suite à l’épisode caniculaire en cours, nous constatons tout comme vous les difficultés que cette situation exceptionnelle peut engendrer pour de nombreux Châtenaisiennes et Châtenaisiens, en particulier pour les plus vulnérables : enfants, personnes âgées, personnes isolées ou encore personnes fragiles.
Plusieurs remontées concernant les conditions d’accueil dans certains établissements scolaires de la commune, où des situations de surchauffe ont été signalées, appellent une vigilance particulière.
De même, la protection et l’accompagnement des personnes âgées ou isolées devront faire l’objet d’une attention constante dans les prochains jours.
Face à un tel épisode climatique, les Châtenaisiennes et Châtenaisiens attendent avant tout de leurs élus qu’ils sachent travailler ensemble, au-delà des sensibilités politiques, dans un esprit de responsabilité et au service exclusif de l’intérêt général.
C’est pourquoi nous tenions à vous indiquer, après une consultation des élus du groupe minoritaire du Collectif citoyen châtenaisien, que nous sommes à votre disposition durant les heures et les jours à venir. Si vous le jugez utile, nous sommes prêts à échanger avec vous et avec les services municipaux afin de contribuer, dans un esprit de coopération, à la recherche de solutions de court terme permettant de traverser au mieux cet épisode caniculaire.
Au-delà de l’urgence, il nous semble également nécessaire de tirer collectivement les enseignements de cette période, d’autant que de tels phénomènes se multiplient et s’amplifient.
Une fois cette vague de chaleur passée, nous souhaiterions pouvoir engager avec vous une réflexion sur les moyens de renforcer durablement la résilience de notre commune face à ces phénomènes extrêmes. Adaptation des bâtiments publics et des établissements scolaires, création et renforcement des îlots de fraîcheur, végétalisation, amélioration des dispositifs d’alerte et d’accompagnement des personnes vulnérables : autant de sujets qui méritent, selon nous, d’être abordés dans un esprit de dialogue et de recherche de solutions.
Il ne s’agit pas pour nous de dire que rien n’a été fait par la ville ou par le CCAS, mais plutôt qu’il reste encore beaucoup à faire et que le temps nous manque en la matière.
C’est dans cet état d’esprit, constructif et sans aucune autre considération que l’intérêt de notre ville et de nos concitoyennes et concitoyens, que nous vous renouvelons notre disponibilité et notre volonté de contribuer, à notre place, à l’effort commun.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.
Pour les élu.e.s du Groupe du Collectif citoyen châtenaisien
Brice GAILLARD
Conseiller municipal de Châtenay-Malabry
Président du groupe des élus du Collectif citoyen chatenaisien
« L’Espérance » à la Butte Rouge
« L’Espérance » à la Butte Rouge

Epreuve originale (plâtre)
Musée de Reims
« L’Espérance » est le nom d’une statue de Carlo Sarrabezolles un moulage bronze agrandi sera érigée place François Simiand, au cœur de la Butte Rouge.
Ainsi en a décidé le Maire de Châtenay-Malabry
Lors du dernier Conseil Municipal de la précédente mandature, alors qu’on y débattait d’une opération de mécénat « anonyme » associée, le Maire s’est enflammé pour Carlo Sarrabezolles et pour cette statue qui révèlerait formidablement l’espérance à la Butte-Rouge. Son enthousiasme et sa maîtrise du discours performatif ne laissaient de place, comme toujours, ni aux questions ni au débat, ni à quelque marque d’estime pour ses interlocuteurs.
Carlo Sarrabezolles
[1]Formé à Toulouse, sa ville natale, puis à Paris, à l’École des beaux-arts, Carlo Sarrabezolles est une figure majeure de la sculpture figurative de l’entre-deux-guerres. Collaborateur d’architectes de renom, il réalise des chantiers monumentaux en France et à l’étranger. Éloigné du fonctionnalisme de l’époque, il propose des programmes iconographiques ambitieux, habillés d’une forme de classicisme moderne. Son nom est associé à la technique de la taille directe du béton frais, largement déployée sur des édifices religieux marquants….
… Héritier assumé de l’art gréco-romain, Sarrabezolles révèle, à travers l’apparente austérité et l’aspect colossal de ses œuvres, la poésie vivante et l’élévation de l’âme qui les animent
Dans l’entre-deux-guerres, Sarrabezolles explore le thème de l’espérance. Mais si tant d’artistes l’ont abordé comme une hésitation non résolue entre l’espérance des poilus des tranchées et de la Victoire et celle d’un monde de paix qui devait surgir de l’apocalypse sous l’égide d’une toute nouvelle Société des Nations, Sarrabezolles se tient plus souvent du côté de la première acception.
Par la réalisation de très nombreux monuments aux morts, il rend hommage au courage, au sacrifice des poilus ; il exalte leurs vertus et la grandeur d’une France victorieuse par leur sacrifice.
Sarrabezolles exalte, mais ne dénonce pas… il n’est pas militant. Son inspiration n’est pas celle de la « Butte-Rouge »de Bapaume, rouge du sang de ceux qui ( …) roulèrent dans le ravin[2]
Il n’est pas davantage un artiste engagé. Son inspiration n’est pas celle de « notre » Butte-Rouge, la Cité jardin, celle d’un urbanisme au service de la justice sociale et de la dignité de tous. Les luttes sociales de l’entre-deux-guerres, la montée des périls aussi, le laisseront indifférent.
La Gloire des poilus, le génie et la grandeur de la France étaient un trop léger bagage pour penser la complexité. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, dans Paris occupé, l’œuvre de Sarrabezolles ne s’enrichira guère que du projet sans suite d’un monument à l’amitié entre la France et les Etats-Unis d’une naïveté et d’une fadeur déconcertante.
« L’Espérance ».
Une statue en pied, une femme drapée, les bras vers le ciel ! un thème qu’il décline pour des monuments aux morts, comme celui pour les « employés du chemin de fer métropolitain » au métro Richelieu Drouot ou « L’Âme de la France », dont la nudité compliquera quelque peu son acceptation comme monument aux morts.


Même si elle est classée comme appartenant à l’« Art déco », elle illustre davantage la tendance néoclassique et le retour à l’ordre qui marque une grande partie de la sculpture monumentale française de l’entre-deux-guerres. La première réalisation en bronze de l’Espérance, la seule identifiée du vivant de l’artiste, n’était pas destinée à un monument aux morts mais à un monument funéraire commandé par Paul Louis Marie Archambault Boson de Talleyrand-Périgord, duc de Sagan, de Talleyrand et de Valençay pour son amante, Marguerite-Joséphine Jacquot.

Sarrabezolles avait déjà réalisé le monument funéraire de l’épouse de Félix Martin-Sabon, figure émérite de la préservation du patrimoine historique et artistique dans l’entre-deux-guerres, et qui avait été auparavant maire de Ronquerolles, village de la famille de Marguerite-Joséphine Jacquot. Sans doute est-ce là l’origine de la rencontre entre le Duc de Valençay, commanditaire, et Sarrabezolles, artiste commandité.
Il n’y aura pas d’autres réalisations bronze du vivant de l’artiste. La seule autre réalisation en bronze identifiée a été offerte par la société SNECMA[3] (aujourd’hui Safran) à la Ville de Paris. Elle est érigée dans le square Carlo Sarrabezolles qui borde les immeubles du siège de la société Safran, dans ce 15ème arrondissement où Sarrabezolles avait son atelier, rue des Volontaires.
« L’Espérance » à la Cité-Jardin ?
Sarrabezolles, a été associé à des projets d’architecture ; mais pas à la Cité-jardin, ni d’ailleurs à aucun projet de cité-jardin.
Il n’a jamais travaillé avec les architectes de la Cité-Jardin.
Il ne s’est intéressé ni au mouvement des cités jardins ni à la sociologie ou l’économie politique de François Simiand, après qui est nommée la place sur laquelle la statue sera érigée.
« L’Espérance » s’inscrit dans une lignée de sculptures pour des monuments aux morts… et elle n’a n’échappé à ce destin que pour devenir un monument funéraire.
On peine à comprendre en quoi cette statue représenterait l’espérance d’une cité-jardin. On peine à comprendre comment le choix des élus s’est fait autour de ce projet.
Installer dans la Ville des œuvres d’art est évidemment un projet formidable !
Et, après tout, une œuvre d’art ne doit pas nécessairement représenter le lieu où elle est installée.
Mais l’embarras ici est double : d’une part parce que le Maire met en avant avec tant d’insistance cette symbolique, et d’autre part parce qu’une œuvre d’art n’échappe pas à l’intention première de l’artiste. L’espérance d’une cité jardin n’est pas symbolisée par des monuments aux morts ou funéraire.
N’en déplaise au Maire ne sera pas une œuvre d’art ! Il s’agira d’un moulage spécifique, plus particulièrement un agrandissement dans un rapport 3/2 environ.
Certes l’agrandissement[4]d’une statue fait partie du projet artistique lorsqu’il est à l’initiative et sous la supervision de l’artiste[5].
Mais l’artiste n’est plus là. Il ne fixera ni la nouvelle dimension de la statue ni les points de détail et de reprise inhérents à toute fonderie d’art, particulièrement avec agrandissement[6].
Ce qui sera érigé Place François Simiand ne sera évidemment pas un original de Sarrabezolles. Mais ne sera pas davantage une copie !
« L’Espérance » agrandie sans l’artiste n’est plus l’Espérance de Sarrabezolles.
Ce sera autre chose ! Du mobilier urbain inspiré de Sarrabezolles !
[1] Extrait de la présentation de l’original de « L’Espérance » au musée de Reims
[2] C’qu’elle en a bu, du beau sang, cette terre / Sang d’ouvrier et sang de paysan / Car les bandits, qui sont cause des guerres / N’en meurent jamais, on n’tue qu’les innocents.
La Butte Rouge, c’est son nom, l’baptème s’fit un matin/ Où tous ceux qui grimpèrent, roulèrent dans le ravin/ Aujourd’hui y a des vignes, il y pousse du raisin/ Qui boira d’ce vin là, boira l’sang des copains
La Butte Rouge, écrite et crée par Monthéus, interprétée entre autres par Yves Montand, Marc Ogeret ou encore Renaud.
[3] Société Nationale d’Études et Constructions de Moteurs d’Avions.
[4] IL s’est longtemps agi de dispositifs mécaniques de report homothétique ,supplantées aujourd’hui par le scan laser suivi d’une homothétie numérique.
[5] On pense à Rodin qui y a largement fait appel.
[6] La matière a son poids et c’est un équilibre nouveau des masses, une circulation nouvelle du métal en fusion qu’il faut maîtriser. Au fondeur de faire au mieux, à l’artiste d’intervenir pour corriger les écarts.
Communiqué de presse : Le Collectif Citoyen Châtenaisien dénonce les violence contre les élus
CM#1 – En direct du Conseil !
Conseil municipal du 20 mars 2026
Le Conseil municipal d’installation, premier de la mandature qui vient de s’ouvrir, s’est tenu le vendredi 20 mars dernier. C’est l’occasion pour le groupe d’élu.e.s du Collectif Citoyen Châtenaisien de vous présenter un nouveau support d’information, pour mieux vous rendre compte de l’exercice des mandats que nous ont confiés les Châtenaisiennes et les Châtenaisiens.
La synthèse en points clefs :


Le Conseil municipal d’installation est un moment symboliquement fort durant lequel le Maire est élu par l’ensemble du Conseil municipal, tout comme les adjoints. Prenant acte des résultats électoraux, notre groupe a choisi d’une part de ne pas présenter de candidat et d’autre part de ne pas prendre part au vote afin de laisser la majorité municipale élire son maire et ses adjoints à l’unanimité.
Cette élection donne traditionnellement lieu à un discours du maire durant lequel ce dernier a tracé sa feuille de route. Notre Groupe a souhaité indiquer, après avoir félicité le Maire et ses adjoints pour leur élection, qu’il entendrait jouer un rôle constructif.
Notre seule boussole durant le mandat à venir, ce sera l’intérêt des Châtenaisiennes et des Châtenaisiens.
Notre seule ambition, ce sera de faire progresser notre ville vers davantage de vivacité démocratique locale, de solidarités et d’ambition écologique.
A noter que le résultat des élections municipales a permis à notre groupe de disposer à la suite d’un scrutin de liste proportionnel d’un des six Conseillers de territoire supplémentaire dont dispose notre ville : Brice Gaillard nous représentera au sein de cette instance.
Considérant qu’il est pleinement légitime que le maire dispose de moyens humains pour constituer son cabinet, nous avons voté la délibération relative à ce point tout en sensibilisant la majorité municipale sur l’importance d’octroyer aussi aux groupes minoritaires les moyens de travailler efficacement au service des Châtenaisiennes et des Châtenaisiens. Nous avons adressé à l’issue du Conseil municipal un courrier en ce sens au Maire.
Enfin, nous avons voté la délibération fixant en quelques sortes les pouvoirs propres du Maire en assortissant ce vote d’une demande d’information portant sur deux aspects.
- Dans la mesure où le Maire est désormais en mesure de gérer directement le remboursement de la dette de la ville, nous avons demandé à ce qu’une note puisse être rédigée à l’attention des élu.e.s sur ce sujet.
- Dans le même état d’esprit, nous avons souhaité que la liste des associations auxquelles appartient la municipalité (comme par exemple l’association des Maires d’Île-de-France) puisse nous être communiquée puisque cette délibération autorise le Maire à renouveler ces adhésions sans passer par le Conseil municipal (qui demeure compétent pour toute nouvelle adhésion).
Rendez-vous le 2 avril 2026 pour le prochain Conseil municipal !
