reunion CNL Logement social

Réunion du 10 janvier 2023 à 20h de la CNL (Confédération Nationale du Logement) sur le logement social.

La CNL (Confédération Nationale du Logement) une association nationale de défense des locataires des logements sociaux.

Elle organise ce mardi soir 10 janvier 2023 à 20h une réunion publique sur le logement social à Chatenay-Malabry, au réfectoire de l’école élémentaire Thomas Masaryk, route Forestière de la Corneille à Chatenay Malabry

Ce sera l’occasion de faire le bilan des actions en cours dans l’intérêt des locataires des différents ensembles de logements sociaux de la ville.

Chatenay-Malabry compte plus de 5000 logements : plus du tiers des habitants de notre commune sont directement concernés.

Le bailleur social « Hauts de Bièvres Habitat » gère la très grande majorité des logements sociaux de Chatenay-Malabry : la Butte Rouge, les Vaux Germains, le Loup Pendu, les Mouilleboeufs, La Briaude …

Cette réunion est particulièrement importante dans la perspective des élections des représentants des locataires au Conseil d’Administration de « Hauts de Bièvres Habitat ».

Ces élections auront lieu le 21 janvier prochain au matin, et tout habitant titulaire nominatif d’un bail dans un de ces logements sociaux (un seul votant par logement) est appelé à voter pour désigner la ou les personnes qui le représenteront dans l’instance dirigeante du bailleur.

Que vous soyez locataire dans le parc social ou pas, venez vous informer sur la situation du logement social dans votre ville, sur les difficultés et sur les principaux projets et dossiers en cours, et en particulier sur l’avenir de la Cité Jardin de la Butte Rouge. Et faites venir vos connaissances chatenaisiennes.

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manifestation contre le projet de destruction de la Butte Rouge

Manifestation contre le projet de destruction de la Butte Rouge devant le Ministre délégué à la Ville et au Logement !

Communiqué de presse du 8 décembre 2022
Cité-Jardin de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry : urgence !
A l’occasion de la cérémonie de remise du Grand Prix de l’urbanisme 2022 présidée par
Olivier Klein ministre délégué à la Ville et au Logement


Nous appelons à une manifestation d’opposition à ce projet
Le lundi 12 décembre à 17h30
devant l’entrée principale de la Cité Internationale Universitaire de Paris

La mobilisation pour préserver la Cité-jardin de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry dure depuis des années. Véritable oeuvre urbaine, référence historique remarquable d’architectures humanistes, modèle paysager et social, la Butte Rouge est un lieu emblématique du patrimoine du XXème, qu’il est primordial de conserver et de réhabiliter.

Malgré les 85% d’avis défavorables exprimés lors de l’enquête publique, le maire continue son projet de destruction reconstruction de cet ensemble remarquable, visant à passer de 3 300 logements sociaux à 4 300 logements dont seulement 1 700 seront sociaux.

Malgré, également, les dizaines de lettres de protestation émanant d’organisations nationales et internationales oeuvrant pour la protection du patrimoine architectural urbanistique et naturel ou du logement social, dont Europa Nostra, organisme européen lié à l’Unesco qui a mis la Butte Rouge sur la liste des 7 sites du patrimoine européen les plus en dangers, et dont une délégation venue étudier le dossier pendant 4 jours n’a pas été reçue par la mairie.

Cette casse sociale et cette densification écocidaire sont motivées par une opération immobilière faisant la part belle aux promoteurs, dans une ville qui construit déjà depuis 10 ans 3 fois plus de nouveaux logements que demandés par la Région Ile de France.

La crise du logement social, elle, continue à fracturer en profondeur notre société. Dans les Hauts de Seine, les demandes de logement social croissent fortement (73 000 en 2020) alors que les attributions baissent (5 890 en 2020). La destruction de la Butte Rouge va aggraver cette situation.

Nos architectes et nos urbanistes les plus prestigieux, dont les récents prix Pritzker, ont permis une prise de conscience de l’ensemble de la profession : du fait des enjeux écologiques et énergétiques, la démolition n’est plus une solution pour la requalification et l’évolution de la ville, la réhabilitation de l’existant doit devenir la norme.

Nous dénonçons l’ambition régressive de nos administrateurs locaux, qui autorisent la démolition à grande échelle d’un patrimoine exemplaire, à contre-courant d’un grand nombre d’opérations contemporaines de réhabilitation, d’hybridation ou de transformation, seules adaptées au XXIème siècle.

Maintenant, sur le site, il y a de portes métalliques qui bloquent les entrées des immeubles et des fenêtres sont murées, et plus de 500 logements, souvent en bon état, sont inoccupés depuis longtemps sans être ré-attribués.

Pourquoi délivrer des Grands Prix de l’Urbanisme tout en abandonnant un fleuron de notre patrimoine urbanistique ?

Association Châtenay Patrimoine Environnement :  assocpe@wanadoo.fr   
Le Collectif Citoyen Châtenaisien :  collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com  
Sauvons la Butte Rouge :  collectif.butterouge@laposte.net

une ville mieux éclairée ferait des économies d’énergie

Une ville mieux éclairée ferait des économies d’énergie

Devant l’explosion des coûts de l’électricité, qui se chiffre en centaines de milliers d’Euros pour le poste « éclairage public » de la commune, nous avons proposé au Conseil Municipal (1) d’éteindre l’éclairage public quelques heures au cœur de la nuit.

Plus d’un tiers des villes françaises le font, et n’ont constaté aucune augmentation de la criminalité et aucun impact négatif sur la sécurité des biens et des personnes, mais une amélioration de la sécurité routière.

Nous espérions un accord pour un essai de quelques mois sur un quartier, suite auquel nous aurions pu faire un bilan avec les citoyens concernés. Mais la majorité municipale a totalement rejeté cette proposition.

La crise de l’énergie est là et s’imposera de plus en plus dans les mois qui viennent avec les conséquences financières que cela aura, pour chacun d’entre nous, mais aussi pour les collectivités. Il nous faut réfléchir autrement aux sources d’énergie et à leur utilisation afin de ne pas continuer à mener notre planète « dans le mur ». C’est ainsi que commençait la proposition que nous avons soumise au vote du Conseil Municipal de septembre.

L’éclairage public nocturne représente dans la plupart des cas le 1er poste de consommation d’électricité des communes.

La Fédération nationale des collectivités (FNCCR) a rappelé que l’éclairage public est « un gouffre financier pour les collectivités ». La FNCCR révèle que le coût de fourniture d’électricité pour les collectivités va vraisemblablement doubler cette année. Interrompre l’éclairage public au cœur de la nuit permet de réduire ces coûts de 45% à 75%. Chatenay économiserait au moins 300 000 €.

Plus d’un tiers des communes ont déjà tenté l’expérience, sans conséquence négative sur la sécurité des biens et des personnes. Selon le géographe et chercheur Samuel Challéat, les statistiques ne montrent pas plus de criminalité dans les villes non éclairées. 80 % des cambriolages ont lieu le jour et pour les 20 % restants, aucune différence n’est observée que la lumière soit allumée ou pas. Ce qui a pu être mis en place à Strasbourg, Chambéry, Saint Nazaire, Colmar, Agde, Nevers, ou Orsay (il ne s’agit pas de communes rurales où les problèmes de sécurité sont moindres) devrait pouvoir l’être à Châtenay !

De plus, l’éclairage nocturne est néfaste pour nos rythmes biologiques et hormonaux et notre sommeil. Et de nombreuses études ont désormais bien établi que plusieurs espèces animales (oiseaux, insectes, chiroptères…) pâtissent d’un éclairage permanent qui est probablement l’un des facteurs expliquant l’effondrement de certaines populations animales, et la baisse très alarmante de la biodiversité.

Enfin, les études de sécurité routière prouvent que les véhicules réduisent leur vitesse dans les zones non éclairées, minorant ainsi le risque d’accidents et la pollution sonore due à leur passage. Les risques pour un piéton d’être renversé par un véhicule motorisé sont minorés dans une rue non éclairée du fait de la réduction de vitesse induite par la faible visibilité.

Notre proposition était d’éteindre l’éclairage public de 1h à 5h, et de consacrer une part des économies réalisées à aider les habitants les plus en difficulté face à l’explosion des dépenses d’énergie. Nous espérions une discussion sur le créneau horaire et un accord pour un essai de quelques mois sur un quartier, suite auquel nous aurions pu faire un bilan avec les citoyens concernés. Mais non, la majorité municipale rejeta tout en bloc.

Ce débat aurait même pu être évité si notre municipalité avait anticipé les économies en équipant notre ville d’un éclairage LED, très économique, fiable, et permettant de moduler l’intensité selon le moment et le lieu. Le remplacement est possible à faible coût en modifiant les luminaires existants. Bièvres l’a fait en un été ! Mais notre mairie refuse d’accélérer son lent calendrier de déploiement.

(1) A Chatenay-Malabry, la ville a décidé de transférer la compétence « éclairage public » au territoire Vallée Sud Grand Paris dont nous faisons partie, et c’est donc cette collectivité qui porte le budget des dépenses d’électricité relatives à l’éclairage public et paie les factures. Le Maire de Chatenay-Malabry explique donc qu’il n’est plus décideur en matière d’éclairage public, et que notre proposition ne génèrerait aucune économie pour la ville. En fait, cela ne change rien au bien fondé de notre démarche et de notre proposition. D’une part, Mr le Maire est vice-président du territoire, en charge de la voirie du territoire, et est donc particulièrement bien placé pour porter cette proposition au territoire. D’autre part, que les économies soient faites sur le budget de la ville ou sur le budget du territoire, elles restent des économies faites sur l’argent des contribuables locaux !

Sources :

Le magnifique parc du CREPS est menacé

Le magnifique parc « du CREPS » est menacé

Un permis de construire délivré par la mairie autorise des constructions en zones protégées.

Il s’agit d’un projet poussé par la mairie, dont elle cache certains aspects à ses conseillers municipaux.

Les conséquences pourraient être, dans un deuxième temps, un autre projet avec encore des abattages d’arbres remarquables pour de nouvelles constructions dans ce splendide parc.

 Le terrain dit « du CREPS », de son vrai nom Domaine de la Petite Roseraie ou encore Parc Roland Gosselin, est un parc de 17 hectares de nature magnifique, avec des centaines de grands arbres des pelouses et des étangs, attenant au Pavillon Voltaire et à la Roseraie, splendides bâtiments anciens. Appartenant à la Région Ile de France, ce terrain est aujourd’hui entièrement alloué au CREPS, le Centre de Ressource et d’Expertise à la Performance Sportive de la région, dédié à la formation et à l’entrainement des sportifs de haut niveau.

A proximité immédiate du centre historique de notre ville, ce site, et dans lequel une riche page de l’histoire et de la culture françaises s’est écrite, est doublement protégé par une inscription officielle au titre des Monuments Historiques et au titre des « monuments naturels et sites du patrimoine culturel ». De plus le Plan Local d’Urbanisme de la ville classe la plus grande partie de ce terrain en Espaces Boisés Classés, ainsi qu’en zone N (zone naturelle) afin, précise-t-il noir sur blanc « qu’aucune construction ne vienne entraver la qualité de ces sites et les espèces qui y vivent » (1).

Il est pourtant en pleine transformation. Un permis de construire a été accordé par la ville le 28 Juillet 2022. De gros travaux (pas moins de 40 M€ (2)) sont en cours pour, officiellement, moderniser et étendre les installations sportives du CREPS en vue des Jeux Olympiques 2024. Plus de 5600 m2 de constructions neuves sont autorisées, dans un style très différent de celui du monument historique. Une partie de ces constructions sont situées en zone N (3), entrainant l’abattage d’une trentaine d’arbres, dont certains en zone N (3). Comment ce permis de construire a-t-il pu être autorisé ?

En fait, nous savons de source sûre que le CREPS lui-même n’était pas demandeur d’autant de travaux. L’information fournie par cette source est confirmée par les deux éléments suivants. D’une part, s’il avait vraiment un grand besoin de ces travaux, le CREPS les aurait demandés avant : rappelons que la désignation de Paris pour accueillir les JO 2024 date de 2017 … D’autre part, le 7 octobre 2022, le Parisien nous apprenait qu’aucune délégation française ou étrangère n’avait encore choisi le CREPS de Châtenay-Malabry pour s’entrainer lors des JO (2). Ces 40 M€ serviront-ils vraiment pour les JO ? On peut en douter.

Plusieurs informations précises nous amènent à supposer que ce projet serait plutôt une manœuvre tardive de la mairie de Châtenay-Malabry associée avec le Département des Hauts de Seine et la Région Ile de France. Les 3 collectivités, dont les dirigeants viennent du même parti politique, auraient monté toute cette opération dans un seul but : bénéficier des crédits alloués aux JO pour pouvoir récupérer environ 40% du terrain du CREPS. En effet, les travaux consistent surtout à construire de nouveaux bâtiments dans la partie Ouest du Parc (côté Avenue Roger Salengro) afin d’y transférer les activités aujourd’hui hébergées dans les locaux déjà existants dans la partie Est du Parc (côté rue Voltaire) : libérer ces locaux permettra à la Région de céder au département, de connivence avec la ville, une grande partie du parc située du côté de la rue Voltaire et de la rue des Vallées (3) (4).

La question est donc : pour quel projet la ville et le département veulent-ils récupérer cette partie du parc ?

A nos questions sur ce point, la ville a répondu qu’elle souhaite rendre cette partie du parc aux chatenaisiens pour qu’ils « profitent pleinement de cet écrin de verdure » et d’un espace alliant nature, culture et patrimoine.

Objectif certes louable, et que nous partageons pleinement.

Cependant il était possible d’atteindre ce même objectif de façon beaucoup plus simple, économe, et respectueuse de ce site. En effet, la direction du CREPS a plusieurs fois expliqué que, si le parc n’est pas ouvert aux promenades des chatenaisiens, c’est pour des raisons de responsabilité et de sécurité, par manque de budget pour quelques postes d’agents de surveillance, mais que si la Mairie acceptait de financer ces postes, le parc pourrait de nouveau être ouvert aux habitants de la ville. Cette solution n’aurait certainement pas couté 40 M€ !

L’ouverture de cet espace vert est-il vraiment le seul but de notre Mairie ?

Nous avons posé 3 fois la question suivante en Conseil Municipal : « des constructions seront-elles réalisées ? » Nous n’avons jamais eu de réponse à cette question (5). Pourtant, il aurait été si simple de répondre que la Mairie s’engageait à ne rien construire sur ce terrain …

Connaissant notre mairie, nous pouvons donc craindre le pire, en particulier sur toute la partie du terrain le long de la rue Voltaire, située en zone constructible.

Enfin, cette affaire est encore un autre triste exemple du fonctionnement autocratique de cette Mairie, qui décide en chambre sans consulter ni informer ses conseillers municipaux, et même en leur cachant ses projets (6).

Elle montre également beaucoup de mépris pour la justice, puisque les travaux continuent, alors qu’un recours gracieux contre le permis de construire des nouveaux bâtiments du CREPS a été déposé fin Septembre 2022 par l’ACPE (Association Châtenay Patrimoine Environnement) et par une riveraine du site, dénonçant l’atteinte au monument historique et au site inscrit et le non-respect du PLU, et ce recours n’est pas encore « purgé ».

Sources et documentation:

(1) Rapport de présentation du PLU, volet « Justification des Choix Retenus »

https://www.chatenay-malabry.fr/PDF/PLU/1.Rapport-de-presentation/1.3-Justifications-des-choix-retenus

Voir page 31, chapitre 4.4 Les incidences du PLU sur la faune, la flore, le patrimoine culturel et les paysages.

(2) Article du Parisien : 

https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/chinois-australiens-francais-qui-sentrainera-au-creps-pendant-les-jo-2024

(3) Le permis de construire n° 092 019 21 0029 est consultable par tout citoyen au service urbanisme de la mairie.

(4) Informations et documents reçus de sources sures proche du dossier, et confirmées par l’extrait d’un document de la Région cité au point (6) ci-dessous

(5) Nos 3 questions en Conseil Municipal sur le projet concernant le terrain « du CREPS », et les réponses du Maire, peuvent être lues dans les Procès-Verbaux des Conseils Municipaux concernés :

  • Conseil Municipal du 27 mai 2021

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-27-mai-2021/

  • Conseil Municipal du 18 novembre 2021

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-18-novembre-2021/

  • Conseil Municipal du 23 juin 2022

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-23-juin-2022/

Il faut savoir que le règlement intérieur du Conseil Municipal, imposé par la majorité à l’opposition, limite le nombre de « questions orales » à 2 par séance du Conseil Municipal. Ces « Questions Orales » sont la seule possibilité pour l’opposition d’aborder d’autres sujets que ceux prévus à l’ordre du jour fixé par le Maire. Le règlement intérieur précise que le texte de ces « questions orales » doit être transmis au Maire au plus tard l’avant-veille du Conseil Municipal, et interdit qu’un débat soit engagé après la réponse du Maire à chaque question. Toute réaction nous est donc interdite lorsque le Maire, dans son intervention, ne répond pas aux questions posées. (Et oui, c’est comme cela que fonctionne le Conseil Municipal de Chatenay-Malabry ! Vive la démocratie !)

Concernant nos 3 « questions orales » sur le projet sur le terrain « du CREPS », vous pourrez constater que nous nous efforçons de poser des questions précises et claires appelant des réponses factuelles. Malheureusement, il arrive souvent que Mr le Maire, dans sa réponse, ne soit pas avare de longues digressions qui ne lui sont pas demandées (exposés sur la richesse historique du lieu, considérations sur les termes que nous avons utilisés pour formuler notre question, …) mais ne réponde pas à certaines des questions que nous lui posons.

En l’occurrence, la question sur les constructions prévues sur la partie du terrain qui serait cédée à la ville ou au département a été posée 3 fois, et le Maire n’y a jamais répondu.

(6) La lecture de ces Procès-Verbaux prouve aussi que Mr le Maire cache délibérément des informations à ses Conseillers Municipaux.

D’une part, ce projet sur le terrain « du CREPS », important pour notre ville, n’a JAMAIS été mis à l’ordre du jour d’un Conseil Municipal par Mr le Maire.

C’est donc uniquement à l’initiative de l’opposition que ce sujet a été abordé, en y consacrant à trois reprises une des deux seules « questions orales » auxquelles nous avons droit à chaque conseil municipal.

Nous avons posé ces questions car nous avons été informés de l’existence de ce projet par un document qui nous a été transmis par une source anonyme. (Et oui, ça se passe comme cela à Chatenay-Malabry !)

D’autre part, lors du Conseil Municipal du 27 mai 2021, lorsque nous l’avons interrogé sur son projet pour la partie du terrain du CREPS qui serait rétrocédée, le Maire a laconiquement répondu que la Région n’avait encore rien cédé, et qu’il fallait attendre que les élections régionales soient passées pour reprendre contact avec la Région sur ce sujet.

Peu après, nous avons eu accès au document qui a été présenté le 22 Mars 2021 au jury charger de statuer sur les offres finales reçues par la Région Ile de France en réponse à l’appel d’offre qu’elle a lancé pour la reconstruction et la restructuration du site du CREPS à Chatenay Malabry.

Ce document mentionne clairement un « Remaniement des limites du CREPS qui implique que les 3 bâtiments de la partie Est du site devront être libérés de toute activité et transférés sur la partie Ouest du site : l’accueil, l’administration, la restauration et les locaux pour le service formation ».

Cela confirme donc les informations que nous avions.

Ce « remaniement des limites du CREPS » était connu dès le lancement de l’appel d’offre donc bien avant la réunion du 22 Mars 2021, ce qui montre que Mr Le Maire en avait connaissance lors du conseil municipal du 27 Mai 2021, mais a alors choisi de nous le cacher. (Et oui, c’est comme cela que fonctionne le Conseil Municipal de Chatenay-Malabry !)

Ce n’est malheureusement pas la première fois que Mr le Maire cache des informations à ses conseillers municipaux : voir notre article sur la géothermie à LaVallée : https://collectifcitoyenchatenay.org/enquete-lavallee-article-4-5/

Tribune CCC decembre 2022

Petite chronique de la vie chatenaisienne
Marchands de sable : "Bonne nuit les petits"

Dans le béton, il y a du sable, des granulats et du ciment. Pour produire du ciment, il faut chauffer du calcaire à 1400° avec du charbon ou du pétrole (émission de CO2) pour provoquer une réaction chimique émettant elle-même beaucoup de CO2. Ainsi, la production d’une tonne de ciment génère presque une tonne de CO2. Des études en cours promettent de diminuer la quantité de CO2 générée par le ciment, donc par le béton d’ici 2050. Mais en attendant, la fabrication du béton implique toujours une énorme génération de CO2. Au global, le secteur du bâtiment représente 43 % des consommations énergétiques annuelles françaises et il génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) français. Sachant que les français doivent diviser par 5 leurs émissions de CO2 d’ici 2050, si nous voulons garder un peu de CO2 pour notre alimentation nos transports et nos loisirs, il serait peut-être préférable de remplacer la construction par la réhabilitation des bâtiments existants. Or plus de 3 millions de logements sont vacants, soit près de 1 logement sur 10, selon les chiffres de l’Insee. Sans compter les immeubles de bureaux inoccupés : l’Ile-de-France à elle seule compte 3 millions de m2 de bureaux vides auxquels se rajoutent entre 3 à 6 millions de m2 du fait du télétravail.

A Châtenay-Malabry, les immeubles poussent partout et la démolition-reconstruction est la règle et le matériau est presque partout du béton, en l’absence de charte exigeante pour les promoteurs. Des constructions apparaissent dans toute la ville dès qu’un promoteur parvient à acheter un espace. Dans le nouveau quartier LaVallée, la densité est particulièrement élevée. La mairie clame que ces constructions sont dues à une obligation de l’Etat. Il y a en effet une « obligation » de l’Etat et de la Région, mais elle n’est que de 149 logements par an pour Châtenay-Malabry, alors que la moyenne des logements commencés de 2015 à 2020 est de 400 par an soit 2,8 fois plus !

Mais ce n’est pas encore assez. Dans le quartier de la Butte Rouge, la magnifique cité-jardin, insérée par des paysagistes dans un environnement boisé remarquable et lancée dès l’avant-guerre, est considérée comme le premier vrai écoquartier en France. Et pourtant, une modification du PLU votée récemment autorise à remplacer les 3300 logements actuels par 4360 nouveaux logements. Soit un millier en plus. Mais sur les 3300 logements sociaux de départ seuls 1720 seront des logements sociaux à l’arrivée. Le reste sera en logements privés. Tout cela sera obtenu par des épaississements, des surélévations, des démolitions-reconstructions ou des constructions pures et simples. En béton bien sûr. Europa Nostra, association européenne de sauvegarde du patrimoine liée à l’Unesco, alertée par une association chatenaisienne, a envoyé trois experts de réputation internationale venant de 3 pays différents pendant quatre jours dans notre ville pour en savoir plus. Ils avaient prévu deux jours pour écouter les arguments de la mairie. Mais l’équipe municipale actuelle n’a même pas jugé utile de les recevoir !

En manque d’argumentaire béton, nos édiles ne seraient-ils que des marchands de sable ?