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Mais qui donc retarde la rénovation de la Cité-Jardin de la Butte Rouge

Mais qui donc retarde la rénovation de la Cité-Jardin de la Butte Rouge ?

Affirmation de la majorité municipale dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry de Février 2021 :

« A celles et ceux qui sont quotidiennement confrontés dans leur logement aux problèmes d’humidité (…), nous rappelons que l’inaction ne sera jamais notre réponse (…) Chaque jour qui passe est un jour perdu pour ces familles ».

Mais qui donc retarde cette rénovation ?

  • Nous soutenons que les problèmes les plus sérieux rencontrés par les habitants résultent d’un manque flagrant d’entretien depuis 25 ans, et auraient pu et dû être résolus depuis longtemps. Le montant de 4 millions d’euros consacrés en moyenne à l’entretien de la Cité-Jardin chaque année, qualifié de « vertigineux » par la Mairie, est en réalité très modeste : cela fait environ 1000 € par an et par logement, dans la moyenne des HLM d’Ile de France. Quelle personne, quand elle a la chance d’accéder à la propriété, consacre moins de 1000 € par an à son logement ? Des devis à des prix raisonnables existent depuis bien longtemps, par exemple pour résoudre les problèmes d’humidité dans les appartements concernés, en créant des gaines de ventilation et installant des VMC. L’inaction fut la réponse ces 25 dernières années. Nous demandons donc la réalisation immédiate des travaux les plus urgents (humidité, …) sans attendre 15 ans que la réhabilitation complète du site soit terminée.
  • Nous rappelons également que l’office HLM de l’époque, Hauts de Seine Habitat, avait lancé un appel à projets dans les années 2016-2018. Trois cabinets d’urbanisme avaient proposé chacun un projet complet à un Comité de Pilotage très sérieux réunissant des représentants de la ville et du bailleur, un spécialiste des Cités Jardins, un architecte du patrimoine, un paysagiste, un sociologue, et les agences de l’état. Cela avait abouti à la sélection d’un de ces 3 projets … finalement refusé par la Mairie ! Là encore, l’inaction fut la réponse.

Néanmoins, nous nous félicitons que la Majorité Municipale se préoccupe enfin des habitants de la Cité-Jardin ! La valorisation foncière associée à l’arrivée prochaine du Tram aurait-elle joué un rôle dans cette soudaine révélation ?

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Mais qui donc est à l’origine des rumeurs sur l’avenir de la Cité-Jardin de la Butte Rouge

Mais qui donc est à l’origine des rumeurs sur l’avenir de la Cité-Jardin de la Butte Rouge ?

Affirmation de la majorité municipale dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry de Février 2021 :

« Les rumeurs les plus folles circulent actuellement au sujet du projet de rénovation, alimentées par quelques opposants et les lobbies d’architectes et autres associations extérieures à Chatenay-Malabry … ».

Mais qui donc provoque ces rumeurs ?

  1. Pour couper court à des rumeurs, voire pour qu’elles ne naissent jamais, c’est pourtant simple : il suffit d’être transparent, et de faire les choses dans le bon ordre, en présentant aux citoyens un projet complet, accompagné d’analyses d’impact indépendantes. Ce n’est pas nous qui avons lancé une enquête publique en catimini, pendant les fêtes, sur une « simple modification de PLU », sans jamais montrer le projet d’ensemble associé.
  2. L’autre méthode pour éviter les rumeurs consiste à créer un climat de confiance. Si la Mairie était réputée pour se préoccuper des arbres en ville, des espaces verts à proximité des logements, et de la qualité et de la cohérence de l’urbanisation de notre commune, nous ne nous mobiliserions pas.

Mais comment peut-on faire confiance à la Mairie en place pour respecter l’environnement et ne pas bétonner à outrance, quand c’est la même mairie :

  • Qui défigure la ville par la multiplication des programmes immobiliers de grande ampleur, plusieurs fois au-delà de ce qui lui est demandé par l’état en nombre nouveaux logements ?
  • Qui vend le square public de Robinson et abat 23 arbres de haute tige pour favoriser une opération de promotion immobilière privée ? 
  • Qui met une cour de récréation sur un toit terrasse pour pouvoir vendre une partie des terrains de l’Ecole Jean-Jaurès et ainsi favoriser une autre opération de promotion immobilière privée ?
  • Qui laisse s’implanter une imposante nouvelle résidence juste en face de l’arboretum et de la vallée aux loups ?
  • Qui n’est pas capable de gérer l’alignement rue Jean-Jaurès ?

Nous vous rassurons néanmoins : les associations « Chatenay Patrimoine Environnement » (ACPE) et « Collectif Citoyen Chatenaisien » (CCC), les deux associations les plus en pointe pour défendre un autre projet pour la Cité-Jardin, ne sont pas extérieures à Chatenay-Malabry du tout, et surtout elles ne font pas courir de rumeurs : elles interpellent et posent des questions, en toute transparence, ce qui est bien différent.

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Est-il vrai que la majorité des habitants est favorable au projet de la Mairie concernant la Cité-Jardin de la Butte Rouge

Est-il vrai que la majorité des habitants est favorable au projet de la Mairie concernant la Cité-Jardin de la Butte Rouge ?

Affirmation du Maire Carl Ségaud dans son éditorial dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry de Mars 2021 :

« A leur très grande majorité les habitants qui se sont exprimés sont favorables à cette rénovation ».

Quels calculs étonnants ! Mr le Maire ne devait pas être très bon en mathématiques.

Regardons de plus près ce que dit le rapport du commissaire enquêteur.

Pour commencer, voilà les chiffres présentés dans le rapport d’enquête :

Alors, de quels habitants parle Mr Ségaud ?

  • Parle-t-il des habitants de la Cité-Jardin ?

Le rapport du commissaire enquêteur dit :

« Avis favorables : ils émanent majoritairement d’habitants de la Cité-Jardin »

Mais ce n’est pas parce que la plupart des avis favorables viennent d’habitants de la Cité-Jardin que l’inverse est vrai, et que la plupart des habitants de la Cité-Jardin qui se sont exprimés ont donné un avis favorable.

Démonstration : même si tous les 230 avis favorables venaient d’habitants de la Cité-Jardin, il se peut que plus de 230 autres habitants de la Cité-Jardin fassent partie des 1367 opinions défavorables.

On ne peut pas le savoir, puisque beaucoup d’avis sont laissés de manière anonyme, sans laisser ni nom ni adresse. On peut même supposer que les habitants de la Cité-Jardin favorables au projet laissent volontiers leur identité, mais que ceux défavorables au projet préfèrent rester anonymes.

  • Parle-t-on des habitants de Chatenay-Malabry ?

Les seules indications du rapport du commissaire enquêteur permettant de connaitre l’origine des observations sont les suivantes :

« La grande majorité des observations déposées sur le registre électronique sont défavorables … elles proviennent de la France entière (…) Les observations recueillies dans les 2 registres papier, déposées par les habitants de Chatenay-Malabry, sont au contraire favorables dans l’ensemble … »

Bien évidemment, Chatenay-Malabry étant situé en France, des habitants de Chatenay-Malabry font partie des 1567 personnes qui ont choisi le registre électronique, pour déposer leur avis depuis leur domicile, ou bien depuis un autre lieu (leur lieu de vacances par exemple, pendant la période des fêtes de fin d’année).

Comme beaucoup d’avis sont laissés de manière anonyme, personne ne sait combien de chatenaisiens se cachent parmi les 1353 avis défavorables déposés sur le registre électronique, mais nous, nous en connaissons beaucoup !

S’il y en a plus de 230, ce qui est fort probable, une majorité des habitants de Chatenay-Malabry s’est en fait prononcée contre.

D’autre part, depuis quand une enquête d’utilité publique est-elle limitée aux habitants d’un quartier ? (1)

  • Le texte officiel dit « Cette enquête a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers, et de recueillir l’avis du public sur ces opérations afin de permettre à la personne publique, dans le cas d’espèce la commune, de disposer des éléments nécessaires à son information. » (voir : https://www.collectivites-locales.gouv.fr/enquetes-publiques#__RefHeading__204_1536567940 ).
  • La Butte-Rouge étant reconnue comme un ensemble architectural remarquable, comment s’étonner que l’enquête publique mobilise bien au-delà du quartier ? Reprocherait-on aux français ou aux touristes étrangers de vouloir donner leur avis si le département des Yvelines décidait d’autoriser la construction d’une résidence de luxe ou d’une cité HLM dans le parc du château de Versailles ? (exemple évidemment imaginaire !).
  • Si l’on organise une enquête publique avec des moyens électroniques et qu’on veut limiter l’expression à un groupe restreint de personnes, ne dispose-t-on pas aujourd’hui de tous les moyens de le faire (par exemple un établissant des listes d’accès à partir des listes électorales) plutôt que de déclarer ultérieurement nulle et non avenue l’expression d’avis par la voie électronique ?

Si le législateur a prévu des enquêtes publiques ouvertes à tous, c’est bien pour prendre en compte tous les avis, et non pas celui des seuls habitants vivant à proximité.

Autre question : pourquoi le commissaire-enquêteur donne-t-il un avis favorable alors que 86% des citoyens se sont exprimés contre le projet ?

Une des réponses est peut-être la suivante : par peur d’être radié de cette fonction par le Préfet … car cela est déjà arrivé :

https://www.bastamag.net/La-crise-de-l-enquete-publique-revelateur-d-une-democratie-locale-a-l-agonie

(1) Ce Paragraphe est emprunté, avec son accord, à l’auteur de l’article de blog ci-joint : https://www.nouvellesdefontenay.fr/a-chatenay-malabry-pour-le-quartier-de-la-butte-rouge-pourquoi-le-commissaire-enqueteur-donne-un-avis-favorable-sans-reserve-alors-quil-y-a-eu-85-davis-defavorables-exprimes/

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Le classement de la Butte Rouge comme Site Patrimonial Remarquable par la mairie de Châtenay-Malabry est une mascarade

Le classement de la Butte Rouge comme Site Patrimonial Remarquable par la mairie de Châtenay-Malabry est une mascarade

Pourquoi les élus du Collectif Citoyen Chatenaisien, qui demandaient le classement de la Cité-Jardin de la Butte Rouge en Site Patrimonial Remarquable, ont finalement voté contre la procédure de classement proposée par la Mairie

Sur le principe, nous saluons la démarche de lancement de classement de la Cité-Jardin de la Butte Rouge en Site Patrimonial Remarquable. Le lancement de cette démarche semble mettre fin à une longue période durant laquelle aucune démarche n’avait été engagée en faveur de la valorisation et de la protection de la Butte Rouge. Aucune démarche n’a d’ailleurs été engagée pour entretenir la Butte-Rouge et réaliser les rénovations nécessaires dans cette même période.

Dans toute la communication de la Municipalité (gazette mensuelle, …), il est sous-entendu que la majorité municipale serait à l’origine de cette démarche de protection de la Butte Rouge. Rappelons les faits : une inscription de la Cité-Jardin à « l’inventaire des sites » avait, certes, été refusée il y a 37 ans par la municipalité de gauche de l’époque. Mais dans les 36 années qui ont suivi, aucune mesure de protection de la Butte-Rouge n’a ensuite été engagée, alors que la majorité actuelle a siégé pendant un quart de siècle ! Au cours des dernières années, lorsque l’opposition a demandé cette classification, elle a toujours été refusée par l’actuelle majorité (voir article dédié « Qui donc souhaite le classement de la Cité-Jardin en Site Patrimonial Remarquable ? »).

Il semble important de rappeler ici que ce sont les associations et les collectifs citoyens locaux, mobilisés depuis des années, qui, par leurs actions de sensibilisation auprès de grandes associations et des médias, et par leurs interventions auprès des ministères concernés, ont réussi à obtenir du Ministère de la Culture qu’il impose une classification de la Cité-Jardin comme Site Patrimonial Remarquable (aussi nomme SPR).

Son lancement résonne comme l’aboutissement de cette mobilisation.

Cependant, force est de constater que la procédure de classification pour laquelle le Conseil Municipal a délibéré jeudi 25 Mars est tout à fait incomplète, et même vidée de son sens.

A la lecture des « considérant » de la délibération, il est écrit noir sur blanc sur les travaux (de destruction- reconstruction, de rénovation lourde) pourront être engagés sur plus de la moitié de la Cité-Jardins avant même que le périmètre SPR et le plan d’action associé ne soient déterminés !!

Le protocole opérationnel proposé par la Mairie pour accompagner le classement de la Butte Rouge définit un calendrier qui ne concerne que les travaux des chantiers mais nullement le calendrier de la procédure de classement. Il est contradictoire avec l’ambition d’un Site Patrimonial Remarquable à savoir protéger et préserver l’identité d’un quartier. 

Tout d’abord, ce protocole s’inscrit dans la continuité de la modification du PLU n°4, votée le 18 Mars au Conseil Territorial. Comme nous l’avions expliqué en Conseil Municipal le 17 décembre 2020, cette modification semble insuffisante dans sa capacité à protéger le patrimoine bâti de la butte rouge, dans ses exigences en termes d’environnement, dans ses engagements pour s’inscrire dans une transition écologique réelle et non de façade, et dans sa capacité à préserver les habitants chatenaisiens les plus démunis d’une relégation loin de Chatenay-Malabry, aux périphéries de l’île de France.

Ensuite, il nous semble aller à contrecourant du bon sens, puisqu’il veut engager, sans attendre l’approbation du classement en SPR, les travaux des ilots tests, et ceux du périmètre ANRU (voir carte ci-dessous).

Le périmètre ANRU représente environ 50 % des logements de la Cité-Jardin !!! Puisqu’on y autorise le commencement des travaux sans attendre le classement SPR, dès lors que les travaux auront commencé, que restera-t-il à classer et protéger ? 

 Quant aux ilots tests, pour rappel, la programmation est la suivante :

  • 3 ensembles bâtis seraient réhabilités sur les 20 ensembles qui composent ces ilots tests (donc 15%)
  • 3 ensembles bâtis feraient l’objet d’une « rénovation lourde » sur les 20 ensembles (15%)
  • Le reste des 20 ensembles bâtis seraient démolis avec ou sans reconstruction (soit 70%)

On peut donc s’interroger sur ce qu’il restera à classer sur ces sites.

L’organisation de ces ilots tests est par ailleurs totalement fallacieuse et dévoyée. Ils sont justifiés par la Mairie avec l’argument suivant : ils seraient nécessaires à l’élaboration d’un mémoire technique, économique et environnemental apte à aiguiller correctement les futures décisions architecturales. Or, cet argument n’est vrai que pour les processus de rénovation et de réhabilitation, qui sont en effet complexes. Le procédé de déconstruction/construction neuve (qui constitue environ 70% des travaux des ilots tests) n’a aucun besoin d’être expérimenté : il est très bien connu des promoteurs !! Ces ilots tests sont donc à dessein, 3 à 4 fois plus importants que ce qu’ils devraient être.

Enfin, les tests sur l’état des bâtiments, leur structure, leurs fondations, leurs possibles extensions et surélévations en vue d’une réhabilitation ou rénovation…, ces tests auraient dû être menés plus tôt, de façon fine et ponctuelle, afin d’aiguiller la modification du PLU elle-même.

On fait donc, encore une fois, les choses dans le désordre pour torpiller un véritable classement SPR.

Une démarche logique et sincère consisterait à mener l’élaboration d’un classement SPR dans un premier temps, puis de procéder à la rénovation de la butte rouge en accord avec ses conclusions.

Le temps du classement permettrait de mener immédiatement les travaux d’entretiens palliatifs dans les logements les plus insalubres et sur lesquels, jusqu’à nouvel ordre aucune mesure n’a encore été prise.

Le projet de délibération qui nous est présenté n’est donc qu’une démarche d’affichage qui, ne permettra pas de préserver le patrimoine social, environnemental et architectural de la Butte-Rouge.

Etant évidemment en faveur d’une procédure qualitative de classement en SPR, nous avons soumis au Conseil Municipal les amendements suivants au projet de délibération :

  • Nous avons demandé que soit supprimé le paragraphe « CONSIDÉRANT que les îlots test sont engagés sans attendre l’approbation du site patrimonial remarquable et qu’il en sera de même pour les secteurs du périmètre NPNRU »
  • Nous avons demandé qu’apparaisse au sein du projet de délibération le calendrier détaillé des différentes étapes de la procédure de classification en SPR, indiquant les dates et les échéances : de l’analyse préalable, de la rédaction du cahier des charges, appel d’offres, études et passage devant la commission de patrimoine (CNPA) pour validation du périmètre, l’enquête publique et décision de classement par la ministre de la Culture. Nous demandons que la procédure de classification en SPR soit engagée dès à présent et qu’elle puisse ainsi aboutir à la stabilisation d’un périmètre et à la sélection du type de plan associé d’ici la fin de l’année 2021.
  • Nous avons demandé que soit retiré la mention du PVAP. Effectivement, le type de plan associé à la démarche de classification en SPR ne peut être approuvé qu’à l’issue de la stabilisation du périmètre, de l’enquête publique et du passage en commission nationale (il pourrait s’agir à l’issue d’un protocole PSMV)
  • Nous avons demandé qu’aucune destruction ne puisse être lancée sur la Cité-Jardin, y compris sur les ilots tests, avant que le périmètre définitif du SPR n’ait été validé en commission du patrimoine et que l’enquête publique n’ait eu lieu, dans un souci démocratique évident.

La majorité municipale ayant voté contre ces amendements, les élus de l’opposition ont été placés dans l’obligation de voter contre la délibération lançant cette mascarade de classement SPR.

Quel sens cela a-t-il de déclarer vouloir protéger des éléments mais de tout faire pour que la moitié d’entre eux soient déjà détruits lorsque la protection s’appliquera ?

Nous le répétons, et ne cesserons pas de le dire, nous soutenons cette démarche de classification mais refusons qu’elle soit vidée de son sens et qu’elle ne soit pas prise en compte en amont des projets de destructions et de la détermination du périmètre ANRU. 

COMMUNIQUE de PRESSE – 29 Mars 2021

COMMUNIQUE de PRESSE – 29 Mars 2021

« Le classement de la Butte Rouge comme Site Patrimonial Remarquable par la mairie de Châtenay-Malabry est une mascarade »

La ville de Chatenay-Malabry a lancé ce jeudi 25 mars 2021 une démarche de classification de la Cité-Jardin en Site Patrimonial Remarquable. Ce lancement semble, à première vue, mettre fin à une longue période durant laquelle aucune mesure n’avait été engagée (par la Majorité actuelle) en faveur de la protection de la Butte Rouge et de la qualité de vie de ses habitants. Afin de répondre aux exigences du Ministère de la Culture, des associations et des collectifs citoyens locaux, le Maire a été dans l’obligation d’engager cette procédure de classification.

 

Mais la procédure qui a été votée n’est qu’une coquille vide. Aucune précision n’a été apportée concernant les étapes calendaires de sa mise en œuvre. La délibération du Conseil Municipal précise même que les chantiers de destruction-reconstruction débuteront avant que le périmètre patrimonial ne soit défini. Alors que la procédure de classification devrait permettre l’identification des bâtiments à conserver et à rénover, la Mairie entend bien débuter dès à présent son projet immobilier.  

 

Loin de vouloir retarder la procédure de classification de la Cité-Jardin, les élus de l’opposition ont demandé qu’elle soit réalisée plus rapidement que ce que proposait la majorité, de sorte qu’elle soit préalable à toute destruction. Ses demandes d’amendements ont été rejetées en bloc par la majorité. L’opposition a ainsi été placée dans l’obligation de voter contre cette mascarade.

 

La classification de la Butte-Rouge engagée par la ville n’est finalement qu’une démarche d’affichage, qui sert de faire-valoir à une majorité qui souhaite bien s’appuyer sur ce passage en force pour justifier son vaste et lucratif projet immobilier. 

 

Lorsqu’un jour lointain, le périmètre patrimonial sera voté, la plupart des destructions auront déjà été engagées. Les habitants actuels de la Butte-Rouge devront alors quitter les lieux et très probablement s’éloigner de leur ville, puisque les nouveaux immeubles comporteront bien moins de logements sociaux. En attendant, leurs problèmes les plus urgents (isolation, humidité,…) ne sont toujours pas résolus, alors qu’il s’agirait de la première action à mener.

 

 

Les élus d’opposition du Collectif Citoyen Chatenaisien

Email : collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com

Site Internet : https://collectifcitoyenchatenay.org/

Facebook : https://www.facebook.com/Collectif-Citoyen-Chatenaisien-101120421387139

Twitter : https://twitter.com/CChatenaisien

 

Le Collectif Citoyen Chatenaisien (CCC) est une association réunissant des citoyens de tous horizons impliqués dans la vie locale et associative, soutenue par les partis de gauche et écologistes. Son objectif est de mettre en œuvre des actions locales engageant une véritable transition écologique, développant la démocratie locale, et renforçant les solidarités. Créé en Janvier 2020, le CCC a recueilli 35% des voix aux élections municipales de Mars 2020.

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Cité-Jardin de la Butte Rouge

Cité-jardin de la butte rouge

Pour un Autre Projet : analyse, contre-proposition, actions

Les Cités-Jardins … et la Butte Rouge

Projet de la majorité municipale, modification du PLU

Articles de Presse

Emission France Inter « l’été comme jamais » du 23 juillet 2020

Le thème abordé ce jour là était « Architecture : monter dans les tours », en compagnie de Christine Leconte (présidente ordre des architectes) et Bernard Toulier (historien qui était venu faire une conférence à Châtenay).
Ils y parlent de la Butte Rouge pendant 8 minutes à partir de 15 minutes et 14 secondes après le début de l’émission.

Souvenirs en péril (Canard Enchainé, 15 Juillet 2020)

Nous remercions le Canard Enchainé de nous avoir autorisés à publier cet article.

A Châtenay-Malabry, la Butte-Rouge en butte à l’obstination du maire-démolisseur (Libération, 29 Juin 2020)

Ce lien donne accès à l’article. Les personnes qui ne sont pas abonnées au journal « Libération » ne pourront en lire que le début.

Ils l'ont fait : Rénovations réussies de Cités-Jardins

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modification PLU Butte-Rouge

Modification du PLU de la Butte Rouge

Les citoyens ont appris dans le numéro de Décembre 2020 des « Nouvelles de Chatenay-Malabry », distribué seulement mi-Décembre, qu’une enquête publique était ouverte du 10 Décembre 2020 au 11 Janvier 2021, en pleine période de fêtes et de congés, pour recueillir leur avis sur une modification du Plan Local d’Urbanisme.  Il ne s’agit de rien de moins que de la transformation de la Butte Rouge et de l’avenir du logement d’environ un tiers des chatenaisiens !

Le projet vise à transformer radicalement cet ensemble de 3300 logements sociaux offrant les loyers sociaux les plus bas (PLAI), pour arriver à 4300 logements, dont 40% de logements en accession libre à la propriété, 20% de logements intermédiaires, et 40% de logements locatifs sociaux, soit seulement 1720 (perte nette de 1580 logements sociaux) dont les loyers seraient répartis entre les niveaux PLAI, et les niveaux plus élevés PLUS et PLS. Une majorité de démolitions et reconstructions sont prévues, plutôt que la réhabilitation et l’extension des bâtiments existants.

Il faut effectivement un projet qui redynamise ce beau quartier, et l’intègre mieux à notre ville. Ses habitants méritent que les problèmes de leurs logements, mal entretenus depuis des décennies, soient résolus.

Mais nous méritons tous mieux qu’un projet :

  • Qui démarre en catimini par une modification du PLU de toute la Cité-Jardin avant même qu’un projet d’urbanisme d’ensemble soit présenté, et d’avoir pu tirer les leçons des 3 ilots tests.
  • Qui fasse disparaitre purement et simplement 1600 logements sociaux sans qu’un plan ne soit connu pour reconstituer ces logements au niveau de la commune, du territoire ou du département.
  • Qui refuse de fournir une simulation crédible de la capacité à reloger les habitants à moins de 5 km dans des conditions respectant leurs besoins familiaux et leurs capacités financières, alors que tout indique que ce sera impossible (moins de logements sociaux, augmentation des surfaces et donc des loyers).
  • Qui affiche des ambitions vertes (surfaces de pleine terre, surfaces non imperméabilisées, …) invérifiables sans analyse d’impact du projet, et probablement surévaluées (au moins 1000 logements de plus, des logements tous plus grands, une augmentation de l’emprise au sol des bâtiments et des voiries, un quartier entier « à réaménager librement » …)
  • Qui ne fournit aucune garantie indépendante du respect de l’esprit remarquable dans lequel ce quartier unique a été construit, et laisse augurer d’une grande liberté laissée à la promotion privée.

Lisez nos lettres aux autorités, qui contiennent notre analyse des graves anomalies, dangers et insuffisances du projet, et font des demandes précises :

Nous demandons :

  1. La communication d’un plan de reconstitution des 1580 logements sociaux perdus, adapté à la catégorie socio-économique des habitants actuels, à proximité (commune, territoire, département)
  2. En fonction de ce plan, la modification éventuelle du projet de façon à conserver intacte l’offre de logements sociaux sur le secteur.
  3. La communication de garanties écrites quant au relogement des habitants de la Butte Rouge, dans le respect de la convention de relogement et de leurs capacités financières.
  4. L’élaboration et la publication d’un modèle statistique simulant la faisabilité du relogement envisagé, produit par des professionnels reconnus et indépendants.
  5. Qu’un projet d’urbanisme d’ensemble soit explicité et présenté de façon complète et transparente aux citoyens, avec une analyse d’impacts complète, avant la modification de PLU accompagnant ce projet.
  6. Que seule la modification de PLU permettant les 3 ilots tests soit envisagée à court terme, et que la modification du PLU relative au reste de la Cité-Jardin soit reportée après que les conclusions auront été tirées de ces 3 ilots tests.
  7. Que la délibération du Conseil Municipal du 17 Décembre 2020 donnant un avis favorable au projet soit annulée et reportée après publication du rapport de l’enquête publique.
  8. Que l’enquête publique dure au moins 2 mois.
  9. Que soient exigées les orientations les plus avancées en terme de lutte contre le réchauffement climatique, ainsi qu’une analyse d’impact écologique détaillée, approfondie et indépendante, avant toute modification de PLU.
  10. Que la redynamisation de l’attractivité de ce quartier ne soit pas limitée à l’introduction d’une mixité sociale par le seul moyen des types de logements, mais tire les leçons des expériences similaires en mettant en œuvre, pour réussir, d’importants dispositifs d’accompagnement social, en particulier la construction d’équipements publics ambitieux et adaptés (maison de santé, maison des associations, centre social, maison des jeunes, …)
  11. Que le projet s’inscrive dans les contraintes imposées par les labels et classements que l’Etat a décerné ou prévoit de décerner à la Cité-Jardin.
  12. Que l’ensemble du projet soit supervisé par un comité d’experts (comprenant spécialiste des Cités-Jardins, architecte du patrimoine, paysagiste, sociologue, philosophe, et représentant de la DRAC, de la DRIHL, etc), dans la suite de la démarche initiée il y a quelques années par Hauts de Seine Habitat et ayant abouti à la sélection d’un projet.

pauvreté precarité et mal-logement à Châtenay

Pauvreté, précarité et mal-logement à Châtenay : il est possible d'agir

Un constat

Avec un taux de pauvreté de 11%, dans la moyenne départementale, notre commune compte environ 3 900 personnes en situation de pauvreté soit approximativement 1 600 familles. La pauvreté ne peut se réduire à une mesure monétaire. Elle se manifeste sous bien d’autres dimensions : des conditions d’existence difficiles, des privations, une incertitude par rapport à l’avenir, l’isolement. Elle affecte principalement les personnes seules et les familles monoparentales. Un enfant sur cinq de moins de 20 ans (20,4%) vit dans une famille pauvre. Le risque de pauvreté est très aggravé par l’absence de diplôme en sortie du système scolaire.

De nombreuses familles vivent et sont ancrées dans une grande pauvreté. A fin 2019, 623 familles ou personnes isolées vivent ou survivent avec le RSA, 34% d’entre elles depuis plus de quatre ans ! 1250 allocataires de la CAF dépendent pour plus de 50% de leurs ressources, des prestations versées, et 740  d’entre elles pour 100%.

L’emploi joue un rôle déterminant. Si le taux de chômage mesuré par le recensement de 2017 s’élève à 12% à Chatenay-Malabry, il est plus que double pour les 15-24 ans, dont un sur quatre est au chômage (26,1%). 1657 ménages touchent la Prime pour l’Activité (PPA) soit 3200 personnes représentant 12% de la population de moins de 65 ans, témoignant d’une population de travailleurs en dessous du SMIC.

La question du logement est également prégnante, car l’accès au logement est quasi-impossible dans le privé pour des ménages modestes vu le prix de l’immobilier et des loyers, et l’accès au parc social est confronté à une hausse des demandeurs avec des attributions en baisse au cours des dernières années. De plus l’accès pour les demandeurs les plus pauvres est extrêmement difficile. Le nombre de demandeurs reconnus par les services sociaux comme prioritaires ou reconnus comme tels par la loi DALO (Droit au Logement Opposable) ne cesse de croitre sans que les attributions soient conformes à la loi. Ceci se traduit par de nombreuses personnes en rupture de logements, hébergées chez d’autres ou dans leur famille et un surpeuplement accentué important.

Or en cette année 2021 Chatenay est livrée plus que jamais à la spéculation immobilière avec des prix et des loyers inaccessibles aux ménages modestes. La mixité que certains se targuent de défendre, commence par construire dans tous les quartiers un parc HLM ou des logements à un prix abordable pour ceux qui vivent simplement de leur travail. Enfin le projet de PLU qui menace actuellement l’avenir de la Butte-Rouge, se traduira par une disparition d’au moins 1500 logements « à loyers-bas  » accessibles aux plus modestes. L’expérience de 15 ans de rénovation urbaine montre que ces logements ne seront probablement pas reconstitués ailleurs. L’exemple du Plessis-Robinson a montré comment la population pauvre qui y vivait en a été chassée.

Les confinements de l’année 2020  et la poursuite de l’épidémie en ce début d’année 2021 aggravent les situations.

La période vécue en 2020 avec les deux confinements et l’impact du COVID sur l’activité économique s’est traduite par

Un impact sur l’emploi avec une diminution  des emplois précaires ou des contrats à durée déterminée et une croissance du nombre des demandeurs d’emploi (13% %pour les demandeurs de catégorie A au cours du premier semestre)  et affectant les ménages  les plus précaires et les jeunes. 

– – une baisse des ressources  et un recours accru aux aides sociales : l’aide alimentaire a augmenté de l’ordre de 50%  selon  l’association Bol d’air ou le secours populaire d’Antony et selon les données CAF consolidées   pour le premier semestre 2020, le nombre des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) , sur Chatenay-Malabry ,  a augmenté de  12,6 % alors que les bénéficiaires  d’aide au logement ainsi que de l’AAH progressaient plus faiblement (de l’ordre de 7 à 8%);

Un cumul de difficultés 

Mais ces difficultés ne sont pas que financières. Elles portent  au quotidien sur  la difficulté de se projeter dans l’avenir et se cumulent avec un isolement plus grand, isolement encore plus grand pour les victimes de la fracture numérique,  une difficulté d’accès aux services publics fermés pendant une période,   et  avec la fermeture de certains e-espaces, de difficultés dans la recherche d’emploi.

– Pour les jeunes un handicap dans la poursuite de leur scolarité, aggravé par la coupure numérique et souvent l’absence d’aide et de soutien.

Dans cette période difficile , l’impératif de solidarité doit passer au premier plan pour accompagner valablement la recherche d’emploi (mise en place d’un système de coaching organisé entre les habitants de la commune), favoriser l’aide à la scolarisation (soutien périscolaire et alphabétisation), et réduire la fracture numérique (solutions de type Emmaüs Connect). Il est impératif de soutenir les initiatives citoyennes et l’action des associations de solidarité, car toutes agissent avec et au plus près des familles et assurent un relais indispensable avec les professionnels. Si vous des projets, contactez-nous pour nous en faire part.

Par ailleurs, nous demandons que le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) renforce ses interventions pour répondre aux besoins des familles les plus démunies. Certains dispositifs sont nettement sous-utilisés aujourd’hui (le recours au fonds solidarité logement, les aides à l’énergie…) et pourraient être renforcé par le département des Hauts de Seine, d’autres sont proposés de façon trop restrictive (non reconnaissance de domiciliation, aides limitées dans le temps). Certes de nombreuses actions sont menées que ce soit par le centre Lamartine ou l’IDSU mais force est de constater qu’au-delà d’un simple décompte statistique des actions il manque une réelle analyse des besoins sociaux, et de l’efficacité réelle des actions en rapport aux besoins et aux publics visés. Au delà de l’aide accordée aux familles ou personnes seules, il faut agir sur les leviers de lutte contre la pauvreté et la précarité :,

L’action du CCAS

Le centre communal d’action sociale organise  l’action sur certains publics : personnes âgées,  handicapés, et l’instruction des dossiers d’aides sociales. Le CCAS a une activité très variée  et dans lesquelles les questions de logement sont très importantes. Nous aborderons successivement les principales  activités du CCAS concernant les publics précaires

Le CCAS a une activité de domiciliation, qui est la porte d’entrée pour l’accès aux droits sociaux. En 2019 on peut constater une augmentation de 21 % du nombre de demandes. Celle-ci peut s’expliquer par les difficultés de plus en plus marquées rencontrées par les publics précaires pour obtenir un logement, en particulier du fait du déficit de logements à très bas loyer de type PLAI. Le nombre de demandes en 2019 s’élève à 127 personnes mais souvent rejetée en raison d’un lien insuffisant avec la commune. Le profil des personnes domiciliées reste sensiblement le même d’une année sur l’autre : il s’agit à 62 % d’hommes en grande exclusion, sans enfant à charge. Pour 51% des personnes domiciliées, leurs revenus (Travail et retraites) ne leur permettent pas d’accéder à un logement stable.

Le CCAS  assure le suivi et les admissions des familles des familles hébergées à la Résidence Sociale où la commune dispose de 67 logements pour accueillir en priorité des personnes isolées ou des familles monoparentales châtenaisiennes, ou issues de familles châtenaisiennes, pour une durée maximale de deux ans. Hauts-de-Seine Habitat, propriétaire de la structure, a délégué l’accompagnement social des résidents au CCAS par voie de convention.86% des logements sont des studios. Le nombre de dossiers examinés dépassent les possibilités d’admission (33dossiers en 2019 pour 15 admis) témoignant d’un grand besoin de structures de ce type.

55% des résidents sont âgés de moins de 40 ans et 45% ont plus de 40 ans. La population hébergée est constituée de 24% d’enfants dont les âges s’étalent de 2 mois à 19 ans,

Le CCAS accorde des aides financières pour environ 150 demandes (156 demandes et 146 attributions) et portent pour un tiers sur l’aide alimentaire, un cinquième sur l’aide à l’énergie et pour le reste une grande diversité (frais d’obsèques, aides à la cantine au périscolaire, à la rentrée scolaire, etc.)

Les besoins en matière d’aide alimentaire, attribuée sous forme de Chèques d’Accompagnement Personnalisé (C.A.P) représente 35 % des aides facultatives. Le recours à l’épicerie solidaire « Bol d’Air » créée en octobre 2018, a contribué à la baisse du nombre de CAP en urgence accordés cette année (144 en 2018 contre 92 en 2019). Ce phénomène était attendu car le CCAS limite ses aides alimentaires en orientant les familles au plus vite vers cette épicerie solidaire. Les attributions restent ponctuelles et limitées en nombre sur l’année pour une même famille, l’objectif étant de répondre à une situation de rupture de ressources momentanée ou exceptionnelle (suspension de droits au RSA, arrêt des versements de prestations familiales ou encore séparation du conjoint). La collecte alimentaire et de produits de première nécessité organisée fin novembre par Bol d’Air a atteint un record, montrant que la solidarité s’exerce en cette période difficile et constitue une voie pour amortir les effets de la crise sanitaire.

L’autre poste concerne les aides à l’énergie pour 15 bénéficiaires et représentant 3221 € soit 19% du montant des aides. Le CCAS propose un montant d’aide pouvant atteindre 250 € par an et par foyer sur les dettes d’énergie. Cette participation peut être attribuée en complément du « FSL énergie » départemental plafonné à 350  € mais aussi sans sollicitation préalable du FSL. Il faut souligner que le CCAS touche une enveloppe de 3800 € du SIPPEREC (Syndicat d’électricité d’Ile de France). Dans cette période difficile cette ligne budgétaire devrait être intégralement dépensée et augmentée.

Le CCAS instruit les demandes d’accompagnement social liées au logement (ASLL) Ces aides étant attribuées par le Fonds Solidarité logement du département (FSL)

Ce fond  accorde en fonction de conditions définies par son règlement intérieur des aides financières et des mesures d’accompagnement à toutes personnes ou familles résidant ou emménageant dans les Hauts-de-Seine. L’Accompagnement Social Lié au Logement (ASLL) vise à favoriser le parcours résidentiel des personnes ou des familles éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l’inadaptation de leurs ressources ou de leurs conditions d’existence, pour accéder à un logement décent et autonome, ou pour s’y maintenir.

En 2019, 22 ménages ont pu bénéficier de mesures d’ASLL dont 4 dans le cadre d’un accès au logement et 18 dans le cadre de maintien dans les lieux. L’instruction de ces actions suppose que le département donne au CCAS les moyens nécessaires. Mais il est étonnant de voir ces faibles nombre en regard du nombre de personnes en difficultés vu la faiblesse de leurs ressources. Il faut savoir qu’au cours de 2019, 600 ménages se sont trouvés au moins une fois dans l’année en situation d’impayés et que cette situation a empiré en 2020 du fait de la crise sanitaire. Or les Hauts de Seine, le département le plus riche de France, ne dépense pas son budget alloué au FSL.

Plus d’information 

https://www.78-92.fr/annuaire/aides-et-services/detail/le-fonds-de-solidarite-logement-fsl

PCAET

Répondez au questionnaire pour le Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET)

Le territoire Vallée-Sud Grand-Paris dans lequel Châtenay-Malabry s’inscrit prépare un Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) : ce plan a pour but d’adapter nos communes au changement climatique, de développer les énergies renouvelables, de maîtriser la consommation d’énergie, et d’améliorer la qualité de l’air. Le territoire lance donc un questionnaire en ligne sur ces thèmes jusqu’au 19 décembre 2020. Vos réponses montreront que ce sujet vous intéresse et qu’il ne s’agit pas que d’un sujet technique à régler entre spécialistes. Faites-vous entendre !

Cliquez sur le lien et le questionnaire apparait en bas de la page.

https://www.valleesud.fr/fr/le-pcaet-un-projet-ouvert-la-concertation?fbclid=IwAR0T8Dt_1HY0186N-JHSq2DLWkBHepkl6DqHBGH-JsukRXetGH3z1OIYHm8

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Quand on veut tuer son chien … ou comment la butte rouge a été délaissée depuis 25 ans

Quand on veut tuer son chien …
ou comment la butte rouge a été délaissée depuis 25 ans

Dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry d’Octobre 2020, la Mairie justifie son projet pour la Butte Rouge par la vétusté des bâtiments.

Pourtant, en plusieurs décennies, les problèmes d’humidité auraient pu être traités (pour un coût raisonnable), les façades ravalées (dans Paris, elles le sont tous les 10 ans), les cloisonnements revus, l’isolation phonique améliorée, le commerce local soutenu, les bassins et circulations d’eau restaurées, les espaces verts et arborés et les jardins familiaux embellis.

La vérité, c’est que l’office HLM qui gère la Butte Rouge, et dont le Maire est administrateur, a peu entretenu la Butte Rouge depuis 25 ans. La Mairie n’a pas donné suite au projet de réhabilitation globale primé il y a 5 ans, retardant d’autant les travaux. Elle utilise maintenant l’état des lieux pour justifier un autre projet qui semble inclure beaucoup de démolitions et reconstructions, couteux en € et en CO2, assorti d’une forte densification, ou d’une importante diminution du nombre des logements sociaux … ou des deux !

=>>>>  Lisez donc ici notre « droit de réponse »

Nous saluons le travail des association qui militent pour faire évoluer ce projet vers une réhabilitation préservant l’habitat social et le cadre de vie, comme réalisé avec succès dans d’autres cités-jardins »