Bétonnisation : trop, c’est trop…

Après le projet de 399 logements sur le terrain d’un stade, un nouvel immeuble de 95 logements est en projet rue Roger Salengro à la place d’un parking de 30 places, d’un équipement de quartier et d’un immeuble de 12 logements sociaux. Cela amène plusieurs questions importantes : que sont devenus les habitants de ces logements sociaux ? Comment sera pensé le stationnement des véhicules, qui est déjà compliqué dans ce quartier, à côté du stade et du conservatoire ?

Le Lieu d’Écoute et d’Orientation (LEO) est un équipement de quartier fréquenté par de nombreux jeunes du quartier pour l’aide aux devoirs ou pour des sorties. Sera-t-il remplacé ?
Quel environnement souhaitons-nous ?
Sur un terrain de 3023 m² l’immeuble projeté a une superficie de 6876 m². Il s’agit d’une densité importante, équivalente à celle de Paris. La hauteur du bâtiment est de quatre étages, ce qui pourrait être acceptable, mais l’ensemble du terrain est utilisé, sans laisser la moindre respiration entre les deux immeubles adjacents déjà construits le long de la rue Roger Salengro, en face du mur du CREPS. A l’arrière, la distance entre ce nouveau bâtiment et les voisins sera également très proche. Le promoteur prévoit des cours communes avec les immeubles proches, des arbres vont être coupés, et au final, le béton occupera tout l’espace, une nouvelle fois.

La densité d’un quartier n’est pas simplement définie par la hauteur des bâtiments, mais aussi par l’emprise au sol, en ne laissant aucun espace de pleine terre, c’est plus de béton et plus de réseau pour récupérer l’eau. Ce qui compte au final : c’est le caractère agréable de la vie dans nos quartiers et force est de constater que la Mairie ne semble pas s’en préoccuper du tout, en validant tous les reculs architecturaux et environnementaux exigés par les promoteurs pour davantage de rentabilité.
Une ville dispose pourtant d’outils et peut définir les règles d’urbanisme dans un document : le plan local d’urbanisme. À Châtenay-Malabry, les promoteurs ont de nombreuses possibilités et construisent trop, mal, et sans vision d’ensemble.
Quelle ville va-t-on laisser à nos enfants ?