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Le classement de la Butte Rouge comme Site Patrimonial Remarquable par la mairie de Châtenay-Malabry est une mascarade

Le classement de la Butte Rouge comme Site Patrimonial Remarquable par la mairie de Châtenay-Malabry est une mascarade

Pourquoi les élus du Collectif Citoyen Chatenaisien, qui demandaient le classement de la Cité-Jardin de la Butte Rouge en Site Patrimonial Remarquable, ont finalement voté contre la procédure de classement proposée par la Mairie

Sur le principe, nous saluons la démarche de lancement de classement de la Cité-Jardin de la Butte Rouge en Site Patrimonial Remarquable. Le lancement de cette démarche semble mettre fin à une longue période durant laquelle aucune démarche n’avait été engagée en faveur de la valorisation et de la protection de la Butte Rouge. Aucune démarche n’a d’ailleurs été engagée pour entretenir la Butte-Rouge et réaliser les rénovations nécessaires dans cette même période.

Dans toute la communication de la Municipalité (gazette mensuelle, …), il est sous-entendu que la majorité municipale serait à l’origine de cette démarche de protection de la Butte Rouge. Rappelons les faits : une inscription de la Cité-Jardin à « l’inventaire des sites » avait, certes, été refusée il y a 37 ans par la municipalité de gauche de l’époque. Mais dans les 36 années qui ont suivi, aucune mesure de protection de la Butte-Rouge n’a ensuite été engagée, alors que la majorité actuelle a siégé pendant un quart de siècle ! Au cours des dernières années, lorsque l’opposition a demandé cette classification, elle a toujours été refusée par l’actuelle majorité (voir article dédié « Qui donc souhaite le classement de la Cité-Jardin en Site Patrimonial Remarquable ? »).

Il semble important de rappeler ici que ce sont les associations et les collectifs citoyens locaux, mobilisés depuis des années, qui, par leurs actions de sensibilisation auprès de grandes associations et des médias, et par leurs interventions auprès des ministères concernés, ont réussi à obtenir du Ministère de la Culture qu’il impose une classification de la Cité-Jardin comme Site Patrimonial Remarquable (aussi nomme SPR).

Son lancement résonne comme l’aboutissement de cette mobilisation.

Cependant, force est de constater que la procédure de classification pour laquelle le Conseil Municipal a délibéré jeudi 25 Mars est tout à fait incomplète, et même vidée de son sens.

A la lecture des « considérant » de la délibération, il est écrit noir sur blanc sur les travaux (de destruction- reconstruction, de rénovation lourde) pourront être engagés sur plus de la moitié de la Cité-Jardins avant même que le périmètre SPR et le plan d’action associé ne soient déterminés !!

Le protocole opérationnel proposé par la Mairie pour accompagner le classement de la Butte Rouge définit un calendrier qui ne concerne que les travaux des chantiers mais nullement le calendrier de la procédure de classement. Il est contradictoire avec l’ambition d’un Site Patrimonial Remarquable à savoir protéger et préserver l’identité d’un quartier. 

Tout d’abord, ce protocole s’inscrit dans la continuité de la modification du PLU n°4, votée le 18 Mars au Conseil Territorial. Comme nous l’avions expliqué en Conseil Municipal le 17 décembre 2020, cette modification semble insuffisante dans sa capacité à protéger le patrimoine bâti de la butte rouge, dans ses exigences en termes d’environnement, dans ses engagements pour s’inscrire dans une transition écologique réelle et non de façade, et dans sa capacité à préserver les habitants chatenaisiens les plus démunis d’une relégation loin de Chatenay-Malabry, aux périphéries de l’île de France.

Ensuite, il nous semble aller à contrecourant du bon sens, puisqu’il veut engager, sans attendre l’approbation du classement en SPR, les travaux des ilots tests, et ceux du périmètre ANRU (voir carte ci-dessous).

Le périmètre ANRU représente environ 50 % des logements de la Cité-Jardin !!! Puisqu’on y autorise le commencement des travaux sans attendre le classement SPR, dès lors que les travaux auront commencé, que restera-t-il à classer et protéger ? 

 Quant aux ilots tests, pour rappel, la programmation est la suivante :

  • 3 ensembles bâtis seraient réhabilités sur les 20 ensembles qui composent ces ilots tests (donc 15%)
  • 3 ensembles bâtis feraient l’objet d’une « rénovation lourde » sur les 20 ensembles (15%)
  • Le reste des 20 ensembles bâtis seraient démolis avec ou sans reconstruction (soit 70%)

On peut donc s’interroger sur ce qu’il restera à classer sur ces sites.

L’organisation de ces ilots tests est par ailleurs totalement fallacieuse et dévoyée. Ils sont justifiés par la Mairie avec l’argument suivant : ils seraient nécessaires à l’élaboration d’un mémoire technique, économique et environnemental apte à aiguiller correctement les futures décisions architecturales. Or, cet argument n’est vrai que pour les processus de rénovation et de réhabilitation, qui sont en effet complexes. Le procédé de déconstruction/construction neuve (qui constitue environ 70% des travaux des ilots tests) n’a aucun besoin d’être expérimenté : il est très bien connu des promoteurs !! Ces ilots tests sont donc à dessein, 3 à 4 fois plus importants que ce qu’ils devraient être.

Enfin, les tests sur l’état des bâtiments, leur structure, leurs fondations, leurs possibles extensions et surélévations en vue d’une réhabilitation ou rénovation…, ces tests auraient dû être menés plus tôt, de façon fine et ponctuelle, afin d’aiguiller la modification du PLU elle-même.

On fait donc, encore une fois, les choses dans le désordre pour torpiller un véritable classement SPR.

Une démarche logique et sincère consisterait à mener l’élaboration d’un classement SPR dans un premier temps, puis de procéder à la rénovation de la butte rouge en accord avec ses conclusions.

Le temps du classement permettrait de mener immédiatement les travaux d’entretiens palliatifs dans les logements les plus insalubres et sur lesquels, jusqu’à nouvel ordre aucune mesure n’a encore été prise.

Le projet de délibération qui nous est présenté n’est donc qu’une démarche d’affichage qui, ne permettra pas de préserver le patrimoine social, environnemental et architectural de la Butte-Rouge.

Etant évidemment en faveur d’une procédure qualitative de classement en SPR, nous avons soumis au Conseil Municipal les amendements suivants au projet de délibération :

  • Nous avons demandé que soit supprimé le paragraphe « CONSIDÉRANT que les îlots test sont engagés sans attendre l’approbation du site patrimonial remarquable et qu’il en sera de même pour les secteurs du périmètre NPNRU »
  • Nous avons demandé qu’apparaisse au sein du projet de délibération le calendrier détaillé des différentes étapes de la procédure de classification en SPR, indiquant les dates et les échéances : de l’analyse préalable, de la rédaction du cahier des charges, appel d’offres, études et passage devant la commission de patrimoine (CNPA) pour validation du périmètre, l’enquête publique et décision de classement par la ministre de la Culture. Nous demandons que la procédure de classification en SPR soit engagée dès à présent et qu’elle puisse ainsi aboutir à la stabilisation d’un périmètre et à la sélection du type de plan associé d’ici la fin de l’année 2021.
  • Nous avons demandé que soit retiré la mention du PVAP. Effectivement, le type de plan associé à la démarche de classification en SPR ne peut être approuvé qu’à l’issue de la stabilisation du périmètre, de l’enquête publique et du passage en commission nationale (il pourrait s’agir à l’issue d’un protocole PSMV)
  • Nous avons demandé qu’aucune destruction ne puisse être lancée sur la Cité-Jardin, y compris sur les ilots tests, avant que le périmètre définitif du SPR n’ait été validé en commission du patrimoine et que l’enquête publique n’ait eu lieu, dans un souci démocratique évident.

La majorité municipale ayant voté contre ces amendements, les élus de l’opposition ont été placés dans l’obligation de voter contre la délibération lançant cette mascarade de classement SPR.

Quel sens cela a-t-il de déclarer vouloir protéger des éléments mais de tout faire pour que la moitié d’entre eux soient déjà détruits lorsque la protection s’appliquera ?

Nous le répétons, et ne cesserons pas de le dire, nous soutenons cette démarche de classification mais refusons qu’elle soit vidée de son sens et qu’elle ne soit pas prise en compte en amont des projets de destructions et de la détermination du périmètre ANRU. 

COMMUNIQUE de PRESSE – 29 Mars 2021

COMMUNIQUE de PRESSE – 29 Mars 2021

« Le classement de la Butte Rouge comme Site Patrimonial Remarquable par la mairie de Châtenay-Malabry est une mascarade »

La ville de Chatenay-Malabry a lancé ce jeudi 25 mars 2021 une démarche de classification de la Cité-Jardin en Site Patrimonial Remarquable. Ce lancement semble, à première vue, mettre fin à une longue période durant laquelle aucune mesure n’avait été engagée (par la Majorité actuelle) en faveur de la protection de la Butte Rouge et de la qualité de vie de ses habitants. Afin de répondre aux exigences du Ministère de la Culture, des associations et des collectifs citoyens locaux, le Maire a été dans l’obligation d’engager cette procédure de classification.

 

Mais la procédure qui a été votée n’est qu’une coquille vide. Aucune précision n’a été apportée concernant les étapes calendaires de sa mise en œuvre. La délibération du Conseil Municipal précise même que les chantiers de destruction-reconstruction débuteront avant que le périmètre patrimonial ne soit défini. Alors que la procédure de classification devrait permettre l’identification des bâtiments à conserver et à rénover, la Mairie entend bien débuter dès à présent son projet immobilier.  

 

Loin de vouloir retarder la procédure de classification de la Cité-Jardin, les élus de l’opposition ont demandé qu’elle soit réalisée plus rapidement que ce que proposait la majorité, de sorte qu’elle soit préalable à toute destruction. Ses demandes d’amendements ont été rejetées en bloc par la majorité. L’opposition a ainsi été placée dans l’obligation de voter contre cette mascarade.

 

La classification de la Butte-Rouge engagée par la ville n’est finalement qu’une démarche d’affichage, qui sert de faire-valoir à une majorité qui souhaite bien s’appuyer sur ce passage en force pour justifier son vaste et lucratif projet immobilier. 

 

Lorsqu’un jour lointain, le périmètre patrimonial sera voté, la plupart des destructions auront déjà été engagées. Les habitants actuels de la Butte-Rouge devront alors quitter les lieux et très probablement s’éloigner de leur ville, puisque les nouveaux immeubles comporteront bien moins de logements sociaux. En attendant, leurs problèmes les plus urgents (isolation, humidité,…) ne sont toujours pas résolus, alors qu’il s’agirait de la première action à mener.

 

 

Les élus d’opposition du Collectif Citoyen Chatenaisien

Email : collectifcitoyenchatenaisien@gmail.com

Site Internet : https://collectifcitoyenchatenay.org/

Facebook : https://www.facebook.com/Collectif-Citoyen-Chatenaisien-101120421387139

Twitter : https://twitter.com/CChatenaisien

 

Le Collectif Citoyen Chatenaisien (CCC) est une association réunissant des citoyens de tous horizons impliqués dans la vie locale et associative, soutenue par les partis de gauche et écologistes. Son objectif est de mettre en œuvre des actions locales engageant une véritable transition écologique, développant la démocratie locale, et renforçant les solidarités. Créé en Janvier 2020, le CCC a recueilli 35% des voix aux élections municipales de Mars 2020.

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Cité-Jardin de la Butte Rouge

Cité-jardin de la butte rouge

Pour un Autre Projet : analyse, contre-proposition, actions

Les Cités-Jardins … et la Butte Rouge

Projet de la majorité municipale, modification du PLU

Articles de Presse

Emission France Inter « l’été comme jamais » du 23 juillet 2020

Le thème abordé ce jour là était « Architecture : monter dans les tours », en compagnie de Christine Leconte (présidente ordre des architectes) et Bernard Toulier (historien qui était venu faire une conférence à Châtenay).
Ils y parlent de la Butte Rouge pendant 8 minutes à partir de 15 minutes et 14 secondes après le début de l’émission.

Souvenirs en péril (Canard Enchainé, 15 Juillet 2020)

Nous remercions le Canard Enchainé de nous avoir autorisés à publier cet article.

A Châtenay-Malabry, la Butte-Rouge en butte à l’obstination du maire-démolisseur (Libération, 29 Juin 2020)

Ce lien donne accès à l’article. Les personnes qui ne sont pas abonnées au journal « Libération » ne pourront en lire que le début.

Ils l'ont fait : Rénovations réussies de Cités-Jardins

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modification PLU Butte-Rouge

Modification du PLU de la Butte Rouge

Les citoyens ont appris dans le numéro de Décembre 2020 des « Nouvelles de Chatenay-Malabry », distribué seulement mi-Décembre, qu’une enquête publique était ouverte du 10 Décembre 2020 au 11 Janvier 2021, en pleine période de fêtes et de congés, pour recueillir leur avis sur une modification du Plan Local d’Urbanisme.  Il ne s’agit de rien de moins que de la transformation de la Butte Rouge et de l’avenir du logement d’environ un tiers des chatenaisiens !

Le projet vise à transformer radicalement cet ensemble de 3300 logements sociaux offrant les loyers sociaux les plus bas (PLAI), pour arriver à 4300 logements, dont 40% de logements en accession libre à la propriété, 20% de logements intermédiaires, et 40% de logements locatifs sociaux, soit seulement 1720 (perte nette de 1580 logements sociaux) dont les loyers seraient répartis entre les niveaux PLAI, et les niveaux plus élevés PLUS et PLS. Une majorité de démolitions et reconstructions sont prévues, plutôt que la réhabilitation et l’extension des bâtiments existants.

Il faut effectivement un projet qui redynamise ce beau quartier, et l’intègre mieux à notre ville. Ses habitants méritent que les problèmes de leurs logements, mal entretenus depuis des décennies, soient résolus.

Mais nous méritons tous mieux qu’un projet :

  • Qui démarre en catimini par une modification du PLU de toute la Cité-Jardin avant même qu’un projet d’urbanisme d’ensemble soit présenté, et d’avoir pu tirer les leçons des 3 ilots tests.
  • Qui fasse disparaitre purement et simplement 1600 logements sociaux sans qu’un plan ne soit connu pour reconstituer ces logements au niveau de la commune, du territoire ou du département.
  • Qui refuse de fournir une simulation crédible de la capacité à reloger les habitants à moins de 5 km dans des conditions respectant leurs besoins familiaux et leurs capacités financières, alors que tout indique que ce sera impossible (moins de logements sociaux, augmentation des surfaces et donc des loyers).
  • Qui affiche des ambitions vertes (surfaces de pleine terre, surfaces non imperméabilisées, …) invérifiables sans analyse d’impact du projet, et probablement surévaluées (au moins 1000 logements de plus, des logements tous plus grands, une augmentation de l’emprise au sol des bâtiments et des voiries, un quartier entier « à réaménager librement » …)
  • Qui ne fournit aucune garantie indépendante du respect de l’esprit remarquable dans lequel ce quartier unique a été construit, et laisse augurer d’une grande liberté laissée à la promotion privée.

Lisez nos lettres aux autorités, qui contiennent notre analyse des graves anomalies, dangers et insuffisances du projet, et font des demandes précises :

Nous demandons :

  1. La communication d’un plan de reconstitution des 1580 logements sociaux perdus, adapté à la catégorie socio-économique des habitants actuels, à proximité (commune, territoire, département)
  2. En fonction de ce plan, la modification éventuelle du projet de façon à conserver intacte l’offre de logements sociaux sur le secteur.
  3. La communication de garanties écrites quant au relogement des habitants de la Butte Rouge, dans le respect de la convention de relogement et de leurs capacités financières.
  4. L’élaboration et la publication d’un modèle statistique simulant la faisabilité du relogement envisagé, produit par des professionnels reconnus et indépendants.
  5. Qu’un projet d’urbanisme d’ensemble soit explicité et présenté de façon complète et transparente aux citoyens, avec une analyse d’impacts complète, avant la modification de PLU accompagnant ce projet.
  6. Que seule la modification de PLU permettant les 3 ilots tests soit envisagée à court terme, et que la modification du PLU relative au reste de la Cité-Jardin soit reportée après que les conclusions auront été tirées de ces 3 ilots tests.
  7. Que la délibération du Conseil Municipal du 17 Décembre 2020 donnant un avis favorable au projet soit annulée et reportée après publication du rapport de l’enquête publique.
  8. Que l’enquête publique dure au moins 2 mois.
  9. Que soient exigées les orientations les plus avancées en terme de lutte contre le réchauffement climatique, ainsi qu’une analyse d’impact écologique détaillée, approfondie et indépendante, avant toute modification de PLU.
  10. Que la redynamisation de l’attractivité de ce quartier ne soit pas limitée à l’introduction d’une mixité sociale par le seul moyen des types de logements, mais tire les leçons des expériences similaires en mettant en œuvre, pour réussir, d’importants dispositifs d’accompagnement social, en particulier la construction d’équipements publics ambitieux et adaptés (maison de santé, maison des associations, centre social, maison des jeunes, …)
  11. Que le projet s’inscrive dans les contraintes imposées par les labels et classements que l’Etat a décerné ou prévoit de décerner à la Cité-Jardin.
  12. Que l’ensemble du projet soit supervisé par un comité d’experts (comprenant spécialiste des Cités-Jardins, architecte du patrimoine, paysagiste, sociologue, philosophe, et représentant de la DRAC, de la DRIHL, etc), dans la suite de la démarche initiée il y a quelques années par Hauts de Seine Habitat et ayant abouti à la sélection d’un projet.

pauvreté precarité et mal-logement à Châtenay

Pauvreté, précarité et mal-logement à Châtenay : il est possible d'agir

Un constat

Avec un taux de pauvreté de 11%, dans la moyenne départementale, notre commune compte environ 3 900 personnes en situation de pauvreté soit approximativement 1 600 familles. La pauvreté ne peut se réduire à une mesure monétaire. Elle se manifeste sous bien d’autres dimensions : des conditions d’existence difficiles, des privations, une incertitude par rapport à l’avenir, l’isolement. Elle affecte principalement les personnes seules et les familles monoparentales. Un enfant sur cinq de moins de 20 ans (20,4%) vit dans une famille pauvre. Le risque de pauvreté est très aggravé par l’absence de diplôme en sortie du système scolaire.

De nombreuses familles vivent et sont ancrées dans une grande pauvreté. A fin 2019, 623 familles ou personnes isolées vivent ou survivent avec le RSA, 34% d’entre elles depuis plus de quatre ans ! 1250 allocataires de la CAF dépendent pour plus de 50% de leurs ressources, des prestations versées, et 740  d’entre elles pour 100%.

L’emploi joue un rôle déterminant. Si le taux de chômage mesuré par le recensement de 2017 s’élève à 12% à Chatenay-Malabry, il est plus que double pour les 15-24 ans, dont un sur quatre est au chômage (26,1%). 1657 ménages touchent la Prime pour l’Activité (PPA) soit 3200 personnes représentant 12% de la population de moins de 65 ans, témoignant d’une population de travailleurs en dessous du SMIC.

La question du logement est également prégnante, car l’accès au logement est quasi-impossible dans le privé pour des ménages modestes vu le prix de l’immobilier et des loyers, et l’accès au parc social est confronté à une hausse des demandeurs avec des attributions en baisse au cours des dernières années. De plus l’accès pour les demandeurs les plus pauvres est extrêmement difficile. Le nombre de demandeurs reconnus par les services sociaux comme prioritaires ou reconnus comme tels par la loi DALO (Droit au Logement Opposable) ne cesse de croitre sans que les attributions soient conformes à la loi. Ceci se traduit par de nombreuses personnes en rupture de logements, hébergées chez d’autres ou dans leur famille et un surpeuplement accentué important.

Or en cette année 2021 Chatenay est livrée plus que jamais à la spéculation immobilière avec des prix et des loyers inaccessibles aux ménages modestes. La mixité que certains se targuent de défendre, commence par construire dans tous les quartiers un parc HLM ou des logements à un prix abordable pour ceux qui vivent simplement de leur travail. Enfin le projet de PLU qui menace actuellement l’avenir de la Butte-Rouge, se traduira par une disparition d’au moins 1500 logements « à loyers-bas  » accessibles aux plus modestes. L’expérience de 15 ans de rénovation urbaine montre que ces logements ne seront probablement pas reconstitués ailleurs. L’exemple du Plessis-Robinson a montré comment la population pauvre qui y vivait en a été chassée.

Les confinements de l’année 2020  et la poursuite de l’épidémie en ce début d’année 2021 aggravent les situations.

La période vécue en 2020 avec les deux confinements et l’impact du COVID sur l’activité économique s’est traduite par

Un impact sur l’emploi avec une diminution  des emplois précaires ou des contrats à durée déterminée et une croissance du nombre des demandeurs d’emploi (13% %pour les demandeurs de catégorie A au cours du premier semestre)  et affectant les ménages  les plus précaires et les jeunes. 

– – une baisse des ressources  et un recours accru aux aides sociales : l’aide alimentaire a augmenté de l’ordre de 50%  selon  l’association Bol d’air ou le secours populaire d’Antony et selon les données CAF consolidées   pour le premier semestre 2020, le nombre des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) , sur Chatenay-Malabry ,  a augmenté de  12,6 % alors que les bénéficiaires  d’aide au logement ainsi que de l’AAH progressaient plus faiblement (de l’ordre de 7 à 8%);

Un cumul de difficultés 

Mais ces difficultés ne sont pas que financières. Elles portent  au quotidien sur  la difficulté de se projeter dans l’avenir et se cumulent avec un isolement plus grand, isolement encore plus grand pour les victimes de la fracture numérique,  une difficulté d’accès aux services publics fermés pendant une période,   et  avec la fermeture de certains e-espaces, de difficultés dans la recherche d’emploi.

– Pour les jeunes un handicap dans la poursuite de leur scolarité, aggravé par la coupure numérique et souvent l’absence d’aide et de soutien.

Dans cette période difficile , l’impératif de solidarité doit passer au premier plan pour accompagner valablement la recherche d’emploi (mise en place d’un système de coaching organisé entre les habitants de la commune), favoriser l’aide à la scolarisation (soutien périscolaire et alphabétisation), et réduire la fracture numérique (solutions de type Emmaüs Connect). Il est impératif de soutenir les initiatives citoyennes et l’action des associations de solidarité, car toutes agissent avec et au plus près des familles et assurent un relais indispensable avec les professionnels. Si vous des projets, contactez-nous pour nous en faire part.

Par ailleurs, nous demandons que le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) renforce ses interventions pour répondre aux besoins des familles les plus démunies. Certains dispositifs sont nettement sous-utilisés aujourd’hui (le recours au fonds solidarité logement, les aides à l’énergie…) et pourraient être renforcé par le département des Hauts de Seine, d’autres sont proposés de façon trop restrictive (non reconnaissance de domiciliation, aides limitées dans le temps). Certes de nombreuses actions sont menées que ce soit par le centre Lamartine ou l’IDSU mais force est de constater qu’au-delà d’un simple décompte statistique des actions il manque une réelle analyse des besoins sociaux, et de l’efficacité réelle des actions en rapport aux besoins et aux publics visés. Au delà de l’aide accordée aux familles ou personnes seules, il faut agir sur les leviers de lutte contre la pauvreté et la précarité :,

L’action du CCAS

Le centre communal d’action sociale organise  l’action sur certains publics : personnes âgées,  handicapés, et l’instruction des dossiers d’aides sociales. Le CCAS a une activité très variée  et dans lesquelles les questions de logement sont très importantes. Nous aborderons successivement les principales  activités du CCAS concernant les publics précaires

Le CCAS a une activité de domiciliation, qui est la porte d’entrée pour l’accès aux droits sociaux. En 2019 on peut constater une augmentation de 21 % du nombre de demandes. Celle-ci peut s’expliquer par les difficultés de plus en plus marquées rencontrées par les publics précaires pour obtenir un logement, en particulier du fait du déficit de logements à très bas loyer de type PLAI. Le nombre de demandes en 2019 s’élève à 127 personnes mais souvent rejetée en raison d’un lien insuffisant avec la commune. Le profil des personnes domiciliées reste sensiblement le même d’une année sur l’autre : il s’agit à 62 % d’hommes en grande exclusion, sans enfant à charge. Pour 51% des personnes domiciliées, leurs revenus (Travail et retraites) ne leur permettent pas d’accéder à un logement stable.

Le CCAS  assure le suivi et les admissions des familles des familles hébergées à la Résidence Sociale où la commune dispose de 67 logements pour accueillir en priorité des personnes isolées ou des familles monoparentales châtenaisiennes, ou issues de familles châtenaisiennes, pour une durée maximale de deux ans. Hauts-de-Seine Habitat, propriétaire de la structure, a délégué l’accompagnement social des résidents au CCAS par voie de convention.86% des logements sont des studios. Le nombre de dossiers examinés dépassent les possibilités d’admission (33dossiers en 2019 pour 15 admis) témoignant d’un grand besoin de structures de ce type.

55% des résidents sont âgés de moins de 40 ans et 45% ont plus de 40 ans. La population hébergée est constituée de 24% d’enfants dont les âges s’étalent de 2 mois à 19 ans,

Le CCAS accorde des aides financières pour environ 150 demandes (156 demandes et 146 attributions) et portent pour un tiers sur l’aide alimentaire, un cinquième sur l’aide à l’énergie et pour le reste une grande diversité (frais d’obsèques, aides à la cantine au périscolaire, à la rentrée scolaire, etc.)

Les besoins en matière d’aide alimentaire, attribuée sous forme de Chèques d’Accompagnement Personnalisé (C.A.P) représente 35 % des aides facultatives. Le recours à l’épicerie solidaire « Bol d’Air » créée en octobre 2018, a contribué à la baisse du nombre de CAP en urgence accordés cette année (144 en 2018 contre 92 en 2019). Ce phénomène était attendu car le CCAS limite ses aides alimentaires en orientant les familles au plus vite vers cette épicerie solidaire. Les attributions restent ponctuelles et limitées en nombre sur l’année pour une même famille, l’objectif étant de répondre à une situation de rupture de ressources momentanée ou exceptionnelle (suspension de droits au RSA, arrêt des versements de prestations familiales ou encore séparation du conjoint). La collecte alimentaire et de produits de première nécessité organisée fin novembre par Bol d’Air a atteint un record, montrant que la solidarité s’exerce en cette période difficile et constitue une voie pour amortir les effets de la crise sanitaire.

L’autre poste concerne les aides à l’énergie pour 15 bénéficiaires et représentant 3221 € soit 19% du montant des aides. Le CCAS propose un montant d’aide pouvant atteindre 250 € par an et par foyer sur les dettes d’énergie. Cette participation peut être attribuée en complément du « FSL énergie » départemental plafonné à 350  € mais aussi sans sollicitation préalable du FSL. Il faut souligner que le CCAS touche une enveloppe de 3800 € du SIPPEREC (Syndicat d’électricité d’Ile de France). Dans cette période difficile cette ligne budgétaire devrait être intégralement dépensée et augmentée.

Le CCAS instruit les demandes d’accompagnement social liées au logement (ASLL) Ces aides étant attribuées par le Fonds Solidarité logement du département (FSL)

Ce fond  accorde en fonction de conditions définies par son règlement intérieur des aides financières et des mesures d’accompagnement à toutes personnes ou familles résidant ou emménageant dans les Hauts-de-Seine. L’Accompagnement Social Lié au Logement (ASLL) vise à favoriser le parcours résidentiel des personnes ou des familles éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l’inadaptation de leurs ressources ou de leurs conditions d’existence, pour accéder à un logement décent et autonome, ou pour s’y maintenir.

En 2019, 22 ménages ont pu bénéficier de mesures d’ASLL dont 4 dans le cadre d’un accès au logement et 18 dans le cadre de maintien dans les lieux. L’instruction de ces actions suppose que le département donne au CCAS les moyens nécessaires. Mais il est étonnant de voir ces faibles nombre en regard du nombre de personnes en difficultés vu la faiblesse de leurs ressources. Il faut savoir qu’au cours de 2019, 600 ménages se sont trouvés au moins une fois dans l’année en situation d’impayés et que cette situation a empiré en 2020 du fait de la crise sanitaire. Or les Hauts de Seine, le département le plus riche de France, ne dépense pas son budget alloué au FSL.

Plus d’information 

https://www.78-92.fr/annuaire/aides-et-services/detail/le-fonds-de-solidarite-logement-fsl

PCAET

Répondez au questionnaire pour le Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET)

Le territoire Vallée-Sud Grand-Paris dans lequel Châtenay-Malabry s’inscrit prépare un Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) : ce plan a pour but d’adapter nos communes au changement climatique, de développer les énergies renouvelables, de maîtriser la consommation d’énergie, et d’améliorer la qualité de l’air. Le territoire lance donc un questionnaire en ligne sur ces thèmes jusqu’au 19 décembre 2020. Vos réponses montreront que ce sujet vous intéresse et qu’il ne s’agit pas que d’un sujet technique à régler entre spécialistes. Faites-vous entendre !

Cliquez sur le lien et le questionnaire apparait en bas de la page.

https://www.valleesud.fr/fr/le-pcaet-un-projet-ouvert-la-concertation?fbclid=IwAR0T8Dt_1HY0186N-JHSq2DLWkBHepkl6DqHBGH-JsukRXetGH3z1OIYHm8

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Quand on veut tuer son chien … ou comment la butte rouge a été délaissée depuis 25 ans

Quand on veut tuer son chien …
ou comment la butte rouge a été délaissée depuis 25 ans

Dans les Nouvelles de Chatenay-Malabry d’Octobre 2020, la Mairie justifie son projet pour la Butte Rouge par la vétusté des bâtiments.

Pourtant, en plusieurs décennies, les problèmes d’humidité auraient pu être traités (pour un coût raisonnable), les façades ravalées (dans Paris, elles le sont tous les 10 ans), les cloisonnements revus, l’isolation phonique améliorée, le commerce local soutenu, les bassins et circulations d’eau restaurées, les espaces verts et arborés et les jardins familiaux embellis.

La vérité, c’est que l’office HLM qui gère la Butte Rouge, et dont le Maire est administrateur, a peu entretenu la Butte Rouge depuis 25 ans. La Mairie n’a pas donné suite au projet de réhabilitation globale primé il y a 5 ans, retardant d’autant les travaux. Elle utilise maintenant l’état des lieux pour justifier un autre projet qui semble inclure beaucoup de démolitions et reconstructions, couteux en € et en CO2, assorti d’une forte densification, ou d’une importante diminution du nombre des logements sociaux … ou des deux !

=>>>>  Lisez donc ici notre « droit de réponse »

Nous saluons le travail des association qui militent pour faire évoluer ce projet vers une réhabilitation préservant l’habitat social et le cadre de vie, comme réalisé avec succès dans d’autres cités-jardins »

Géothermie à Châtenay-Malabry

Géothermie à Châtenay

Comme cela était envisagé il y a quatre ans, les responsables de LaVallée ont choisi d’alimenter en chauffage et eau chaude sanitaire ce nouveau quartier de Châtenay-Malabry avec de la géothermie. Cela est apparu au grand jour avec le lancement d’une enquête publique qui a eu lieu entre fin septembre et fin octobre 2020. Le commissaire enquêteur a rendu un avis favorable fin novembre.
La géothermie est une source d’énergie durable, propre, écologique, et évitant le rejet de milliers de tonnes de CO2. Bien gérée, c’est aussi une source d’énergie moins chère pour les usagers que le gaz ou le fioul. Le CCC est donc tout à fait favorable à l’utilisation de la géothermie à Chatenay-Malabry. Lors du conseil municipal du 24 Septembre, nous avons donc voté pour l’ouverture des travaux visant à chauffer le futur quartier LaVallée par géothermie.
Cependant le débat autour de ce choix reste très animé. Nous avons étudié le sujet en profondeur, en nous documentant, en contactant des professionnels spécialisés. Nous avons petit à petit réalisé que le projet géothermie de Chatenay-Malabry à LaVallée est monté d’une façon très différente des expériences réussies d’autres communes similaires.

Ce dossier montre pourquoi ces choix sont risqués en terme de coût de l’énergie produite pour les habitants, voire de sécurité.

Surtout, les caractéristiques de ce projet très local à un quartier le rendent impossible à étendre ensuite à d’autres quartiers : ce dossier montre que la Mairie de Chatenay-Malabry n’a aucune vision ambitieuse d’ensemble pour une géothermie la plus étendue possible dans la commune.
Enfin, au passage, ce dossier montre aussi le fonctionnement très particulier du conseil municipal de notre ville.

Ce texte tente ainsi de présenter les nombreuses questions soulevées.

  • Vous trouverez à la fin de cet article des liens vers les documents officiels relatifs au projet géothermie du quartier LaVallée à Chatenay-Malabry, et de nombreuses sources d’information pertinentes sur la géothermie en général et sur les expériences réussies de géothermie à grande échelle autour de Chatenay-Malabry.

Sommaire :

  1. La géothermie : l’essentiel des bases techniques pour comprendre
  2. Le passé de la géothermie à Châtenay-Malabry
  3. Les réalisations réussies en géothermie autour de nous
  4. Le projet géothermie de Châtenay-Malabry pour le quartier LaVallée
  5. Risques liés aux choix techniques du projet de géothermie de LaVallée
  6. Risques liés au choix de l’aménageur privé d’un quartier pour mener le projet de géothermie.
  7. Risques liés à l’absence de vision d’ensemble et de plan géothermie ambitieux pour la commune
  8. Ce que ce dossier dit du fonctionnement du Conseil Municipal et de la démocratie locale à Chatenay-Malabry
  9. Conclusion
  10. Documentation

 

  1. La géothermie : l’essentiel des bases techniques pour comprendre

Sous nos pieds, la terre contient de nombreuses couches géologiques dont certaines sont de grandes nappes d’eau chaude appelées « aquifères ». Des techniques permettent de remonter cette eau chaude à la surface. L’eau pompée passe par un échangeur pour récupérer la chaleur et est ensuite réinjectée dans la nappe de prélèvement. Il est ainsi possible de chauffer des bâtiments sans bruler du bois, du gaz, du charbon ou du pétrole. Grosso modo, plus on va chercher l’eau en profondeur, plus l’eau est chaude, et plus le bilan énergétique est intéressant. Sous la ville de Châtenay-Malabry, 3 nappes d’eau chaude existent :

  • L’« Albien » ou «Néocomien»: couche la plus proche (entre 900 et 1 000 m de profondeur), donc travaux de forage les moins coûteux, eau potable, mais de 30 à 38°C seulement. Des villes ont déjà choisi cette couche par exemple Le Plessis-Robinson.
  • Le « Lusitanien » : couche intermédiaire (1 300 m de profondeur), coût des travaux moyen, eau de 50 à 60°C, mais eau minéralisée et contenant des sulfates, demandant des protections coûteuses dans le système de traitement. Cette couche n’a encore jamais été exploitée pour la géothermie.
  • Le « Dogger » : couche profonde (entre 1 600 et 1 800 mètres de profondeur), donc un peu plus chère à exploiter, mais contenant une eau très salée et légèrement acide, et surtout d’une température de 55 à 80°C donc apportant beaucoup d’énergie. Beaucoup de villes ont déjà choisi cette couche, avec succès, en particulier dans le Val de Marne.

Figure 1. Couches géothermiques en région parisienne

2. Le passé de la géothermie à Châtenay-Malabry

Une opération de géothermie a déjà été entreprise à Châtenay-Malabry de 1983 à 1997. Le puits était sur un terrain situé avant l’intersection du Chemin de la Justice et de la rue Jean Jaurès. Le forage était dans la couche Dogger à une profondeur de 1600m et l’opération était menée par la SEM de Châtenay-Malabry. Il était prévu d’alimenter environ 3000 logements en particulier à la Butte Rouge, 4 écoles et un gymnase. Mais à cette époque, l’expérience en géothermie était faible et le matériel, en particulier la pompe enterrée ne résistait pas à l’agressivité de l’eau extraite. Son remplacement très coûteux plus des déboires sur le puits lui-même ont conduit à l’abandon de l’opération en 1997.

3. Les réalisations réussies en géothermie autour de nous

Depuis ce temps, la technique a évolué et plusieurs dizaines d’opérations pour une exploitation géothermique se sont installées en Ile-de-France.

Cinq opérations concernent la couche du Néocomien ou des couches de surface. L’eau est de bonne qualité (elle est même prévue comme réserve d’eau potable pour la région parisienne) mais la température de 30 à 38° C ne permet pas d’extraire beaucoup de puissance thermique. Il faut ajouter des pompes à chaleur et ces opérations n’alimentent qu’une quantité limitée d’appartements telle qu’un quartier. Par exemple 3500 logements au Plessis-Robinson.

Les autres opérations vont chercher l’eau dans le Dogger où la température de 55 à 80° C permet d’extraire beaucoup de puissance et d’alimenter de nombreux logements. Plusieurs dizaines d’opérations de ce type fonctionnent en Ile-de-France.

La plus puissante de ces opérations dans le Dogger est située sur les villes de Chevilly-Larue, L’Hay-les-Roses et Villejuif.

  • Commencé en 1985, ce réseau de chaleur urbaine s’est peu à peu étendu et a atteint son maximum en 2016.
  • Il est basé sur trois forages géothermiques (62% de la puissance thermique) et sur des centrales de cogénération ou d’appoint à gaz.
  • Il est le plus grand réseau de géothermie d’Europe et alimente environ 28 000 logements ou équivalents (copropriétés, logements sociaux, entreprises, équipements publics dont l’hôpital Paul Guiraud de Villejuif).
  • Il permet d’éviter chaque année le rejet d’environ 36000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit la quantité absorbée par 7000 hectares de forêt (l’équivalent des 2/3 de la surface de Paris !)
  • Les usagers bénéficient d’un tarif stable et compétitif (moins cher que le gaz et le fioul)
  • Il est géré par une société publique locale créée par les trois villes : la SEMHAC.
  • Voir http://www.semhach.fr/

A Bagneux un réseau de chaleur urbaine de 12km de long et alimentant 9500 logements a été mis en service en 2016.

  • Ce réseau, construit sous la ville, relie un ensemble de sous-stations situées dans les bâtiments ayant choisi de se raccorder à la géothermie.
  • La géothermie fournit 60% de la chaleur et le reste de chaleur est fourni par du gaz.
  • La construction du réseau géothermique a été financée par la Région Île-de-France et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).
  • Il permet d’éviter chaque année le rejet d’environ 15 000 tonnes de CO2
  • La ville de Bagneux a reçu la médaille de l’Ordre national du mérite pour cet ouvrage.
  • La moitié du territoire de Châtillon est raccordée au réseau géothermique de Bagneux depuis juillet 2015. D’une longueur d’environ 3 km, ce raccordement représente 1 300 équivalents logements supplémentaires chauffés par géothermie. La demande de la Ville de Châtillon a été validée par le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication (SIPPEREC) puisque la centrale géothermique de Bagneux avait la capacité suffisante pour déborder du territoire communal. Une bonne nouvelle, car plus il y a d’équipements et de foyers raccordés, plus le prix est avantageux pour chaque abonné.
  • Voir https://www.bagneux92.fr/soutenir/developpement-durable/299-geothermie

Dans le cadre de la préparation de son Plan Climat Air Energie du Territoire (PCAET), le territoire de Vallée Sud Grand Paris dont fait partie Châtenay-Malabry a présenté récemment une partie de ses projets en matière d’énergie. En plus du Plessis-Robinson qui s’intéresse à la couche du Néocomien, trois villes extraient ou extraieront de la chaleur dans le Dogger. A Bagneux, cité plus haut. A Malakoff, un réseau de chaleur est en cours de déploiement pour alimenter 5000 logements et une piscine. La ville de Châtillon est ou sera raccordée à chacun de ces deux réseaux. L’interconnexion de ces réseaux nécessite évidemment une coordination entre ces trois villes.

Un projet plus récent dans le Dogger sera situé à Velizy-Villacoublay et se nomme Veligéo. L’opération est contrôlée à 80% par ENGIE Solutions et 20% par la ville de Vélizy-Villacoublay. Sa mission est de développer la géothermie sur le territoire vélizien. La construction de la géothermie permettra d’éviter la production de 22 800 tonnes de CO2 par an soit 15 000 véhicules en circulation. La profondeur du puits est de 1600 m, la puissance installée de la future centrale géothermique sera de 16 MW et la température de l’eau sera de 64° C.

4. Le projet géothermie de Châtenay-Malabry pour le quartier LaVallée

A Châtenay-Malabry, sur le site de La Vallée, dans le cadre de la SEMOP, a été fondée une Association Syndicale Libre (ASL) constituée des promoteurs choisis à l’avance pour construire ce quartier : Eiffage Immobilier, Kaufmann & Broad, Icade Promotion et Lidl. Cette ASL a pris la décision de construire des bâtiments labellisés E3C1 (gain de 20% d’efficacité énergétique par rapport à l’ancienne mais toujours actuelle norme RT 2012 ainsi qu’une réduction des émissions de CO2 lors du chauffage). Dans ce quartier, les promoteurs ont choisi de recourir à une énergie renouvelable, la géothermie. Remarquons d’ailleurs au passage qu’il aurait été possible d’investir dans un bâti encore plus innovant comme le font certains écoquartiers avec des bâtiments à énergie positive (Bepos).

Le projet de géothermie est porté par une filiale d’Eiffage Energie : Flowergy Châtenay-Malabry créée pour l’occasion. Ce projet consiste à forer dans l’aquifère du Lusitanien. Un ensemble de deux puits doivent être forés : un pour l’extraction d’eau chaude et un pour la réinjection d’eau dont on a prélevé la chaleur.

Mais personne n’a encore jamais exploité cet aquifère du lusitanien pour la géothermie. Ce forage dans le Lusitanien est donc expérimental et les promoteurs du projet prévoient de pouvoir se reporter sur l’aquifère du Néocomien (voir figure 1) en cas d’échec. L’aquifère du Lusitanien génère une eau à 55° C « …probablement deux fois moins minéralisée que l’eau issue du Dogger avec néanmoins de plus fortes concentrations en sulfates. Des facteurs aggravants de la corrosion tels que l’activité bactérienne ou la teneur en sulfure, déjà connus au Dogger, pourront accentuer ces phénomènes. En effet le caractère réducteur de l’eau géothermale et la forte teneur en sulfates sont propices au développement de bactéries sulfato-réductrices » (citation du rapport de présentation de Flowergy).

Quant à l’aquifère du Néocomien, il contient de l’eau potable mais a une température plus faible : 30° C qui nécessiterait d’utiliser des pompes à chaleurs puissantes et coûteuses.

Le forage dans le Lusitanien donnerait une puissance moyenne de 4,1 MW et le forage dans le Néocomien donnerait une puissance moyenne plus faible non précisée.

La chaleur serait distribuée par un réseau de chaleur urbain. En cas de succès du forage dans le Lusitanien, la chaleur extraite de la géothermie est censée fournir 60% de l’énergie nécessaire pour l’ensemble du futur quartier. Le complément étant fourni par une centrale à gaz associée à la centrale géothermie.

Ce projet soulève plusieurs questions qui concernent tous les citoyens de Châtenay-Malabry.

5. Risques liés aux choix techniques du projet de géothermie de LaVallée

  1. L’étude d’impact sur le siège de Lidl (qui doit s’installer à LaVallée) d’avril 2018 proposait « Pour la géothermie profonde, le potentiel présent sur la nappe du Dogger est ‘ favorable’. Cette ressource est par ailleurs beaucoup exploitée dans le cadre de projets sur des communes proches, notamment à Antony. Impliquant un coût d’investissement important, elle permet de couvrir des besoins conséquents et peut être intéressante dans le cas d’opérations telles que celle de la reconversion du site de l’Ecole Centrale.»

Il y a seulement deux ans, il était donc envisagé de forer dans le Dogger. Donc, pourquoi avoir choisi de forer dans le lusitanien alors que personne ne l’a fait jusqu’à maintenant ?

  1. Est-ce que ce choix est fait pour diminuer le coût d’un forage dans le Dogger un peu plus profond donc plus cher ? Mais le fait d’être les premiers à vouloir exploiter cette couche aux contours pas complètement connus et avec une eau très agressive ne conduit-il pas à prendre des risques finalement très coûteux ? Si c’est le cas, ce sont les usagers qui devront payer.
  2. Est-ce que nous avons toutes les garanties de la qualification de la société Flowergy pour mener une opération à caractère exploratoire ? Est-ce que le quartier LaVallée ne serait pas en train de subventionner une opération exploratoire dont bénéficierait Flowergy par la suite ?
  3. Est-ce que le résultat de ces forages et le choix qui sera fait seront rendus publics et est-ce que les résultats de l’exploitation des premiers mois seront eux aussi rendus publics comme le demande le commissaire enquêteur dans son avis ?
  4. En forant dans le Dogger c’est-à-dire un peu plus profondément on pourrait avoir une source plus chaude permettant de desservir quatre fois plus d’énergie. Cette couche est très bien connue car très utilisée en ile de France pour plusieurs dizaines d’opérations. D’ailleurs la Compagnie Française de Géothermie qui a été choisie par Flowergy pour l’étude préliminaire est celle qui avait déjà rédigé la demande de forage dans le Dogger pour le compte de la ville de Villejuif en avril 2013.

La comparaison des coûts du projet Flowergy avec les chiffres donnés pour l’opération Veligéo peut être faite. Comme l’ADEME subventionne les forages dans le Dogger mais pas dans le Lusitanien, on trouve un coût seulement deux fois plus élevé pour Veligeo avec une puissance installée quatre fois plus grande, soit un cout deux fois moindre par megawatt. Sans compter que la température faible de l’éventuel Lusitanien implique d’utiliser des pompes à chaleur très puissantes et donc très coûteuses. Donc le prix du MW installé à Châtenay sera nettement plus cher que le prix du MW installé à Velizy-Villacoublay.  Cela aura un impact sur le prix du kWh distribué.

6. Risques liés au choix de l’aménageur privé d’un quartier pour mener le projet de géothermie.

Via sa filiale Flowergy, c’est à Eiffage, l’aménageur du quartier de LaVallée et principal promoteur concerné, que la ville de Chatenay-Malabry a fait le choix de confier le projet de géothermie de LaVallée.

Pourtant, Eiffage, grand groupe privé de construction, n’est pas spécialisé en énergie et encore moins en géothermie.

A titre de comparaison, les communes des alentours qui ont confié leurs projets au secteur privé ont choisi des acteurs spécialisés dans le domaine de l’Energie : comme évoqué plus haut, Vélizy-Villacoublay a choisi Engie ; et pour son nouveau quartier « Fort d’Issy », la ville d’Issy les Moulineaux a choisi Dalkia, filiale d’EDF.

Ces entreprises spécialisées dans l’énergie peuvent avoir à cœur d’accompagner les communes concernées dans l’extension de leur réseau au plus grand nombre d’habitants.

Ce ne sera certainement pas le cas d’Eiffage, qui ne verra pas l’intérêt d’une extension au-delà du quartier que cette entreprise construit.

Eiffage n’a aucun intérêt à creuser dans le Dogger puisque cela coutera plus cher et que l’aquifère du Lusitanien suffit au quartier LaVallée qui est le seul horizon d’Eiffage. Un acteur spécialisé dans l’énergie aurait sans doute fait le choix d’investir dans le Dogger en voyant plus loin que le seul quartier LaVallée.

Et un acteur public aurait fait le même choix d’autant plus facilement qu’il ne serait pas sous la pression d’une maximisation de profit à court terme.

Nous notons que les 2 grandes réalisations réussies évoquées plus haut (Chevilly la Rue / La Hay les Roses / Villejuif et Bagneux / Chatillon) ont été l’œuvre d’acteurs non pas privés mais publics : des syndicats mixtes créés pour l’occasion par les communes concernées.

Cela permet de faire les meilleurs choix pour le long terme sans préoccupation de rentabilité maximale immédiate, dans le meilleur intérêt des habitants.

Enfin, un acteur public permettrait de rassurer les futurs habitants du quartier LaVallée au sujet des 2 interrogations suivantes :

  • Les habitants seront-ils pieds et poings liés pour 30 ans avec une société privée qui sera libre de faire évoluer les prix à sa guise ?
  • Il est prévu que la société privée rétrocèdera l’installation aux copropriétés au bout de 30 ans : dans quel état ? avec quels couts d’entretien ?

7. Risques liés à l’absence de vision d’ensemble et de plan géothermie ambitieux pour la commune

Un forage dans le Dogger permettrait d’avoir plus d’énergie qu’il n’en faut pour un seul quartier et permettrait d’alimenter en géothermie tout ou partie du reste de Châtenay-Malabry.

La question du plan d’ensemble de la Mairie actuelle et de sa réelle ambition en terme de géothermie est donc posée.

Plusieurs éléments de réflexion nous amènent malheureusement à penser que la municipalité actuelle n’a aucune vision d’ensemble ambitieuse sur ce sujet, contrairement aux exemples les plus réussis cités plus haut.

D’une part, le BRGM imposant des distances minimales entre forages, il est probable que le forage proposé, même s’il est d’une puissance limitée, interdise la possibilité d’en forer un autre sur le territoire communal. Vu les implantations des puits dans les communes avoisinantes il n’y a plus beaucoup de place pour créer d’autres puits sur Chatenay. Ce projet à LaVallée, tel qu’il est fait, menace l’avenir même de la géothermie dans la région.

Cette question devient vraiment cruciale si des projets « concurrents » sont prévus à proximité. Or il semble qu’un autre projet de géothermie serait aussi envisagé à Châtenay-Malabry avec un puits dans le futur quartier de pharmacie, sous la houlette d’un autre acteur privé. Ce projet exploiterait le Dogger … dont l’énergie aurait permis d’alimenter le quartier LaVallée situé à moins de deux kilomètres du quartier Pharmacie.

On voit que tout cela manque terriblement de coordination et de cohérence. Une vision d’ensemble aurait évidemment permis, en un seul forage dans le Dogger, d’alimenter une grande partie de la Ville, et au moins à la fois le nouveau quartier de La Vallée et les nombreuses nouvelles résidences autour de la Division Leclerc, qui plus est en profitant des travaux pour le Tram pour passer les tuyaux du réseau de chaleur géothermique le long de la Division Leclerc.

8. Ce que ce dossier dit du fonctionnement du Conseil Municipal et de la démocratie locale à Chatenay-Malabry

Lors du conseil municipal du 24 Septembre, le CCC a voté pour l’ouverture des travaux visant à chauffer le futur quartier LaVallée par géothermie.

Voilà dans quelles conditions ce vote a eu lieu.

  • Sans aucun prévis, nous avions reçu un dossier de 978 pages, 2 jours avant la commission municipale Urbanisme qui a traité du sujet, elle-même 6 jours avant le Conseil Municipal.
  • La réunion de la commission, comme d’habitude à Chatenay, n’est pas un lieu de travail en commun sur les dossiers, ni d’échanges destinés à enrichir les projets par les idées et remarques de chacun : c’est un lieu où la majorité présente un dossier tout ficelé à l’opposition et répond à ses questions mais en y consacrant le moins de temps possible et sans jamais changer une virgule à son dossier quelle que soit la nature et la qualité de nos propositions.
  • Le sujet sur la géothermie, pourtant particulièrement important, volumineux et technique, a été traité comme les autres, en seulement 30 minutes (!!!). Il nous a permis de poser quelques questions et d’obtenir quelques réponses, mais avec trop peu de recul.
  • Nous avions tout de même identifié le fait que le dossier remis aux conseillers municipaux était incomplet. Entre autres, il y manquait le plus récent rapport de la Mission Régionale de L’Autorité Environnementale du 17 Aout, pourtant disponible depuis plusieurs semaines, qui pointait plusieurs risques, et faisait plusieurs « recommandations ». Il manquait aussi le rapport présentant les réponses de Flowergy à ces questions. Était-ce dû à un manque de professionnalisme ? ou à un manque de transparence ?

Voilà pourquoi ce n’est qu’après le vote de l’autorisation des travaux que nous avons pu creuser le sujet, en prendre la mesure, et réaliser toutes les questions qui se posent.

Ou comment, à Chatenay-Malabry, le conseil municipal ne discute pas du fond des sujets, mais prend des décisions opérationnelles dans la précipitation, sans recul, et avec seulement une partie des informations.

9. Conclusion

Le Collectif Citoyen Châtenaisien (CCC) est évidemment extrêmement favorable à l’exploitation de la géothermie à Châtenay-Malabry dans la perspective d’une transition écologique indispensable. Mais au vu des questions ci-dessus et de l’expérience ratée d’il y a vingt-cinq ans dans notre ville il nous semble étonnant qu’un tel projet se fasse sans référence aux projets des villes voisines. Dans les départements voisins ou dans le reste du territoire Vallée Sud Grand Paris, ce sont plusieurs villes qui coordonnent leurs réseaux de chaleur. Et pendant ce temps, à Châtenay-Malabry, il y aurait plusieurs projets de géothermie en concurrence sur la même ville et sans coordination.

Les premières études mises à disposition du public ne donnaient pas assez d’éléments pour comprendre pleinement les motivations des promoteurs de ce projet. Seule une discussion approfondie permettait de faire progresser le sujet.

Toutes les questions qui sont soulevées par la présentation du projet de la société Flowergy et qui sont répercutées dans ce texte l’ont été grâce aux avis extérieurs de la Misson Régionale de l’Autorité Environnementale (MRAe) ou aux débats ouverts par l’enquête publique. Ce débat a d’ailleurs donné lieu à des dizaines de pages d’échanges techniques argumentés entre Flowergy, MRAe, commissaire enquêteur, etc. De même, des citoyens de Châtenay-Malabry ont pu donner leur avis lors de l’enquête publique. Pendant ce temps, les échanges qui ont eu lieu avec l’équipe municipale en place se sont réduits à peu de choses. D’une part, une courte présentation suivie d’un vote dans le Conseil Municipal de début octobre et d’autre part une réponse minuscule sans droit de retour à une question posée par un de nos élus au Conseil Municipal du 12 novembre. Nous avons l’impression que nos édiles municipaux ont laissé des « spécialistes » résoudre toutes ces questions plutôt que de s’atteler eux-mêmes à la recherche de solutions.

Manifestement le débat ne fait que commencer et comptez sur nous pour transmettre toutes les interrogations qui permettront aux châtenaisiens de mieux cerner le sujet et être ainsi associés aux choix qui les concernent.

10. Documentation

Documents officiels relatifs au projet géothermie du quartier LaVallée à Chatenay-Malabry :

  1. Planning Prévisionnel sous-sol et boucle géothermale – Nouveau doublet au Lusitanien – Chatenay – Octobre 2019
  2. Eiffage demande d’autorisation travaux géothermie – Avril 2020
  3. Eiffage – lettre accompagnant la demande d’autorisation – 12 Avril 2020
  4. Arrêté Préfectoral ouverture enquête publique travaux géothermie – 30 Juillet 2020
  5. Avis ouverture enquête publique travaux géothermie – 30 Juillet 2020
  6. Avis MRAE Mission Régionale d’Autorité Environnementale – 17 Aout 2020
  7. Eiffage Réponse à Avis MRAE – Septembre 2020
  8. Rapport et délibération pour autorisation travaux géothermie – Conseil Municipal 24 Sept 2020
  9. Rapport commissaire enquêteur travaux géothermie – 20 Novembre 2020
  10. Conclusions commissaire enquêteur travaux géothermie – 20 Novembre 2020
  11. Eiffage – Présentation du Contrat de Chaleur – non daté

Sources d’information pertinentes sur la géothermie en général et sur les expériences réussies de géothermie à grande échelle autour de Chatenay-Malabry :

  • Site de la SMEHACH, la société publique locale qui gère et exploite le plus grand réseau géothermique européen pour le compte du syndicat intercommunal pour la géothermie regroupant les trois communes de L’Haÿ-les-Roses, Chevilly-Larue et Villejuif
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Il est fort possible que Georges Siffredi, s’il est réélu, abandonne la mairie de Chatenay pour un poste de Sénateur

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2 articles récents, dont un paru dans Le Monde, dénonçant les menaces qui pèsent sur la Butte Rouge

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Modèle de logement social et écologique, unique en France, la Butte Rouge est aujourd’hui menacée de destruction par les promoteurs qui anticipent de juteux retours sur investissement en raison de sa proximité avec le tramway.

Le Monde a publié le 4 Juin 2020 un article accablant sur le projet de destruction de la Butte rouge : « A Chatenay-Malabry, le quartier de la Butte Rouge lutte pour sa survie » (Ce lien donne accès à l’article. Les personnes qui ne sont pas abonnées au journal « Le Monde » ne pourront en lire que le début).

Dans un article du 13 Mai 2020, la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) défendait elle aussi la Butte rouge.

Nous ne sommes pas obligés d’adhérer à cela !

Non à sa destruction, oui à sa rénovation et à sa mise aux normes après 20 ans de négligence.