Densité châtenay

La vraie densité de Chatenay-Malabry

Notre Maire l’a encore répété lors du Conseil Municipal du 16 février 2023 : « Nous sommes la ville la moins dense du sud des Hauts de Seine, et de loin ».

C’est malheureusement faux, sauf si l’on se réfère à un calcul simpliste qui ne reflète pas la réalité du vécu des habitants.

L’indicateur reconnu, la densité de population nette, utilisé par tous les experts en urbanisme, montre que plusieurs villes du sud du département sont moins denses que Chatenay-Malabry.

Il montre aussi que notre ville est celle dont la densité augmente le plus fortement de tous les Hauts de Seine depuis 2010.

Depuis ces dernières années, nous avons vu le nombre de chantiers exploser dans notre ville. Le Collectif Citoyen Chatenaisien, parti d’opposition, ne cesse de dénoncer une surdensité, quand la majorité rappelle à qui veut l’entendre que Chatenay-Malabry est la ville la « moins dense » des environs.

Qu’en est-il réellement ?  Analysons les données et regardons l’évolution de la ville ces dernières années de façon objective et chiffrée.

La première question à se poser est celle de la définition de la densité ; qu’est-ce que la densité et comment la calcule-t-on ?  Répondre à cette question n’est pas si aisé car il existe en réalité plusieurs définitions et donc plusieurs méthodes de calcul.

Une des définitions les plus simples est la densité de population brute. Il s’agit de prendre un indicateur du nombre de personnes présentes sur un territoire (le nombre d’habitant ou le nombre de logements par exemple…) et de le rapporter à la superficie de ce territoire.

Néanmoins cet indicateur présente des limites évidentes. Une ville constituée d’un tissu urbain extrêmement concentré mais entourée d’hectares de forêt, serait peu dense selon cet indicateur. Cependant, ses citadins expérimenteraient quotidiennement une très forte densité. Par exemple, Paris est une des 10 villes les plus denses au monde, et c’est bien vécu comme tel par ses habitants, mais cette réalité est faussement reflétée dans les chiffres si on compte dans la superficie de Paris le Bois de Boulogne et le Bois de Vincennes, qui en font pourtant partie.

C’est pourquoi les spécialistes ne se réfèrent jamais à la densité de population brute. Pour analyser un territoire, ils utilisent la densité de population nette. Avec cet indicateur, on retire de la surface de terrain les zones inconstructibles de type : grands espaces verts, grandes zones militaires, ….

C’est notamment cet indicateur qui a été sélectionné par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) afin d’effectuer une cartographie de la densité de population dans la métropole du grand paris (1).

A l’analyse de cette carte, on constate que Chatenay-Malabry n’est pas la ville la moins dense du département, ni du territoire, ni même du sud des Hauts de Seine, en terme de densité de population nette.

Antony, Meudon, Sèvres ou Ville d’Avray sont moins denses que notre commune. Cependant, notre ville profite d’une position enviable avec un nombre d’habitant à l’hectare entre 100 et 250.

Alors comment évaluer la politique urbaine d’une municipalité au regard de la densité ?

C’est surtout l’évolution de cette densité qui est un bon indicateur.

A ce titre, l’Apur a réalisé un remarquable travail en compilant les données publiques du nombre de logements autorisés à la construction entre 2010 et 2020, et en les rapportant au nombre de logements initialement existants de chaque ville. On obtient ainsi une carte indiquant l’évolution des constructions sur 10 ans et donc l’évolution de la densité sur 10 ans.

A cet exercice, c’est notre ville qui remporte la palme d’or dans les Hauts-de-Seine, avec une augmentation de sa densité de 30 à 40%.

Et ce ne sont pas les années 2020 et suivantes qui changent quelque chose à cette palme d’or.

Chatenay-Malabry reste donc d’une densité enviable à l’échelle francilienne, mais fait partie des communes qui se densifient le plus, et est celle qui se densifie le plus à l’échelle des Hauts-de-Seine.  

Attention donc à une politique de densification outrancière qui perturberait l’équilibre de notre ville.

 

Bibliographie :

  • Densité de population dans la Métropole du Grand Paris. Carte. Juillet 2021. Apur. Disponible ici : https://www.apur.org/fr/geo-data/densite-population-metropole-grand-paris

Réponses Budget 2023

Sélection de morceaux savoureux choisis parmi les réponses qui ont été faites par la majorité municipale à nos propositions d’orientation budgétaire

Vision ou pas vision ?

  • Mr Siffredi : Vous demandez à Mr le Maire une vision à 2030, cela démontre que l’opposition pense qu’elle sera encore dans l’opposition après les prochaines élections municipales de 2026. C’est rassurant. C’est réaliste de votre part

Inutile de commenter.

  • Mr Segaud : Il ne serait pas raisonnable d’avoir une vision à 2030 tout simplement parce qu’il y a des élections tous les 6 ans (…) et parce que le contexte actuel ne permet pas d’avoir de certitude sur l’avenir.

C’est certain. Tous les professionnels qui anticipent, font des projections ou des prévisions, échafaudent des hypothèses et des stratégies … toutes ces personnes ne le font que lorsque le futur est absolument certain.

Au passage : la 1ère phrase montre que Mr Segaud considère comme possible de perdre les prochaines élections, non ?

  • Mr Siffredi : Je n’ai pas entendu votre vision [pour la ville]. Vous m’avez dit ce qui est dans le rapport du GIEC. Où elle est votre vision à vous ? Nous, nous avons une vision à nous tout seuls comme des grands

Orienter notre budget en fonction de ce que la communauté scientifique mondiale nous prédit comme avenir, ce n’est donc pas une vision. Par contre, rester aveugle à ce futur, c’est une vision de « grand ».

Idées fixes / marottes :

  • Mr Siffredi : Vous nous avez reproché d’avoir endetté la ville, c’est parce que nous avons investi fortement pour remettre en état le patrimoine qui était totalement délabré [quand nous avons conquis la ville, en 1995, il y a 28 ans]
  • Mr Siffredi : C’est vrai, il y a de grosses déperditions [énergétiques] à la mairie [le bâtiment]. C’est totalement assumé. Pourquoi ? Parce que « vous » nous avez laissé la ville dans un tel état que ….
  • Mr Segaud : On a toujours un petit sourire aux lèvres quand on vous entend nous donner des leçons, surtout quand on sait dans quel état vous nous avez laissé la ville en 1995

Nous y avons droit environ 1 ou 2 fois par conseil municipal. Critiquer le bilan laissé par son prédécesseur (de façon évidemment intéressée, biaisée, non objective) est un réflexe rhétorique largement utilisé par tous les politiques pendant les premiers mois ou les premières années de leur arrivée au pouvoir … mais rarement après 28 ans passés aux commandes !

La plupart des conseillers municipaux élus sur la liste du CCC, n’habitaient pas la ville il y a 28 ans. Emmanuelle Novaro et Julien Peyrard, nos deux jeunes collègues (récemment partis pour cause de déménagement), ont entendu cela à chaque conseil municipal alors qu’ils n’étaient même pas nés il y a 28 ans …

Désinformation sur l’urbanisme :

  • Mr Siffredi : Vous dites qu’il ne faut pas construire. Selon l’état, il faut au moins 70 000 logements [nouveaux par an en Ile de France]

C’est vrai, c’est que dit l’Etat. Il y a 1276 communes en Ile de France, donc cela pourrait faire 55 nouveaux logements à construire par commune et par an.

Mais il faut construire plutôt dans les zones déjà très urbanisées. L’Etat a donc demandé que, parmi ces 70 000 nouveaux logements annuels, 38 000 soient construits au sein de la Métropole du Grand Paris (qui regroupe Paris et 130 communes de la petite couronne). Celle-ci a décliné les objectifs par commune.

L’objectif assigné à Chatenay-Malabry est de construire 150 nouveaux logements par an.

Néanmoins, dans notre ville, la moyenne des logements commencés de 2015 à 2020 est de 400 par an soit 2,8 fois plus ce qui lui est demandé.

En ce début d’année 2023, ce sont 710 nouveaux logements qui sont soumis à la commission annuelle de fixation des taxes foncières : presque 5 fois plus de nouveaux logements que demandés !

  • Mr Siffredi : Une ministre écologiste [Cécile Duflot] avait dit qu’il faut construire la ville sur la ville [sous-entendu : vous voyez bien qu’il faut densifier les villes]

Ce que cette ministre voulait dire, c’est qu’il fallait éviter d’artificialiser des sols, en construisant sur des terrains déjà couverts. Pas en détruisant des espaces verts et des arbres, comme notre commune le fait malheureusement à grande échelle.

  • Mr Segaud : Nous sommes la ville la moins dense du sud des Hauts de Seine, et de loin

C’est faux. Chatenay-Malabry n’est pas la ville la moins dense du sud des Hauts de Seine, si l’on choisit les indicateurs reconnus en la matière.

Et Chatenay-Malabry est la ville des Hauts de Seins dont la densité a augmenté le plus vite depuis 2010 !

Les vrais chiffres sont consultables ICI.

  • Mr Segaud : Nous avons pris des mesures pour protéger notre commune d’une urbanisation qui ne serait pas maitrisée

Chacun peut effectivement le constater …

  • Mr Segaud : Vous parliez d’une charte constructeur [imposée aux promoteurs pour des logements mieux isolés]. C’est vraiment coercitif. On imposerait quelque chose de supplémentaire.

C’est vrai. C’est aussi le cas des feux rouges et les ceintures de sécurité.

Réfléchissent-ils avant de nous répondre ?

  • Mr Siffredi : [Avant que notre majorité n’arrive au pouvoir à la mairie, il y a 28 ans], Chatenay-Malabry avait la géothermie, on a été parmi les premiers, on a tellement été les premiers qu’il a fallu l’arrêter parce que ça ne marchait pas …

Mr Siffredi parle du projet de géothermie mené dans les années 1980 par la précédente majorité municipale, alors que la technique n’était pas encore maitrisée. Ce projet a effectivement échoué pour des raisons techniques, mais en tout cas, à l’époque, il montrait une vraie « vision » pour l’avenir !

Depuis, la technique a été mise au point, et la géothermie a été mise en place avec succès dans d’innombrables collectivités depuis des décennies … mais pas dans notre ville pendant les 20 premières années de l’actuelle majorité municipale.

Pour le quartier LaVallée, la mairie a enfin lancé un premier projet de géothermie, mais sur des bases différentes de ce qui se faisait partout ailleurs.

Les conseillers municipaux élus sur la liste du CCC avaient alerté dès septembre 2020 sur les risques d’échec de ce projet farfelu (lire ICI).

Fin 2021, ce projet de notre mairie actuelle, pour reprendre les mots de Mr Siffredi, « il a fallu l’arrêter parce que ça ne marchait pas » (lire ICI)

  • Mr Segaud, sur notre proposition d’une Maison des Associations : Vous parlez d’équipements dédiés, nous préférons les répartir sur différents quartiers de la ville, c’est aussi une façon de faire vivre la ville plutôt que de les concentrer à un seul endroit. Notre démarche, c’est de pouvoir dispatcher …

Quelques minutes après, voilà ce que répond le même Mr Segaud à notre proposition de préserver les 2 terrains de foot situés Grande Voie de Vignes en face du quartier LaVallée qui en est dépourvu : « Ces terrains sont excentrés, ils n’entrent pas dans notre politique d’offre homogène, centralisée, des équipements sportifs ».

Bon, nous n’en sommes pas à une contradiction près.

  • Mr Segaud : Votre proposition de faire des économies en diminuant l’éclairage public, c’est triste parce que ça ne rentre pas dans les caisses de la commune

Effectivement l’éclairage public n’est pas payé par la commune, mais par le « Territoire Vallée-Sud Grand Paris », c’est-à-dire la « communauté de commune » dont Chatenay-Malabry fait partie. Ce serait donc bien des économies d’argent public payé par les citoyens. Ce qui est triste, c’est que, bien que vice-président du « Territoire », Mr Segaud ne soit pas intéressé par des économies si elles ne portent pas sur le budget de sa mairie.

Budget 2023

Débat 2023 sur les orientations budgétaires de notre ville

Aucune analyse des besoins

Aucune anticipation face aux défis de l’avenir

Presqu’aucune visibilité au-delà de 2023

Aucune prise en compte de la moindre proposition

Des réponses surprenantes

Le débat d’orientation budgétaire, qui revient en chaque début d’année dans les conseils municipaux, est l’occasion d’examiner les grandes orientations de la politique municipale sur le court moyen et long terme.

Ce débat était à l’ordre du jour du conseil de février dernier.

Mais, dans le rapport préalablement remis par la mairie à ses conseillers municipaux, comme les années précédentes, on trouve beaucoup d’accessoire, et peu ou pas d’essentiel :

  • aucun diagnostic détaillé des besoins
  • aucune analyse des défis majeurs qui nous attendent (climat, social, …)
  • aucune prospective sur les actions à engager pour y répondre
  • aucune simulation financière sur plusieurs années proposant différents scénarios de recettes et de dépenses en fonction des projets municipaux choisis et de la conjoncture économique.

On trouve dans ce rapport beaucoup de chiffres, bien-sur, très détaillés d’ailleurs, mais ils ne dépassent quasiment jamais l’année 2023. Et les seuls projets proposés sur plusieurs années sont … des constructions bien-sûr.

==> Lire le rapport présenté par la majorité municipale sur leurs orientations budgétaires

Pourtant, tous les scientifiques nous parlent de l’enjeu majeur que constitue la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses effets (canicules, pénuries d’eau, …). Ils s’accordent pour dire que les villes sont des acteurs majeurs des politiques climatiques, car c’est à leur niveau qu’ont lieu des contributions essentielles pour atténuer ce changement et à s’y adapter.

Pourtant, les économistes nous alertent depuis longtemps sur la volatilité des prix de l’énergie.

Nous avons donc, en conseil municipal, exprimé notre étonnement devant le contenu du rapport présenté, surtout constitué de longues descriptions de la mauvaise conjoncture et des brimades infligées par le méchant Etat aux gentilles communes.

Malheureusement, plusieurs de ces plaintes ne se contentent pas d’être inutiles : elles ne résistent pas à l’analyse des faits.

==> Lire l’intervention de Stéphane Dieudonné, conseiller municipal sur la liste du CCC

Et nous avons proposé que les orientations budgétaires de la ville incorporent tout un ensemble de priorités répondant aux impératifs climatiques et énergétiques.

  • Un ambitieux plan pour la rénovation énergétique des bâtiments, et autres économies d’énergie.
  • Une nouvelle politique d’urbanisme
  • Un véritable Plan Vélo.
  • Un plan pour la sensibilisation et la formation des citoyens aux enjeux du changement climatiq (alimentation, consommation de l’eau et de l’énergie, transports, …)

==> Lire l’intervention de Roland Marzuoli, conseiller municipal sur la liste du CCC

Nous avons également souligné que beaucoup de ces mesures ne coutent rien (protéger les arbres, exiger des logements passifs, faire intervenir des associations dans les écoles) voire rapportent de l’argent à court ou moyen terme  (réduire l’éclairage public réduit, remplacer les ampoules traditionnelles par des LED).

Malheureusement, comme toujours, l’équipe municipale est restée totalement sourde à nos suggestions. Nous vous laissons découvrir quelques-unes des réponses qui nous ont été faites. Certaines sont inutilement polémiques, alors que le ton de notre intervention ne l’était pas. D’autres ne font que véhiculer des désinformations transformant la réalité, nous vous expliquons pourquoi. Certaines ne font même aucun sens …

==> Lire notre sélection de morceaux savoureux choisis parmi les réponses qui nous ont été faites.

Cette attitude de décisions unilatérales et de refus systématique de toute proposition alternative ressemble beaucoup à ce que nous connaissons à la tête de notre Etat.

Malheureusement, cela se fait au détriment des habitants de la commune. Car la politique de développement urbain débridé menée par la mairie expose les chatenaisiennes et les chatenaisiens à l’insécurité sur leur santé, sur leurs conditions de vie, et sur leur facture énergétique.

reunion CNL Logement social

Réunion du 10 janvier 2023 à 20h de la CNL (Confédération Nationale du Logement) sur le logement social.

La CNL (Confédération Nationale du Logement) une association nationale de défense des locataires des logements sociaux.

Elle organise ce mardi soir 10 janvier 2023 à 20h une réunion publique sur le logement social à Chatenay-Malabry, au réfectoire de l’école élémentaire Thomas Masaryk, route Forestière de la Corneille à Chatenay Malabry

Ce sera l’occasion de faire le bilan des actions en cours dans l’intérêt des locataires des différents ensembles de logements sociaux de la ville.

Chatenay-Malabry compte plus de 5000 logements : plus du tiers des habitants de notre commune sont directement concernés.

Le bailleur social « Hauts de Bièvres Habitat » gère la très grande majorité des logements sociaux de Chatenay-Malabry : la Butte Rouge, les Vaux Germains, le Loup Pendu, les Mouilleboeufs, La Briaude …

Cette réunion est particulièrement importante dans la perspective des élections des représentants des locataires au Conseil d’Administration de « Hauts de Bièvres Habitat ».

Ces élections auront lieu le 21 janvier prochain au matin, et tout habitant titulaire nominatif d’un bail dans un de ces logements sociaux (un seul votant par logement) est appelé à voter pour désigner la ou les personnes qui le représenteront dans l’instance dirigeante du bailleur.

Que vous soyez locataire dans le parc social ou pas, venez vous informer sur la situation du logement social dans votre ville, sur les difficultés et sur les principaux projets et dossiers en cours, et en particulier sur l’avenir de la Cité Jardin de la Butte Rouge. Et faites venir vos connaissances chatenaisiennes.

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manifestation contre le projet de destruction de la Butte Rouge

Manifestation contre le projet de destruction de la Butte Rouge devant le Ministre délégué à la Ville et au Logement !

Communiqué de presse du 8 décembre 2022
Cité-Jardin de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry : urgence !
A l’occasion de la cérémonie de remise du Grand Prix de l’urbanisme 2022 présidée par
Olivier Klein ministre délégué à la Ville et au Logement


Nous appelons à une manifestation d’opposition à ce projet
Le lundi 12 décembre à 17h30
devant l’entrée principale de la Cité Internationale Universitaire de Paris

La mobilisation pour préserver la Cité-jardin de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry dure depuis des années. Véritable oeuvre urbaine, référence historique remarquable d’architectures humanistes, modèle paysager et social, la Butte Rouge est un lieu emblématique du patrimoine du XXème, qu’il est primordial de conserver et de réhabiliter.

Malgré les 85% d’avis défavorables exprimés lors de l’enquête publique, le maire continue son projet de destruction reconstruction de cet ensemble remarquable, visant à passer de 3 300 logements sociaux à 4 300 logements dont seulement 1 700 seront sociaux.

Malgré, également, les dizaines de lettres de protestation émanant d’organisations nationales et internationales oeuvrant pour la protection du patrimoine architectural urbanistique et naturel ou du logement social, dont Europa Nostra, organisme européen lié à l’Unesco qui a mis la Butte Rouge sur la liste des 7 sites du patrimoine européen les plus en dangers, et dont une délégation venue étudier le dossier pendant 4 jours n’a pas été reçue par la mairie.

Cette casse sociale et cette densification écocidaire sont motivées par une opération immobilière faisant la part belle aux promoteurs, dans une ville qui construit déjà depuis 10 ans 3 fois plus de nouveaux logements que demandés par la Région Ile de France.

La crise du logement social, elle, continue à fracturer en profondeur notre société. Dans les Hauts de Seine, les demandes de logement social croissent fortement (73 000 en 2020) alors que les attributions baissent (5 890 en 2020). La destruction de la Butte Rouge va aggraver cette situation.

Nos architectes et nos urbanistes les plus prestigieux, dont les récents prix Pritzker, ont permis une prise de conscience de l’ensemble de la profession : du fait des enjeux écologiques et énergétiques, la démolition n’est plus une solution pour la requalification et l’évolution de la ville, la réhabilitation de l’existant doit devenir la norme.

Nous dénonçons l’ambition régressive de nos administrateurs locaux, qui autorisent la démolition à grande échelle d’un patrimoine exemplaire, à contre-courant d’un grand nombre d’opérations contemporaines de réhabilitation, d’hybridation ou de transformation, seules adaptées au XXIème siècle.

Maintenant, sur le site, il y a de portes métalliques qui bloquent les entrées des immeubles et des fenêtres sont murées, et plus de 500 logements, souvent en bon état, sont inoccupés depuis longtemps sans être ré-attribués.

Pourquoi délivrer des Grands Prix de l’Urbanisme tout en abandonnant un fleuron de notre patrimoine urbanistique ?

Association Châtenay Patrimoine Environnement :  assocpe@wanadoo.fr   
Le Collectif Citoyen Châtenaisien :  collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com  
Sauvons la Butte Rouge :  collectif.butterouge@laposte.net