Budget 2023

Débat 2023 sur les orientations budgétaires de notre ville

Aucune analyse des besoins

Aucune anticipation face aux défis de l’avenir

Presqu’aucune visibilité au-delà de 2023

Aucune prise en compte de la moindre proposition

Des réponses surprenantes

Le débat d’orientation budgétaire, qui revient en chaque début d’année dans les conseils municipaux, est l’occasion d’examiner les grandes orientations de la politique municipale sur le court moyen et long terme.

Ce débat était à l’ordre du jour du conseil de février dernier.

Mais, dans le rapport préalablement remis par la mairie à ses conseillers municipaux, comme les années précédentes, on trouve beaucoup d’accessoire, et peu ou pas d’essentiel :

  • aucun diagnostic détaillé des besoins
  • aucune analyse des défis majeurs qui nous attendent (climat, social, …)
  • aucune prospective sur les actions à engager pour y répondre
  • aucune simulation financière sur plusieurs années proposant différents scénarios de recettes et de dépenses en fonction des projets municipaux choisis et de la conjoncture économique.

On trouve dans ce rapport beaucoup de chiffres, bien-sur, très détaillés d’ailleurs, mais ils ne dépassent quasiment jamais l’année 2023. Et les seuls projets proposés sur plusieurs années sont … des constructions bien-sûr.

==> Lire le rapport présenté par la majorité municipale sur leurs orientations budgétaires

Pourtant, tous les scientifiques nous parlent de l’enjeu majeur que constitue la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses effets (canicules, pénuries d’eau, …). Ils s’accordent pour dire que les villes sont des acteurs majeurs des politiques climatiques, car c’est à leur niveau qu’ont lieu des contributions essentielles pour atténuer ce changement et à s’y adapter.

Pourtant, les économistes nous alertent depuis longtemps sur la volatilité des prix de l’énergie.

Nous avons donc, en conseil municipal, exprimé notre étonnement devant le contenu du rapport présenté, surtout constitué de longues descriptions de la mauvaise conjoncture et des brimades infligées par le méchant Etat aux gentilles communes.

Malheureusement, plusieurs de ces plaintes ne se contentent pas d’être inutiles : elles ne résistent pas à l’analyse des faits.

==> Lire l’intervention de Stéphane Dieudonné, conseiller municipal sur la liste du CCC

Et nous avons proposé que les orientations budgétaires de la ville incorporent tout un ensemble de priorités répondant aux impératifs climatiques et énergétiques.

  • Un ambitieux plan pour la rénovation énergétique des bâtiments, et autres économies d’énergie.
  • Une nouvelle politique d’urbanisme
  • Un véritable Plan Vélo.
  • Un plan pour la sensibilisation et la formation des citoyens aux enjeux du changement climatiq (alimentation, consommation de l’eau et de l’énergie, transports, …)

==> Lire l’intervention de Roland Marzuoli, conseiller municipal sur la liste du CCC

Nous avons également souligné que beaucoup de ces mesures ne coutent rien (protéger les arbres, exiger des logements passifs, faire intervenir des associations dans les écoles) voire rapportent de l’argent à court ou moyen terme  (réduire l’éclairage public réduit, remplacer les ampoules traditionnelles par des LED).

Malheureusement, comme toujours, l’équipe municipale est restée totalement sourde à nos suggestions. Nous vous laissons découvrir quelques-unes des réponses qui nous ont été faites. Certaines sont inutilement polémiques, alors que le ton de notre intervention ne l’était pas. D’autres ne font que véhiculer des désinformations transformant la réalité, nous vous expliquons pourquoi. Certaines ne font même aucun sens …

==> Lire notre sélection de morceaux savoureux choisis parmi les réponses qui nous ont été faites.

Cette attitude de décisions unilatérales et de refus systématique de toute proposition alternative ressemble beaucoup à ce que nous connaissons à la tête de notre Etat.

Malheureusement, cela se fait au détriment des habitants de la commune. Car la politique de développement urbain débridé menée par la mairie expose les chatenaisiennes et les chatenaisiens à l’insécurité sur leur santé, sur leurs conditions de vie, et sur leur facture énergétique.

reunion CNL Logement social

Réunion du 10 janvier 2023 à 20h de la CNL (Confédération Nationale du Logement) sur le logement social.

La CNL (Confédération Nationale du Logement) une association nationale de défense des locataires des logements sociaux.

Elle organise ce mardi soir 10 janvier 2023 à 20h une réunion publique sur le logement social à Chatenay-Malabry, au réfectoire de l’école élémentaire Thomas Masaryk, route Forestière de la Corneille à Chatenay Malabry

Ce sera l’occasion de faire le bilan des actions en cours dans l’intérêt des locataires des différents ensembles de logements sociaux de la ville.

Chatenay-Malabry compte plus de 5000 logements : plus du tiers des habitants de notre commune sont directement concernés.

Le bailleur social « Hauts de Bièvres Habitat » gère la très grande majorité des logements sociaux de Chatenay-Malabry : la Butte Rouge, les Vaux Germains, le Loup Pendu, les Mouilleboeufs, La Briaude …

Cette réunion est particulièrement importante dans la perspective des élections des représentants des locataires au Conseil d’Administration de « Hauts de Bièvres Habitat ».

Ces élections auront lieu le 21 janvier prochain au matin, et tout habitant titulaire nominatif d’un bail dans un de ces logements sociaux (un seul votant par logement) est appelé à voter pour désigner la ou les personnes qui le représenteront dans l’instance dirigeante du bailleur.

Que vous soyez locataire dans le parc social ou pas, venez vous informer sur la situation du logement social dans votre ville, sur les difficultés et sur les principaux projets et dossiers en cours, et en particulier sur l’avenir de la Cité Jardin de la Butte Rouge. Et faites venir vos connaissances chatenaisiennes.

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manifestation contre le projet de destruction de la Butte Rouge

Manifestation contre le projet de destruction de la Butte Rouge devant le Ministre délégué à la Ville et au Logement !

Communiqué de presse du 8 décembre 2022
Cité-Jardin de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry : urgence !
A l’occasion de la cérémonie de remise du Grand Prix de l’urbanisme 2022 présidée par
Olivier Klein ministre délégué à la Ville et au Logement


Nous appelons à une manifestation d’opposition à ce projet
Le lundi 12 décembre à 17h30
devant l’entrée principale de la Cité Internationale Universitaire de Paris

La mobilisation pour préserver la Cité-jardin de la Butte Rouge à Chatenay-Malabry dure depuis des années. Véritable oeuvre urbaine, référence historique remarquable d’architectures humanistes, modèle paysager et social, la Butte Rouge est un lieu emblématique du patrimoine du XXème, qu’il est primordial de conserver et de réhabiliter.

Malgré les 85% d’avis défavorables exprimés lors de l’enquête publique, le maire continue son projet de destruction reconstruction de cet ensemble remarquable, visant à passer de 3 300 logements sociaux à 4 300 logements dont seulement 1 700 seront sociaux.

Malgré, également, les dizaines de lettres de protestation émanant d’organisations nationales et internationales oeuvrant pour la protection du patrimoine architectural urbanistique et naturel ou du logement social, dont Europa Nostra, organisme européen lié à l’Unesco qui a mis la Butte Rouge sur la liste des 7 sites du patrimoine européen les plus en dangers, et dont une délégation venue étudier le dossier pendant 4 jours n’a pas été reçue par la mairie.

Cette casse sociale et cette densification écocidaire sont motivées par une opération immobilière faisant la part belle aux promoteurs, dans une ville qui construit déjà depuis 10 ans 3 fois plus de nouveaux logements que demandés par la Région Ile de France.

La crise du logement social, elle, continue à fracturer en profondeur notre société. Dans les Hauts de Seine, les demandes de logement social croissent fortement (73 000 en 2020) alors que les attributions baissent (5 890 en 2020). La destruction de la Butte Rouge va aggraver cette situation.

Nos architectes et nos urbanistes les plus prestigieux, dont les récents prix Pritzker, ont permis une prise de conscience de l’ensemble de la profession : du fait des enjeux écologiques et énergétiques, la démolition n’est plus une solution pour la requalification et l’évolution de la ville, la réhabilitation de l’existant doit devenir la norme.

Nous dénonçons l’ambition régressive de nos administrateurs locaux, qui autorisent la démolition à grande échelle d’un patrimoine exemplaire, à contre-courant d’un grand nombre d’opérations contemporaines de réhabilitation, d’hybridation ou de transformation, seules adaptées au XXIème siècle.

Maintenant, sur le site, il y a de portes métalliques qui bloquent les entrées des immeubles et des fenêtres sont murées, et plus de 500 logements, souvent en bon état, sont inoccupés depuis longtemps sans être ré-attribués.

Pourquoi délivrer des Grands Prix de l’Urbanisme tout en abandonnant un fleuron de notre patrimoine urbanistique ?

Association Châtenay Patrimoine Environnement :  assocpe@wanadoo.fr   
Le Collectif Citoyen Châtenaisien :  collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com  
Sauvons la Butte Rouge :  collectif.butterouge@laposte.net

une ville mieux éclairée ferait des économies d’énergie

Une ville mieux éclairée ferait des économies d’énergie

Devant l’explosion des coûts de l’électricité, qui se chiffre en centaines de milliers d’Euros pour le poste « éclairage public » de la commune, nous avons proposé au Conseil Municipal (1) d’éteindre l’éclairage public quelques heures au cœur de la nuit.

Plus d’un tiers des villes françaises le font, et n’ont constaté aucune augmentation de la criminalité et aucun impact négatif sur la sécurité des biens et des personnes, mais une amélioration de la sécurité routière.

Nous espérions un accord pour un essai de quelques mois sur un quartier, suite auquel nous aurions pu faire un bilan avec les citoyens concernés. Mais la majorité municipale a totalement rejeté cette proposition.

La crise de l’énergie est là et s’imposera de plus en plus dans les mois qui viennent avec les conséquences financières que cela aura, pour chacun d’entre nous, mais aussi pour les collectivités. Il nous faut réfléchir autrement aux sources d’énergie et à leur utilisation afin de ne pas continuer à mener notre planète « dans le mur ». C’est ainsi que commençait la proposition que nous avons soumise au vote du Conseil Municipal de septembre.

L’éclairage public nocturne représente dans la plupart des cas le 1er poste de consommation d’électricité des communes.

La Fédération nationale des collectivités (FNCCR) a rappelé que l’éclairage public est « un gouffre financier pour les collectivités ». La FNCCR révèle que le coût de fourniture d’électricité pour les collectivités va vraisemblablement doubler cette année. Interrompre l’éclairage public au cœur de la nuit permet de réduire ces coûts de 45% à 75%. Chatenay économiserait au moins 300 000 €.

Plus d’un tiers des communes ont déjà tenté l’expérience, sans conséquence négative sur la sécurité des biens et des personnes. Selon le géographe et chercheur Samuel Challéat, les statistiques ne montrent pas plus de criminalité dans les villes non éclairées. 80 % des cambriolages ont lieu le jour et pour les 20 % restants, aucune différence n’est observée que la lumière soit allumée ou pas. Ce qui a pu être mis en place à Strasbourg, Chambéry, Saint Nazaire, Colmar, Agde, Nevers, ou Orsay (il ne s’agit pas de communes rurales où les problèmes de sécurité sont moindres) devrait pouvoir l’être à Châtenay !

De plus, l’éclairage nocturne est néfaste pour nos rythmes biologiques et hormonaux et notre sommeil. Et de nombreuses études ont désormais bien établi que plusieurs espèces animales (oiseaux, insectes, chiroptères…) pâtissent d’un éclairage permanent qui est probablement l’un des facteurs expliquant l’effondrement de certaines populations animales, et la baisse très alarmante de la biodiversité.

Enfin, les études de sécurité routière prouvent que les véhicules réduisent leur vitesse dans les zones non éclairées, minorant ainsi le risque d’accidents et la pollution sonore due à leur passage. Les risques pour un piéton d’être renversé par un véhicule motorisé sont minorés dans une rue non éclairée du fait de la réduction de vitesse induite par la faible visibilité.

Notre proposition était d’éteindre l’éclairage public de 1h à 5h, et de consacrer une part des économies réalisées à aider les habitants les plus en difficulté face à l’explosion des dépenses d’énergie. Nous espérions une discussion sur le créneau horaire et un accord pour un essai de quelques mois sur un quartier, suite auquel nous aurions pu faire un bilan avec les citoyens concernés. Mais non, la majorité municipale rejeta tout en bloc.

Ce débat aurait même pu être évité si notre municipalité avait anticipé les économies en équipant notre ville d’un éclairage LED, très économique, fiable, et permettant de moduler l’intensité selon le moment et le lieu. Le remplacement est possible à faible coût en modifiant les luminaires existants. Bièvres l’a fait en un été ! Mais notre mairie refuse d’accélérer son lent calendrier de déploiement.

(1) A Chatenay-Malabry, la ville a décidé de transférer la compétence « éclairage public » au territoire Vallée Sud Grand Paris dont nous faisons partie, et c’est donc cette collectivité qui porte le budget des dépenses d’électricité relatives à l’éclairage public et paie les factures. Le Maire de Chatenay-Malabry explique donc qu’il n’est plus décideur en matière d’éclairage public, et que notre proposition ne génèrerait aucune économie pour la ville. En fait, cela ne change rien au bien fondé de notre démarche et de notre proposition. D’une part, Mr le Maire est vice-président du territoire, en charge de la voirie du territoire, et est donc particulièrement bien placé pour porter cette proposition au territoire. D’autre part, que les économies soient faites sur le budget de la ville ou sur le budget du territoire, elles restent des économies faites sur l’argent des contribuables locaux !

Sources :

Le magnifique parc du CREPS est menacé

Le magnifique parc « du CREPS » est menacé

Un permis de construire délivré par la mairie autorise des constructions en zones protégées.

Il s’agit d’un projet poussé par la mairie, dont elle cache certains aspects à ses conseillers municipaux.

Les conséquences pourraient être, dans un deuxième temps, un autre projet avec encore des abattages d’arbres remarquables pour de nouvelles constructions dans ce splendide parc.

 Le terrain dit « du CREPS », de son vrai nom Domaine de la Petite Roseraie ou encore Parc Roland Gosselin, est un parc de 17 hectares de nature magnifique, avec des centaines de grands arbres des pelouses et des étangs, attenant au Pavillon Voltaire et à la Roseraie, splendides bâtiments anciens. Appartenant à la Région Ile de France, ce terrain est aujourd’hui entièrement alloué au CREPS, le Centre de Ressource et d’Expertise à la Performance Sportive de la région, dédié à la formation et à l’entrainement des sportifs de haut niveau.

A proximité immédiate du centre historique de notre ville, ce site, et dans lequel une riche page de l’histoire et de la culture françaises s’est écrite, est doublement protégé par une inscription officielle au titre des Monuments Historiques et au titre des « monuments naturels et sites du patrimoine culturel ». De plus le Plan Local d’Urbanisme de la ville classe la plus grande partie de ce terrain en Espaces Boisés Classés, ainsi qu’en zone N (zone naturelle) afin, précise-t-il noir sur blanc « qu’aucune construction ne vienne entraver la qualité de ces sites et les espèces qui y vivent » (1).

Il est pourtant en pleine transformation. Un permis de construire a été accordé par la ville le 28 Juillet 2022. De gros travaux (pas moins de 40 M€ (2)) sont en cours pour, officiellement, moderniser et étendre les installations sportives du CREPS en vue des Jeux Olympiques 2024. Plus de 5600 m2 de constructions neuves sont autorisées, dans un style très différent de celui du monument historique. Une partie de ces constructions sont situées en zone N (3), entrainant l’abattage d’une trentaine d’arbres, dont certains en zone N (3). Comment ce permis de construire a-t-il pu être autorisé ?

En fait, nous savons de source sûre que le CREPS lui-même n’était pas demandeur d’autant de travaux. L’information fournie par cette source est confirmée par les deux éléments suivants. D’une part, s’il avait vraiment un grand besoin de ces travaux, le CREPS les aurait demandés avant : rappelons que la désignation de Paris pour accueillir les JO 2024 date de 2017 … D’autre part, le 7 octobre 2022, le Parisien nous apprenait qu’aucune délégation française ou étrangère n’avait encore choisi le CREPS de Châtenay-Malabry pour s’entrainer lors des JO (2). Ces 40 M€ serviront-ils vraiment pour les JO ? On peut en douter.

Plusieurs informations précises nous amènent à supposer que ce projet serait plutôt une manœuvre tardive de la mairie de Châtenay-Malabry associée avec le Département des Hauts de Seine et la Région Ile de France. Les 3 collectivités, dont les dirigeants viennent du même parti politique, auraient monté toute cette opération dans un seul but : bénéficier des crédits alloués aux JO pour pouvoir récupérer environ 40% du terrain du CREPS. En effet, les travaux consistent surtout à construire de nouveaux bâtiments dans la partie Ouest du Parc (côté Avenue Roger Salengro) afin d’y transférer les activités aujourd’hui hébergées dans les locaux déjà existants dans la partie Est du Parc (côté rue Voltaire) : libérer ces locaux permettra à la Région de céder au département, de connivence avec la ville, une grande partie du parc située du côté de la rue Voltaire et de la rue des Vallées (3) (4).

La question est donc : pour quel projet la ville et le département veulent-ils récupérer cette partie du parc ?

A nos questions sur ce point, la ville a répondu qu’elle souhaite rendre cette partie du parc aux chatenaisiens pour qu’ils « profitent pleinement de cet écrin de verdure » et d’un espace alliant nature, culture et patrimoine.

Objectif certes louable, et que nous partageons pleinement.

Cependant il était possible d’atteindre ce même objectif de façon beaucoup plus simple, économe, et respectueuse de ce site. En effet, la direction du CREPS a plusieurs fois expliqué que, si le parc n’est pas ouvert aux promenades des chatenaisiens, c’est pour des raisons de responsabilité et de sécurité, par manque de budget pour quelques postes d’agents de surveillance, mais que si la Mairie acceptait de financer ces postes, le parc pourrait de nouveau être ouvert aux habitants de la ville. Cette solution n’aurait certainement pas couté 40 M€ !

L’ouverture de cet espace vert est-il vraiment le seul but de notre Mairie ?

Nous avons posé 3 fois la question suivante en Conseil Municipal : « des constructions seront-elles réalisées ? » Nous n’avons jamais eu de réponse à cette question (5). Pourtant, il aurait été si simple de répondre que la Mairie s’engageait à ne rien construire sur ce terrain …

Connaissant notre mairie, nous pouvons donc craindre le pire, en particulier sur toute la partie du terrain le long de la rue Voltaire, située en zone constructible.

Enfin, cette affaire est encore un autre triste exemple du fonctionnement autocratique de cette Mairie, qui décide en chambre sans consulter ni informer ses conseillers municipaux, et même en leur cachant ses projets (6).

Elle montre également beaucoup de mépris pour la justice, puisque les travaux continuent, alors qu’un recours gracieux contre le permis de construire des nouveaux bâtiments du CREPS a été déposé fin Septembre 2022 par l’ACPE (Association Châtenay Patrimoine Environnement) et par une riveraine du site, dénonçant l’atteinte au monument historique et au site inscrit et le non-respect du PLU, et ce recours n’est pas encore « purgé ».

Sources et documentation:

(1) Rapport de présentation du PLU, volet « Justification des Choix Retenus »

https://www.chatenay-malabry.fr/PDF/PLU/1.Rapport-de-presentation/1.3-Justifications-des-choix-retenus

Voir page 31, chapitre 4.4 Les incidences du PLU sur la faune, la flore, le patrimoine culturel et les paysages.

(2) Article du Parisien : 

https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/chinois-australiens-francais-qui-sentrainera-au-creps-pendant-les-jo-2024

(3) Le permis de construire n° 092 019 21 0029 est consultable par tout citoyen au service urbanisme de la mairie.

(4) Informations et documents reçus de sources sures proche du dossier, et confirmées par l’extrait d’un document de la Région cité au point (6) ci-dessous

(5) Nos 3 questions en Conseil Municipal sur le projet concernant le terrain « du CREPS », et les réponses du Maire, peuvent être lues dans les Procès-Verbaux des Conseils Municipaux concernés :

  • Conseil Municipal du 27 mai 2021

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-27-mai-2021/

  • Conseil Municipal du 18 novembre 2021

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-18-novembre-2021/

  • Conseil Municipal du 23 juin 2022

https://www.chatenay-malabry.fr/download/proces-verbal-de-la-seance-du-23-juin-2022/

Il faut savoir que le règlement intérieur du Conseil Municipal, imposé par la majorité à l’opposition, limite le nombre de « questions orales » à 2 par séance du Conseil Municipal. Ces « Questions Orales » sont la seule possibilité pour l’opposition d’aborder d’autres sujets que ceux prévus à l’ordre du jour fixé par le Maire. Le règlement intérieur précise que le texte de ces « questions orales » doit être transmis au Maire au plus tard l’avant-veille du Conseil Municipal, et interdit qu’un débat soit engagé après la réponse du Maire à chaque question. Toute réaction nous est donc interdite lorsque le Maire, dans son intervention, ne répond pas aux questions posées. (Et oui, c’est comme cela que fonctionne le Conseil Municipal de Chatenay-Malabry ! Vive la démocratie !)

Concernant nos 3 « questions orales » sur le projet sur le terrain « du CREPS », vous pourrez constater que nous nous efforçons de poser des questions précises et claires appelant des réponses factuelles. Malheureusement, il arrive souvent que Mr le Maire, dans sa réponse, ne soit pas avare de longues digressions qui ne lui sont pas demandées (exposés sur la richesse historique du lieu, considérations sur les termes que nous avons utilisés pour formuler notre question, …) mais ne réponde pas à certaines des questions que nous lui posons.

En l’occurrence, la question sur les constructions prévues sur la partie du terrain qui serait cédée à la ville ou au département a été posée 3 fois, et le Maire n’y a jamais répondu.

(6) La lecture de ces Procès-Verbaux prouve aussi que Mr le Maire cache délibérément des informations à ses Conseillers Municipaux.

D’une part, ce projet sur le terrain « du CREPS », important pour notre ville, n’a JAMAIS été mis à l’ordre du jour d’un Conseil Municipal par Mr le Maire.

C’est donc uniquement à l’initiative de l’opposition que ce sujet a été abordé, en y consacrant à trois reprises une des deux seules « questions orales » auxquelles nous avons droit à chaque conseil municipal.

Nous avons posé ces questions car nous avons été informés de l’existence de ce projet par un document qui nous a été transmis par une source anonyme. (Et oui, ça se passe comme cela à Chatenay-Malabry !)

D’autre part, lors du Conseil Municipal du 27 mai 2021, lorsque nous l’avons interrogé sur son projet pour la partie du terrain du CREPS qui serait rétrocédée, le Maire a laconiquement répondu que la Région n’avait encore rien cédé, et qu’il fallait attendre que les élections régionales soient passées pour reprendre contact avec la Région sur ce sujet.

Peu après, nous avons eu accès au document qui a été présenté le 22 Mars 2021 au jury charger de statuer sur les offres finales reçues par la Région Ile de France en réponse à l’appel d’offre qu’elle a lancé pour la reconstruction et la restructuration du site du CREPS à Chatenay Malabry.

Ce document mentionne clairement un « Remaniement des limites du CREPS qui implique que les 3 bâtiments de la partie Est du site devront être libérés de toute activité et transférés sur la partie Ouest du site : l’accueil, l’administration, la restauration et les locaux pour le service formation ».

Cela confirme donc les informations que nous avions.

Ce « remaniement des limites du CREPS » était connu dès le lancement de l’appel d’offre donc bien avant la réunion du 22 Mars 2021, ce qui montre que Mr Le Maire en avait connaissance lors du conseil municipal du 27 Mai 2021, mais a alors choisi de nous le cacher. (Et oui, c’est comme cela que fonctionne le Conseil Municipal de Chatenay-Malabry !)

Ce n’est malheureusement pas la première fois que Mr le Maire cache des informations à ses conseillers municipaux : voir notre article sur la géothermie à LaVallée : https://collectifcitoyenchatenay.org/enquete-lavallee-article-4-5/

Tribune CCC decembre 2022

Petite chronique de la vie chatenaisienne
Marchands de sable : "Bonne nuit les petits"

Dans le béton, il y a du sable, des granulats et du ciment. Pour produire du ciment, il faut chauffer du calcaire à 1400° avec du charbon ou du pétrole (émission de CO2) pour provoquer une réaction chimique émettant elle-même beaucoup de CO2. Ainsi, la production d’une tonne de ciment génère presque une tonne de CO2. Des études en cours promettent de diminuer la quantité de CO2 générée par le ciment, donc par le béton d’ici 2050. Mais en attendant, la fabrication du béton implique toujours une énorme génération de CO2. Au global, le secteur du bâtiment représente 43 % des consommations énergétiques annuelles françaises et il génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) français. Sachant que les français doivent diviser par 5 leurs émissions de CO2 d’ici 2050, si nous voulons garder un peu de CO2 pour notre alimentation nos transports et nos loisirs, il serait peut-être préférable de remplacer la construction par la réhabilitation des bâtiments existants. Or plus de 3 millions de logements sont vacants, soit près de 1 logement sur 10, selon les chiffres de l’Insee. Sans compter les immeubles de bureaux inoccupés : l’Ile-de-France à elle seule compte 3 millions de m2 de bureaux vides auxquels se rajoutent entre 3 à 6 millions de m2 du fait du télétravail.

A Châtenay-Malabry, les immeubles poussent partout et la démolition-reconstruction est la règle et le matériau est presque partout du béton, en l’absence de charte exigeante pour les promoteurs. Des constructions apparaissent dans toute la ville dès qu’un promoteur parvient à acheter un espace. Dans le nouveau quartier LaVallée, la densité est particulièrement élevée. La mairie clame que ces constructions sont dues à une obligation de l’Etat. Il y a en effet une « obligation » de l’Etat et de la Région, mais elle n’est que de 149 logements par an pour Châtenay-Malabry, alors que la moyenne des logements commencés de 2015 à 2020 est de 400 par an soit 2,8 fois plus !

Mais ce n’est pas encore assez. Dans le quartier de la Butte Rouge, la magnifique cité-jardin, insérée par des paysagistes dans un environnement boisé remarquable et lancée dès l’avant-guerre, est considérée comme le premier vrai écoquartier en France. Et pourtant, une modification du PLU votée récemment autorise à remplacer les 3300 logements actuels par 4360 nouveaux logements. Soit un millier en plus. Mais sur les 3300 logements sociaux de départ seuls 1720 seront des logements sociaux à l’arrivée. Le reste sera en logements privés. Tout cela sera obtenu par des épaississements, des surélévations, des démolitions-reconstructions ou des constructions pures et simples. En béton bien sûr. Europa Nostra, association européenne de sauvegarde du patrimoine liée à l’Unesco, alertée par une association chatenaisienne, a envoyé trois experts de réputation internationale venant de 3 pays différents pendant quatre jours dans notre ville pour en savoir plus. Ils avaient prévu deux jours pour écouter les arguments de la mairie. Mais l’équipe municipale actuelle n’a même pas jugé utile de les recevoir !

En manque d’argumentaire béton, nos édiles ne seraient-ils que des marchands de sable ?

La majorité municipale contre la protection des grands arbres

La majorité municipale a voté contre la protection des grands arbres de la ville, dont de remarquables Sequoias bientôt abattus par un promoteur

Vous trouverez ci-dessous le texte de notre intervention au Conseil municipal du 29 septembre 2022, proposant au vote des mesures de protection pour les arbres de grande envergure de notre commune, similaires à celles existant dans d’autres communes.

La majorité municipale a voté contre ce vœu. Elle a aussi voté contre la sauvegarde de 4 magnifiques Sequoia dont la destruction par un promoteur est imminente.

Conseil municipal du 29 septembre 2022: Vœu relatif aux arbres de grande envergure

Au 64 rue Anatole France, un projet immobilier sur une propriété privée acquise par un promoteur vise à remplacer un pavillon par un lotissement de 8 « villas » collées les unes aux autres sur une surface totale inférieure à 2000 m2. Le permis de construire accordé par la ville autorise la suppression de 8 arbres à haute tige, à remplacer par la plantation de 12 autres arbres à haute tige.

Il se trouve que parmi les 8 arbres à haute tige supprimés figure « 4 séquoias sempervirens  (nom Français « séquoia toujours vert ») double tronc chacun, soit 8 magnifiques sujets d’environ 26 mètres, en pleine croissance malgré leur 70 à 80 ans d’âge, d’une très bonne vigueur et de bon avenir car en pleine santé sanitaire, bref des arbres remarquables ». Je cite l’expert de l’association A.R.B.R.E.S.

L’abattage imminent de ces arbres superbes constitue une énorme perte à de nombreux points de vue. D’une part, ce sont de véritables éléments de paysage pour tout le quartier. D’autre part, la perte est immense pour la biodiversité, et surtout pour la lutte contre le réchauffement climatique et les ilots de chaleur.

Pour terminer sur le cas particulier du 64 rue Anatole France, on pourrait nous objecter que le PLU sur cette zone Up ayant évolué entre temps, le même projet ne serait plus autorisé aujourd’hui. Cependant la modification du PLU porte sur le volume des constructions mais ne change rien à la possibilité d’abattre 4 remarquables sequoias double-troncs de 26 mètres pour les remplacer par des arbrisseaux.

De façon générale, l’arbre de grande envergure est un bien commun d’intérêt général. La communauté scientifique est unanime sur l’importance vitale des arbres de grande envergure dans notre survie face au changement climatique. Ils constituent en ville de véritables trésors de par leur rôle de climatiseurs naturels qui apportent ombre et fraicheur par leur « transpiration », ce que chacun d’entre nous peut apprécier en passant à proximité l’été. De plus, ils contribuent directement à ralentir l’effet de serre puisque la photosynthèse absorbe du CO2 et stocke du carbone pour produire de l’oxygène. Plus un arbre est grand et ancien, plus les services qu’il rend sont grands, plus il apporte d’ombre et de fraicheur, et plus il absorbe de CO2. Mais aussi : plus il limite l’érosion, plus il abrite de biodiversité, plus il embellit le paysage. L’urgence du défi climatique fait des arbres matures des alliés à protéger.

Rappelons enfin que ce service de climatisation apporté par les arbres de grande envergure fonctionne surtout à courte distance. Notre ville dispose de nombreux grands parcs, mais un parc arboré situé à 300 mètres d’un immeuble lui apporte beaucoup moins de fraicheur qu’un ou deux arbres à proximité immédiate de celui-ci, comme le démontrent de nombreuses études, et comme le rappelle l’étude de l’Ecole d’Architecture de Paris-Est sur le quartier LaVallée, concluant que, malgré la présence du Parc de Sceaux d’un côté et de la coulée verte de l’autre, les appartements y seront des « fournaises » (je cite) lors des futures canicules.

Aujourd’hui, les permis de construire sont habitués à supprimer un vieil arbre à haute tige et à replanter un jeune arbre à haute tige à la place. Mais, quand on sait que la définition d’un arbre de haute tige dans notre PLU est un arbre dont le tronc, à l’âge adulte, fait plus de 1,80 m de hauteur, on comprend qu’au mieux il va falloir attendre 70 à 80 ans pour que l’arbre jeune nouvellement planté produise autant d’ombre et de fraicheur et absorbe autant de CO2 que l’arbre de 26 mètres qu’il remplace, et plus probablement l’arbre planté en remplacement (souvent d’une essence à faible développement et à type de feuilles produisant beaucoup moins de fraicheur) n’atteindra jamais les 26 mètres de l’arbre d’origine, et ne rendra jamais autant de services.

L’argument de la replantation de jeunes arbres pour « remplacer » les arbres abattus ne tient pas pour une autre raison: face aux canicules qui vont se succéder et monter en intensité, ces jeunes arbres ne seront bientôt plus prioritaires à l’arrosage, donc mourront. Nous ne serons en effet pas certains d’avoir les moyens de les suivre en arrosage pendant leur phase de croissance. Les chatenaisiens peuvent déjà constater autour d’eux qu’une partie des jeunes arbres plantés est déjà morte.

Les futurs historiens qui se retourneront sur notre époque se demanderont pourquoi nous avons fait preuve d’un tel aveuglement. Nous ressemblons aux passagers d’un paquebot en train de couler qui persisteraient à détruire leurs canots de sauvetage.

Une mairie pleinement consciente et informée des crises climatiques à venir et responsable devant ses habitants, devrait SANCTUARISER les arbres de grande envergure.

Nous sommes très loin de cette sanctuarisation des arbres de grande envergure à Châtenay-Malabry puisque ce jeu mortifère de l’abattage des arbres de grande envergure pour les remplacer par de frêles jeunes arbres est appliqué à grande échelle, à la fois dans le domaine privé pour faciliter les projets de construction (y compris pour des arbres remarquables : citons aussi le majestueux cèdre du square Robinson, la moitié de l’allée de tilleuls de l’école centrale, …), et sur le domaine public (Division Leclerc, etc.)

Pourtant d’autres villes font différemment. Sur le domaine public, on peut citer l’exemple intéressant de l’avenue Edouard Depreux où les platanes ont été abattus et remplacés sur le trottoir Ouest situé sur notre ville, mais gardés par la ville de Sceaux sur le trottoir Est. Cet été, il était facile d’observer sur quel trottoir marchaient les piétons.

Dans le domaine privé, certaines villes du 92 ont recensé les arbres remarquables existant sur le domaine privé, et les ont protégés comme tels dans leur PLU. Comme explicitement indiqué dans le PLU de notre ville, Châtenay-Malabry a choisi de ne pas recenser ni protéger les arbres remarquables situés dans les propriétés privées.

Dans d’autres villes du 92, les agents du service urbanisme se déplacent sur le terrain lors de l’instruction des permis de construire pour constater les caractéristiques des arbres menacés, et refusent certains permis pour cette raison. Cette procédure n’est pas appliquée à Châtenay-Malabry.

C’est pour cette raison que nous proposons à notre conseil municipal d’adopter le vœu suivant :

  1. Notre ville s’engage à signer à court terme la Déclaration des Droits de l’Arbre (1), établie par l’association A.R.B.R.E.S., proclamée lors d’un colloque à l’Assemblée Nationale le 5 Avril 2019, et signée depuis par une cinquantaine de communes pionnières dont Bordeaux, Fontainebleau, Metz, Nancy, Nogent sur Marne, Orgeval, Paris, Sens et Strasbourg.
  2. Dans le cadre de l’élaboration du nouveau PLUi du territoire VSGP, notre ville est déterminée à recenser les arbres remarquables existant sur son domaine privé, et à les protéger comme tels dans le PLU, et à faire en sorte que le PLUi permette à la ville de refuser tout permis de construire demandant la suppression d’un arbre de grande envergure, en application du principe de sanctuarisation de ces arbres.
  3. Nous donnons mandat à Monsieur le Maire de prendre rapidement toutes les mesures nécessaires afin de sauver les séquoias du 64 rue Anatole France.

Déclaration des droits de l’arbre :

https://www.arbres.org/declaration-des-droits-de-l-arbre.htm

visite europa nostra

Des experts internationaux d’Europa Nostra viennent visiter la Cité-jardin de la Butte Rouge toujours en danger

Du 11 au 14 octobre 2022, des experts internationaux d’Europa Nostra viennent visiter  la Cité-jardin de la Butte Rouge toujours en danger

Europa Nostra est une association européenne qui oeuvre pour la sauvegarde du patrimoine culturel et naturel européens auprès de l’Europe et de l’Unesco. Ce réseau européen couvre plus de 50 pays et est composé de 250 organisations membres

La Cité-jardin de la Butte Rouge et son parc arboré à Châtenay-Malabry a été sélectionnée en 2022, par Europe Nostra comme un des 7 sites patrimoniaux des plus en danger en Europe.

Actuellement les menaces de démolition s’accentuent sur cette cité jardin emblématique pourtant labellisé Architecture Contemporaine Remarquable. Quatorze bâtiments de la première tranche sont particulièrement visés, certains sont murés.

Dans ce contexte, leur expertise tant architecturale que patrimoniale et socioculturelle est très attendue.

Avec le soutien de l’Association Châtenay Patrimoine Environnement (ACPE), de DOCOMOMO, de Sites et Monuments, de Patrimoine-Environnement, d’Environnement 92, de FNE d’Île de France, du Collectif Citoyen Châtenaisien et de l’association Sauvons la Butte Rouge

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien : https://7mostendangered.eu/sites/garden-city-la-butte-rouge-near-paris-france/

les canicules et les arbres 4

Châtenay-Malabry face aux canicules - Article 4/4
Châtenay-Malabry fait l’inverse de ce qu’il faut faire

Une série en 4 articles:

  1. Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
  2. Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.
  3. De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.
  4. Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse, à grande échelle.

 

Article 4/4: Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse de ce qu’il faut faire, à grande échelle.

Que fait la municipalité de Châtenay-Malabry, concrètement, pour protéger ses habitants des canicules?

La communication verte dont la majorité municipale nous abreuve à longueurs de pages du magazine municipal n’est qu’un vernis de façade (« greenwashing »).

Elle est essentiellement basée sur la présence de grands parcs gérés par le département (Vallée aux Loups, Parc de Sceaux), qui constituent certes un atout pour notre ville, mais qui sont loin de suffire pour répondre à la problématique des canicules et des ilots de chaleur urbains.

Dans la réalité, les décisions de la mairie de notre « Ville Parc », addict aux constructions (pour les raisons présentées plus bas), ne font qu’aggraver terriblement les conséquences des canicules pour les chatenaisiens, alors qu’il serait facile de les protéger avec une conscience du problème, et un peu de réflexion prospective et d’anticipation.

De plus, ce sont, comme toujours, les plus modestes d’entre nous qui souffriront le plus de cette politique.  Notre ville, en se soumettant aux intérêts financiers des géants français de la construction immobilière, ne se soucie pas des conséquences sociales. Mais tout le monde ne peut pas se payer un jardin ou une isolation dernier cri.

La ville doit être pensée pour tous et pas seulement pour la minorité qui dispose des ressources nécessaires à court terme pour se protéger des conséquences climatiques. Les gens des quartiers populaires doivent habiter une ville respirable et pouvoir se protéger de la chaleur, pour un quotidien vivable.

Voici une liste, malheureusement incomplète, des actions de la ville qui vont à l’opposé des solutions permettant de protéger les chatenaisien.ne.s des effets des canicules.

  • LaVallée : un nouveau quartier hyperdense, hyperminéralisé, intégralement en béton sur 21 hectares (mis à part l’école), sans rien exiger d’autre des promoteurs que le minimum légal en terme de normes de construction protégeant des canicules. Résultat : une étude d’experts y prédit des logements « fournaises » malgré la présence du Parc de Sceaux d’un côté et de la coulée verte de l’autre.

Il s’agit du rapport complet sur les îlots de chaleur urbains dans le quartier LaVallée, intitulé « Coup de chaud à LaVallée. Symptôme d’une conception urbaine inachevée » qui a été produit par l’Ecole d’architecture de la ville et des territoires Paris Est en mars 2020. Ce rapport détaillé est très éloquent. Il est accessible sur notre site web où il est accompagné de plusieurs articles sur LaVallée :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/ou-va-le-nouveau-quartier-lavallee/

A noter aussi que la moitié d’une magnifique double allée de tilleuls a été abattue pour pouvoir densifier encore plus.

  • Tram T10 : 3,5 hectares de forêt ont été détruits pour construire le site de maintenance et de remisage des tramways. Pourtant, l’opposition municipale et les associations avaient proposé des modifications au projet qui auraient évité un tel désastre. Mais la Mairie de Châtenay-Malabry n’a pas voulu les écouter. Pire, un dossier technique erroné a fait éliminer un autre site possible qui aurait permis d’éviter ce massacre.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/dossier-tram/

  • Square Robinson : un espace vert communal vendu aux promoteurs pour y faire un immeuble en béton. Un majestueux cèdre centenaire et 22 autres arbres de grande envergure abattus. Pause fraicheur supprimée pour les chatenaisiens qui sortent du RER, attendent le bus, ou font leurs courses dans le quartier.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/robinson-comment-la-mairie-a-t-elle-pu-permettre-et-meme-faciliter-ce-desastre-ecologique/

  • La place de l’enfance devant l’école Jules Verne est un exemple type d’îlot de chaleur : entièrement bétonnée avec des arbres plumeaux, on y suffoque à partir du mois de mai.
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  • Des centaines de grands arbres situés sur le domaine public ont été abattus ces dernières années. Ils sont remplacés par des essences plus faciles à entretenir (ne perdant plus leur feuilles …) mais de beaucoup plus petite envergure et apportant beaucoup moins d’ombre et de fraicheur. Quel gâchis ! On peut citer la Division Leclerc, mais aussi l’exemple intéressant de l’avenue Edouard Depreux où les platanes ont été abattus et remplacés sur le trottoir Ouest situé sur notre ville, mais gardés par la ville de Sceaux sur le trottoir Est. Cet été, il était facile d’observer sur quel trottoir marchaient les piétons.
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  • On ne compte plus les multiples arbres et petits espaces verts entre deux anciens bâtis privés qui ont été détruits pour permettre les nouvelles résidences qui fleurissent de partout dans la ville.
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  • Les arbres, même les plus remarquables, ne sont pas protégés lorsqu’ils sont situés sur le domaine privé. Alors que certaines villes du 92 ont recensé les arbres remarquables existant sur leur domaine privé et les ont protégés comme tels dans leur PLU, Châtenay-Malabry a choisi (comme explicitement indiqué dans le PLU de notre ville) de ne pas recenser ni protéger les arbres remarquables situés dans les propriétés privées.

De même, dans d’autres villes du 92, les agents du service urbanisme se déplacent sur le terrain lors de l’instruction des permis de construire pour constater les caractéristiques des arbres menacés, et refusent certains permis pour cette raison ; mais cette procédure n’est pas appliquée à Châtenay-Malabry.

Exemple de conséquence : Au 64 rue Anatole France, un projet immobilier sur une propriété privée acquise par un promoteur vise à remplacer un pavillon par un lotissement de 8 « villas » collées les unes aux autres sur une surface totale inférieure à 2000 m2. Le permis de construire accordé par la ville autorise la suppression de 4 séquoias double troncs chacun, soit 8 « magnifiques sujets d’environ 26 mètres, en pleine croissance malgré leur 70 à 80 ans d’âge, d’une très bonne vigueur et en pleine santé sanitaire, bref des arbres remarquables », selon l’expert de l’association A.R.B.R.E.S. Ces séquoias sont de véritables éléments de paysage pour tout le quartier. Au moment où nous écrivons ces lignes, leur abattage semble imminent. Bien-sur, la mairie a exigé qu’ils soient remplacés par autant d’arbres « à haute tige », c’est-à-dire dont le tronc mesurera au moins 1,8 mètres à l’âge adulte …

  • Le Bois de Verrières est également menacé :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/la-majorite-municipale-vote-contre-une-protection-acceleree-du-bois-de-verrieres/

  • Cours d’école : alors qu’énormément de villes remplacent le revêtement artificiel de leurs cours d’écoles par des sols naturels et végétalisés, la nouvelle Ecole Primaire Jean-Jaurès inaugurée le 21 mai 2022 a sa cour de récréation 100% minérale sur le toit terrasse de l’école.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/cours-de-recreation-de-nos-ecoles/

  • Rue Anatole France : 6 millions d’Euros d’argent public vont être dépensés pour la réfection totale de la rue (trottoirs, chaussée, mobilier urbain) :
    • Sans planter un seul arbre dans une rue très longue qui n’en a aucun !!
    • En remettant un asphalte noir. Il nous a été répondu que les bitumes clairs ne sont pas « dans la charte », ils seraient salissants, moins durables, et éblouissants. Pourtant, Athènes et Los Angeles les ont adoptés (voir article précédent)

 

Pourquoi la mairie de Châtenay-Malabry construit-elle tant ?

La mairie prétend qu’il s’agit de répondre à la crise du logement en Ile de France. Mais la prétendue contrainte imposée par l’état n’est qu’un prétexte. Notre ville construit beaucoup plus que ce qui est attendu d’elle. La vraie raison se trouve dans la situation des finances communales :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/notre-ville-surendettee-vend/

les canicules et les arbres 3

Châtenay-Malabry face aux canicules - Article 3/4
De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.

Une série en 4 articles :

  1. Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
  2. Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.
  3. De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.
  4. Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse, à grande échelle.

Article 3/4 : De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants contre les canicules.

Les exemples ci-dessous ne sont qu’un petit échantillon des politiques mises en œuvre avec succès dans des villes de toutes tailles en France comme à l’étranger.

Angers : la nature est réintroduite dans tous les espaces possibles, même les plus petits : mini-jardins en pieds de façade le long des trottoirs, plantes grimpantes sur les façades, joints enherbés entre les pavés, friches industrielles. Les places minérales sont désartificialisées au maximum.

https://www.brut.media/fr/nature/voici-5-facons-de-rafraichir-une-ville-en-la-vegetalisant

Grande Synthe a mis en place une « charte promoteurs » avec des normes de construction des nouveaux logements plus exigeante que les normes nationales. Aujourd’hui, ils demandent des bâtiments passifs, inspirés de ceux construits dans le quartier BedZED à Londres, où les logements sont très bien isolés du froid comme du chaud, pour une facture énergétique de 150 € par an => la ville a fait construire un modèle de ces maisons sur son territoire.

  • Interview passionnante du maire de la ville de Grande Synthe (23 000 habitants). Le sujet des maisons passives est évoqué de la minute 51 à la minute 54.

Écologie municipale : la révolution urbaine ? Damien Carême, au Festival des Pluies de Juillet

  • L’expérience du quartier de BedZED à Londres :

http://carfree.free.fr/BedZed_quartier-zero-emission-sud-londres.pdf

Athènes et Los Angeles ont remplacé leur asphalte noir par un matériau blanc réfléchissant (jusqu’à 6°C de différence mesurée)

https://www.brut.media/fr/nature/voici-5-facons-de-rafraichir-une-ville-en-la-vegetalisant

Séoul : la capitale de la Corée du Sud a choisi de démonter une autoroute urbaine pour découvrir une rivière enterrée et végétaliser ses berges sur plus de 8 kilomètres.

https://urbabillard.wordpress.com/2015/05/10/une-riviere-remplace-une-autoroute-et-redonne-vie-au-coeur-de-seoul/