Tribune CCC decembre 2022

Petite chronique de la vie chatenaisienne
Marchands de sable : "Bonne nuit les petits"

Dans le béton, il y a du sable, des granulats et du ciment. Pour produire du ciment, il faut chauffer du calcaire à 1400° avec du charbon ou du pétrole (émission de CO2) pour provoquer une réaction chimique émettant elle-même beaucoup de CO2. Ainsi, la production d’une tonne de ciment génère presque une tonne de CO2. Des études en cours promettent de diminuer la quantité de CO2 générée par le ciment, donc par le béton d’ici 2050. Mais en attendant, la fabrication du béton implique toujours une énorme génération de CO2. Au global, le secteur du bâtiment représente 43 % des consommations énergétiques annuelles françaises et il génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) français. Sachant que les français doivent diviser par 5 leurs émissions de CO2 d’ici 2050, si nous voulons garder un peu de CO2 pour notre alimentation nos transports et nos loisirs, il serait peut-être préférable de remplacer la construction par la réhabilitation des bâtiments existants. Or plus de 3 millions de logements sont vacants, soit près de 1 logement sur 10, selon les chiffres de l’Insee. Sans compter les immeubles de bureaux inoccupés : l’Ile-de-France à elle seule compte 3 millions de m2 de bureaux vides auxquels se rajoutent entre 3 à 6 millions de m2 du fait du télétravail.

A Châtenay-Malabry, les immeubles poussent partout et la démolition-reconstruction est la règle et le matériau est presque partout du béton, en l’absence de charte exigeante pour les promoteurs. Des constructions apparaissent dans toute la ville dès qu’un promoteur parvient à acheter un espace. Dans le nouveau quartier LaVallée, la densité est particulièrement élevée. La mairie clame que ces constructions sont dues à une obligation de l’Etat. Il y a en effet une « obligation » de l’Etat et de la Région, mais elle n’est que de 149 logements par an pour Châtenay-Malabry, alors que la moyenne des logements commencés de 2015 à 2020 est de 400 par an soit 2,8 fois plus !

Mais ce n’est pas encore assez. Dans le quartier de la Butte Rouge, la magnifique cité-jardin, insérée par des paysagistes dans un environnement boisé remarquable et lancée dès l’avant-guerre, est considérée comme le premier vrai écoquartier en France. Et pourtant, une modification du PLU votée récemment autorise à remplacer les 3300 logements actuels par 4360 nouveaux logements. Soit un millier en plus. Mais sur les 3300 logements sociaux de départ seuls 1720 seront des logements sociaux à l’arrivée. Le reste sera en logements privés. Tout cela sera obtenu par des épaississements, des surélévations, des démolitions-reconstructions ou des constructions pures et simples. En béton bien sûr. Europa Nostra, association européenne de sauvegarde du patrimoine liée à l’Unesco, alertée par une association chatenaisienne, a envoyé trois experts de réputation internationale venant de 3 pays différents pendant quatre jours dans notre ville pour en savoir plus. Ils avaient prévu deux jours pour écouter les arguments de la mairie. Mais l’équipe municipale actuelle n’a même pas jugé utile de les recevoir !

En manque d’argumentaire béton, nos édiles ne seraient-ils que des marchands de sable ?

La majorité municipale contre la protection des grands arbres

La majorité municipale a voté contre la protection des grands arbres de la ville, dont de remarquables Sequoias bientôt abattus par un promoteur

Vous trouverez ci-dessous le texte de notre intervention au Conseil municipal du 29 septembre 2022, proposant au vote des mesures de protection pour les arbres de grande envergure de notre commune, similaires à celles existant dans d’autres communes.

La majorité municipale a voté contre ce vœu. Elle a aussi voté contre la sauvegarde de 4 magnifiques Sequoia dont la destruction par un promoteur est imminente.

Conseil municipal du 29 septembre 2022: Vœu relatif aux arbres de grande envergure

Au 64 rue Anatole France, un projet immobilier sur une propriété privée acquise par un promoteur vise à remplacer un pavillon par un lotissement de 8 « villas » collées les unes aux autres sur une surface totale inférieure à 2000 m2. Le permis de construire accordé par la ville autorise la suppression de 8 arbres à haute tige, à remplacer par la plantation de 12 autres arbres à haute tige.

Il se trouve que parmi les 8 arbres à haute tige supprimés figure « 4 séquoias sempervirens  (nom Français « séquoia toujours vert ») double tronc chacun, soit 8 magnifiques sujets d’environ 26 mètres, en pleine croissance malgré leur 70 à 80 ans d’âge, d’une très bonne vigueur et de bon avenir car en pleine santé sanitaire, bref des arbres remarquables ». Je cite l’expert de l’association A.R.B.R.E.S.

L’abattage imminent de ces arbres superbes constitue une énorme perte à de nombreux points de vue. D’une part, ce sont de véritables éléments de paysage pour tout le quartier. D’autre part, la perte est immense pour la biodiversité, et surtout pour la lutte contre le réchauffement climatique et les ilots de chaleur.

Pour terminer sur le cas particulier du 64 rue Anatole France, on pourrait nous objecter que le PLU sur cette zone Up ayant évolué entre temps, le même projet ne serait plus autorisé aujourd’hui. Cependant la modification du PLU porte sur le volume des constructions mais ne change rien à la possibilité d’abattre 4 remarquables sequoias double-troncs de 26 mètres pour les remplacer par des arbrisseaux.

De façon générale, l’arbre de grande envergure est un bien commun d’intérêt général. La communauté scientifique est unanime sur l’importance vitale des arbres de grande envergure dans notre survie face au changement climatique. Ils constituent en ville de véritables trésors de par leur rôle de climatiseurs naturels qui apportent ombre et fraicheur par leur « transpiration », ce que chacun d’entre nous peut apprécier en passant à proximité l’été. De plus, ils contribuent directement à ralentir l’effet de serre puisque la photosynthèse absorbe du CO2 et stocke du carbone pour produire de l’oxygène. Plus un arbre est grand et ancien, plus les services qu’il rend sont grands, plus il apporte d’ombre et de fraicheur, et plus il absorbe de CO2. Mais aussi : plus il limite l’érosion, plus il abrite de biodiversité, plus il embellit le paysage. L’urgence du défi climatique fait des arbres matures des alliés à protéger.

Rappelons enfin que ce service de climatisation apporté par les arbres de grande envergure fonctionne surtout à courte distance. Notre ville dispose de nombreux grands parcs, mais un parc arboré situé à 300 mètres d’un immeuble lui apporte beaucoup moins de fraicheur qu’un ou deux arbres à proximité immédiate de celui-ci, comme le démontrent de nombreuses études, et comme le rappelle l’étude de l’Ecole d’Architecture de Paris-Est sur le quartier LaVallée, concluant que, malgré la présence du Parc de Sceaux d’un côté et de la coulée verte de l’autre, les appartements y seront des « fournaises » (je cite) lors des futures canicules.

Aujourd’hui, les permis de construire sont habitués à supprimer un vieil arbre à haute tige et à replanter un jeune arbre à haute tige à la place. Mais, quand on sait que la définition d’un arbre de haute tige dans notre PLU est un arbre dont le tronc, à l’âge adulte, fait plus de 1,80 m de hauteur, on comprend qu’au mieux il va falloir attendre 70 à 80 ans pour que l’arbre jeune nouvellement planté produise autant d’ombre et de fraicheur et absorbe autant de CO2 que l’arbre de 26 mètres qu’il remplace, et plus probablement l’arbre planté en remplacement (souvent d’une essence à faible développement et à type de feuilles produisant beaucoup moins de fraicheur) n’atteindra jamais les 26 mètres de l’arbre d’origine, et ne rendra jamais autant de services.

L’argument de la replantation de jeunes arbres pour « remplacer » les arbres abattus ne tient pas pour une autre raison: face aux canicules qui vont se succéder et monter en intensité, ces jeunes arbres ne seront bientôt plus prioritaires à l’arrosage, donc mourront. Nous ne serons en effet pas certains d’avoir les moyens de les suivre en arrosage pendant leur phase de croissance. Les chatenaisiens peuvent déjà constater autour d’eux qu’une partie des jeunes arbres plantés est déjà morte.

Les futurs historiens qui se retourneront sur notre époque se demanderont pourquoi nous avons fait preuve d’un tel aveuglement. Nous ressemblons aux passagers d’un paquebot en train de couler qui persisteraient à détruire leurs canots de sauvetage.

Une mairie pleinement consciente et informée des crises climatiques à venir et responsable devant ses habitants, devrait SANCTUARISER les arbres de grande envergure.

Nous sommes très loin de cette sanctuarisation des arbres de grande envergure à Châtenay-Malabry puisque ce jeu mortifère de l’abattage des arbres de grande envergure pour les remplacer par de frêles jeunes arbres est appliqué à grande échelle, à la fois dans le domaine privé pour faciliter les projets de construction (y compris pour des arbres remarquables : citons aussi le majestueux cèdre du square Robinson, la moitié de l’allée de tilleuls de l’école centrale, …), et sur le domaine public (Division Leclerc, etc.)

Pourtant d’autres villes font différemment. Sur le domaine public, on peut citer l’exemple intéressant de l’avenue Edouard Depreux où les platanes ont été abattus et remplacés sur le trottoir Ouest situé sur notre ville, mais gardés par la ville de Sceaux sur le trottoir Est. Cet été, il était facile d’observer sur quel trottoir marchaient les piétons.

Dans le domaine privé, certaines villes du 92 ont recensé les arbres remarquables existant sur le domaine privé, et les ont protégés comme tels dans leur PLU. Comme explicitement indiqué dans le PLU de notre ville, Châtenay-Malabry a choisi de ne pas recenser ni protéger les arbres remarquables situés dans les propriétés privées.

Dans d’autres villes du 92, les agents du service urbanisme se déplacent sur le terrain lors de l’instruction des permis de construire pour constater les caractéristiques des arbres menacés, et refusent certains permis pour cette raison. Cette procédure n’est pas appliquée à Châtenay-Malabry.

C’est pour cette raison que nous proposons à notre conseil municipal d’adopter le vœu suivant :

  1. Notre ville s’engage à signer à court terme la Déclaration des Droits de l’Arbre (1), établie par l’association A.R.B.R.E.S., proclamée lors d’un colloque à l’Assemblée Nationale le 5 Avril 2019, et signée depuis par une cinquantaine de communes pionnières dont Bordeaux, Fontainebleau, Metz, Nancy, Nogent sur Marne, Orgeval, Paris, Sens et Strasbourg.
  2. Dans le cadre de l’élaboration du nouveau PLUi du territoire VSGP, notre ville est déterminée à recenser les arbres remarquables existant sur son domaine privé, et à les protéger comme tels dans le PLU, et à faire en sorte que le PLUi permette à la ville de refuser tout permis de construire demandant la suppression d’un arbre de grande envergure, en application du principe de sanctuarisation de ces arbres.
  3. Nous donnons mandat à Monsieur le Maire de prendre rapidement toutes les mesures nécessaires afin de sauver les séquoias du 64 rue Anatole France.

Déclaration des droits de l’arbre :

https://www.arbres.org/declaration-des-droits-de-l-arbre.htm

visite europa nostra

Des experts internationaux d’Europa Nostra viennent visiter la Cité-jardin de la Butte Rouge toujours en danger

Du 11 au 14 octobre 2022, des experts internationaux d’Europa Nostra viennent visiter  la Cité-jardin de la Butte Rouge toujours en danger

Europa Nostra est une association européenne qui oeuvre pour la sauvegarde du patrimoine culturel et naturel européens auprès de l’Europe et de l’Unesco. Ce réseau européen couvre plus de 50 pays et est composé de 250 organisations membres

La Cité-jardin de la Butte Rouge et son parc arboré à Châtenay-Malabry a été sélectionnée en 2022, par Europe Nostra comme un des 7 sites patrimoniaux des plus en danger en Europe.

Actuellement les menaces de démolition s’accentuent sur cette cité jardin emblématique pourtant labellisé Architecture Contemporaine Remarquable. Quatorze bâtiments de la première tranche sont particulièrement visés, certains sont murés.

Dans ce contexte, leur expertise tant architecturale que patrimoniale et socioculturelle est très attendue.

Avec le soutien de l’Association Châtenay Patrimoine Environnement (ACPE), de DOCOMOMO, de Sites et Monuments, de Patrimoine-Environnement, d’Environnement 92, de FNE d’Île de France, du Collectif Citoyen Châtenaisien et de l’association Sauvons la Butte Rouge

Pour en savoir plus, cliquer sur le lien : https://7mostendangered.eu/sites/garden-city-la-butte-rouge-near-paris-france/

les canicules et les arbres 4

Châtenay-Malabry face aux canicules - Article 4/4
Châtenay-Malabry fait l’inverse de ce qu’il faut faire

Une série en 4 articles:

  1. Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
  2. Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.
  3. De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.
  4. Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse, à grande échelle.

 

Article 4/4: Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse de ce qu’il faut faire, à grande échelle.

Que fait la municipalité de Châtenay-Malabry, concrètement, pour protéger ses habitants des canicules?

La communication verte dont la majorité municipale nous abreuve à longueurs de pages du magazine municipal n’est qu’un vernis de façade (« greenwashing »).

Elle est essentiellement basée sur la présence de grands parcs gérés par le département (Vallée aux Loups, Parc de Sceaux), qui constituent certes un atout pour notre ville, mais qui sont loin de suffire pour répondre à la problématique des canicules et des ilots de chaleur urbains.

Dans la réalité, les décisions de la mairie de notre « Ville Parc », addict aux constructions (pour les raisons présentées plus bas), ne font qu’aggraver terriblement les conséquences des canicules pour les chatenaisiens, alors qu’il serait facile de les protéger avec une conscience du problème, et un peu de réflexion prospective et d’anticipation.

De plus, ce sont, comme toujours, les plus modestes d’entre nous qui souffriront le plus de cette politique.  Notre ville, en se soumettant aux intérêts financiers des géants français de la construction immobilière, ne se soucie pas des conséquences sociales. Mais tout le monde ne peut pas se payer un jardin ou une isolation dernier cri.

La ville doit être pensée pour tous et pas seulement pour la minorité qui dispose des ressources nécessaires à court terme pour se protéger des conséquences climatiques. Les gens des quartiers populaires doivent habiter une ville respirable et pouvoir se protéger de la chaleur, pour un quotidien vivable.

Voici une liste, malheureusement incomplète, des actions de la ville qui vont à l’opposé des solutions permettant de protéger les chatenaisien.ne.s des effets des canicules.

  • LaVallée : un nouveau quartier hyperdense, hyperminéralisé, intégralement en béton sur 21 hectares (mis à part l’école), sans rien exiger d’autre des promoteurs que le minimum légal en terme de normes de construction protégeant des canicules. Résultat : une étude d’experts y prédit des logements « fournaises » malgré la présence du Parc de Sceaux d’un côté et de la coulée verte de l’autre.

Il s’agit du rapport complet sur les îlots de chaleur urbains dans le quartier LaVallée, intitulé « Coup de chaud à LaVallée. Symptôme d’une conception urbaine inachevée » qui a été produit par l’Ecole d’architecture de la ville et des territoires Paris Est en mars 2020. Ce rapport détaillé est très éloquent. Il est accessible sur notre site web où il est accompagné de plusieurs articles sur LaVallée :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/ou-va-le-nouveau-quartier-lavallee/

A noter aussi que la moitié d’une magnifique double allée de tilleuls a été abattue pour pouvoir densifier encore plus.

  • Tram T10 : 3,5 hectares de forêt ont été détruits pour construire le site de maintenance et de remisage des tramways. Pourtant, l’opposition municipale et les associations avaient proposé des modifications au projet qui auraient évité un tel désastre. Mais la Mairie de Châtenay-Malabry n’a pas voulu les écouter. Pire, un dossier technique erroné a fait éliminer un autre site possible qui aurait permis d’éviter ce massacre.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/dossier-tram/

  • Square Robinson : un espace vert communal vendu aux promoteurs pour y faire un immeuble en béton. Un majestueux cèdre centenaire et 22 autres arbres de grande envergure abattus. Pause fraicheur supprimée pour les chatenaisiens qui sortent du RER, attendent le bus, ou font leurs courses dans le quartier.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/robinson-comment-la-mairie-a-t-elle-pu-permettre-et-meme-faciliter-ce-desastre-ecologique/

  • La place de l’enfance devant l’école Jules Verne est un exemple type d’îlot de chaleur : entièrement bétonnée avec des arbres plumeaux, on y suffoque à partir du mois de mai.
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  • Des centaines de grands arbres situés sur le domaine public ont été abattus ces dernières années. Ils sont remplacés par des essences plus faciles à entretenir (ne perdant plus leur feuilles …) mais de beaucoup plus petite envergure et apportant beaucoup moins d’ombre et de fraicheur. Quel gâchis ! On peut citer la Division Leclerc, mais aussi l’exemple intéressant de l’avenue Edouard Depreux où les platanes ont été abattus et remplacés sur le trottoir Ouest situé sur notre ville, mais gardés par la ville de Sceaux sur le trottoir Est. Cet été, il était facile d’observer sur quel trottoir marchaient les piétons.
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  • On ne compte plus les multiples arbres et petits espaces verts entre deux anciens bâtis privés qui ont été détruits pour permettre les nouvelles résidences qui fleurissent de partout dans la ville.
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  • Les arbres, même les plus remarquables, ne sont pas protégés lorsqu’ils sont situés sur le domaine privé. Alors que certaines villes du 92 ont recensé les arbres remarquables existant sur leur domaine privé et les ont protégés comme tels dans leur PLU, Châtenay-Malabry a choisi (comme explicitement indiqué dans le PLU de notre ville) de ne pas recenser ni protéger les arbres remarquables situés dans les propriétés privées.

De même, dans d’autres villes du 92, les agents du service urbanisme se déplacent sur le terrain lors de l’instruction des permis de construire pour constater les caractéristiques des arbres menacés, et refusent certains permis pour cette raison ; mais cette procédure n’est pas appliquée à Châtenay-Malabry.

Exemple de conséquence : Au 64 rue Anatole France, un projet immobilier sur une propriété privée acquise par un promoteur vise à remplacer un pavillon par un lotissement de 8 « villas » collées les unes aux autres sur une surface totale inférieure à 2000 m2. Le permis de construire accordé par la ville autorise la suppression de 4 séquoias double troncs chacun, soit 8 « magnifiques sujets d’environ 26 mètres, en pleine croissance malgré leur 70 à 80 ans d’âge, d’une très bonne vigueur et en pleine santé sanitaire, bref des arbres remarquables », selon l’expert de l’association A.R.B.R.E.S. Ces séquoias sont de véritables éléments de paysage pour tout le quartier. Au moment où nous écrivons ces lignes, leur abattage semble imminent. Bien-sur, la mairie a exigé qu’ils soient remplacés par autant d’arbres « à haute tige », c’est-à-dire dont le tronc mesurera au moins 1,8 mètres à l’âge adulte …

  • Le Bois de Verrières est également menacé :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/la-majorite-municipale-vote-contre-une-protection-acceleree-du-bois-de-verrieres/

  • Cours d’école : alors qu’énormément de villes remplacent le revêtement artificiel de leurs cours d’écoles par des sols naturels et végétalisés, la nouvelle Ecole Primaire Jean-Jaurès inaugurée le 21 mai 2022 a sa cour de récréation 100% minérale sur le toit terrasse de l’école.

https://collectifcitoyenChâtenay.org/cours-de-recreation-de-nos-ecoles/

  • Rue Anatole France : 6 millions d’Euros d’argent public vont être dépensés pour la réfection totale de la rue (trottoirs, chaussée, mobilier urbain) :
    • Sans planter un seul arbre dans une rue très longue qui n’en a aucun !!
    • En remettant un asphalte noir. Il nous a été répondu que les bitumes clairs ne sont pas « dans la charte », ils seraient salissants, moins durables, et éblouissants. Pourtant, Athènes et Los Angeles les ont adoptés (voir article précédent)

 

Pourquoi la mairie de Châtenay-Malabry construit-elle tant ?

La mairie prétend qu’il s’agit de répondre à la crise du logement en Ile de France. Mais la prétendue contrainte imposée par l’état n’est qu’un prétexte. Notre ville construit beaucoup plus que ce qui est attendu d’elle. La vraie raison se trouve dans la situation des finances communales :

https://collectifcitoyenChâtenay.org/notre-ville-surendettee-vend/

les canicules et les arbres 3

Châtenay-Malabry face aux canicules - Article 3/4
De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.

Une série en 4 articles :

  1. Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
  2. Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.
  3. De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.
  4. Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse, à grande échelle.

Article 3/4 : De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants contre les canicules.

Les exemples ci-dessous ne sont qu’un petit échantillon des politiques mises en œuvre avec succès dans des villes de toutes tailles en France comme à l’étranger.

Angers : la nature est réintroduite dans tous les espaces possibles, même les plus petits : mini-jardins en pieds de façade le long des trottoirs, plantes grimpantes sur les façades, joints enherbés entre les pavés, friches industrielles. Les places minérales sont désartificialisées au maximum.

https://www.brut.media/fr/nature/voici-5-facons-de-rafraichir-une-ville-en-la-vegetalisant

Grande Synthe a mis en place une « charte promoteurs » avec des normes de construction des nouveaux logements plus exigeante que les normes nationales. Aujourd’hui, ils demandent des bâtiments passifs, inspirés de ceux construits dans le quartier BedZED à Londres, où les logements sont très bien isolés du froid comme du chaud, pour une facture énergétique de 150 € par an => la ville a fait construire un modèle de ces maisons sur son territoire.

  • Interview passionnante du maire de la ville de Grande Synthe (23 000 habitants). Le sujet des maisons passives est évoqué de la minute 51 à la minute 54.

Écologie municipale : la révolution urbaine ? Damien Carême, au Festival des Pluies de Juillet

  • L’expérience du quartier de BedZED à Londres :

http://carfree.free.fr/BedZed_quartier-zero-emission-sud-londres.pdf

Athènes et Los Angeles ont remplacé leur asphalte noir par un matériau blanc réfléchissant (jusqu’à 6°C de différence mesurée)

https://www.brut.media/fr/nature/voici-5-facons-de-rafraichir-une-ville-en-la-vegetalisant

Séoul : la capitale de la Corée du Sud a choisi de démonter une autoroute urbaine pour découvrir une rivière enterrée et végétaliser ses berges sur plus de 8 kilomètres.

https://urbabillard.wordpress.com/2015/05/10/une-riviere-remplace-une-autoroute-et-redonne-vie-au-coeur-de-seoul/

les canicules et les arbres 2

Châtenay-Malabry face aux canicules - Article 2/4
Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.

Une série en 4 articles:

  1. Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
  2. Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.
  3. De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.
  4. Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse, à grande échelle.

 

Article 2/4 : Des solutions existent pour permettre aux villes de limiter l’impact des canicules, dans lesquelles l’arbre et un nouvel urbanisme jouent un rôle essentiel.

Les solutions énumérées ci-dessous sont connues et mises en œuvre depuis des années.

Protéger et réintroduire massivement la nature de proximité en ville.

Le premier ensemble de solutions consiste à protéger et réintroduire massivement la nature de proximité en ville (arbres, espaces verts, rivières découvertes, jardins partagés, etc), et en particulier les grands arbres, dans tous les lieux possibles (places, trottoirs, cours d’écoles, friches industrielles, espaces entre les pavés, zones débitumées, etc).

Il faut aussi créer des « trames brunes », c’est-à-dire une continuité entre tous les espaces en pleine terre : cette continuité est indispensable au développement des arbres, de la biodiversité, et à l’infiltration des eaux, …

  • Dans une même rue ou sur une même place, entre une zone entièrement minéralisée, et une zone à l’ombre des arbres avec de la verdure située à seulement quelques mètres de la zone minéralisée, on peut mesurer des différences de température jusqu’à 10 degrés.
  • C’est la végétation à proximité immédiate qui est efficace, beaucoup plus qu’un parc situé à plusieurs centaines de mètres.
  • La communauté scientifique est unanime sur l’importance vitale des arbres de grande envergure dans notre survie face au changement climatique. Ils constituent en ville de véritables trésors de par leur rôle de climatiseurs naturels qui apportent ombre et fraicheur par leur « transpiration », ce que chacun d’entre nous peut apprécier en passant à proximité l’été. De plus, ils contribuent directement à ralentir l’effet de serre puisque la photosynthèse absorbe du CO2 et stocke du carbone pour produire de l’oxygène. Plus un arbre est grand et ancien, plus les services qu’il rend sont grands, plus il apporte d’ombre et de fraicheur, et plus il absorbe de CO2. Mais aussi : plus il limite l’érosion, plus il abrite de biodiversité, plus il embellit le paysage. L’urgence du défi climatique fait de l’arbre mature de grande envergure un bien commun d’intérêt général, un allié à protéger. Une mairie pleinement consciente et informée des crises climatiques à venir et responsable devant ses habitants, devrait sanctuariser les arbres de grande envergure.

Repenser totalement les principes d’urbanisme et de construction des bâtiments

Le deuxième ensemble de solutions consiste à mettre en œuvre des principes d’urbanisme et de construction des bâtiments radicalement différents de la pratique actuelle.

  • Des biomatériaux très performants existent aujourd’hui (briques en terre crue, …). Ils permettent de très bien isoler les logements du froid l’hiver et du chaud l’été, en privilégiant une isolation par l’extérieur à une isolation par l’intérieur. On peut associer ces biomatériaux à des techniques de ventilation (VMC double-flux, …). Ils permettent d’obtenir des logements passifs ou presque, c’est-à-dire ne nécessitant aucun apport d’énergie, ou un apport très faible. Par exemple, dans les logements du quartier BedZED à Londres la facture totale d’énergie (chauffage, eau chaude, etc) est limitée à 150 € annuels ! Les économies ainsi réalisées compensent très rapidement le (léger) surcout de construction.
  • Les appartements doivent être traversants et leur orientation bien pensée (comme c’est le cas à la Butte Rouge, et contrairement aux appartements dans les résidences construites par les promoteurs ces dernières décennies).
  • Les couleurs et revêtements (façades, volets, toits) doivent être clairs pour réfléchir la lumière (les couleurs foncées absorbent la chaleur)
  • Les petits espaces verts et « dents creuses » entre 2 bâtis ne doivent plus être sacrifiés pour construire toujours plus
  • Les toits et façades peuvent être végétalisés mais l’efficacité de ces solutions en terme d’isolation varie fortement en fonction de l’épaisseur, de l’apport en eau, et du type de plantes. En aucun vas une végétalisation de facade ni de toit ne peut être comparable à une plantation « de pleine terre », c’est-à-dire dans un sol non artificialisé. Un chêne planté dans la terre (4 mètres de profondeur racinaire) ne vaudra jamais un tapis de sedums sur un toit (qui peut vivre dans 15 cm de terre).
  • Toutes les solutions ci-dessus peuvent être facilement mises en œuvre par les mairies pour les nouvelles constructions, pour remplacer le couple infernal béton + climatisation. Il suffit d’édicter une « charte » exigeant que ces solutions soient mises en œuvre dans toute nouvelle construction, et s’imposant en particulier aux promoteurs. Il suffit en réalité d’imposer aux intérêts privés les intérêts de l’ensemble des habitants devant une situation d’urgence climatique qui porte les germes de graves conséquences sanitaires, économiques et sociales.
  • Les PLU ne doivent plus permettre le remplacement des arbres de grande envergure par de frêles jeunes arbres, aujourd’hui institué à grande échelle via les permis de construire. Quand on sait que la définition d’un arbre de haute tige dans notre PLU est un arbre dont le tronc, à l’âge adulte, fait plus de 1,80 m de hauteur, on comprend qu’au mieux il va falloir attendre 70 à 80 ans pour que l’arbre jeune nouvellement planté produise autant d’ombre et de fraicheur et absorbe autant de CO2 que l’arbre de 26 mètres qu’il remplace, et plus probablement l’arbre planté en remplacement (souvent d’une essence à faible développement et à type de feuilles produisant beaucoup moins de fraicheur) n’atteindra jamais les 26 mètres de l’arbre d’origine, et ne rendra jamais autant de services.
  • Sur le domaine public, les collectivités ne doivent plus considérer l’arbre comme un mobilier urbain interchangeable dès qu’il gène ou pour éviter le ramassage des feuilles. De plus, face aux canicules qui vont se succéder et monter en intensité, les jeunes arbres plantés en remplacement des grands arbres tombés en disgrâce ne seront bientôt plus prioritaires à l’arrosage, donc mourront. Nous ne serons en effet pas certains d’avoir les moyens de les suivre en arrosage pendant leur phase de croissance.
  • Pour terminer, il faut surtout … construire le moins possible. Le réflexe « construire », doit être remplacé par le principe « réhabiliter et rénover l’existant ». Plus de 3 millions de logements sont vacants en France, soit près de 1 logement sur 10, selon les chiffres de l’Insee. Et parmi ces 3 millions, 1,1 million le sont depuis plus de 2 ans. Sans compter les immeubles de bureaux inoccupés : l’Ile-de-France à elle seule compte 3 millions de m2 de bureaux vides auxquels se rajoutent entre 3 à 6 millions de m2 du fait du télétravail. Comme le dit Christine Leconte, présidente du Conseil national de l’Ordre des architectes, dans une interview à la Gazette des communes, « c’est la fin de la ville facile, qui s’étale, qui démolit et reconstruit, qui ne prend pas en compte l’existant. Il faut désormais penser une ville qui réponde à ces trois crises : celle des ressources de la planète, de l’adaptation au changement climatique et de la biodiversité. Au moment où l’on s’interroge sur la façon dont va se faire le « zéro artificialisation nette », il faut regarder ce dont on dispose déjà et réfléchir à comment faire avec l’existant. »
  • Enfin, en ce qui concerne la voirie, le revêtement des chaussées, trottoirs, et autres surfaces exposées au soleil doit être refait en couleur claire pour réfléchir la lumière (jusqu’à 30°C de différence !). C’est ce que font Athènes et Los Angeles

D’autres solutions sont encore en cours d’expérimentation :

  • Les bâtiments peuvent être connectés à des réseaux de refroidissement sans rejet de chaleur (contrairement à la climatisation)
  • Les panneaux solaires sur les toits, les murs, certaines façades, ou en surplomb, en plus de produire de l’énergie, procurent de l’ombre et absorbent la chaleur à la place des surfaces concernées

Quelques sources et ressources

France-Inter, émission « le débat de midi » du 17 Aout 2022 : Canicule : les villes à l’épreuve de la montée des températures

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-du-mercredi-17-aout-2022

Canicules 2022 : nos villes sont-elles condamnées à devenir des fours ?

https://www.youtube.com/watch?v=lg8hsNjTlUo

Canicules : dans l’enfer des villes : article très documenté de Médiapart paru le 15 juillet 2022

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Planter des arbres en ville peut sauver des dizaines de milliers de vies par an

https://www.notre-planete.info/actualites/planter-arbres-ville-pollution-air-sante

Les rôles de l’arbre en ville :

https://ileau.ca/sites/default/files/upload/roles_arbre_en_ville_cerfo.pdf

L’importance des grands arbres en ville :

https://theconversation.com/en-ville-les-grands-arbres-sont-indispensables

Plus un arbre est vieux, plus il absorbe du CO2

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plus-un-arbre-est-vieux-plus-il-absorbe-du-co2

L’arbre urbain est un formidable outil de lutte contre le changement climatique puisqu’il permet à la fois d’atténuer l’impact du volume d’émission de gaz à effet de serre des activités anthropiques de la ville mais aussi de réduire l’effet de l’Îlot de Chaleur Urbain (ICU) voire de créer un Îlot de Fraîcheur Urbain (IFU).

http://www.arbre-en-ville.fr/

Avec des vergers urbains, la ville devient comestible

https://reporterre.net/Avec-Vergers-urbains-la-ville-devient-comestible

Débitumer les villes

https://www.liberation.fr/france/2019/09/27/debitumisation-des-villes-casser-la-voie

Près d’un logement sur dix est vacant en France

https://www.radiofrance.fr/franceinter/pres-d-un-logement-sur-dix-est-vacant-en-france

Et si l’on transformait les bureaux vides en logements ?

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-urbanisme-demain/et-si-l-on-transformait-les-bureaux-vides-en-logements

les canicules et les arbres

Châtenay-Malabry face aux canicules - Article 1/4
Dangereuses pour la santé et très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes

Une série en 4 articles :

  1. Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.
  2. Des solutions existent : l’arbre et un nouvel urbanisme.
  3. De nombreuses villes prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants.
  4. Mais Châtenay-Malabry fait l’inverse, à grande échelle.

Article 1/4: Dangereuses pour la santé et même très meurtrières, les canicules sont de plus en plus fréquentes.

Les épisodes de forte chaleur sont de plus en plus fréquents, longs, et intenses

Le changement climatique amène des épisodes de fortes chaleurs de plus en plus fréquents, longs, et intenses.

  • Liste des années de canicule en France depuis un demi-siècle: 1976, 1983, 2003, 2006, puis chaque année depuis 2015 (sauf 2021)
  • La fréquence des épisodes s’accélère : 17 épisodes de canicule entre 1945 et 1999, 26 épisodes entre 2000 et 2022

La fréquence des épisodes de forte chaleur devrait doubler d’ici à 2050. Météo-France indique qu’ « en fin de siècle, ils pourraient être non seulement bien plus fréquents qu’aujourd’hui mais aussi beaucoup plus sévères et plus longs, avec une période d’occurrence étendue de la fin mai au début du mois d’octobre » Sans un changement drastique de politique climatique, il y a de très fortes chances d’atteindre la barre des 50 degrés en France. Les villes seront également de moins en moins supportables en été, du fait des îlots de chaleur urbain.

En ville, ces températures élevées provoquent des « ilots de chaleur » à l’origine des « canicules »

Lors d’un épisode de forte chaleur, en ville, la combinaison de trois facteurs est à l’origine de la formation d’« ilots de chaleur urbains ». Ce sont des zones dans lesquelles la température est beaucoup plus élevée qu’ailleurs dans les mêmes conditions climatiques. Ces trois facteurs sont :

  • L’aménagement urbain : la densité des espaces sans végétaux de proximité, les places minéralisées, …
  • L’activité humaine : transport, énergie, éclairage, panneaux publicitaires, … et climatisation (la climatisation est responsable d’une hausse pouvant aller jusqu’à 1°C du fait du rejet de chaleur à l’extérieur)
  • L’absence de zones humides, abris de biodiversité, sources de protection contre les inondations, et aussi capables de restituer de l’humidité et ainsi de lutter contre les îlots de chaleur.

De plus, les matériaux avec lesquels les villes sont construites aujourd’hui (béton surtout, mais aussi brique, asphalte / bitume, pierre) absorbent la chaleur en journée, et la restituent la nuit. La température ne diminue donc pas sensiblement la nuit, empêchant le corps de se remettre de la chaleur de la journée : on est alors en situation de canicule.

Ces canicules sont néfastes à notre santé et même très meurtrières

Les canicules sont très dangereuses pour la santé, et pas seulement pour les personnes âgées.

  • Après 4500 morts en 1976, la canicule de 2003 avait entrainé 15000 décès.
  • Entre 2015 et 2020, plus de 7 800 décès liés aux canicules ont été enregistrés malgré l’amélioration du système de prévention.
  • Cet été, la canicule est à l’origine de plus de 11 000 décès supplémentaires en France d’après l’INSEE.

Châtenay-Malabry face aux canicules

Chatenay-Malabry face aux canicules

Chatenay-Malabry face aux canicules

 Les canicules sont de plus en plus fréquentes, très dangereuses pour la santé et toujours meurtrières même si on n’en parle peu. Des solutions existent pour permettre aux villes de limiter leurs impacts. De nombreuses villes en France à l’étranger prennent des mesures efficaces pour protéger leurs habitants. Chatenay-Malabry fait l’inverse.  

 Sommaire :

Les canicules meurtrières sont de plus en plus fréquentes en France. 1

A quoi sont dues les canicules ?. 1

Comment lutter contre les canicules ?. 2

Que fait la municipalité de Chatenay-Malabry concrètement ?. 3

Que font d’autres municipalités ?. 4

Sources et ressources. 4

Les canicules meurtrières sont de plus en plus fréquentes en France

  • Le changement climatique amène des épisodes de fortes chaleurs de plus en plus fréquents.
    • Liste des années de canicule en France depuis un demi-siècle : 1976 (4500 morts), 1983, 2003 (15000 morts), 2006, chaque année depuis 2015 (sauf 2021)
    • La fréquence des épisodes s’accélère : 17 épisodes de canicule entre 1945 et 1999, 26 épisodes entre 2000 et 2022
  • Les canicules sont très dangereuses pour la santé, et pas seulement pour les personnes âgées. Entre 2015 et 2020, plus de 7 800 décès liés aux canicules ont été enregistrés malgré l’amélioration du système de prévention.

A quoi sont dues les canicules ?

  • Lors d’un épisode de forte chaleur, en ville, la combinaison de deux facteurs est à l’origine de la formation d’ « ilots de chaleur urbains ». Ce sont des zones dans lesquelles la température est beaucoup plus élevée qu’ailleurs dans les mêmes conditions climatiques. Ces deux facteurs sont :
    • L’aménagement urbain : la densité des espaces sans végétaux de proximité, les places minéralisées, …
    • L’activité humaine : transport, énergie, éclairage, … et climatisation (la climatisation est responsable d’une hausse pouvant aller jusqu’à 1°C du fait du rejet de chaleur à l’extérieur)
  • De plus, les matériaux avec lesquels les villes sont construites aujourd’hui (béton surtout, mais aussi brique, asphalte / bitume, pierre) absorbent la chaleur en journée, et la restituent la nuit. La température ne diminue donc pas sensiblement la nuit, empêchant le corps de se remettre de la chaleur de la journée.

Comment lutter contre les canicules ?

  • En réintroduisant massivement la nature de proximité en ville (arbres, espaces verts, rivières découvertes, jardins partagés, etc), et en particulier les grands arbres, dans tous les lieux possibles (places, trottoirs, cours d’écoles, friches industrielles, espaces entre les pavés, etc). Il faut aussi créer des « trames brunes », c’est-à-dire une continuité entre tous les espaces en pleine terre : cette continuité est indispensable au développement des arbres, de la biodiversité, et à l’infiltration des eaux, …
    • Dans une même rue ou sur une même place, entre une zone entièrement minéralisée, et une zone à l’ombre des arbres avec de la verdure située à seulement quelques mètres de la zone minéralisée, on peut mesurer des différences de température de 10 degrés.
    • C’est la végétation à proximité immédiate qui est efficace, beaucoup plus qu’un parc situé à plusieurs centaines de mètres.
    • Les arbres de grande taille apportent beaucoup plus d’ombre et de fraicheur que les petits.
  • En repensant totalement les principes d’urbanisme et de construction des bâtiments
    • Des biomatériaux très performants existent aujourd’hui (briques en terre crue, …). Ils permettent de très bien isoler les logements du froid l’hiver et du chaud l’été. On peut les associer à des techniques de ventilation (VMC double-flux, …). Ils permettent d’obtenir des logements passifs ou presque, c’est-à-dire ne nécessitant aucun apport d’énergie, ou un apport très faible. Par exemple, dans les logements du quartier BedZED à Londres la facture totale d’énergie (chauffage, eau chaude, etc) est limitée à 150 € annuels ! Les économies ainsi réalisées compensent très rapidement le (léger) surcout de construction.
    • Les appartements doivent être traversants et leur orientation bien pensée (comme c’est le cas à la Butte Rouge, et contrairement aux appartements dans les résidences construites par les promoteurs ces dernières décennies).
    • Les couleurs et revêtements (façades, volets, toits) doivent être clairs pour réfléchir la lumière (les couleurs foncées absorbent la chaleur)
    • Les petits espaces verts et « dents creuses » entre 2 bâtis ne doivent plus être sacrifiés pour construire toujours plus
    • Les toits et façades peuvent être végétalisés mais l’efficacité de ces solutions en terme d’isolation varie fortement en fonction de l’épaisseur, de l’apport en eau, et du type de plantes.
    • Toutes les solutions ci-dessus peuvent être facilement mises en œuvre par les mairies pour les nouvelles constructions, pour remplacer le couple infernal béton + climatisation. Il suffit d’édicter une « charte » exigeant que ces solutions soient mises en œuvre dans toute nouvelle construction, et s’imposant en particulier aux promoteurs.
    • En ce qui concerne la voirie, le revêtement des chaussées, trottoirs, et autres surfaces exposées au soleil doit être refait en couleur claire pour réfléchir la lumière (jusqu’à 30°C de différence !). C’est ce que font Athènes et Los Angeles
  • Par d’autres solutions encore en cours d’expérimentation :
    • Le fait d’asperger les rues et les surfaces les plus exposées au soleil par une fine couche d’eau non potable peut baisser leur température de 15°C. Paris et Lyon le testent, mais ce n’est pas généralisable à l’ensemble des rues.
    • Les bâtiments peuvent être connectés à des réseaux de refroidissement sans rejet de chaleur (contrairement à la climatisation)
    • Les panneaux solaires sur les toits, les murs, certaines façades, ou en surplomb, en plus de produire de l’énergie, procurent de l’ombre et absorbent la chaleur à la place des surfaces concernées

Que fait la municipalité de Chatenay-Malabry concrètement ?

La communication verte dont la majorité municipale nous abreuve à longueurs de pages du magazine municipal n’est qu’un vernis de façade (« greenwashing »).

Elle est essentiellement basée sur la présence de grands parcs gérés par le département, qui constituent certes un atout pour notre ville, mais qui sont loin de suffire pour répondre à la problématique des canicules et des ilots de chaleur urbains.

Dans la réalité, les décisions de cette mairie, addict aux constructions, ne font qu’aggraver terriblement les conséquences des canicules pour les chatenaisiens, alors qu’il aurait été facile de les protéger par un peu d’attention à ce sujet, de réflexion et d’anticipation.

  • LaVallée : un nouveau quartier hyperdense, hyperminéralisé, intégralement en béton sur 21 hectares (mis à part l’école), sans rien exiger d’autre des promoteurs que le minimum légal en terme de norme de construction protégeant des canicules. Résultat : les études d’experts y prédisent des logements « fournaises ».

https://collectifcitoyenchatenay.org/ou-va-le-nouveau-quartier-lavallee/

  • Square Robinson : un espace vert communal vendu aux promoteurs pour y faire un immeuble en béton. Un majestueux cèdre centenaire et 22 autres arbres de haute tige abattus. Pause fraicheur supprimée pour les chatenaisiens qui sortent du RER ou font leurs courses dans le quartier.

https://collectifcitoyenchatenay.org/robinson-comment-la-mairie-a-t-elle-pu-permettre-et-meme-faciliter-ce-desastre-ecologique/

  • Des centaines (milliers ?) de grands arbres situés sur le domaine public abattus ces dernières années. Ils sont remplacés par des essences plus faciles à entretenir (ne perdant plus leur feuilles …) mais de beaucoup plus petite envergure et apportant beaucoup moins d’ombre et de fraicheur. Quel gâchis ! Et ce, sans compter les multiples arbres et petits espaces verts entre deux anciens bâtis privés qui ont été détruits pour permettre les nouvelles résidences qui fleurissent de partout dans la ville.
  • Menaces sur le bois de Verrières :

https://collectifcitoyenchatenay.org/la-majorite-municipale-vote-contre-une-protection-acceleree-du-bois-de-verrieres/

  • Cours d’école : la nouvelle Ecole Primaire Jean-Jaurès inaugurée le 21 mai 2022 a sa cour de récréation 100% minérale sur le toit terrasse de l’école !

https://collectifcitoyenchatenay.org/cours-de-recreation-de-nos-ecoles/

  • Rue Anatole France : 6 millions d’Euros d’argent public vont être dépensés pour la réfection totale de la rue (trottoirs, chaussée, mobilier urbain) :
    • Sans planter un seul arbre dans une rue très longue qui n’en a aucun !!
    • En remettant un asphalte noir. Il nous a été répondu que les bitumes clairs ne sont pas « dans la charte », ils seraient salissants, moins durables, et éblouissants. Pourtant, Athènes et Los Angeles les ont adoptés (voir ci-dessous)

Que font d’autres municipalités ?

  • Angers : la nature est réintroduite dans tous les espaces possibles, même les plus petits : mini-jardins en pieds de façade le long des trottoirs, plantes grimpantes sur les façades, joints enherbés entre les pavés, friches industrielles. Les places minérales sont désartificialisées au maximum.

https://www.brut.media/fr/nature/voici-5-facons-de-rafraichir-une-ville-en-la-vegetalisant-450839f0-9512-4d24-9cbf-28f18d04ddb8

  • La ville de Grande Synthe a mis en place une « charte promoteurs » avec des normes de construction des nouveaux logements plus exigeante que les normes nationales. Aujourd’hui, ils demandent des bâtiments passifs, inspirés de ceux construits dans le quartier BedZED à Londres, où les logements sont très bien isolés du froid comme du chaud, pour une facture énergétique de 150 € par an => la ville a fait construire un modèle de ces maisons sur son territoire.
    • Interview passionnante du maire de la ville de Grande Synthe (23 000 habitants). Le sujet des maisons passives est évoqué de la minute 51 à la minute 54.

#13  Écologie municipale : la révolution urbaine ? Damien Carême, au Festival des Pluies de Juillet

  • Athènes et Los Angeles ont remplacé leur asphalte noir par un matériau blanc réfléchissant (jusqu’à 6°C de différence mesurée)

https://www.brut.media/fr/nature/voici-5-facons-de-rafraichir-une-ville-en-la-vegetalisant-450839f0-9512-4d24-9cbf-28f18d04ddb8

  • Séoul : la capitale de la Corée du Sud a choisi de démonter une autoroute urbaine pour découvrir une rivière enterrée et végétaliser ses berges sur plus de 8 kilomètres.

https://urbabillard.wordpress.com/2015/05/10/une-riviere-remplace-une-autoroute-et-redonne-vie-au-coeur-de-seoul/

Sources et ressources

  • France-Inter, émission « le débat de midi » du 17 Aout 2022 : Canicule : les villes à l’épreuve de la montée des températures

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-du-mercredi-17-aout-2022-4923283

             Experts invités, entre autres :

  • Aglaé Jezequel, climatologue, ingénieure et chercheuse au Laboratoire de Météorologie Dynamique au sein du département de géosciences de l’École Normale Supérieure.
  • Nathalie Roseau, professeure à l’école des Ponts Paris Tech et docteure en urbanisme. Elle a publié en février 2022 « Le Futur des Métropoles » chez Métis Presses.
  • Canicules : dans l’enfer des villes : article très documenté de Médiapart paru le 15 juillet 2022

Lien vers le pdf

  • Planter des arbres en ville peut sauver des dizaines de milliers de vies par an

https://www.notre-planete.info/actualites/4545-planter-arbres-ville-pollution-air-sante

  • Les rôles de l’arbre en ville :

https://ileau.ca/sites/default/files/upload/roles_arbre_en_ville_cerfo.pdf

  • L’importance des grands arbres en ville :

https://theconversation.com/en-ville-les-grands-arbres-sont-indispensables-179898

  • Plus un arbre est vieux, plus il absorbe du CO2

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/plus-un-arbre-est-vieux-plus-il-absorbe-du-co2_12185

  • L’arbre urbain est un formidable outil de lutte contre le changement climatique puisqu’il permet à la fois d’atténuer l’impact du volume d’émission de gaz à effet de serre des activités anthropiques de la ville mais aussi de réduire l’effet de l’Îlot de Chaleur Urbain (ICU) voire de créer un Îlot de Fraîcheur Urbain (IFU).

L’Arbre en ville

cours de récréation de nos écoles

Cours de récréation : nos enfants méritent mieux !

On sait depuis plusieurs années que le fait de végétaliser les cours de recréation est excellent pour la santé physique et psychique de nos enfants et pour lutter contre le changement climatique. De nombreuses villes en France et dans le monde ont réintroduit la nature dans les cours de leurs écoles. Chatenay-Malabry fait l’inverse.

Sommaire :

  • Résumé
  • Pourquoi est-ce important de végétaliser et repenser les cours d’écoles ?
  • A Chatenay-Malabry, la nouvelle Ecole Primaire Jean-Jaurès inaugurée le 21 mai 2022 a sa cour de récréation 100% minérale sur le toit terrasse de l’école !
  • Ce que font d’autres villes pour végétaliser leurs cours d’écoles
  • Ressources sur le sujet de la végétalisation des cours d’école
  • Ressources sur le sujet de l’égalité filles – garçons dans les cours d’école

Résumé

Dès le plus jeune âge, la cour d’école est un espace essentiel d’épanouissement et de vie sociale. Nos enfants y passent de nombreuses heures et y apprennent à interagir entre eux. Depuis 10 ans, les cours de récréation font l’objet de réflexions intenses autour de deux enjeux majeurs : faire face au changement climatique en apportant ombre et fraicheur l’été, et développer la confiance en soi de nos filles autant que de nos garçons. De nombreuses municipalités ont créé des cours de récréation végétalisées et arborées, organisées pour assurer la convivialité et des activités mixtes.

Les cours de récréation de Châtenay-Malabry sont à l’opposé de cet idéal. Largement recouvertes de bitume foncé, concentrant la chaleur, leur espace central sert de terrain de foot utilisé le plus souvent par les garçons et repoussant les filles dans la périphérie.

Elles sont pauvres en équipements tels que tables et chaises, en jeux, en espace au calme. Lors des canicules précoces de 2020 et de ce printemps, certaines écoles maternelles et primaires ont dû renoncer à utiliser la cour de récréation, tant la chaleur y était insupportable. C’est donc une double peine pour les enfants qui ne peuvent pas se détendre, après avoir souffert de la chaleur dans les salles de classe.

Interpellée, la municipalité dit « réfléchir à une solution », faute d’avoir anticipé les problèmes. Pourtant, à la nouvelle école Jean Jaurès, la municipalité a vendu la cour de récréation arborée aux promoteurs immobiliers, pour construire une cour entièrement artificialisée sur le toit !

Pour la santé de nos enfants il est indispensable de repenser et refaire au plus vite toutes les cours d’école de la commune. Faudra-t-il attendre de changer de majorité municipale ?

Pourquoi est-ce important de végétaliser et repenser les cours d’écoles ?

1. Pour que nos enfants bénéficient d’un peu de fraicheur lors des canicules

    • L’ombre des arbres et la verdure peuvent faire descendre la température de 10 degrés par rapport à une cour de récréation recouverte de bitume, de béton, ou de pierre.
    • NB : Il en est de même pour la végétalisation des alentours immédiats de nos habitations

2. Pour lutter contre le changement climatique et ses effets

    • Les arbres, plantes et végétaux au sol captent du carbone, réduisant directement la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère
    • Les eaux pluviales s’infiltrent dans les sols et alimentent les nappes phréatiques en eau douce, réduisant la sécheresse.
    • La biodiversité est restaurée (faune du sol, insectes, flore)
    • NB : Il en est de même pour la végétalisation des alentours immédiats de nos habitations

3. Pour améliorer la santé et le bien-vivre de nos enfants

    • Les études montrent que la végétalisation des cours d’école apporte également les bénéfices suivants : les élèves sont plus apaisés, la violence baisse, l’ambiance dans les classes est améliorée, et enfin le nombre et la sévérité des accidents en cours de récréation diminuent.
    • Plus généralement, cela permet aussi de reconnecter nos enfants avec la nature. Les statistiques indiquent que nos chères têtes blondes ou brunes passent de moins en moins de temps au contact de la nature.

4. Pour donner autant de chances aux filles qu’aux garçons dans tous les domaines

    • La cour de récréation en tant qu’espace libre non régulé par les adultes (même s’ils le surveillent), pourrait constituer le lieu idéal pour apprendre à vivre ensemble de façon égalitaire. Mais dans les faits, c’est aussi le lieu où s’exerce la domination masculine. Avoir moins de place pour jouer, ne pas pouvoir jouer à ce que l’on veut parce qu’on est une fille, c’est l’expérience de l’injustice et l’installation d’inégalités durables.

A Chatenay-Malabry, la nouvelle Ecole Primaire Jean-Jaurès inaugurée le 21 mai 2022 a sa cour de récréation 100% minérale sur le toit terrasse de l’école !

Pourtant, le terrain de l’ancienne école était suffisamment grand pour accueillir une belle cour d’école toute neuve et pleine de nature. Mais la mairie a décidé de vendre une bonne partie de ce terrain à un promoteur pour qu’il y construise une résidence privée. Du coup, il n’y a plus assez de place pour une cour de récréation au sol ! Le bois de Verrières est juste à côté, mais dans la « Ville Parc » nos enfants se retrouvent à jouer sur un toit terrasse.

(Peut-être vous demandez-vous : « mais pourquoi donc fallait-il encore construire une nième résidence supplémentaire ? Le déluge de constructions de logements que connait notre ville ne suffisait pas ? ». Réponse : cela a permis de financer la construction de la nouvelle école.

Une autre question vous vient alors à l’esprit : « Pourquoi notre ville n’a-t-elle pas les moyens de construire une école ? C’est pourtant traditionnellement un des principaux postes de dépenses des villes, sans qu’elles soient obligées de vendre l’espace public aux promoteurs ». Réponse : les finances de notre commune, c’est spécial, tout est expliqué dans cet article : https://collectifcitoyenchatenay.org/notre-ville-surendettee-vend/ )

Ce que font d’autres villes pour végétaliser leurs cours d’écoles :

  • Paris : la renaturation des 70 hectares de cours d’école de la ville est un des piliers de la politique de résilience climatique de la ville. Tout le projet, et de magnifiques photos des cours de récréation déjà végétalisées :

https://www.paris.fr/pages/les-cours-oasis-7389

  • Rennes : les bénéfices pour le climat et pour les enfants vont bien au-delà de la lutte contre les ilots de chaleur :

https://reporterre.net/Adieu-bitume-vive-les-cours-d-ecole-vegetalisees

  • Lille : Dans toutes les écoles lilloises, au moins un tiers de la surface des cours de récréation est désormais végétalisé.

https://www.lille.fr/Actualites/100-des-cours-d-ecoles-vegetalisees

Ressources sur le sujet de la végétalisation des cours d’école :

Ressources sur le sujet de l’égalité filles – garçons dans les cours d’école :

  • Rapport du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes de décembre 2016 sur le rôle de l’école. Il y est question des cours de récréation pages 5 et 18 :

https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/hce_rapport_formation_a_l_egalite_2017_02_22_vf-2.pdf

  • Article résumant le rapport du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes :

https://fr.aleteia.org/2017/02/22/egalite-garcons-filles-a-lecole-les-dernieres-trouvailles-du-hce/

  • Effets et limites de la mixité scolaire (par Nicole Mosconi, philosophe, professeure et chercheuse en sciences de l’éducation de l’université Paris-Nanterre)

https://www.cairn.info/journal-travail-genre-et-societes-2004-1-page-165.htm

  • Mixité scolaire : que peuvent apporter les cours de récréation « non genrées » ? (par Christine Gautier Chovelon, Enseignante chercheure en sciences de l’éducation et de la formation, Université Côté d’Azur)

https://theconversation.com/mixite-scolaire-que-peuvent-apporter-les-cours-de-recreation-non-genrees-183502

  • Filles et garçons à l’heure de la récréation : la cour de récréation, lieu de construction des identifications sexuées (par Sophie Puel, Maître de conférences Sciences de l’éducation, Université de Caen / CNRS)

https://aussi.ch/documents/278/ruel.pdf

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hebergements ukraine butte rouge

Mettons les logements sociaux inoccupés de la Butte Rouge à la disposition temporaire des familles déplacées par la guerre en Ukraine

La majorité municipale a voté contre cette proposition !

Explications :

Plusieurs familles chatenaisiennes accueillent des personnes déplacées suite à la guerre en Ukraine, depuis plusieurs semaines voire mois, mais arrivent au bout de leurs forces et doivent être relayées par des hébergements en autonomie.

L’Union Sociale pour l’Habitat, organisation représentative du secteur HLM, a appelé à mettre à disposition des exilés ukrainiens l’ensemble des logements HLM voués à rester inoccupés, notamment du fait de projets de travaux qui n’ont pas démarré. Cette demande respecte les directives de l’état qui imposent, dans les zones en tension, de ne pas prélever des logements sociaux attribuables afin de ne pas prolonger l’attente qui est déjà de 10 ans.

Or environ 300 à 500 logements sociaux sont inoccupés dans la Cité Jardin de la Butte Rouge, dont la plupart n’ont pas vocation à être réattribués.

Nous avons donc proposé au Conseil Municipal du 24/3 que Mr le Maire intervienne auprès du bailleur social Hauts de Bièvres Habitat, dont il est administrateur, pour demander la mise à disposition temporaire de certains de ces logements aux familles déplacées par la guerre en Ukraine.

En regroupant plusieurs familles, cette mesure permettrait d’atténuer leur dépaysement, de renouer des liens sociaux, de faciliter la scolarisation des enfants, le suivi et l’aide par les services de l’état et par les volontaires.

Le maire a répondu qu’aucun de ces logements n’était dans un état suffisamment correct pour y loger une famille ukrainienne.

Pour en avoir visité, nous savons que certains appartements des « ilots tests » destinés à être démolis sont en très bon état.

Ayant constaté par nous-mêmes l’inexactitude de cette réponse, nous avons ensuite proposé un vœu au Conseil Municipal du 21/4 pour qu’un recensement des logements sociaux inoccupés pour longtemps et dans un état correct soit réalisé et soit transmis à la préfecture et à l’association Habitat & Humanisme (mandatée, dans notre département, pour gérer l’affectation des hébergements disponibles aux familles déplacées par la guerre en Ukraine).

Ce vœu a été rejeté par la majorité municipale.

Nous avons donc écrit au Préfet des Hauts de Seine et au Préfet de Région pour leur demander d’intervenir.

Nous vous proposons aussi d’écrire au Maire ou au Préfet pour appuyer notre demande (vous pouvez utiliser comme modèle de lettre celle que nous avons adressée à la Préfecture)

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous accéderez :

Nous espérons obtenir une réponse dont nous ne manquerons pas de vous tenir informé.e.s.