cours de récréation de nos écoles

Cours de récréation : nos enfants méritent mieux !

On sait depuis plusieurs années que le fait de végétaliser les cours de recréation est excellent pour la santé physique et psychique de nos enfants et pour lutter contre le changement climatique. De nombreuses villes en France et dans le monde ont réintroduit la nature dans les cours de leurs écoles. Chatenay-Malabry fait l’inverse.

Sommaire :

  • Résumé
  • Pourquoi est-ce important de végétaliser et repenser les cours d’écoles ?
  • A Chatenay-Malabry, la nouvelle Ecole Primaire Jean-Jaurès inaugurée le 21 mai 2022 a sa cour de récréation 100% minérale sur le toit terrasse de l’école !
  • Ce que font d’autres villes pour végétaliser leurs cours d’écoles
  • Ressources sur le sujet de la végétalisation des cours d’école
  • Ressources sur le sujet de l’égalité filles – garçons dans les cours d’école

Résumé

Dès le plus jeune âge, la cour d’école est un espace essentiel d’épanouissement et de vie sociale. Nos enfants y passent de nombreuses heures et y apprennent à interagir entre eux. Depuis 10 ans, les cours de récréation font l’objet de réflexions intenses autour de deux enjeux majeurs : faire face au changement climatique en apportant ombre et fraicheur l’été, et développer la confiance en soi de nos filles autant que de nos garçons. De nombreuses municipalités ont créé des cours de récréation végétalisées et arborées, organisées pour assurer la convivialité et des activités mixtes.

Les cours de récréation de Châtenay-Malabry sont à l’opposé de cet idéal. Largement recouvertes de bitume foncé, concentrant la chaleur, leur espace central sert de terrain de foot utilisé le plus souvent par les garçons et repoussant les filles dans la périphérie.

Elles sont pauvres en équipements tels que tables et chaises, en jeux, en espace au calme. Lors des canicules précoces de 2020 et de ce printemps, certaines écoles maternelles et primaires ont dû renoncer à utiliser la cour de récréation, tant la chaleur y était insupportable. C’est donc une double peine pour les enfants qui ne peuvent pas se détendre, après avoir souffert de la chaleur dans les salles de classe.

Interpellée, la municipalité dit « réfléchir à une solution », faute d’avoir anticipé les problèmes. Pourtant, à la nouvelle école Jean Jaurès, la municipalité a vendu la cour de récréation arborée aux promoteurs immobiliers, pour construire une cour entièrement artificialisée sur le toit !

Pour la santé de nos enfants il est indispensable de repenser et refaire au plus vite toutes les cours d’école de la commune. Faudra-t-il attendre de changer de majorité municipale ?

Pourquoi est-ce important de végétaliser et repenser les cours d’écoles ?

1. Pour que nos enfants bénéficient d’un peu de fraicheur lors des canicules

    • L’ombre des arbres et la verdure peuvent faire descendre la température de 10 degrés par rapport à une cour de récréation recouverte de bitume, de béton, ou de pierre.
    • NB : Il en est de même pour la végétalisation des alentours immédiats de nos habitations

2. Pour lutter contre le changement climatique et ses effets

    • Les arbres, plantes et végétaux au sol captent du carbone, réduisant directement la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère
    • Les eaux pluviales s’infiltrent dans les sols et alimentent les nappes phréatiques en eau douce, réduisant la sécheresse.
    • La biodiversité est restaurée (faune du sol, insectes, flore)
    • NB : Il en est de même pour la végétalisation des alentours immédiats de nos habitations

3. Pour améliorer la santé et le bien-vivre de nos enfants

    • Les études montrent que la végétalisation des cours d’école apporte également les bénéfices suivants : les élèves sont plus apaisés, la violence baisse, l’ambiance dans les classes est améliorée, et enfin le nombre et la sévérité des accidents en cours de récréation diminuent.
    • Plus généralement, cela permet aussi de reconnecter nos enfants avec la nature. Les statistiques indiquent que nos chères têtes blondes ou brunes passent de moins en moins de temps au contact de la nature.

4. Pour donner autant de chances aux filles qu’aux garçons dans tous les domaines

    • La cour de récréation en tant qu’espace libre non régulé par les adultes (même s’ils le surveillent), pourrait constituer le lieu idéal pour apprendre à vivre ensemble de façon égalitaire. Mais dans les faits, c’est aussi le lieu où s’exerce la domination masculine. Avoir moins de place pour jouer, ne pas pouvoir jouer à ce que l’on veut parce qu’on est une fille, c’est l’expérience de l’injustice et l’installation d’inégalités durables.

A Chatenay-Malabry, la nouvelle Ecole Primaire Jean-Jaurès inaugurée le 21 mai 2022 a sa cour de récréation 100% minérale sur le toit terrasse de l’école !

Pourtant, le terrain de l’ancienne école était suffisamment grand pour accueillir une belle cour d’école toute neuve et pleine de nature. Mais la mairie a décidé de vendre une bonne partie de ce terrain à un promoteur pour qu’il y construise une résidence privée. Du coup, il n’y a plus assez de place pour une cour de récréation au sol ! Le bois de Verrières est juste à côté, mais dans la « Ville Parc » nos enfants se retrouvent à jouer sur un toit terrasse.

(Peut-être vous demandez-vous : « mais pourquoi donc fallait-il encore construire une nième résidence supplémentaire ? Le déluge de constructions de logements que connait notre ville ne suffisait pas ? ». Réponse : cela a permis de financer la construction de la nouvelle école.

Une autre question vous vient alors à l’esprit : « Pourquoi notre ville n’a-t-elle pas les moyens de construire une école ? C’est pourtant traditionnellement un des principaux postes de dépenses des villes, sans qu’elles soient obligées de vendre l’espace public aux promoteurs ». Réponse : les finances de notre commune, c’est spécial, tout est expliqué dans cet article : https://collectifcitoyenchatenay.org/notre-ville-surendettee-vend/ )

Ce que font d’autres villes pour végétaliser leurs cours d’écoles :

  • Paris : la renaturation des 70 hectares de cours d’école de la ville est un des piliers de la politique de résilience climatique de la ville. Tout le projet, et de magnifiques photos des cours de récréation déjà végétalisées :

https://www.paris.fr/pages/les-cours-oasis-7389

  • Rennes : les bénéfices pour le climat et pour les enfants vont bien au-delà de la lutte contre les ilots de chaleur :

https://reporterre.net/Adieu-bitume-vive-les-cours-d-ecole-vegetalisees

  • Lille : Dans toutes les écoles lilloises, au moins un tiers de la surface des cours de récréation est désormais végétalisé.

https://www.lille.fr/Actualites/100-des-cours-d-ecoles-vegetalisees

Ressources sur le sujet de la végétalisation des cours d’école :

Ressources sur le sujet de l’égalité filles – garçons dans les cours d’école :

  • Rapport du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes de décembre 2016 sur le rôle de l’école. Il y est question des cours de récréation pages 5 et 18 :

https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/hce_rapport_formation_a_l_egalite_2017_02_22_vf-2.pdf

  • Article résumant le rapport du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes :

https://fr.aleteia.org/2017/02/22/egalite-garcons-filles-a-lecole-les-dernieres-trouvailles-du-hce/

  • Effets et limites de la mixité scolaire (par Nicole Mosconi, philosophe, professeure et chercheuse en sciences de l’éducation de l’université Paris-Nanterre)

https://www.cairn.info/journal-travail-genre-et-societes-2004-1-page-165.htm

  • Mixité scolaire : que peuvent apporter les cours de récréation « non genrées » ? (par Christine Gautier Chovelon, Enseignante chercheure en sciences de l’éducation et de la formation, Université Côté d’Azur)

https://theconversation.com/mixite-scolaire-que-peuvent-apporter-les-cours-de-recreation-non-genrees-183502

  • Filles et garçons à l’heure de la récréation : la cour de récréation, lieu de construction des identifications sexuées (par Sophie Puel, Maître de conférences Sciences de l’éducation, Université de Caen / CNRS)

https://aussi.ch/documents/278/ruel.pdf

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hebergements ukraine butte rouge

Mettons les logements sociaux inoccupés de la Butte Rouge à la disposition temporaire des familles déplacées par la guerre en Ukraine

La majorité municipale a voté contre cette proposition !

Explications :

Plusieurs familles chatenaisiennes accueillent des personnes déplacées suite à la guerre en Ukraine, depuis plusieurs semaines voire mois, mais arrivent au bout de leurs forces et doivent être relayées par des hébergements en autonomie.

L’Union Sociale pour l’Habitat, organisation représentative du secteur HLM, a appelé à mettre à disposition des exilés ukrainiens l’ensemble des logements HLM voués à rester inoccupés, notamment du fait de projets de travaux qui n’ont pas démarré. Cette demande respecte les directives de l’état qui imposent, dans les zones en tension, de ne pas prélever des logements sociaux attribuables afin de ne pas prolonger l’attente qui est déjà de 10 ans.

Or environ 300 à 500 logements sociaux sont inoccupés dans la Cité Jardin de la Butte Rouge, dont la plupart n’ont pas vocation à être réattribués.

Nous avons donc proposé au Conseil Municipal du 24/3 que Mr le Maire intervienne auprès du bailleur social Hauts de Bièvres Habitat, dont il est administrateur, pour demander la mise à disposition temporaire de certains de ces logements aux familles déplacées par la guerre en Ukraine.

En regroupant plusieurs familles, cette mesure permettrait d’atténuer leur dépaysement, de renouer des liens sociaux, de faciliter la scolarisation des enfants, le suivi et l’aide par les services de l’état et par les volontaires.

Le maire a répondu qu’aucun de ces logements n’était dans un état suffisamment correct pour y loger une famille ukrainienne.

Pour en avoir visité, nous savons que certains appartements des « ilots tests » destinés à être démolis sont en très bon état.

Ayant constaté par nous-mêmes l’inexactitude de cette réponse, nous avons ensuite proposé un vœu au Conseil Municipal du 21/4 pour qu’un recensement des logements sociaux inoccupés pour longtemps et dans un état correct soit réalisé et soit transmis à la préfecture et à l’association Habitat & Humanisme (mandatée, dans notre département, pour gérer l’affectation des hébergements disponibles aux familles déplacées par la guerre en Ukraine).

Ce vœu a été rejeté par la majorité municipale.

Nous avons donc écrit au Préfet des Hauts de Seine et au Préfet de Région pour leur demander d’intervenir.

Nous vous proposons aussi d’écrire au Maire ou au Préfet pour appuyer notre demande (vous pouvez utiliser comme modèle de lettre celle que nous avons adressée à la Préfecture)

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous accéderez :

Nous espérons obtenir une réponse dont nous ne manquerons pas de vous tenir informé.e.s.

Faites gagner les candidats de l’union de la gauche et des écologistes sur notre circonscription

Faites gagner les candidats de l’union de la gauche et des écologistes sur notre circonscription

Une victoire de l’union de la gauche et des écologistes lors des élections législatives des 12 et 19 juin est possible Rejoignez-nous ce samedi 14 mai pour rencontrer les candidats incarnant cette union sur notre circonscription.

Mobilisez-vous à nos côtés pour la campagne !

L’union de l’ensemble des forces de gauche et écologistes crée une opportunité historique lors des élections législatives des 12 et 19 juin prochains : celle d’un vrai changement par rapport à la politique de pure économie libérale qu’Emmanuel Macron a menée depuis 5 ans, tout en refusant les solutions de l’extrême droite contraires à nos valeurs fondamentales de liberté et de fraternité.

Alors que la droite se divise dans notre circonscription, rendant possible une triangulaire au 2eme tour, la victoire est possible pour le candidat de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale. Le désir de rupture de nos concitoyens, combiné à la nouvelle dynamique à gauche, rend possible d’obtenir une majorité de députés à l’Assemblée Nationale pour mener une politique profondément différente.

En 1981, l’union de la gauche a montré qu’il était possible d’augmenter le SMIC, d’instituer la retraite à 60 ans, de donner une 5eme semaine de congés payés, de mettre en place un impôt sur la fortune. Elle a façonné une nouvelle société avec la liberté de l’information, l’abolition de la peine de mort des tribunaux d’exception, la dépénalisation de l’homosexualité, … Ceux qui en avaient peur alors ne s’en plaignent plus aujourd’hui.

Avec une majorité, Emmanuel Macron continuerait dans l’inaction climatique déjà condamnée par la justice du fait des actes contraires aux paroles : les pesticides perdurent, les aides au bio diminuent, les lobbies imposent leur vision, les subventions de fonctionnement aux organismes de régulation des terres agricoles ont été coupées contraignant ces derniers à vendre des milliers d’hectares nourriciers aux grands groupes industriels pour des produits cosmétiques …. La dégradation sociale se prolongerait : augmentation du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, des milliards en moins pour le logement social et pour l’aide sociale à l’enfance en danger – par ailleurs particulièrement malmenée par Georges Siffredi dans notre département …

Face à ce risque, la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale propose l’augmentation du SMIC à 1400 € net et une hausse des salaires, une allocation jeunesse de 1063 €, et un blocage des prix pour les produits de première nécessité. Notre union propose une rupture sociétale pour une lutte résolue contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité car nous voulons léguer à nos enfants et petits-enfants une planète vivable (investissements massifs dans la réhabilitation thermique des logements et les bâtiments à énergie positive, un urbanisme réintroduisant les grands arbres et espaces verts en ville pour pouvoir supporter les canicules, les transports publics …), et un futur désirable (enseignement, santé, des terres agricoles sanctuarisées pour une nourriture biologique locale créatrice d’emplois, lutte active contre toute forme de discrimination et pour l’égalité femmes – hommes, …).

Pour notre circonscription, les candidats qui incarnent cette union sont Brice Gaillard, (Parti Socialiste, spécialisé dans la conduite de politiques publiques, et exerçant depuis dix ans des responsabilités dans le domaine du conseil aux élus), avec pour suppléante Justine Larnac (La France Insoumise, étudiante en droit du travail à Sceaux, et habitant depuis toujours à Antony). Cliquer ici pour télécharger leur tract d’annonce de candidature.

Au-delà des étiquettes politiques, Brice et Justine travaillent ensemble pour porter un programme d’union, celui de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, main dans la main avec le Collectif Citoyen Chatenaisien, ainsi que les collectifs des trois autres villes de notre circonscription.

En quelques jours, nous avons pu mesurer l’engagement de Brice Gaillard pour être à l’écoute des attentes de nos concitoyens et pour être le porte-parole, auprès des institutions publiques, des dossiers concernant notre commune : rencontre avec le directeur du CREPS, lettre au président de l’ANRU à propos de la Butte Rouge.

Les 4 collectifs, qui avaient appelé à cette union, soutiennent pleinement leur candidature et sont très activement impliqués dans la campagne électorale qui démarre.

La campagne sera officiellement lancée ce samedi 14 mai par une journée très dynamique dont vous trouverez le programme complet ci-dessous et qui passera bien-sûr par Chatenay-Malabry : nous vous donnons rendez-vous de 14h à 15h sur la coulée verte au niveau de la Grande Voie des Vignes pour une rencontre avec nos 2 candidats qui prendront la parole ainsi que des associations locales dont le CCC.

Mobilisez-vous à nos côtés ! Portés par cette possible victoire dans l’union, nous voulons une campagne très dynamique, et prévoyons de nombreuses actions : porte à porte, tractage, boitage, collage d’affiches, réunions publiques, apéritifs ou gouters militants dans les rues, etc.

Rejoignez-nous, dites-nous ce que vous avez envie de faire, nous avons besoin de vous pour cette opportunité unique

=> écrivez-nous à notre adresse : collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com

100% unis, nous pouvons gagner !

Programme complet de la journée du samedi 14 Mai

Lancement de la campagne de Brice Gaillard et Justine Larnac, candidats de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale :

  • De 9h30 à 10h30 – Distribution au marché de Bourg-la-Reine 
  • De 9h30 à 10h30 (en parallèle) – Echanges avec les assos d’usagers du RER B
  • De 11h00 à 12h00 – Echanges avec les assos scéennes – Théâtre de verdure (Coulée Verte)
  • De 12h00 à 13h30 – Pique-nique militant – Coulée verte (face au château de Sceaux – rue du Général de Gaulle)
  • De 14h00 à 15h00 – Echanges avec les assos  de Chatenay – Coulée Verte (au niveau de la Grande Voie des Vignes)
  • De 16h00 à 17h00 – Echanges avec les assos  d’Antony – Parc Heller
  • De 17h00 à 17h30 – Conférence de presse – Parc Heller (au milieu du parc, près de la butte sous les grands arbres)
  • A partir de 19h00 (pour celles et ceux qui ont encore de l’énergie – Point fixe / apéro / La Kalbas à Antony

Elections présidentielles 2022 – 2e tour

Elections présidentielles 2022 - 2e tour

Nous sommes révulsés par le choix qui nous est laissé.

Les faits nous montrent qu’Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur des 5 grands enjeux auxquels le France est confrontée :

  • Il est resté terriblement inactif sur le plan de l’environnement et de l’enjeu climatique.
  • Seulement préoccupé d’économie dans le mode libéral habituel, il a mené une politique qui a aggravé la situation sociale de nos concitoyens les plus vulnérables.
  • Il n’a pas amélioré sensiblement la situation en terme d’intégration des étrangers, de diversité et de multiculturalisme, ni celle des libertés de nos modes de vie.
  • Il restera comme le président des violences policières lors des manifestations.
  • Il n’a pas su peser sur les dangers géopolitiques internationaux qui nous menacent en tant que président de la France ou président tournant de l’UE.

Il est fort probable qu’un prochain quinquennat du même président se solderait par les mêmes constats.

Néanmoins nous sommes absolument convaincus que la situation serait encore bien pire si Marine Le Pen était élue, sur chacun de ces 5 enjeux. Son programme le montre clairement.

Pire, son élection représenterait un risque considérable en terme de libertés d’opinion, de violences, d’intolérance, et de remise en question des nos principes républicains.

Nous pouvons aujourd’hui dire et écrire en toute liberté que nous détestons la politique du pouvoir en place.

Ce ne sera plus forcément le cas sous le régime que Marine Le Pen mettrait en place.

Pour cette raison, l’ensemble des membres du CA du CCC utiliseront le bulletin Macron, à contre cœur, pour faire barrage à l’extrême droite, considérant que s’abstenir ou voter blanc revient à la renforcer, et que sur un tel choix nous devons nous positionner clairement quels que soient les sondages.

L’ensemble des membres du Conseil d’Administration du Collectif Citoyen Chatenaisien

Notre ville, surendettée, vend

Finances de la ville : une dette communale en béton

Chatenay-Malabry est une des rares villes dont le fonctionnement récurrent ne génère pas suffisamment d’excédent pour rembourser la dette. Ce signe de mauvaise gestion perdure depuis au moins 2012.

Pour une raison simple : notre ville est endettée au-dessus de ses moyens, c’est l’une des communes de France dont la dette par habitant est la plus forte.

Pour néanmoins rembourser ses dettes et investir encore un peu, la mairie construit massivement pour augmenter les rentrées fiscales de la taxe foncière, et vend les bijoux de famille (terrain de l’Ecole Centrale, cour de l’école Jean Jaurès, espace vert de Robinson, etc), sacrifiant notre qualité de vie et notre capacité à supporter les futurs chocs climatiques.

Enfin, une partie des emprunts de la ville sont toujours des emprunts dits « toxiques », dont le montant des intérêts peut soudainement exploser selon les circonstances internationales.

Cette analyse a été présentée par les élus du CCC en Conseil Municipal le 27 Janvier 2022, lors du débat d’orientation budgétaire.

L’Observatoire des Finances et de la Gestion Publique Locales est un site gouvernemental qui stocke les comptes annuels des différentes communes de France depuis 2012, calcule leurs indicateurs de (bonne ou mauvaise) gestion, et permet à tout citoyen de les consulter et de comparer les communes entre elles (https://data.ofgl.fr/pages/accueil/).

Nous avons analysé les comptes de Chatenay-Malabry et, à titre d’exemple, nous les avons comparés à ceux d’une de nos villes voisines, Antony. Notons que la comparaison aurait donné des résultats similaires avec la plupart des autres communes environnantes.

Regardons l’épargne brute (Recettes – Dépenses de fonctionnement) :

Un ratio de gestion « normal », selon les bonnes pratiques, est d’au moins 10% du total des recettes.

Voilà (document 1) le graphe de l’épargne brute de Chatenay-Malabry de 2012 à 2020 : le budget de fonctionnement annuel de la ville étant d’environ 45 M€, on voit que la meilleure année, 2020, n’atteint pas ces 10%, et c’était encore pire les années précédentes (à l’exception de l’année où la commune a touché les 22 M€ provenant de la vente du terrain de l’ancienne Ecole Centrale pour y créer le nouveau quartier LaVallée). Il faut savoir que de nouveau l’épargne brute chute en 2021. Chatenay-Malabry a une épargne brute structurellement trop faible.

A titre de comparaison, l’épargne brute d’Antony, dont le budget de fonctionnement annuel est d’environ 90 M€, est constamment à environ 15% (document 2).

Regardons maintenant l’épargne nette, qui est ce qui reste quand on enlève à l’épargne brute le remboursement du capital de la dette :

Un ratio « normal », selon les bonnes pratiques, est d’être a minima positif, c’est-à-dire que le fonctionnement récurrent génère suffisamment d’excédent pour faire face à l’échéance des remboursements d’emprunts. C’est une simple règle de gestion en « bon père de famille ».

Voilà (document 3) le graphe de l’épargne nette de Chatenay-Malabry de 2012 à 2020 : elle a toujours été négative (à l’exception de l’année où nous avons touché les 22 M€ de l’opération LaVallée).

A titre de comparaison, l’épargne nette d’Antony est constamment positive de plusieurs M€ (document 4).

On voit donc que le fonctionnement « normal », récurrent, de notre commune ne lui permet pas d’honorer ses emprunts. Peut-être que notre commune peut mieux optimiser ses recettes et ses dépenses de fonctionnement. Mais ce que cela montre surtout, c’est que notre commune est beaucoup trop endettée : elle a contracté des emprunts au dessus de ses moyens.

Voilà (document 5) le graphe du capital qui reste à rembourser par Chatenay-Malabry, et le même graphe pour Antony (document 6) : l’encours d’emprunt d’Antony est environ 30% supérieur à celui de Chatenay, pour un budget 2 fois plus important, donc en proportion l’endettement de Chatenay est 1,5 fois celui d’Antony.

Il faut rappeler que Chatenay-Malabry était, encore récemment, la 11ème ville de France avec la plus forte dette par habitant, sur 36 000 communes …Vingt ans de gestion par l’actuelle majorité l’ont amenée plusieurs années dans les 10 communes les plus endettées de France dans sa catégorie de population. Et il faudra encore plus de 15 ans pour rembourser l’intégralité des emprunts pesant sur notre ville.

En conclusion, l’épargne nette sera donc négative de plusieurs millions d’euros cette année, ce qui a un impact très négatif sur notre capacité d’investissement.

Comment donc notre ville réussit-elle néanmoins à faire face à ses échéances d’emprunt, et à investir encore un peu ?

Deux mécanismes sont utilisés :

  • Le premier consiste à densifier massivement pour augmenter les rentrées fiscales de la taxe foncière.
  • Le second mécanisme consiste à vendre les bijoux de famille. Sans ces apports au budget, la ville serait encore obligée de s’endetter pour investir, ce qui lui serait probablement refusé. Après les 22 millions perçus lors de l’opération sur le terrain de l’école Centrale, la vente de la cour de l’école Jean Jaurés va rapporter 10 millions. Et nous ne parlons pas de la vente du square Robinson ni de l’opération à venir sur la faculté de pharmacie.

La trésorerie apportée par l’opération LaVallée, et le grignotage de cette cagnotte année après année pour rembourser nos emprunts se visualise aisément sur ce graphe de la trésorerie de notre ville (document 7).

Globalement notre ville est donc engagée, pour rembourser ses emprunts, dans une politique agressive de vente du foncier public et de densification urbaine qui, sous prétexte de dynamisme budgétaire, affecte négativement la qualité de vie des habitants, et diminuent notre résilience environnementale et climatique, c’est-à-dire notre capacité à supporter les futures canicules et vagues de fortes chaleur.

Cette politique permettra-t-elle de sortir notre ville de la spirale du surendettement ? Rien n’est moins sur. Cette fuite en avant pourrait n’être qu’un cercle vicieux, car cette densification a des coûts induits importants en termes de fonctionnement et d’équipement.

La ville vend des terrains pour construire afin d’obtenir à court terme les entrées d’argent exceptionnelles liées à ces ventes, et les recettes fiscales de taxes foncières, mais cela génère de nouveaux investissements à financer, et de nouvelles dépenses de fonctionnement à long terme.

Nous avons des raisons de penser que ces coûts induits sont inquiétants :  

  • Les prochains investissements sont exclusivement destinés à augmenter la capacité d’accueil scolaire de la ville (Cuisine centrale, groupe scolaire LaVallée, crèche LaVallée, crèche du Pavillon Colbert).
  • Les charges de personnel vont augmenter fortement avec le nombre de nouveaux habitants apportés par les programmes immobiliers et avec le rajeunissement démographique, qui vont considérablement augmenter les effectifs nécessaires dans les écoles et les crèches.

Les dépenses d’investissement et l’inflation des dépenses de personnel qui en découlent remettent clairement en cause la pertinence de cette politique de densification.

Ces coûts futurs sont mal documentés. Dans le dossier budgétaire remis par la mairie au Conseil Municipal, aucun détail prospectif ni aucune simulation future ne sont fournis sur l’évolution attendue dans les années à venir, en particulier lors de la livraison de LaVallée. Des projections de surcout de fonctionnement et d’investissements manquent et devraient être fournies en face des projections de recettes fiscales supplémentaires pour que l’on comprenne si tout cela fait du sens sur le plan économique. Ces informations seraient bienvenues afin de donner un peu de profondeur prospective à nos Débats d’Orientation Budgétaire.

Notons en tout cas que notre capacité d’investissement limitée, combinée à la nécessité de réaliser des investissements liés à la densification, empêche la ville de réaliser des investissements innovants, apportant une qualité de vie supplémentaire, ou l’engageant vers une réelle transition écologique.

Un exemple qui en dit long est celui du projet emblématique d’équiper notre ville d’un réseau de chaleur urbain alimenté par géothermie : la majorité a décidé de confier l’intégralité du projet de géothermie au privé sans y investir le moindre euro. Là où d’autres communes ont réussi à déployer un projet de géothermie réussi en maitrisant le cout pour l’usager par une gouvernance et un financement publics, Chatenay-Malabry prend le risque de voir les prix s’envoler pour ses habitants.

Rappelons enfin que les finances publiques de Chatenay-Malabry ont une épée de Damoclès au-dessus de leur tête :

Encore plusieurs millions d’emprunts dit « toxiques », qui peuvent encore se retourner contre nous : le montant des intérêts peut soudainement exploser selon les circonstances internationales. Or, en ce moment, les circonstances internationales sont pour le moins instables …

La gestion de la majorité municipale actuelle nous a donc amené à une situation financière fragile et risquée, et au déluge de constructions qui s’abat sur Chatenay, dont nous ne venons de voir qu’il n’est motivé que par le fait de devoir faire face aux échéances de remboursements d’emprunt.

C’est une preuve supplémentaire, s’il en est besoin, que ce déluge ne répond pas à la nécessité de combler le manque de logements, contrairement à ce que notre maire affirme régulièrement.

En effet, aucune instance n’impose à Chatenay Malabry de construire autant de nouveaux logements. Surtout pas la région Ile de France ni la métropole du Grand Paris, dont la dernière tentative pour définir le nombre de logements à construire prévoyait pour Chatenay -Malabry un objectif de 150 logements par an. (voir le projet de PMHH – Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement)

Avec LaVallée, la ville en prévoit 2200 en 5 ans, soit déjà 3 fois l’objectif régional envisagé !!! Et il faudrait y ajouter toutes les autres résidences actuellement en cours de construction dans la ville, et les 1000 logements supplémentaires prévus à La Butte Rouge.

Enfin, il nous faut également dénoncer les conséquences de la situation financière de notre ville sur le volet social.

Nous notons (avec satisfaction) que la reconstruction du centre social semble devoir être prochainement financée par le département. Nous rappelons que ce projet est promis par la majorité municipale depuis deux mandatures (12 ans !).

Nous notons également que le dispositif de péréquation de solidarité entre communes prend plus à Chatenay qu’il ne lui apporte. C’est bien la preuve que Châtenay-Malabry n’est pas dans une situation particulièrement difficile du point de vue social et du revenu de ses habitants, en comparaison d’autres communes françaises. Comme nous ne cessons de le répéter, la répartition des revenus à Châtenay Malabry reflète la distribution moyenne en Ile de France.

Chatenay n’a donc aucune raison légitime de vouloir supprimer 1500 logements sociaux à la Butte Rouge.

Ce désastre social n’est pas motivé par un nécessaire rééquilibrage socio-économique de la ville, mais par une nième déclinaison de la fuite en avant financière qui consiste à vendre des terrains et multiplier les sources de taxe foncière pour pouvoir rembourser ses emprunts et investir encore un peu. Châtenay doit donc préserver l’ensemble de son habitat social.