hommage Jean-Louis Cohen

Le CCC rend hommage à Jean-Louis Cohen, grand historien de l’architecture du XXe siècle, ardant défenseur de la Cité-Jardin de la Butte Rouge

Nous devons beaucoup à Jean-Louis Cohen, grand historien de l’architecture du XXe siècle, disparu le 7 Août dernier à l’âge de 74 ans.

Son soutien et sa disponibilité pour les défenseurs de la Butte Rouge a été sans faille.

Rappelez-vous : le coup d’envoi de la campagne de médiatisation de notre combat a été donné lors de sa conférence le 15 mars 2019 à Châtenay-Malabry, « La cité-jardin de la Butte Rouge : un idéal à sauver ».  Plus de 160 personnes s’étaient déplacées, de nombreux articles de presse ont suivi.

En septembre 2021, Le Monde avait publié une tribune de Jean-Louis Cohen : « Guerre aux démolisseurs » :

https://www.lemonde.fr/2021/09/11/reconstruction-de-la-butte-rouge-a-chatenay-malabry-guerre-aux-demolisseurs-des-cites-jardins.html

Jean-Louis Cohen était également intervenu en faveur de la sauvegarde de la Butte Rouge lors d’un colloque consacré à notre Cité Jardin qui a eu lieu le lundi 4 octobre 2021 à la Maison de l’Architecture à Paris, aux côtés de Jean-Philippe Vassal, architecte, Prix Pritzker 2021 (équivalent du prix Nobel pour l’architecture), et de Fabien Gantois, Président du Conseil Régional de l’Ordre des Architectes d’Île de France.

L’Elysée, le Ministère de la Culture, et la presse lui rendent de vibrants hommages :

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2023/08/12/disparition-de-jean-louis-cohen

https://www.culture.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Hommage-de-Rima-Abdul-Malak-a-Jean-Louis-Cohen

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2023/08/10/l-historien-de-l-architecture-jean-louis-cohen-l-un-des-grands-passeurs-de-son-temps-est-mort.html

https://www.liberation.fr/societe/ville/mort-de-jean-louis-cohen-historien-et-praticien-de-la-ville-20230809_LA2CXOFS5FC4DPEACXPEXQ42A4/

Il nous manque déjà.

Nous adressons à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances.

Liberté d’expression

La liberté d’expression la plus élémentaire est bafouée au sein du Conseil Municipal de Chatenay-Malabry

Au tout début de la séance du 22 juin 2023, une simple demande d’intervention liminaire d’un élu du CCC a été refusée par le maire, sans même en connaitre le sujet

Lors du Conseil Municipal du 22 juin dernier, juste après l’introduction habituelle du maire et après qu’un adjoint ait fait l’appel des conseillers municipaux présents, avant le début de l’examen des rapports et délibérations à l’ordre du jour, Roland Marzuoli, conseiller municipal d’opposition représentant le Collectif Citoyen Chatenaisien, a demandé la parole pour faire une intervention liminaire.

Il s’agissait de demander une modification mineure du Règlement Intérieur du Conseil Municipal visant à corriger, dans un objectif d’équité, un déséquilibre manifeste entre la majorité municipale et l’opposition en ce qui concerne les délais d’information et de préparation, dans une circonstance bien précise.

Sans même savoir quel était le sujet de l’intervention liminaire souhaitée par l’élu du CCC, le maire lui a purement et simplement refusé la parole et lui a interdit d’intervenir, invoquant le respect du Règlement Intérieur, approuvé à haute voix par le conseiller municipal Georges Siffredi.

Que dit la loi ? Le Code général des collectivités territoriales stipule :

«Le maire fixe l’ordre du jour …  Les séances du conseil municipal sont présidées par le maire (…). Il ouvre la séance, dirige les débats (…)  Le maire a seul la police de l’assemblée et peut faire expulser de l’auditoire ou arrêter tout individu troublant l’ordre public.

Les conseillers municipaux ont droit de s’exprimer sur les affaires soumises à délibération, au cours des débats, et de proposer des amendements aux projets de délibérations. Ce droit s’exerce sous l’autorité du maire qui assure la police de l’assemblée et veille au bon déroulement de la séance. Le règlement intérieur, soumis au contrôle du juge administratif, ne peut porter atteinte au droit d’expression et au droit d’amendement des élus en les limitant de façon abusive.

Les conseillers municipaux peuvent poser des questions orales relatives aux affaires de la commune. La fréquence et les règles de présentation et d’examen de ces questions sont fixées dans le règlement intérieur (…) »

Le Règlement Intérieur que la majorité municipale a voté au début de cette mandature (sans accepter les plus petites modifications proposées par l’opposition) reprend ces éléments, de façon la plus restrictive possible pour l’opposition : il précise que le seul droit, pour l’opposition, de parler d’un sujet non prévu par le maire à l’ordre du jour, est de proposer une « question orale » ou un « vœu » en fin de séance, au maximum de 2 chacun, qui ne pourront donner lieu à aucun débat après la réponse du maire.

L’intervention que nous souhaitions faire ne portait pas sur une « affaire de la commune » au sens habituel, mais un point technique du fonctionnement de l’assemblée, c’est pour cela que nous avons demandé à l’aborder en préambule.

Le refus par le maire de cette prise de parole d’un conseiller municipal d’opposition n’est clairement pas dans l’esprit de la loi, ni dans les pratiques habituelles (il suffit de faire quelques recherches sur internet pour constater que les interventions « liminaires » en début de séance, sur des points techniques ou très généraux, sont habituelles et généralement acceptées).

Ce refus en dit long sur la conception de la liberté d’expression au sein de notre Conseil Municipal, et sur le mépris des élus de l’opposition qui représentent pourtant 35% des citoyens de notre commune.

Mais le maire garde certainement un très mauvais souvenir de l’intervention liminaire, acceptée cette fois-là, d’un autre élu du CCC, Stéphane Dieudonné, lors du conseil municipal du 16 décembre 2021 : nous avions fait remarquer que la tenue des Conseils Municipaux à huis clos et sans retransmission sur Internet était illégale sur 4 points depuis plus d’un an, et que cette situation pouvait entrainer l’annulation des décisions de tous les Conseils Municipaux concernés !

Cette intervention avait alors contraint le maire à réouvrir les conseils municipaux au public dès la séance suivante …

Voir : https://collectifcitoyenchatenay.org/la-tenue-des-conseils-municipaux-a-huis-clos-et-sans-retransmission-sur-internet-est-illegale/

Convention ANRU

Quelques jours après la décision de justice annulant le modificatif n°4 du Plan Local d'Urbanisme, la mairie de Chatenay-Malabry passe en force

Elle fait voter à son conseil municipal une convention avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine entérinant son projet de destruction de la cité-jardin de la Butte-Rouge

Quelques jours après l’annulation, par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, de la modification n°4 du PLU de Chatenay- Malabry portant sur le périmètre de la cité-jardin de la Butte-Rouge, le maire de Chatenay-Malabry a mis à l’ordre du jour du Conseil Municipal du 22 juin la signature de la « Convention pluriannuelle de Renouvellement Urbain du Territoire Vallée Sud – Grand Paris portant sur le quartier de la Cité Jardin » qui entérine son projet de destruction de 85 % de la cité-jardin de la Butte Rouge, la perte nette de 1600 logements sociaux et la délocalisation non choisie d’autant de familles, dans un objectif de promotion immobilière privée et de densification.

Les élus du Collectif Citoyen Chatenaisien se sont opposés à ce vote en rappelant :

  • Que la justice venait de donner tort au maire, malgré les multiples alertes et propositions de l’opposition
  • Qu’il y a beaucoup plus prioritaire que cette convention : des travaux d’urgence dans la Butte Rouge au bénéfice des habitants, maintenus dans la précarité et l’absence d’entretien depuis bientôt 30 ans
  • Que le maintien de cette délibération était très grave et totalement déplacé : il affiche le mépris de la mairie pour son opposition, et surtout pour une décision de justice
  • Que cette convention est basée sur un PLU annulé (puisque la mairie n’a pas respecté la loi comme l’a expliqué le Tribunal Administratif) et sur un futur SPR dont le périmètre n’est pas encore agréé.
  • Qu’il est inepte de signer une convention ANRU quand le périmètre du SPR n’est pas encore validé, et qu’il recoupe largement le périmètre ANRU.
  • Que le jugement n’a pas servi de leçons puisqu’encore une fois, la mairie cherche à aller trop vite, au mépris du professionnalisme le plus élémentaire : cette convention contient un planning déjà obsolète, une liste d’amicales de locataires qui n’est pas la bonne, des plans basés sur un PLU annulé, etc.

Refusant de s’associer à cette mascarade, les élus du Collectif Citoyen Chatenaisien ont alors quitté le Conseil Municipal.

Le CCC demande l’abandon de ce projet et l’engagement d’un plan d’urgence de réhabilitation de la cité-jardin, après des années d’abandon des pouvoirs publics, au mépris des habitantes et habitants.

Modèle historique d’urbanisme social humaniste, la cité-jardin de la Butte Rouge a été conçue il y a un siècle comme une ville à la campagne. Elle est composée d’environ 4000 logements très sociaux répartis au sein d’immeubles de petite taille implantés dans un écrin de verdure de 70 hectares. Véritable écoquartier avant l’heure, elle constitue un joyau de notre patrimoine architectural.

  • PLU : plan local d’urbanisme
  • SPR : site patrimonial remarquable 
  • ANRU : Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine
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Jugement TA Butte Rouge

Le Collectif Citoyen Chatenaisien, ainsi que les associations Chatenay Patrimoine Environnement et Sauvons La Butte Rouge, gagnent leurs recours contre la mairie, mettant un coup d’arrêt au projet de destruction de la cité-jardin de la Butte Rouge voulu par la mairie.

En effet, par un jugement publié le 8 juin 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la modification n°4 du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Chatenay- Malabry.

Cette modification, qui portait sur le périmètre de la cité-jardin de la Butte-Rouge, permettait à la mairie de mener son projet de restructuration complète de la cité-jardin, autorisant la destruction de potentiellement 85% de celle-ci et la reconstruction beaucoup plus dense d’immeubles faisant la part belle à la promotion privée, entrainant la perte nette de 1600 logements sociaux et le déplacement « forcé » et souvent lointain d’autant de familles.

Modèle historique d’urbanisme social humaniste, la cité-jardin de la Butte Rouge a été conçue il y a un siècle comme une ville à la campagne. Elle est composée d’environ 4000 logements très sociaux répartis au sein d’immeubles de petite taille implantés dans un écrin de verdure de 70 hectares.

Le projet de la mairie conduisait également à détruire l’environnement paysager de la cité-jardin, les arbres et les jardins de ce véritable écoquartier avant l’heure, joyau de notre patrimoine architectural.

Les élus du Collectif Citoyen Châtenaisien au conseil municipal avaient dénoncé les lacunes de ce dossier, et avaient fait des contrepropositions qui n’ont pas été écoutées.

Le Collectif Citoyen Chatenaisien ainsi que l’association Chatenay Patrimoine Environnement et l’association Sauvons La Butte Rouge ont donc déposé un recours contre cette modification du Plan Local d’Urbanisme de la ville auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 18 mai 2021.

Le jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise nous donne raison.

Il déclare illégale la modification du PLU, en montrant que la mairie de Chatenay-Malabry n’a respecté ni les procédures ni la législation en vigueur.

En particulier :

  • Le rapport présentant la modification du PLU ne respecte pas les dispositions des articles R.151-1 et R. 152-2 du code de l’urbanisme car il est incohérent avec le « projet d’aménagement et de développement durables » de la ville, et il n’analyse pas les impacts de cette modification sur l’évolution démographique, l’offre de logements, le bâti et les espaces naturels remarquables de ce quartier qui constitue pourtant un tiers de notre ville !
  • La mairie a choisi faire adopter ce projet de modification via une procédure de simple « modification » du PLU, alors qu’une procédure plus approfondie de « révision » s’imposait de toute évidence, du fait de la nature et de l’ampleur de la transformation envisagée pour ce quartier, en y programmant une opération de rénovation urbaine lourde et d’ensemble.

Le Collectif Citoyen Châtenaisien a aujourd’hui une pensée pour les habitants de ce quartier, qui sont les premiers à souffrir du manque de discernement de l’équipe municipale, et demande l’abandon de ce projet et l’engagement d’un plan d’urgence de réhabilitation de la cité-jardin, après des années d’abandon des pouvoirs publics, au mépris des habitantes et habitants.

Vous pouvez accéder ici à :

réponses aux questions des habitants avril 2023

Compte-Rendu de la réunion du 25 Mars 2023 - Premières réponses aux questions soulevées par les participants

Participants :

  • 13 habitantes et habitants ayant aménagé dans les nouvelles résidences livrées à partir de Juillet 2022
  • 1 habitant de la résidence située au 30 de la Division Leclerc
  • 5 représentants du Collectif Citoyen Chatenaisien :
    • Stéphane Dieudonné, conseiller municipal sur la liste du CCC
    • Roland Marzuoli, conseiller municipal sur la liste du CCC
    • Barbara Gutglas
    • Christian Rumelhard
    • Jean-Yves Schneider

Présentation des habitant.e.s présents.

Présentation du Collectif Citoyen Chatenaisien.

Synthèse des raisons pour lesquelles les participant.e.s sont venus habiter à LaVallée :

  • Verdure à proximité, parcs de la ville, connaissance du secteur
  • Constructions neuves (mieux isolées phoniquement et thermiquement, ascenseur)
  • Tout à proximité : commerces, transports

Un retour d’expérience globalement positif :

  • Pas de déception par rapport aux motivations ci-dessus
  • Pas de gros problème avec les immeubles livrés (sauf à l’immeuble du 30 division Leclerc qui date d’il y a 11 ans, et quelques réserves)

Préoccupations des habitant.e.s de LaVallée :

Problème au niveau des bornes de dépôt des déchets recyclables :

Ces bornes sont notoirement insuffisantes en capacité de stockage de façon générale, et en largeur de l’ouverture par lequel introduire les déchets, cela pose en particulier un problème pour les gros cartons, nombreux en phase d’aménagement, qui trainent à côté des bornes, ainsi que des sacs quand la borne est saturée. Ce ne sera pas si temporaire que ça, puisque l’aménagement des nouveaux arrivants dans ce quartier va s’étaler sur des années.

Les questions qui se posent sont donc les suivantes :

  • Serait-il possible d’avoir des conteneurs spécifiques cartons (avec de larges fentes) ? ou une benne à cet effet pendant les pics d’installation ?
  • Le rythme d’enlèvements des déchets recyclables pourrait-il être rendu plus fréquent ?
  • Serait-il possible de modifier l’horaire de passage des camions poubelles qui, dans le quartier comme sur la Division Leclerc, semble coïncider avec les heures de pointe ?

Notre réponse à ce stade :

  • La gestion des déchets est une compétence déléguée par la ville au Territoire « Vallée Sud Grand Paris » (la collectivité de 11 communes dont Chatenay-Malabry fait partie).
  • Et le Collectif Citoyen Chatenaisien n’est pas représenté au Conseil Territorial et ne peut donc y intervenir.
  • Néanmoins, , l’élu en charge de la collecte des déchets au niveau du Territoire est Benoît Blot, il ne faut pas hésiter à lui écrire : benoit@yahoo.fr
  • Sinon, il faut aussi joindre le service des déchets : https://www.valleesud.fr/fr/environnement-la-gestion-des-dechets

Commerces :

Nous avons bien noté vos souhaits et vos questions relatives à la nature des commerces qui s’installeront dans les locaux commerciaux, et au calendrier associé.

Suite à notre échange, nous avons en premier lieu déniché le rapport d’activité 2021 de la SEMOP. Ce document indique l’existence d’un « Comité d’agrément des enseignes ». qui valide les commerces désirant s’installer dans les locaux commerciaux du quartier.

D’autre part nous avons posé une question lors du Conseil Municipal du 6 Avril 2023, dont le texte est le suivant :

  • Les habitants ont un avis sur les commerces qu’ils souhaiteraient voir dans leur quartier pour ne pas être obligés de se déplacer en dehors au quotidien : ils voudraient en particulier des petits commerces de bouche variés, de services (pressing, coiffeur, bricolage), ou encore une librairie ou un salon de thé. Un sondage a été organisé par certains habitants sur le groupe Facebook « Les voisins de l’écoquartier LaVallée », groupe de 390 membres du quartier, qui a recueilli 190 réponses il y a plusieurs mois, qui confirment ce souhait. Ce sondage a été présenté à la mairie. Mais ils sont inquiets car selon leurs dire plusieurs commerces de bouche auraient candidaté et auraient été refusés.
  • Une inquiétude est également exprimée sur le nombre de locaux commerciaux encore vides. Les habitants espèrent un cercle vertueux par lequel une installation rapide de nombreux commerces rendrait le quartier attractif, augmenterait sa fréquentation et sa vie, et serait bénéfique à tous les commerces présents. Ils craignent au contraire le cercle vicieux par lequel une installation trop lente des commerces fragiliserait la santé économique des premiers commerces à s’installer, et enverrait un mauvais message aux candidats commerçants si certains des premiers commerces finissaient par fermer.
  • Nous savons par ailleurs que parmi les instances de gouvernance de la « SEMOP Chatenay-Malabry Parc-Centrale » figure un « Comité d’agrément des enseignes », créé en septembre 2021, qui se réunit environ 1 fois toutes les 6 semaines pour accompagner la phase de lancement.
    • Pouvez vous nous indiquer comment est composé ce comité, et quels sont ses critères de sélection ? un document existe-t-il à ce sujet ? les habitants y sont ils représenté ?
    • Le contrat de la SEMOP avec LIDL inclut-il une clause excluant du quartier de petits commerces faisant concurrence à certains de leurs produits ?
    • Quelle suite sera donnée au souhait des habitants du quartier quant à leurs commerces de proximité, suite à ce sondage ?
    • Y a-t-il un calendrier prévisionnel d’installation de l’ensemble des commerces, et quel est-il ?

Voilà les extraits les plus informatifs de la réponse de notre Maire :

NB : les réponses de notre Maire ne sont pas toujours très précises. Malheureusement, il faut savoir que le règlement intérieur voté par la majorité municipale nous oblige d’une part à transmettre les questions que nous allons poser par écrit et à l’avance, et d’autre part nous interdit de débattre ou de poser des questions complémentaires suite à la réponse du Maire. Donc nous ne pouvons pas obtenir en séance les clarifications nécessaires lorsque la réponse du Maire n’est pas suffisamment détaillée.

  • « J’ai reçu les riverains le 30 janvier dernier »
  • « Notre volonté est d’avoir plus de 10 000 m2 de commerces hors Lidl pour satisfaire les besoins des habitants du quartier et attirer sur le site des habitants des autres quartiers de la commune et des autres communes limitrophes, des usagers du Tramway ou du complexe sportif la Grenouillère, des promeneurs du parc de Sceaux »
  • « Dans le projet que nous avons présenté à la CDAC pour obtenir l’autorisation d’ouvrir ces commerces, il y a des commerces de proximité, de restauration, d’équipement de la maison et de la personne »
  • « Les commerces sont essentiellement implantés Cours du Commerce et rue de l’Oiseau Bleu. La restauration est privilégiée sur les places et le long de la promenade plantée pour bénéficier de terrasses extérieures »
  • « Un investisseur unique Altixia a acquis tous les commerces, charge à lui de concevoir un plan de commercialisation et une stratégie de merchandising. Cette société a l’expérience nécessaire avec une quinzaine de références similaires en France. Elle a un objectif de détention à long terme, supérieur à 8 ans »
  • « Au Comité d’agrément des enseignes siègent des représentants des collectivités (la ville, le Territoire), de la SEMOP, de la Caisse des Dépôts et Consignations, d’Altixia, et les commercialisateurs mandatés pour chaque cellule commerciale »
  • « L’installation du magasin Lidl n’a aucune répercussion sur l’installation des petits commerces, comme vous le laissez supposer dans votre question. C’est au contraire la locomotive commerciale du quartier »
  • « Sont déjà installés : Lidl, le boulanger Etoile du Berger, le traiteur italien Bella Ragazza, le magasin d’aménagement et décoration d’intérieur Perenne, l’opticien Optical Center, l’institut de Beauté, le cabinet dentaire, le centre d’esthétique Lazeo »
  • « A venir prochainement : la brasserie Moustache (sur la place LaVallée), le magasin Gifi, le restaurant Basiliq & co, la brasserie l’Héritage »
  • « Et la commercialisation se poursuit »

Ecoles Primaires et Maternelle et de la Crèche :

Nous avons noté vos interrogations sur la date effective d’ouverture des écoles et de la crèche, et sur les conditions d’accueil et de garde des enfants.

D’une part, pour information, lors du conseil municipal du 16 Février 2023, deux délibérations ont été adoptées à l’unanimité :

  • La dénomination des établissements : l’école élémentaire et maternelle s’appela l’Ecole Voltaire, et la crèche s’appelle Les Papillons d’Or.
  • La modification de la carte scolaire de la Ville de Chatenay-Malabry suite à l’ouverture du nouveau groupe scolaire du quartier LaVallée, avec la sectorisation concernant l’Ecole Voltaire, et la modification de la sectorisation concernant les écoles Pierre Brossolette et Pierre Mendès-France. Il est précisé que les familles du quartier LaVallée auront le choix de scolariser les frères et sœurs dans une de ces 2 écoles (Pierre Brossolette et Pierre Mendès-France) dans le cas où un enfant de la famille y est déjà.

D’autre part, entre le conseil municipal du 16 février et celui du 6 avril, nous avons vu passer une décision du Maire relative à la signature d’un avenant contractuel repoussant la date prévisionnelle de réception du chantier du groupe scolaire LaVallée (y compris les 2 centres de loisirs et la cuisine centrale), prévue à l’origine le 14 mai 2023, et décalée au 14 août 2023.

Questionné sur ce point par nos soins lors du conseil municipal du 6 avril, Mr le Maire a évoqué des aléas ayant retardé le chantier, mais semblait confiant dans le fait que ces équipements seraient prêts pour la rentrée.

Enfin, nous avons posé une question lors du Conseil Municipal du 6 Avril 2023, dont le texte est le suivant :

  • Concernant l’ouverture de l’Ecole Maternelle des papillons d’or, et de Ecole primaire Voltaire, nous savons que l’ouverture est prévue pour la rentrée de Septembre de cette année. Néanmoins certains habitants semblent attendre impatiemment une réunion avec le futur encadrement de l’Ecole et des précisions de la mairie sur le dispositif de garderie prévu. En l’absence de ces éléments, certains commencent à se tourner vers l’enseignement privé.
  • Pouvez-vous nous indiquer si l’encadrement des Ecoles Primaires a été désigné par l’Education Nationale ? Les conditions de garde des enfants après l’école, les mercredis, à la crèche, sont-ils définis ? Ont-ils été communiqués aux habitant du quartier, ou quand le seront-ils ?

Voilà les extraits les plus informatifs de la réponse de notre Maire :

  • « Des mails ont été envoyés cette semaine aux parents pour confirmer les inscriptions »
  • « Une réunion d’information sera organisée au retour des vacances de printemps pour ceux qui ont choisi Voltaire »
  • « Nous attendons le retour de l’Education Nationale sur le nombre de classes »
  • « Un accueil périscolaire classique est prévu : garderie du matin, déjeuner, garderie du soir »
  • « Le Centre de loisir sera ouvert les mercredis et pendant les vacances scolaires aux élèves de l’école et à ceux des écoles primaires et maternelle de Pierre Brossolette (écoles non dimensionnées pour héberger un centre de loisirs aujourd’hui). A l’étude : basculer sur le centre de loisir Voltaire les élèves de l’école élémentaire Pierre Mendes-France pour désengorger le centre de loisir Jules Verne »
  • « Toutes ces informations seront communiquées aux parents lors des réunions prévues au mois de mai et par courriel »
  • « La ville a déjà lancé une campagne de recrutement d’un directeur de centre de loisir et d’animateurs »
  • « L’accueil à la Crèche les Papillons d’Or se fera du Lundi au Vendredi de 7h30 à 19h »
  • « Pour le recrutement du personnel de la crèche, une 1ère campagne de Job dating a eu lieu au mois de mars, une 2eme aura lieu en mai. Résultats de la 1ère campagne : 25 candidatures ont été déposées, 14 rendez-vous ont eu lieu et 11 sont programmés, 8 candidatures sont déjà retenues ».

Chauffage du quartier :

Nous avons bien noté vos questions relatives au mode de production du chauffage urbain actuel et au calendrier du nouveau projet de géothermie.

Nous savons que la Mairie travaille bien sur le nouveau projet de géothermie, puisqu’un appel d’offre a été publié l’an dernier pour la Délégation de Service Public pour la création et l’exploitation d’un réseau de chaleur géothermique :

https://centraledesmarches.com/marches-publics/Chatenay-Malabry-COMMUNE-DE-CHATENAY-MALABRY-Delegation-de-service-public-pour-la-creation-et-l-exploitation-d-un-reseau-de-chaleur-geothermique-PHASE-CANDIDATURE/6806879

Nous avons posé quelques questions en commission sur l’avancement du projet, il nous a été répondu que 4 entreprises ont répondu, « les 4 grandes entreprises françaises qui savent faire de la géothermie ».

D’autre part, le 13 mars dernier, le Maire a revu à la hausse le montant du contrat avec la structure spécialisée choisie pour aider la mairie dans ce projet.

Enfin, lors du conseil municipal du 6 avril dernier, nous avons posé les questions suivantes :

  • Savons-nous quand la chaudière à biomasse (qui remplace la géothermie retardée) sera-t-elle mise en fonctionnement (aux côtés de la chaudière à gaz existante) ?
  • Quel type de biomasse brulera-t-elle : déchets organiques ménagers ? déchets agricoles ? bois ?
  • Pour le projet cible de géothermie sur Chatenay-Malabry, avons-nous à ce stade un macro-calendrier prévisionnel de la période à laquelle la quartier de LaVallée pourrait y être raccordé ?

Voilà les extraits les plus informatifs de la réponse de notre Maire :

  • « Une chaudière fonctionne déjà en biomasse, les combustibles sont des plaquettes de bois »
  • « Concernant la géothermie, le permis de forage minier est sur le point d’être déposé, nous devrions faire le choix du délégataire avant la fin de l’année »
  • « Nous prévoyons un raccordement du quartier LaVallée pour fin 2025 »

Promenade plantée, espaces verts, tiers lieux :

Suite à nos échanges, nous avons posé les questions suivantes lors du conseil municipal du 6 avril dernier :

  • Sur la promenade plantée, les aires de jeux pour enfants sont difficilement accessibles aux poussettes du fait des marches : pouvez-vous nous dire quel est le calendrier pour apporter des améliorations à cette difficulté ?
  • Pouvez-vous nous préciser qui s’occupe des espaces verts de la promenade plantée : est-ce que ce sont les jardiniers de la mairie ? de la Semop ? du territoire ? d’une entreprise mandatée par une de ces entités, et si oui laquelle ?
  • Pouvez-vous préciser quel est le projet pour l’ancien gymnase de l’Ecole Centrale, qui aurait vocation à devenir un « tiers lieu » : quel en serait le contenu, avec quel calendrier ?

Voilà les extraits les plus informatifs de la réponse de notre Maire :

  • « Les aires de jeu vont être accessibles aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite très prochainement, la livraison des rampes d’accès est prévue fin mai »
  • « L’entreprise Terrideal a été choisie pour l’entretien des espaces verts pendant 2 ans, sous contrat avec la SEMOP »
  • « Concernant l’ancien gymnase de l’école centrale, il est aujourd’hui occupé par la base vie des entreprises. C’est un vaste bâtiment de 800 m2, sa destination est en réflexion, elle nécessitera des travaux d’aménagement et de rénovation très conséquents ».

Ferme urbaine :

 Nous avons bien noté vos questions quant au calendrier de mise en service de la ferme urbaine et de ses différentes activités.

Les nouvelles ne sont pas bonnes sur ce sujet : le prestataire qui avait été choisi par la Mairie, la société « Merci Raymond », a jeté l’éponge et demandé à résilier le contrat qui la lie à la Mairie. La société justifie sa demande par le fait qu’elle n’a pas pu obtenir les financements permettant de mettre en œuvre le projet pour lequel elle avait été retenue.

Pourtant la ville s’était engagée à financer à hauteur de 500 000 € un bâtiment abritant des activités non agricoles (restauration / bar, événementiel / location de salles, coworking, ateliers de Yoga, …), ces activités représentant finalement l’essentiel des recettes puisque la vente de la production agricole ne représentait que 13% du chiffre d’affaire dans le plan présenté par Merci Raymond.

Néanmoins, Merci Raymond a fini par juger que 500 000 € n’était pas suffisant pour le bâtiment nécessaire à ces activités, et n’a pas trouvé de financement complémentaire.

Le maire nous a précisé lors du conseil municipal du 6 avril dernier que la ville travaille toujours à faire aboutir le projet de ferme urbaine, que les réflexions sont relancées, qu’il a été décidé de désormais dissocier les prestations de maraichage et celles d’animation du site. Les démarches sont en cours pour lancer un appel d’offre pour la partie production. Le futur bâtiment va être recalibré à la baisse pour une activité d’animations liées à la nature en ville, la restauration sur place étant abandonnée.

La majorité municipale n’en parlant pas, nous sommes intervenus pour demander ce qui était prévu concernant le financement participatif auquel ont souscrit 97 personnes, selon toute probabilité des habitants du quartier ou de la ville. Ce financement participatif a dépassé son objectif de 7500 €. Le maire nous a répondu que Merci Raymond avait retiré les fonds mais s’était engagé à les restituer aux souscripteurs.

Situation dans le bas de la Division Leclerc près du carrefour de l’Europe, autour de la résidence des numéros 30 – 32 – 34 :

Concernant les places de stationnement effondrées du fait des creusements des futures résidences entrainant la fermeture d’un tronçon de la Division Leclerc à la montée depuis des semaines :

Ce tronçon a réouvert vendredi 31 Mars 2023 suite à avis favorable des experts, mais en restant limité à 3,5 tonnes jusqu’à des derniers contrôles du SEDIF, donc les bus et les camions poubelles continuaient leur détour. (Depuis, nous ne savons pas si ces contrôles ont eu lieu et ont pu rouvrir l’axe complètement).

Concernant le nouveau trottoir qui n’est pas régulier, d’où de nombreuses flaques dès qu’il pleut, et les plaques d’égout qui sont plusieurs centimètres en dessous du trottoir, occasionnant plusieurs chutes de piétons :

La voirie à cette endroit dépend du Conseil Départemental. Nous n’avons pas encore pu intervenir à ce sujet.

De façon générale, y a-t-il un interlocuteur spécifique, un « guichet » vers lequel les habitants de LaVallée peuvent se retourner pour toute question ou tout problème lié à leur quartier, qui est en plein aménagement ?

A cette question, posée lors du conseil municipal du 6 avril dernier, le Maire a répondu qu’il ne fallait pas hésiter à le contacter, il reçoit chaque vendredi de 14h à 19h, et répond chaque jour aux courriers ou mails qu’il reçoit.

Son adresse : carl.segaud@chatenay-malabry.fr

Terrains de football :

Enfin, nous terminons avec un sujet que nous avons discuté qu’en toute fin de réunion alors que la plupart des participants étaient déjà partis.

Il s’agit du devenir des 2 terrains de football situés de l’autre côté de la Grande Voie des Vignes.

Ils sont aujourd’hui concédés ou appartiennent à l’association « Jeunesse sportive et culturelle Pitray-Olier » https://site.le-po.com/

Malheureusement, ces terrains sont en zone constructible, et un projet prévoit que ces terrains seront vendus à un promoteur immobilier, pour y construire pas moins de 410 logements, démarrage des travaux prévu en 2024, livraison en 2 phases 09/2026 et 09/2027.

Voir la demande sur le site de la DRIEAT : https://www.drieat.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/f01122p0173-min.pdf

Lors du conseil municipal du 16 février dernier, nous étions intervenus pour dire qu’il nous semblait peu opportun de laisser disparaître un tel complexe sportif, alors qu’il se situe en face du quartier et de la cité scolaire du quartier LaVallée, qui ne disposent pas de terrains de football. Nous proposions que la municipalité prenne toutes mesures nécessaires afin de pérenniser la vocation sportive du site.

Mais le Maire nous avait répondu que ce serait trop cher pour la ville et que « Ces terrains sont excentrés, ils n’entrent pas dans notre politique d’offre homogène, centralisée, des équipements sportifs »

  • Nous vous posons donc la question : pensez-vous qu’il serait souhaitable de conserver un complexe sportif sur ces terrains situés en face du complexe scolaire de LaVallée?

N’hésitez pas à vous écrire, ou à lire nos communications sur notre site Internet ou Facebook