La mairie expulse des associations écologiques et solidaires

La mairie expulse des associations écologiques et solidaires

La Mairie a récemment retiré à plusieurs associations les moyens logistiques mis à leur disposition. Ces associations à buts écologique et solidaire, non partisanes, sont mises en difficulté, ainsi que leurs usagers châtenaisiens, sans dialogue ni raison valable, et alors que le soutien communal ne coûtait rien ou presque.

L’association Cultivons Châtenay a été créée il y a cinq ans pour promouvoir la culture locale de légumes et fruits dans des jardins partagés. Animant 5 parcelles de terre avec plusieurs dizaines de bénévoles passionnés, elle se voit brutalement exclue des deux parcelles mises à disposition par la Ville à la Croix Blanche et dans le quartier des Houssières. Les membres de l’association voient ainsi leur travail de plusieurs années sur ces parcelles (équipements, cultures, implication des riverains) réduit à néant.

A la même période, le Repair Café est notifié du retrait du local prêté pour tenir ses ateliers bimestriels. Cette association donne gratuitement une seconde vie aux objets du quotidien. Depuis 6 ans, par la fréquentation grandissante de ses ateliers de réparation, elle a fait la preuve qu’il existe une forte demande de nos concitoyens pour venir à bout des pannes et remettre en marche appareils électroménagers, matériel informatique, etc.

De même, l’antenne locale de l’UFC-Que Choisir, association nationale bien connue qui aide les consommateurs à connaître et à faire valoir leurs droits, s’est vue retirer, en juillet 2020, le local où elle tenait sa permanence sans proposition de solution.

Pourquoi est-il si difficile à des associations indépendantes et non politiques de se développer dans notre ville avec le minimum de soutien logistique que l’on peut attendre d’une Mairie ?   

Robinson réponse méprisante du Conseiller municipal délégué à l’Environnement urbain

Robinson : Quelques réactions sur les réseaux sociaux, et la réponse méprisante du Conseiller municipal délégué à l’Environnement urbain

Robinson comment la Mairie a-t-elle pu permettre et même faciliter ce désastre écologique?

Robinson : comment la Mairie a-t-elle pu permettre et même faciliter ce désastre écologique ?

Consternation, infinie tristesse, colère : écocide aux 4 Chemins, près de la gare de Robinson.

Le majestueux cèdre centenaire et 22 autres arbres de haute tige abattus en catimini fin Juillet et début Aout pour un énième projet immobilier.

L’ampleur et la densité de ce projet ont été directement facilitées par la Mairie qui a cédé au promoteur Cogedim près de 600 m2 d’espace vert communal : le square Robinson, seul espace vert du quartier, qui offrait repos et fraîcheur l’été aux usagers du RER et des commerces, vient d’être détruit.

Une pétition rassemblant 3000 signatures et une manifestation sur place n’ont pas suffi pour convaincre la Mairie de stopper ce projet.

Il est pourtant inutile : Châtenay Malabry dépasse très largement ses objectifs en nombre de nouveaux logements.

Lorsque cette ville sera totalement défigurée par la densification anarchique en cours, il sera trop tard pour réaliser que la communication verte de la Mairie n’est qu’une façade trompeuse.

Lorsque tous les espaces verts de proximité auront été détruits, ce ne sont pas les grands parcs départementaux qui apporteront de la fraîcheur dans les appartements lors des futures canicules. Ces appartements souffriront de la proximité immédiate du tout-béton, et les températures grimperont de manière douloureuse pour les habitants.

Le remplacement des anciens grands arbres par les petits arbres et arbustes plantés par la Mairie est aussi trompeur : il aggrave directement la concentration carbone dans l’atmosphère à l’origine du dérèglement climatique.

Consternation, infinie tristesse, colère, mais détermination renforcée pour lutter contre tant d’irresponsabilité.

Cliquer ici pour quelques réactions sur les réseaux sociaux, et la réponse méprisante du Conseiller municipal délégué à l’Environnement urbain…

Plus d’information sur le projet de la mairie, et les actions menées pour tenter d’éviter ce désastre : https://protectiondesespacesvertsderobinson.wordpress.com/

Souvenirs, souvenirs…

 

Et maintenant!

 

Pourquoi il faut voter pour Alternative Citoyenne 92

Pourquoi il faut voter pour Alternative Citoyenne 92 et Julien Bayou dimanche 27 Juin

 

Ce dimanche, pour les élections départementales d’une part et régionales d’autre part, le Collectif Citoyen Chatenaisien vous invite à voter massivement pour les listes d’union entre écologistes, partis de gauche et mouvements citoyens :

 

C’est la seule façon de ne pas concentrer tous les pouvoirs (commune, département, région) dans les mêmes mains, et de remettre en question les vieilles recettes des professionnels de la politique qui ne répondent pas aux enjeux actuels.

Aujourd’hui, pour Chatenay-Malabry, l’axe Valérie Pécresse / Georges Siffredi / Carl Ségaud, c’est une communication verte de façade qui cache :

  • Un déluge de béton, laid et anarchique, qui défigure notre ville, en densifiant bien au-delà du nombre de nouveaux logements demandés par l’état
  • La disparition quotidienne des grands arbres, des espaces verts de proximité et de la biodiversité, nous préparant un futur d’étouffantes chaleurs lors des épisodes de canicules
  • La cession des espaces verts publics pour faciliter les opérations immobilières de promoteurs privés (square Robinson, école Jean-Jaures, projet Butte Rouge)
  • La destruction de milliers de logements sociaux pour les plus faibles revenus et l’éloignement brutal de personnes vulnérables loin du lieu où ils ont réussi à trouver des attaches, des habitudes, un réseau d’entraide et de solidarité, et un travail.

Voter « Alternative Citoyenne 92 » et Julien Bayou, c’est nous permettre de relever les défis de demain, pour un territoire où humains et nature cohabitent harmonieusement, où les impacts du changement climatique sont minimisés et anticipés, où les habitants gèrent un avenir désirable de façon solidaire dans une démocratie participative locale revivifiée.

Petit quizz

Le Saviez-Vous ? Petit quizz sur le contexte du projet de rénovation de la Cité-Jardin de la Butte-Rouge

Le Saviez-Vous n°1 : d’où vient le manque de mixité sociale actuel dans la Cité-Jardin ?

Jusqu’aux années 1970, la Butte Rouge était reconnue pour sa grande mixité sociale. On y trouvait tous les niveaux de loyers sociaux, et des surloyers payés par les habitants les plus aisés.

La Cité-Jardin dépendait, avant 1983, de l’Office public interdépartemental d’HLM de la région parisienne (OPIRP), qui était lui-même l’héritier de l’Office de la Seine, créé sous l’égide d’Henri Sellier dans les années 30 pour la construction et la gestion de l’ensemble des cités-jardins d’Ile-de-France. Cet énorme office n’a jamais vraiment eu de pilotage politique parce que la Région n’existait pas à l’époque, et il était très compliqué pour la commune d’intervenir auprès de lui, faute de véritable interlocuteur et d’un appareil très bureaucratique. L’OPIRP a laissé le patrimoine se dégrader, faute d’entretien et de gros travaux. Cela a provoqué un premier exode d’une partie des classes moyennes qui habitaient la Butte, dans la mesure où elles pouvaient accéder plus facilement à des logements corrects et mieux adaptés.

En 1983, le gouvernement décide la dissolution de l’OPIRP et le transfert de son patrimoine aux offices départementaux. La gestion de la Cité-Jardin est confiée à l’OPDHLM  des Hauts-de-Seine (département de droite), qui conditionne sa réhabilitation au conventionnement PLA (ancêtre du PLAI) pour tous les logements. Surtout, Patrick Balkany devient président de l’OPDHLM en 1985 : contournant les procédures légales d’attribution des logements, sa politique est de déplacer vers la Butte Rouge et vers les HLM d’Antony  les populations les plus modestes expulsées de Levallois par les opérations immobilières qu’il mène dans la ville. Même le maire RPR d’Antony Patrick Devedjian s’indigna bruyamment à l’époque de ce qu’il appela « une véritable épuration sociale ». Jean-François Merle, maire socialiste de Chatenay-Malabry à partir de 1992, porte plainte en 1994. Cette plainte n’a jamais été instruite puisque Georges Siffredi l’a retirée à l’automne 1995, peu après son arrivée à la mairie, en allié objectif de Patrick Balkany.

Le Saviez-Vous n°2 : pourquoi la Cité-Jardin ne fait plus partie de l’office HLM « Hauts de Seine Habitat » ?

Par un habile vote du conseil municipal en juin 2017, la ville de Châtenay-Malabry a sorti ses logements HLM de l’office départemental Hauts de Seine Habitat pour les fusionner avec ceux d’Antony, créant ainsi Hauts-de-Bièvre Habitat (admirez la subtilité de l’appellation). Ce parc HLM échappait ainsi au risque supposé que couraient les habitants de pâtir d’une gestion trop éloignée. Cette opération a surtout eu pour effet de bloquer le projet de réhabilitation globale engagé par Hauts de Seine Habitat dès 2016 et de permettre au Maire de Chatenay-Malabry de ne pas avoir de comptes à rendre aux empêcheurs de bétonner en rond. Curieux, dans une époque où la tendance est clairement au regroupement des offices HLM, et non pas à leur division.

Le Saviez-Vous n°3 : comment le PLU calcule la surface d’espaces verts ?

Les surfaces imperméables mais recouvertes d’une petite épaisseur de terre végétalisée (comme les toitures ou façades végétalisées, les dalles de béton fermant les parkings enterrés …) entrent dans le calcul de la surface d’espaces verts.

Par exemple, 100 m2 de toit plat recouverts de 30cm de couvert végétal comptent pour 30 m2 d’espace vert, une dalle de parking recouverte de 60 cm compte pour 80 m2.

Une bonne manière d’augmenter les espaces verts … sur les plans !

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Sondage Butte-Rouge

Sondage ouvert à tous les habitants de la Butte-Rouge

Nous vous proposons de répondre à quelques questions de façon totalement anonyme. Toutes les questions sont facultatives, et cela ne vous prendra pas plus de 3 minutes.

Cela nous permettra de mieux connaitre votre opinion sur la situation actuelle de la Cité-Jardin, sur les points forts à conserver et les difficultés à résoudre, sur le projet actuel de rénovation. Cela nous permettra de mieux comprendre vos besoins et vos idées sur la façon d’améliorer les choses.

N’hésitez pas à nous en dire plus en allant au-delà de nos questions, par exemple en décrivant vos inquiétudes sur l’avenir, la façon dont vous aimeriez être informés et consultés, vos souhaits concernant le déroulement de la rénovation.

Les réponses au sondage sont anonymes, mais si vous le souhaitez vous pouvez nous envoyer un mail à l’adresse collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com.

Pour accéder au sondage, cliquez ici :  Sondage Butte-Rouge

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Qui donc souhaite le classement de la Cité-Jardin de la Butte Rouge en Site Patrimonial Remarquable

Qui donc souhaite le classement de la Cité-Jardin de la Butte Rouge en Site Patrimonial Remarquable ?

Affirmation de la Majorité Municipale dans sa tribune dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry de Mars 2021 :

« Tous les services de l’Etat travaillent étroitement avec la Ville depuis plusieurs années dans cette perspective, avec le souhait partagé du lancement d’une procédure SPR [Site Patrimonial Remarquable] (…) notre majorité reste déterminée à rénover (…) la Cité-Jardin, avec notamment un SPR cohérent »

Mr le Maire doit probablement souffrir d’amnésie !

Car qui réclame depuis des années un classement SPR afin de protéger la Cité-Jardin ?

Une délibération sur le futur classement de la Cité-Jardin comme Site Patrimonial Remarquable est à l’ordre du jour du Conseil Municipal du 25 Mars 2021.

Dans sa tribune dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry de Mars 2021, la Majorité sous-entend que c’est elle qui est à l’origine de cette démarche de protection de la Butte Rouge.

Et elle essaie de décrédibiliser l’opposition en exhumant des faits datant du 29 juin 1984 (!) : une décision selon laquelle la majorité de gauche avait à l’époque refusé une inscription de la Cité-Jardin à « l’inventaire des sites ». Il y a 37 ans !!!

Pour notre part, nous n’avons pas besoin de replonger à ce point dans un passé lointain pour montrer que la Majorité actuelle n’a jamais voulu accepter le classement protecteur de la Butte Rouge que l’opposition réclame depuis des années.

Il suffit de se replonger dans les débats sur le nouveau PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui ont eu lieu en 2012, il y a seulement 9 ans :

  • PV du Conseil Municipal du 17 Février 2012 :

Page 72, intervention de Barbara Gutglas, conseillère municipale de l’opposition :

« Au sujet de la zone de protection du patrimoine, pour deux quartiers historiques de la commune, la Butte-Rouge et le centre ancien, je demande la création d’une zone de protection du patrimoine »

Page 75, réponse du Maire, Georges Siffredi :

« Je ne suis pas favorable au classement complet de la Cité-Jardin »

  • PV du Conseil Municipal du 20 Décembre 2012 :

Page 37, intervention de Sylvie Deleaune, conseillère municipale de l’opposition :

« Les AVAP offrent une souplesse nécessaire à ces réhabilitations tout en permettant une protection du quartier (…) Nous vous demandons donc de prendre cet engagement et de créer une AVAP sur la Cité-Jardin »

Page 41, réponse du Maire, Georges Siffredi :

« Je ne vois pas pourquoi nous allons encore créer un dispositif supplémentaire puisque, de  fait, nous sommes déjà obligés de travailler avec l’architecte des Bâtiments de France »

Page 44, intervention de Barbara Gutglas, conseillère municipale de l’opposition :

« Je ne reviendrai pas dans le détail sur la protection du patrimoine de Châtenay-Malabry. Je voudrais qu’au titre de l’architecture du XXe siècle, nous y intégrions la Cité-Jardin de la Butte rouge »

Pas de nouvelle réponse du Maire, Georges Siffredi.

La réalité est la suivante : ce sont les associations et collectifs citoyens locaux, mobilisés depuis des années, qui, par leurs actions de sensibilisation auprès de grandes associations et des médias, et par leurs interventions auprès des ministères concernés, ont réussi à obtenir du Ministère de la Culture qu’il impose à l’alliance Maire – Territoire – Département une classification de la Cité-Jardin comme Site Patrimonial Remarquable.

Néanmoins, il semble que le projet soit de mettre en place une version minimaliste de cette protection. Nous reviendrons sur ce point.

La lutte continue.

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Mais qui donc retarde la rénovation de la Cité-Jardin de la Butte Rouge

Mais qui donc retarde la rénovation de la Cité-Jardin de la Butte Rouge ?

Affirmation de la majorité municipale dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry de Février 2021 :

« A celles et ceux qui sont quotidiennement confrontés dans leur logement aux problèmes d’humidité (…), nous rappelons que l’inaction ne sera jamais notre réponse (…) Chaque jour qui passe est un jour perdu pour ces familles ».

Mais qui donc retarde cette rénovation ?

  • Nous soutenons que les problèmes les plus sérieux rencontrés par les habitants résultent d’un manque flagrant d’entretien depuis 25 ans, et auraient pu et dû être résolus depuis longtemps. Le montant de 4 millions d’euros consacrés en moyenne à l’entretien de la Cité-Jardin chaque année, qualifié de « vertigineux » par la Mairie, est en réalité très modeste : cela fait environ 1000 € par an et par logement, dans la moyenne des HLM d’Ile de France. Quelle personne, quand elle a la chance d’accéder à la propriété, consacre moins de 1000 € par an à son logement ? Des devis à des prix raisonnables existent depuis bien longtemps, par exemple pour résoudre les problèmes d’humidité dans les appartements concernés, en créant des gaines de ventilation et installant des VMC. L’inaction fut la réponse ces 25 dernières années. Nous demandons donc la réalisation immédiate des travaux les plus urgents (humidité, …) sans attendre 15 ans que la réhabilitation complète du site soit terminée.
  • Nous rappelons également que l’office HLM de l’époque, Hauts de Seine Habitat, avait lancé un appel à projets dans les années 2016-2018. Trois cabinets d’urbanisme avaient proposé chacun un projet complet à un Comité de Pilotage très sérieux réunissant des représentants de la ville et du bailleur, un spécialiste des Cités Jardins, un architecte du patrimoine, un paysagiste, un sociologue, et les agences de l’état. Cela avait abouti à la sélection d’un de ces 3 projets … finalement refusé par la Mairie ! Là encore, l’inaction fut la réponse.

Néanmoins, nous nous félicitons que la Majorité Municipale se préoccupe enfin des habitants de la Cité-Jardin ! La valorisation foncière associée à l’arrivée prochaine du Tram aurait-elle joué un rôle dans cette soudaine révélation ?

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Mais qui donc est à l’origine des rumeurs sur l’avenir de la Cité-Jardin de la Butte Rouge

Mais qui donc est à l’origine des rumeurs sur l’avenir de la Cité-Jardin de la Butte Rouge ?

Affirmation de la majorité municipale dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry de Février 2021 :

« Les rumeurs les plus folles circulent actuellement au sujet du projet de rénovation, alimentées par quelques opposants et les lobbies d’architectes et autres associations extérieures à Chatenay-Malabry … ».

Mais qui donc provoque ces rumeurs ?

  1. Pour couper court à des rumeurs, voire pour qu’elles ne naissent jamais, c’est pourtant simple : il suffit d’être transparent, et de faire les choses dans le bon ordre, en présentant aux citoyens un projet complet, accompagné d’analyses d’impact indépendantes. Ce n’est pas nous qui avons lancé une enquête publique en catimini, pendant les fêtes, sur une « simple modification de PLU », sans jamais montrer le projet d’ensemble associé.
  2. L’autre méthode pour éviter les rumeurs consiste à créer un climat de confiance. Si la Mairie était réputée pour se préoccuper des arbres en ville, des espaces verts à proximité des logements, et de la qualité et de la cohérence de l’urbanisation de notre commune, nous ne nous mobiliserions pas.

Mais comment peut-on faire confiance à la Mairie en place pour respecter l’environnement et ne pas bétonner à outrance, quand c’est la même mairie :

  • Qui défigure la ville par la multiplication des programmes immobiliers de grande ampleur, plusieurs fois au-delà de ce qui lui est demandé par l’état en nombre nouveaux logements ?
  • Qui vend le square public de Robinson et abat 23 arbres de haute tige pour favoriser une opération de promotion immobilière privée ? 
  • Qui met une cour de récréation sur un toit terrasse pour pouvoir vendre une partie des terrains de l’Ecole Jean-Jaurès et ainsi favoriser une autre opération de promotion immobilière privée ?
  • Qui laisse s’implanter une imposante nouvelle résidence juste en face de l’arboretum et de la vallée aux loups ?
  • Qui n’est pas capable de gérer l’alignement rue Jean-Jaurès ?

Nous vous rassurons néanmoins : les associations « Chatenay Patrimoine Environnement » (ACPE) et « Collectif Citoyen Chatenaisien » (CCC), les deux associations les plus en pointe pour défendre un autre projet pour la Cité-Jardin, ne sont pas extérieures à Chatenay-Malabry du tout, et surtout elles ne font pas courir de rumeurs : elles interpellent et posent des questions, en toute transparence, ce qui est bien différent.

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Est-il vrai que la majorité des habitants est favorable au projet de la Mairie concernant la Cité-Jardin de la Butte Rouge

Est-il vrai que la majorité des habitants est favorable au projet de la Mairie concernant la Cité-Jardin de la Butte Rouge ?

Affirmation du Maire Carl Ségaud dans son éditorial dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry de Mars 2021 :

« A leur très grande majorité les habitants qui se sont exprimés sont favorables à cette rénovation ».

Quels calculs étonnants ! Mr le Maire ne devait pas être très bon en mathématiques.

Regardons de plus près ce que dit le rapport du commissaire enquêteur.

Pour commencer, voilà les chiffres présentés dans le rapport d’enquête :

Alors, de quels habitants parle Mr Ségaud ?

  • Parle-t-il des habitants de la Cité-Jardin ?

Le rapport du commissaire enquêteur dit :

« Avis favorables : ils émanent majoritairement d’habitants de la Cité-Jardin »

Mais ce n’est pas parce que la plupart des avis favorables viennent d’habitants de la Cité-Jardin que l’inverse est vrai, et que la plupart des habitants de la Cité-Jardin qui se sont exprimés ont donné un avis favorable.

Démonstration : même si tous les 230 avis favorables venaient d’habitants de la Cité-Jardin, il se peut que plus de 230 autres habitants de la Cité-Jardin fassent partie des 1367 opinions défavorables.

On ne peut pas le savoir, puisque beaucoup d’avis sont laissés de manière anonyme, sans laisser ni nom ni adresse. On peut même supposer que les habitants de la Cité-Jardin favorables au projet laissent volontiers leur identité, mais que ceux défavorables au projet préfèrent rester anonymes.

  • Parle-t-on des habitants de Chatenay-Malabry ?

Les seules indications du rapport du commissaire enquêteur permettant de connaitre l’origine des observations sont les suivantes :

« La grande majorité des observations déposées sur le registre électronique sont défavorables … elles proviennent de la France entière (…) Les observations recueillies dans les 2 registres papier, déposées par les habitants de Chatenay-Malabry, sont au contraire favorables dans l’ensemble … »

Bien évidemment, Chatenay-Malabry étant situé en France, des habitants de Chatenay-Malabry font partie des 1567 personnes qui ont choisi le registre électronique, pour déposer leur avis depuis leur domicile, ou bien depuis un autre lieu (leur lieu de vacances par exemple, pendant la période des fêtes de fin d’année).

Comme beaucoup d’avis sont laissés de manière anonyme, personne ne sait combien de chatenaisiens se cachent parmi les 1353 avis défavorables déposés sur le registre électronique, mais nous, nous en connaissons beaucoup !

S’il y en a plus de 230, ce qui est fort probable, une majorité des habitants de Chatenay-Malabry s’est en fait prononcée contre.

D’autre part, depuis quand une enquête d’utilité publique est-elle limitée aux habitants d’un quartier ? (1)

  • Le texte officiel dit « Cette enquête a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers, et de recueillir l’avis du public sur ces opérations afin de permettre à la personne publique, dans le cas d’espèce la commune, de disposer des éléments nécessaires à son information. » (voir : https://www.collectivites-locales.gouv.fr/enquetes-publiques#__RefHeading__204_1536567940 ).
  • La Butte-Rouge étant reconnue comme un ensemble architectural remarquable, comment s’étonner que l’enquête publique mobilise bien au-delà du quartier ? Reprocherait-on aux français ou aux touristes étrangers de vouloir donner leur avis si le département des Yvelines décidait d’autoriser la construction d’une résidence de luxe ou d’une cité HLM dans le parc du château de Versailles ? (exemple évidemment imaginaire !).
  • Si l’on organise une enquête publique avec des moyens électroniques et qu’on veut limiter l’expression à un groupe restreint de personnes, ne dispose-t-on pas aujourd’hui de tous les moyens de le faire (par exemple un établissant des listes d’accès à partir des listes électorales) plutôt que de déclarer ultérieurement nulle et non avenue l’expression d’avis par la voie électronique ?

Si le législateur a prévu des enquêtes publiques ouvertes à tous, c’est bien pour prendre en compte tous les avis, et non pas celui des seuls habitants vivant à proximité.

Autre question : pourquoi le commissaire-enquêteur donne-t-il un avis favorable alors que 86% des citoyens se sont exprimés contre le projet ?

Une des réponses est peut-être la suivante : par peur d’être radié de cette fonction par le Préfet … car cela est déjà arrivé :

https://www.bastamag.net/La-crise-de-l-enquete-publique-revelateur-d-une-democratie-locale-a-l-agonie

(1) Ce Paragraphe est emprunté, avec son accord, à l’auteur de l’article de blog ci-joint : https://www.nouvellesdefontenay.fr/a-chatenay-malabry-pour-le-quartier-de-la-butte-rouge-pourquoi-le-commissaire-enqueteur-donne-un-avis-favorable-sans-reserve-alors-quil-y-a-eu-85-davis-defavorables-exprimes/